Nina Pinzarrone : "Les États-Unis ? J'avais besoin de changement !"
La Bruxelloise a emménagé à Colorado Springs, où elle s'entraîne avec l'Américaine Amber Glenn, cinquième aux JO, et son staff.
- Publié le 26-06-2026 à 10h00

De retour pour quelques jours seulement en Belgique, Nina Pinzarrone en a profité pour expliquer son choix, datant de fin avril déjà, de partir s'entraîner aux États-Unis. "J'avais vraiment besoin de changement !", lance la jeune Bruxelloise.
Médaillée de bronze au Mondial le 28 mars, à Prague, Nina avait suscité l'émoi, six jours plus tard, en annonçant sa séparation avec sa coach de toujours, Ans Bocklandt.
"Ce fut une décision très délicate à prendre, mais mûrement réfléchie. Je comprends l'étonnement suscité par mon choix alors que j'ai décroché le bronze au Mondial, mais je ne me sentais plus bien. J'avais perdu l'envie de m'entraîner."
"Il y a une équipe de six personnes autour de moi."
C'est à Colorado Springs, deuxième ville de l'État après sa capitale, Denver, que la jeune Bruxelloise a emménagé dans un appartement. Celui-ci est situé juste en face de la patinoire, où elle s'entraîne avec une dizaine de patineuses, dont Amber Glenn, cinquième aux JO, et son staff, composé de Damon Allen et Tammy Gambill avec qui l'Américaine travaille depuis quatre ans.
"Il s'agit ni plus ni moins du Centre olympique américain pour le patinage artistique. Je n'ai qu'à traverser la rue pour me rendre aux entraînements. Croyez-moi, c'est un soulagement que de ne plus passer autant de temps dans les déplacements. C'était devenu très fatigant. Les conditions sont donc différentes, tout comme les séances proprement dites qui sont plus courtes, mais plus intensives que ce que je connaissais en Belgique. Il y a une équipe de six personnes autour de moi, travaillant, chacune, un aspect du patinage. Mon entourage est très professionnel."

Après les nombreuses années passées avec Ans Bocklandt qui l'avait repérée dès 2011, à Louvain, alors qu'elle venait à peine de commencer le patinage artistique, à quatre ans et demi, avec sa sœur Lily, il va de soi qu'il s'agit d'un fameux tournant dans la carrière sportive de Nina Pinzarrone.
"J'ai pris une décision qui me semble la meilleure pour la suite de ma carrière car il s'agit d'un projet à long terme, au minimum pour une Olympiade. Mes parents m'ont soutenue, tout comme les instances, le COIB et Sport Vlaanderen."
Un mentor nommé… Jacques Borlée
Étonnant, Nina Pinzarrone bénéficie également des conseils de… Jacques Borlée, présent à ses côtés, mais dans quel rôle ?
"Nous nous sommes rencontrés il y a un peu plus d'un an alors que je portais une attelle à la jambe en raison d'une blessure. Jacques m'a aidée dans ma revalidation. Après les JO, il a joué un autre rôle, disons mental. Il m'a dit que j'étais capable de décrocher une médaille au Mondial. Et ce fut le cas. Je décrirais donc son rôle comme celui d'un mentor."
La mentalité américaine me convient mieux.
Entre les options du Japon, de la Russie et des États-Unis, Nina Pinzarrone n'a pas mis longtemps à choisir.
"Au Japon et en Russie, il y avait la barrière de la langue. Et puis, je ne suis pas fan de leur mentalité. Celle des États-Unis me convient mieux, même si les Américains ne changeront pas la mienne."
Aucun doute : Nina Pinzarrone est désormais sûre d'elle.