Etat des lieux de l'adoption du Cloud Computing en entreprise par Gartner, qui explique comment choisir un bon vendeur

Jeudi 7 avril 2011, Oracle organisait son Cloud Summit annuel en plein coeur du quartier d'affaires de la D�fense � Paris. Apr�s une keynote pr�sent�e par Rick Schlutz � propos des diff�rents mod�les de Cloud computing et des solutions propos�es par Oracle dans ce domaine, c'est Massimo Pezzini, VP chez Gartner, qui est mont� sur sc�ne pour d�tailler des statistiques relatives � ces technologies, dans un anglais marqu� par un fort accent italien.

Le cloud est "un march� immature qui ne fait que d�marrer", rappelle Massimo, dans lequel on voit "beaucoup de vendeurs, d'investissements et de cr�ativit�", mais "certains vont dispara�tre apr�s une p�riode de consolidation, une �volution in�vitable".

Premiers chiffres diss�qu�s : ceux de l'adoption du Cloud par les grandes entreprises mondiales. Victoire sans appel de la branche priv�e : 75% des sond�s affirment que leur compagnie investira dans le Private Cloud en 2012 (contre 8% pour le Public). Ce qui motive un tel engouement ? Agilit� et rapidit� (36%), le vendeur (25%), les co�ts (15%), la qualit� (12%), la possibilit� de faire de l'hybride (7%) et le business alignement (5%).



Mais, pour Massimo, rien n'est "tout blanc ou tout noir" dans ces mod�les, et il pr�dit dans les ann�es � venir une guerre du cloud hybride.

Mais c'est quoi exactement, cet environnement ? C'est la pr�sence de services et d'applications cloud sur des datacenters priv�s, avec dans le m�me temps d'autres services d�ploy�s en cloud public, de fa�on souvent ponctuelle pour ajouter des capacit�s additionnelles.

Par exemple, dans le cas d'un hausse de travail avant no�l pour un e-vendeur. C'est donc une coop�ration entre deux mod�les de Cloud � priori oppos�s. Le middleware sera d'ailleurs largement utilis� pour ce faire.

Evoquant la d�sorganisation du cloud, le speaker parle d'un "cauchemar" pour faire fonctionner ensemble les diff�rents services des diff�rents vendeurs.

Pour y rem�dier, Gartner pr�voit qu'en 2013 les services majeurs seront regroup�s en deux cat�gories : Application Platform as a service (application platform services + process improvement platforme services) et Integration Platform as a service. Ils seront ainsi int�gr�s et regroup�s sur une m�me plateforme, m�me si leurs vendeurs diff�rent.

Suite � cela, en 2015, le cabinet avance une organisation centr�e dans une seule cat�gorie, la Compr�hensive Application Infrastructure Platform as a service, o� les services partageront tous la m�me infrastructure.



"On peut imaginer que les gros vendeurs offriront ces offres, tandis que leurs partenaires fourniront des services sp�cialis�s par dessus, pour les secteurs verticaux", imagine Massimo.

Lorsqu'on lui demande si le SOA est mort, il r�ponds que non. Selon lui, si l'industrie n'en parle plus, c'est uniquement parce que "tout le monde en fait", et que c'est donc devenu "commun". Car sans SOA, on ne peux pas faire de Cloud. A son sens, l'avenir devrait d'ailleurs voir une extension de l'environnement SOA par le Cloud.

Sont ensuite pr�sent�s les points cl�s pour choisir un bon vendeur et �valuer correctement les offres Paas. Il est important de regarder :

- Si l'offre est compl�te (OS, virtualisation, outils de d�veloppement, infrastructure d'applications, etc.)
- Le ou les mod�les de d�ploiement (public, priv�, hybride,...)
- Possibilit� de locations multiples (hardware partag� vs. Tout partag�)
- Focus du projet (haute productivit�, grand contr�le, etc.)
- Compatibilit� avec l'environnement IT actuellement en place
- Ind�pendance de la plateforme
- Mod�le tarifaire (prix fixe ou pay-per-use)
- Services annexes (support, etc.)
- R�putation du vendeur

Enfin, � propos d'un choix en faveur du cloud priv�, Gartner fournit aussi quelques conseils. D�j�, Massimo rappelle que son impl�mentation "ne se fait pas en une nuit", que la cr�ation d'une road map est n�cessaire pour migrer, et qu'il faudra constamment faire des benchmarks.



Pour conclure, il tente de r�sumer la situation en une phrase : "Le cloud priv� est plus flexible, alors que le cloud publique est plus utilis� pour tester des applications".

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