Rapport de Stage ABDELLI
Rapport de Stage ABDELLI
Rapport de stage
Thème
Stage dans l’entreprise ABC Pepsi
Présenté par :
• FETTOUM Rabah
Je tiens à remercier dans un premier temps toute l’équipe pédagogique de l’école nationale
polytechnique d’Alger, pour leur disponibilité, leur rigueur scientifique et leur sens d’écoute et
d’échange. 2
Je remercie très sincèrement Mr FETTOUM Rabah le chef de département maintenance pour m’avoir
permis de réaliser ce stage pratique dans de très bonnes conditions me permettant ainsi d’accéder à
l’unité de production et enrichir mes connaissances théoriques acquises à l’école durant ma
formation.
Je remercie également toute l’équipe de l’entreprise ABC Pepsi pour l’accueil sympathique et
l’expérience enrichissante et pleine d’intérêt qu’ils m’ont offert tout au long de mon stage pratique.
Liste des figures :
Figure 1 : situation géographique d'abc Pepsi ........................................................................................ 9
Figure 2 : Procédé de fabrication général ............................................................................................. 14
Figure 3 : diagramme d'auto-maintenance ........................................................................................... 20
Figure 4 : logo de Coswin 8i................................................................................................................... 22
Figure 5 : Logigramme de maintenance préventive ............................................................................. 24
Figure 6 : Logigramme de maintenance corrective (curative et palliative) .......................................... 26
3
Figure 7 : Décomposition du TRS........................................................................................................... 31
Figure 8 : Zoom sur la nature des "six grosses pertes" ......................................................................... 32
Figure 9 : Logigramme proposé pour une maintenance corrective ...................................................... 35
Figure 10 : Logigramme proposé pour une maintenance préventive................................................... 36
Figure 11 : Analyse du TRS .................................................................................................................... 37
Liste des tableaux :
Tableau 1 : Les fonctions de service maintenance ................................................................................ 15
Tableau 2 : Les niveaux de la maintenance ........................................................................................... 19
Tableau 3 : les actions de la maintenance préventive .......................................................................... 25
Tableau 4 : les actions de la maintenance corrective ........................................................................... 27
Tableau 5 : Minutes de production programmées par mois et leur pourcentage par rapport au total
des temps des quatre lignes. ................................................................................................................. 27
4
Tableau 6 : Minutes de production réalisées par le mois et leur pourcentage par rapport au total des
temps des quatre lignes. ....................................................................................................................... 28
Tableau 7 : les pourcentages de temps réalisés sur les temps programmés pour les quatre lignes .... 29
Tableau 8 : Minutes d'arrêt techniques de production dues aux pannes par mois et leur pourcentage
par rapport au total des temps des trois lignes. ................................................................................... 29
Tableau 9 : l'influence du TRS ............................................................................................................... 33
Tableau 10 : calcul du TRS ..................................................................................................................... 33
Tableau 11 : Anciens résultats d'une mémoire ..................................................................................... 33
Table des matières
Liste des figures : ..................................................................................................................................... 3
Liste des tableaux : .................................................................................................................................. 4
I. Introduction :................................................................................................................................... 7
II. Présentation de l’entreprise :.......................................................................................................... 8
1. L’historique : ................................................................................................................................ 8 5
« Pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Alors afin 7
d’être parfait, il faut améliorer en continue. Dans ce contexte, le stage consiste à l’amélioration
continue d’un service maintenance de l’entreprise ABC PEPSI.
II. Présentation de l’entreprise :
ABC Pepsi est une société par action dont le président directeur général est Djamal BOULKEDID dont
le capital social est de 3 254 105 000,00 DA (2015).
ABC PEPSI est une entreprise qui compte parmi les leaders des producteurs des boissons en Algérie.
Les produits ont une réputation mondiale, grâce au respect des normes de fabrication de qualité,
d’hygiène, de sécurité et d’environnement. 8
ABC PESPI se doit de perpétuer cette renommée et de ce fait, a choisi d’adapter une politique de
qualité, hygiène, environnement et sécurité des denrées alimentaires, en accord avec le principe de
développement durable.
C’est pour cela qu’ABC PEPSI, a adopté des normes de gestion stricts qui régissent ses activités et la
responsabilité de ses actions en couvrant tous les domaines relevant de la qualité des produits, de la
sécurité des denrées alimentaires et de la sécurité des personnes et de l’environnement.
1. L’historique :
ABC PEPSI est une société par action (SPA), Elle a été créée en Algérie en 1995 suite à une franchise
exclusive signée avec Pepsi cola international (PCI) pour la mise en bouteille et la commercialisation
de tous produits de la marque Pepsi sur l'ensemble du territoire Algérien, pour un investissement
total de plus de 50 millions de dollars.
1893 : en mélangeant du caramel, du sucre et divers extraits aromatiques de végétaux dans l'eau
gazéifiée le pharmacien CALEB Bradham, né en 1867 à Caroline du Nord (USA) inventa le « Brad's
Drink », susceptible de soigner les maux d'estomac et la rebaptisé après 5 ans « Pepsi Cola ».
1975 : Pepsi lance le premier défi de goût de cola et le gagne par 58,8 % des voix.
1995 : Pepsi-Cola international signe en Algérie un partenariat avec le groupe de Mehri, qui inclut
l'ouverture d'une nouvelle usine à ALGER sous le nom d'Atlas Bottling Corporation ABC Pepsi.
1998 : finition et démarrage des machines. Le 25 mai de la même année, la première bouteille qui
voit le jour est mise sur marche algérien. Quatre mois plus tard, un centre de distribution est ouvert à
El Oued, puis au mois de décembre un autre à Oran.
2001 : ABC Pepsi acquit une usine concurrente à Sétif et la convertit en produits Pepsi sous le nom
d'ABC Pepsi est puis SBC Au mois de mars la première canette Pepsi est produite. Cette année fut
une année exceptionnelle pour ABC Pepsi ; Puisqu'elle a été nommée meilleur embouteilleur de
l'année par la firme Pepsi international.
Miranda : Miranda pomme, Miranda orange, Marida framboise, Miranda limon, Miranda Pêche,
Miranda Ananas.
7up : Mojito.
Ces boissons sont produites soit en bouteilles récupérable en verre (IL et 0.33L). Soit en bouteilles
non récupérable en Poly- Tétras-Ethylène PET (1L, 2L, 0.33L). 9
La commercialisation des produits de l’unité de Rouiba est assurée via trois canaux de distributions :
c. Direction commerciale :
- Définit, formalise et fait approuver la stratégie de commerciale de l’entreprise.
- Définit la configuration du réseau commercial et le fait approuvé.
- Identifie et dimensionne les moyens humains, matériel est équipements nécessaires pour
l’exécution de la vente et la réalisation des objectifs assignés.
- Veille à la gestion et à la préservation des moyens et des équipements mis à disposition,
conformément aux procédures et dispositions en vigueur.
- Veille au bon déroulement des activités de facturation et de recouvrement.
- Veille à l’établissement des statistiques et des analyses des ventes et lance les actions
correctives et de progrès.
- Etablit les rapports d’activité périodique et occasionnels de sa structure.
e. Direction de la logistique :
- Définit, formalise et fait approuver la politique de l’entreprise en matière de logistique
(Magasin, GDS, moyens manutention, transport et maintenance).
- Définit les procédures de travail inhérent à l’activité logistique et veille à leur application
rigoureuse.
- S’assure en permanence de la disponibilité et de la programmation des moyens humains et
matériels nécessaires pour assurer des prestations logistiques optimales.
- Veille à la tenue conforme des magasins et à la gestion rationnelle des produits et matières
s’y trouvant.
- Veille à la gestion rationnelle de la maintenance curative, en utilisant judicieusement les
capacités propres et celles à sous-traiter. 11
- Elabore les analyses relatives à l’activité logistique et établit les rapports d’activité y afférents.
f. Direction du marketing :
- Définit, formalise et fait approuver la stratégie de marketing et de communication de l’image
de marque de l’entreprise.
- Supervise les études et les analyses de marchés et assure une veille concurrentielle proactive.
- Initie et veille à l’animation permanente du réseau commercial de l’entreprise.
- Veille à la présence optimale et permanente de la marque au niveau du réseau commercial
(hyper marchés et retail).
- Etablit le rapport d’activité périodique de sa structure.
g. Direction industrielle :
- Définit, formalise et fait approuver la stratégie industrielle de l’entreprise.
- Veille à la disponibilité des installations et des équipements de production, dans les
conditions optimales d’efficacité et de conformité avec les normes et standards du
constructeur.
- Veille au suivi des rendements des lignes de production, des pertes des matières et intrants
et à la formalisation des analyses correspondantes.
- Assure une coordination permanente avec les structures supports pour atteindre les objectifs
de production tracés et agir par anticipation sur les dysfonctionnements constatées.
- Veille à l’application stricte des règles d’Hygiène, de Sécurité, de Santé et d’Environnement
dans l’usine de production.
- Etablit le rapport d’activité périodique de sa structure.
12
6. Direction industrielle :
Direction
industrielle
13
Département
Département Département Département Département
hygiène sécurité et
qualité maintenance Production travaux neufs
environnement
Traitement des
Siroperie
eaux
b. Service siroperie :
On pourrait dire que service siroperie est la cuisine de l’usine c’est là où se prépare le sirop simple et
finie suivant les recettes préconisées par Pepsi international. Le sirop se prépare selon les
opérations :
• Opération de dissolution : passe par trois filtrages (Kieselguhr, filtrage à plaque, filtrage à
poche)
• Opération de refroidissement 86° à 20 °C
• Opération de préparation du sirop fini : il y a 18 cuves de 10000 L de stockage. Sinisation des
cuves est quotidienne (2 fois par semaine) ou avant le changement deparfum, elle se fait en
cinq étapes :
➢ Premier rinçage
➢ Envoie de NaOH
➢ Deuxième rinçage
➢ Chloration (Cl)
➢ Troisième rinçage
c. Département de production :
ABC PEPSI dispose actuellement de 4 lignes de production.
1ere Ligne : SIPA1 (PET veut dire spécifié aux bouteilles en plastique), la cadence selon les besoins
journaliers, est aux alentours de 21 000 à 30 000 b/h.
2ème Ligne : SIPA2 (PET veut dire spécifié aux bouteilles en plastique), la cadence selon les besoins
journaliers est aux alentours de 20 000 à 36 000 b/h.
3ème Ligne : KRONES verre, destiné au format de type « rb100 » (1L) avec une cadence jusqu’à 30
000 b/h.
4ème Ligne : SIG PET, comme c’est une machine assez récente, elle est capable de prendre en charge
tous les formats avec des bouteilles en plastique, mais généralement elle est utilisée pour les
bouteilles de 0.5L et 1L avec une cadence moyenne de 14.000 b/h. 14
d. Département maintenance :
Le maintien en état de fonctionnement de l’outil de production a toujours été une préoccupation
majeure de tous les gestionnaires.
On pouvait se permettre d’attendre la panne pour intervenir sur les installations car l’importance des
stocks que les producteurs constituaient. Pouvait souvent suffire pour répondre à la demande.
Il se compose de :
➢ Service méthode.
➢ Service électromécanique.
➢ Service automate.
➢ Service utilité.
e. Département qualité :
Permet de vérifier la conformité des produits selon les normes de Pepsi international. Il contient :
➢ Service physicochimie.
➢ Service microbiologie.
➢ Service inspection.
III. Maintenance : principaux concepts
La gestion de la maintenance dans le domaine de l’industrie de procédés n’est pas chose aisée et
toute la mesure de sa complexité réside à la fois dans la volonté de réduire les coûts
d’investissement tout en améliorant la disponibilité et la performance des équipements.
1. Définition :
a. Maintenance :
15
La norme AFNOR X 60-010définit la maintenance comme étant « l’ensemble des actions permettant
de maintenir ou de rétablir un bien dans un état spécifié ou en mesure d’assurer un service
déterminé ». La maintenance est une combinaison d’activités techniques, administratives et
managériales consistant à effectuer un ensemble d’opérations (dépannage, graissage, visite,
réparation, amélioration, etc.) permettant la conservation du potentiel du matériel dans le but
d’assurer la continuité et la qualité de la production pour un coût global optimum.
b. Politique de maintenance :
La politique de maintenance consiste à définir des objectifs technicoéconomiques relatifs à la prise
en charge du matériel d’une entreprise, par le service maintenance.
maintenance
Préparation
Ordonnancement
de la
Réalisation
Gestion
Tableau 1 : Les fonctions de service maintenance
Étude : Son principal objectif consiste en l’analyse du travail à réaliser sur la base de la politique de
maintenance prédéfinie. Elle implique la mise en œuvre d’un plan de maintenance avec des objectifs
chiffrés et des indicateurs mesurables.
Préparation : La préparation des interventions de maintenance doit être considérée comme une
fonction à part entière du processus maintenance. Toutes les conditions nécessaires à la bonne
réalisation d’une intervention de maintenance seront ainsi prévues, définies et caractérisées. Une
telle préparation sera conduite impérativement dans le respect des objectifs généraux, tels qu’ils ont
été établis par la politique de maintenance : coût, délai, qualité, sécurité. Peu importe le type
d’intervention à réaliser, la préparation sera toujours présente, elle sera :
• Implicite (non formalisée) : S’il s’agit de tâches simples, l’intervenant assurera lui-même,
automatiquement et par expérience, la préparation de ses actions.
• Explicite (formalisée) : Réalisée par un préparateur, elle donne lieu à l’établissement d’un 16
dossier de préparation structuré. Il fera partie intégrante de la documentation technique en
étant répertorié et conservé sous réserve de mises à jour ultérieures. Il sera utilisé chaque
fois que nécessaire.
Ordonnancement : Étant donné qu’un service maintenance est caractérisé par l’extrême variété des
tâches en nature, endurée, en urgence et en criticité, la structuration méticuleuse et juste de ces
différentes tâches et fonctions, selon des critères préétablis, permettra de maintenir l’ordre et de ne
pas perdre les objectifs de vue.
Réalisation : Elle consiste en la mise en œuvre de la meilleure façon, des moyens définis dans le
dossier de préparation, pour atteindre les résultats escomptés dans les délais préconisés par
l’ordonnancement.
Gestion : Le service maintenance devra, par le biais de cette fonction, avoir la capacité d’assurer la
gestion des équipements, des interventions, des stocks, des ressources humaines et du budget.
a. Maintenance préventive :
La norme AFNOR X 60-010 définit la maintenance préventive comme étant la maintenance ayant
pour objet de réduire la probabilité de défaillance ou de dégradation d’un bien ou d’un service rendu.
C'est une intervention prévue, préparée et programmée avant la date probable d'apparition d'une
défaillance. Elle correspond à une volonté de programmation et de planification des travaux.
i. Maintenance systématique :
C’est la maintenance effectuée selon un échéancier prédéterminé exprimé en temps ou en unité
d’usage.
Les interventions systématiques sont généralement programmées suivant une périodicité obtenue à
partir des préconisations du constructeur dans une première phase ; puis les résultats opérationnels
recueillis lors des visites préventives ou lors d’essais en deuxième phase. Ce qui permet une
optimisation économique.
exemple : le contrôle des vibrations, inspection visuelle, le contrôle des paramètres de processus
(pressions, intensité électrique, vitesses, etc.)
• L’inspection : activité de surveillance s’exerçant dans le cadre d’une mission définie et non
limitée obligatoirement à la comparaison avec des données préétablies. Elle peut s’exercer
au moyen de rondes.
• La vérification : contrôle de conformité avec des données préétablies, suivie d’un jugement.
Elle peut comporter une activité d’information, inclure une décision (acceptation, rejet,
ajournement) et déboucher sur les actions correctives.
• La visite : examen détaillé et prédéterminé de l’ensemble (visite générale) ou d’une partie
(visite limitée) des différents éléments de la machine et pouvant impliquer des opérations de
maintenance de premier niveau. Certaines opérations de maintenance corrective peuvent
être effectuées suite à des anomalies constatées lors de cette visite.
b. Maintenance corrective :
C'est l'ensemble des activités réalisées après la défaillance d'un bien, la dégradation de sa fonction,
pour lui permettre d'accomplir une fonction requise, au moins provisoirement (norme NF X60-010)
i. La maintenance palliative :
C’est l’ensemble des maintenances correctives destinées à permettre à un bien d’accomplir
provisoirement tout ou une partie d’une fonction requise.
Ces activités peuvent être des réparations, des modifications, ou des améliorations ayant pour objet
de supprimer la (ou les) défaillance (s).
• La réparation : Appelée aussi maintenance curative, est une remise en état définitive du
matériel, soit directement après une défaillance soit après un dépannage et il retrouve
pratiquement ses caractéristiques de fonctionnement. Elle est caractérisée par une sécurité
élevée vu que le risque de défaillance est fortement diminué par rapport au dépannage.
c. La maintenance améliorative :
Elle accède aux besoins d’évolution où il convient d’apporter certaines modifications suite à des
situations nouvelles, à des obligations ou à des objectifs nouveaux. L’équipement subit donc des
activités de maintenance de type : rénovation, reconstruction, modernisation, etc.
19
IV. Etude de l’existant :
1. Méthode :
Comme j’ai indiqué dans chapitre II « présentation de l’entreprise » que le service méthode
appartient au département maintenance et il a des tâches spécifiques et répétitives, en général
l’ingénieur de méthode manage et développe l’activité méthodes de maintenance pour permettre de
concevoir et de planifier le processus de maintenance préventives et de repérer et de traiter les
causes de pannes ou d’arrêts des équipements. 20
a. Les tâches :
• Participer à la définition de la politique de maintenance de l’entreprise,
• Proposer, à l’approbation de la hiérarchie, l’organisation de sa structure et s’assure
régulièrement de sa mise à jour.
• Elaborer le projet du budget de la maintenance industrielle (équipements de production) et
le soumet à l’approbation de la hiérarchie.
• Participer à l’élaboration des spécifications et cahiers des charges relatifs à l’acquisition des
équipements de production.
• Lancement et suivi de la maintenance autonome (pour toutes les lignes) « niveau 1 ».
« L’auto-maintenance, ou maintenance autonome, est la réalisation des tâches de maintenance par
les opérateurs des machines ou équipements et non par des techniciens de maintenance
professionnels »
« maintenance exécutée par un utilisateur ou un personnel d’exploitation qualifié »
b. Coswin :
Coswin 8i est une solution de GMAO (Gestion de la Maintenance Assisté par Ordinateur) permettant
d’optimiser la gestion et le pilotage de la maintenance ainsi que la performance des équipements.
Cette solution aidera à réduire les coûts d’achats et les volumes des stocks, à améliorer la
productivité de personnel de maintenance.
(Composé des modules DI et planification DI) est le module que le demandeur utilise pour
déclarer son problème et le suivre : pour saisir, afficher, modifier et effacer les demandes
d'intervention.
• Intervention de l’équipement :
Un ordre de travail est une directive écrite pour effectuer une intervention de maintenance sur
un certain équipement ou groupe d’équipements. Le Feedback est l'action de fournir des
données concernant le travail effectué afin d'accomplir les tâches prévues. Le feedback est une
partie essentielle du système.
• Structure de l’équipement :
Dans une installation complexe, il est nécessaire de connaître la position d'un équipement
formant partie de l'organisation technique de l'ensemble. La structure d'équipements permet de
définir une arborescence d'équipements en utilisant les liens parent-enfant, équipement-
localisation et alimente-alimenté par. 23
• Article :
Pour la gestion des ensembles d’informations relatives aux articles existant dans le magasin des
pièces de rechange.
• Archivage :
• Sociétés :
Gère les données concernant les "fournisseurs". Celles-ci comprennent des informations telles
que les adresses, les contacts, la devise utilisée.
• Demande d’achats :
Ce module permet de générer des demandes d’achat pour les articles nécessaires pièces de
rechange).
Dans la suite je vais présenter les différentes étapes d’interventions pour les différents types de
maintenance (préventive et corrective).
Figure 5 : Logigramme de maintenance préventive
24
Détails des actions :
26
Détails des actions :
Les mesures d’hygiènes obligatoires ainsi que le nettoyage après intervention et les vérifications post
nettoyage sont expliquées au niveau de l’instruction « mesure d’hygiène en cas d’intervention ».
2. Étude quantitative :
Dans l’usine d’ABC Pepsi on trouve quatre lignes différentes : SIPA1, SIPA2, KRONES et SIG.
Dans cette étude j’ai traité des différentes variables afin de calculer l’indicateur TRS (taux de
rendement synthétique).
Année Mois SIPA1 SIPA1% SIPA2 SIPA2% KRONES KRONES% SIG SIG%
Juin 31200 31,86% 30240 30,88% 11040 11,27% 25440 25,98%
Juillet 34560 31,72% 34080 31,28% 16320 14,98% 24000 22,03%
Aout 34560 32,88% 35040 33,33% 9120 8,68% 26400 25,11%
2018
35000
30000
25000
28
20000
15000
10000
5000
0
JUIN JUILLET AOUT SEPTMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
Le graphe montre que la ligne SIPA2 est la plus utilisée (moyennement 34,78%). KRONES est moins
utilisé car est la plus ancienne.
Année Mois SIPA1 SIPA1% SIPA2 SIPA2% KRONES KRONES% SIG SIG%
Juin 18022 29,78% 18348 30,32% 6563 10,84% 17587 29,06%
Juillet 20480 31,47% 20608 31,67% 8451 12,99% 15532 23,87%
Aout 17856 30,64% 21395 36,71% 4736 8,13% 14294 24,53%
2018
20000
15000
10000
5000
0
Juin Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre
Explication 1 : Le personnel a justifié ce résultat par : la ligne KRONES est la plus ancienne est temps
de pannes est élevé, et les bouteilles en plastique commence à remplacer les bouteilles en verre.
𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑟é𝑎𝑙𝑖𝑠é
Dans ce tableau j’ai calculé le rapport :
𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑔𝑟𝑎𝑚𝑚é
100
29
Année Mois SIPA1 SIPA2 KRONES SIG
Juin 57,76% 60,67% 59,45% 69,13%
Juillet 59,26% 60,47% 51,78% 64,72%
Aout 51,67% 61,06% 51,93% 54,14%
2018
Résultat 2 : on remarque une perte du temps importante, les lignes fonctionnes moyennement 50%
de temps programmé.
Explication 2 : II existe une nette différence entre les heures programmées et les heures réalisées de
chacune des lignes, cette différence de temps est due aux :
• Sanitation et entretien ;
• Manque de cariste ;
• Changement de format ;
• Manque et qualité d’emballage ;
• Coupures électriques (interne et externe) ;
• Manque de motivation des ressources humaines (opérateurs et maintenancier) ; et
• Les pannes.
Année Mois SIPA1 SIPA1% SIPA2 SIPA2% KRONES KRONES% SIG SIG%
Juin 913 27,81% 2370 72,19% 0 0,00% 0 0,00%
Juillet 2273 45,89% 2680 54,11% 0 0,00% 0 0,00%
Aout 1300 45,61% 1550 54,39% 0 0,00% 0 0,00%
2018
23,52 35,46
20,63
45,62 30
Résultat 3 : La ligne SIPA2 présente un arrêt de temps technique important par rapport aux autres
lignes durant la période choisie.
Explication 3 : ABC Pepsi ont acheté SIPA2 après avoir vu la rentabilité de la ligne SIPA1 mais
réellement SIPA2 présente un arrêt de temps technique important.
Le taux de rendement synthétique : permettre de suivre l'évolution du fonctionnement des
équipements.
Le TRS est issu de la Total Productive Maintenance (TPM), méthode d'organisation pour but d'assurer
une productivité maximale des équipements.
Le TRS correspond à l'analyse du temps de production pour identifier l’incidence principale causes de
pertes de productivité regroupées en familles.
31
• Les arrêts induits ;
• Les arrêts de production ; et
• La non-qualité.
Le TRS est souvent calculé comme le rapport entre le nombre de pièces bonnes produites pendant
une certaine période et le nombre de pièces théoriquement produites durant la même période.
𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒
TRS= =
𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑′𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑢𝑟𝑒
*Do=Td
𝒉𝒆𝒖𝒓𝒆𝒔 𝒓é𝒂𝒍𝒊𝒔é𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒓é𝒂𝒍𝒊𝒔é𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒃𝒐𝒏𝒏𝒆
Td= Tp= Tq=
𝒉𝒆𝒖𝒓𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒈𝒓𝒂𝒎𝒎é𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍𝒆
Temps total : Temps de référence intégrant l'ensemble des états possibles du moyen.
Pour une journée, le temps total est de 24 heures, pour une semaine, le temps total est de 168
heures, etc.
Temps d'ouverture : Temps correspondant à l'amplitude des horaires de travail et incluant les temps
d'arrêt de désengagement.
Les temps de désengagement sont par exemple : nettoyage, sous charge, modification, essai,
formation, réunion, pause, maintenance préventive, etc.
Temps d'arrêt prévu : Le temps d'arrêt prévu comprend tous les évènements pendant lesquels
aucune production ne peut être planifiée (pause, maintenance préventive, etc.) et les périodes où
rien n'est à produire.
Temps requis : Partie du temps d'ouverture pendant lequel l'utilisateur engage son moyen de
production avec la volonté de produire comprenant les temps d'arrêt subis et programmés (par
exemple : pannes, changement de série, réglage, absence de personnel).
Temps d'arrêt : Partie du temps requis qui se décompose en temps d'arrêt propre c'est à dire 32
imputable aux moyens de production (panne, arrêt fonctionnel : réglage, contrôle, etc.) et en temps
d'arrêt induit c'est à dire liés à des causes externes (exemple : manque matière).
Temps de fonctionnement : Partie du temps requis pendant lequel le moyen de production produit
des pièces (bonnes et mauvaises) dans le respect ou non du temps de cycle de référence et avec
toutes ou parties des fonctions en service.
Temps net : Partie du temps de fonctionnement pendant lequel le moyen de production aurait
produit des pièces (bonnes ou mauvaises) dans le respect de la cadence de référence.
Le temps net est un temps non mesurable.
Temps utile : Partie du temps net pendant lequel le moyen de production aurait produit des pièces
bonnes dans le respect de la cadence de référence.
Le temps utile est non mesurable.
Le principe de base de l’amélioration de TRS d’un équipement repose sur l’identification, la mesure,
puis la prise de mesure réduisant six grosses pertes (temps perdus).
Ces pertes se rapportent aux arrêts (qu’ils soient sur pannes, fonctionnels ou induits), à la non-
qualité et aux cadences (temps de cycles).
Les résultats obtenus dans de nombreux cas réels ont montré qu'il est beaucoup plus rentable
d'améliorer le TRS des machines plutôt que d'investir dans des équipements supplémentaires ou de
remplacer des machines existantes jugées insuffisamment performantes.
100%
80% 34
60%
40%
20%
0%
2002 2003 2004 1er semestre 2018 2eme semestre 2018
Td Tp Tq TRS
Résultat 4 : On remarque qu’au début des années 2000 le TRS était en réduction, par contre on
trouve une augmentation remarquable les derniers semestres.
On remarque une faiblesse d’un seul taux Td, c’est-à-dire que les heures réalisées sont à moins de
50% des heures programmées, ce qui n’est pas du tout compétitif.
Pour le Tp et le Tq dans ces dernières années on trouve des valeurs d’excellence (plus de 95%).
Explication 4 : l’unité de production était ouverte en 1998 donc cette réduction du TRS est causée
principalement par la réduction de la fiabilité des équipements (manque de maintenance préventive)
alors que l’augmentation récente est dû à l’amélioration dans le service maintenance :
Maintenance corrective
Démontage
L’intervention L’intervention
Oui Oui
peut-elle être est-elle
effectuée définitive
Non Non
Dépannage
Remontage Remise en état définitive
Remise en état provisoire
Démontage Fin
Figure 10 : Logigramme proposé pour une maintenance préventive
✓ Dossier concepteur
Etude de comportement ✓ Dossier historique des pannes
✓ Dossier de maintenance
36
Vérification permanente
Vérification périodique
Maintenance
systématique Actions des maintenances conditionnelles
Pour améliorer le TRS, on peut utiliser des différentes méthodes comme : SMED, TPM, 5S, auto-
qualité, démarche ergonomique...).
Les variations de TRS sont des indicateurs de tendance, l’analyse de TRS permet de cibler les points
faibles à améliorer qui peuvent concerner aussi bien la production, la qualité et la maintenance. Pour
37
l’analyse du TRS on peut suivre la procédure suivante :
Calcul du
TRS
Cibles • Sélection
des pertes
d'action pénalisantes
• Modifier
Actions Organiser
Améliorer
• Vérifier
Contrôles l'efficacité
des actions
TRS
amélioré
Afin d’améliorer le TRS on peut apporter des améliorations clés à partir de la TPM :
• Minimiser les pertes en temps réel, par action rapide des équipes autonome d’opérateurs
polyvalents chargés de la conduite, de l’auto-qualité et de l’auto-maintenance sur leur
chantier.
• Supprimer les causes de pertes par réflexion en temps, par un groupe polyvalent qui a la
charge du diagnostic de la perte ciblée puis la proposition d’amélioration (organisation et
fiabilisation technique).
• L’optimisation des plans d’action (auto-maintenance et maintenance programmée) permet
d’obtenir la maîtrise d’équipements, donc des gains en rendement (P), en qualité (Q) et en
réduction des délais (D).
3. Amélioration du GMAO :
Pour exploiter les données enregistrer dans le GMAO on peut ajouter d’autres modules comme :
Analyses des défaillances : Ce module est basé sur la fiabilité des équipements, la base des données
du ce module qu’on aura besoin est historique d’OT pour qu’il doit permettre : d’établir des analyses
quantitatives par graphes de Pareto, avec plusieurs critères et plusieurs mises en familles et sur
plusieurs périodes d’analyse ; puis d’établir l’analyse qualitative des défaillances sélectionnés comme
prioritaires (mise sous forme AMDEC).
Budget et le suivi des dépenses : l’objectif de ce module est de permettre faire des analyses
financières détaillées dans la fonction maintenance aussi suivre l’évolution des dépenses par activité
dans un budget donné. On peut exiger plusieurs fonctionnalités comme :
-la création d’un nouveau budget en modifiant les chapitres de l’ancien,
-la comparaison entre plusieurs exercices,
-la prise en compte des frais généreux du service,
-l’éclatement en coût direct et indirects,
-la ventilation des coût par équipement, par client, par type d’activité maintenance et par origine de 38
défaillance,
-comparaison entre la prévision et la réalisation,
-la gestion entre plusieurs devises : francs, euros, dollars, et
- le suivi des coûts des équipements pour calculer les indicateurs adéquats.
Gestion des ressources humaines : l’objectif de ce module est l’ordonnancement des tâches de
travail aux différents employés de service méthode, il peut contenir :
-la qualification, les habilitations, les diplômes, l’ancienneté dans son échelon actuel, les différents
affectations, l’affectation actuelle,
-les formations suivies, demandées et bilan des compétence,
-les congés pris, demandés et les récupérations,
-les temps de présence et d’absence, et
-les coûts horaires pour chaque qualification.
Tableaux de bords et statistiques : les tableaux de bords concernant les différents indicateurs
(exemple : le TRS) pour assurer la gestion et le management du service maintenance, avec la
personnalisation (courbes et graphiques).
VI. Conclusion :
Durant mon stage, j’ai vu la production des produits ABC Pepsi ainsi le rôle stratégique que la
fonction maintenance occupe au sein de l’entreprise.
Cette expérience en entreprise m’a offert une bonne préparation à mon insertion professionnelle car 39
elle fut pour moi une expérience enrichissante.
Enfin, je tiens à exprimer ma satisfaction d’avoir pu travailler dans de bonnes conditions matérielles
et un environnement agréable.