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Intitulé
barrage k’sob
apportés.
gratitude à tous ceux qui nous ont accordé leurs confiances et intégré
Ainsi qu’à toutes les personnes qui nous ont aidés par leurs
mon travail.
AZOUZ DERRADJI
Je dédie ce travail :
Avant tout à mes chers parents,
qui m’ont soutenue durant toutes ces années de
formation.
A mes amis
A toute la famille azouz.
Et a toute la promotion 2016/2017 de l’hydraulique
A toutes mes adorables que j’ai connu pendant toute
ma vie …
Azouz derradji
Sommaire
Introduction générale
II-1-Introduction ……………………………………………………………………………….....10
IV-1-Introduction ………………………………………………………………………………..44
N° DE TITRE N° DE
FIGURE PAGE
I-1 Photo d’un barrage à contreforts (k’sob), M’sila, Algérie 5
(1934).
I-2 Barrages à contreforts, a) à dalle courbée, b) à dalle plane, 6
c) à multi-voûtes
I-3 Barrage contreforts à dalle plate (Sweco), Suède 7
I-4 Barrage à Multi-voûtes (Beni Behdel- Algerie-1934) 8
I-5 Barrage Creux de Pesanteur 8
II-1 Différentes actions appliquées sur un barrage 11
II-2 la relation entre angle dans la face amont et le coefficient C 14
II-3 La comparaison pour la distribution expérimentale et 14
empirique de pression courbe (coefficient pour la surface en
pente)
II-4 Phénomènes de glissement et renversement d’un barrage 15
rigide
II-5 Différents plans de glissement possible 16
II-6 Illustration de différents modes de défaillance pour un 18
barrage en béton à contreforts stabilité interne, c) échec
partiel de renversement dû aux fissures au pied du barrage,
d) infraction dans le front-plate
II-7 Résultantes des forces agissant sur le diagramme libre de 20
corps d’une section de barrage en béton
II-8 Réponse (charge-déplacement maximum) des éléments en 23
béton armé
II-9 Comportement du béton en compression uniaxiale 25
II-10 Comportement du béton en traction uniaxiale 25
II-11 Comportement du béton sous contraintes biaxiales 26
II-12 Différents types de courbes de ramollissement de tension, a) 27
linéaire, b) bilinéaire, c) exponentiel
II-13 Rapporter la surface du béton pour des conditions d'effort 28
plat
III-1 Position géographique du barrage El K'sob 31
III-2 Plan d'implantation du barrage El K'sob 32
III-3 Photo de Vue du barrage, face aval 32
III-4 Carte géologique du bassin de K'sob 34
III-5 Photo des contreforts du barrage EL K'sob 35
III-6 Photo des voûtes en face amont du barrage K'sob 37
III-7 Barrage de Shih-Kang après le séisme Chi Chi 40
(Taïwan). – rupture au droit de la faille
Listes des symboles et abréviations
N° DE TITRE N° DE
Tableaux PAGE
II-1 Normes de FS vis–à–vis au glissement et au renversement 17
II-2 Les valeurs calculées de coefficient de sécurité au 18
glissement et au renversement
II-3 les conditions de charge (cas plus mauvaise et cas 22
dynamique)
III-1 Principales caractéristiques du barrage El K'sob 33
III-2 Effet sismique sur quelques barrages en béton ou 41
maçonnerie à travers le monde
IV-1 46
Paramètres des matériaux nécessaires pour faire les calculs
de stabilité.
IV-2 Résumé des calculs des forces et des moments, cas statique, 47
niveau maximal
IV-3 Résume les résultats, cas statique, niveau maximal, 48
différentes valeurs de (ɣw)
IV-4 Résumé des calculs des forces et des moments, cas 50
dynamique, niveau normal
IV-5 résume les résultats du cas de retenue rempli niveau 50
maximal
IV-6 Résumé des calculs des forces et des moments, cas statique, 53
niveau maximal
IV-7 Résumé des calculs des forces et des moments, cas 55
dynamique, niveau normal
IV-8 résultat du deux cas (statique et dynamique) 57
IV-9 Propriétés matérielles pour les matières employées dans le 63
modèle d'élément fini
Listes de notations
: Forces horizontales
: Forces verticales
é Moments résistant
: Moments motrices
: la contraint verticale
Y : ordonnée de la position du pied par rapport au pied amont du barrage
M: la somme des moments appliqués sur l’ouvrage par rapport au centre de gravité de la base b
I : le moment d’inertie
PHE : Plus hautes eaux.
NNR : Retenue normale
ρe : Masse volumique de l’eau
ρs : Masse volumique des sédiments.
C1 : Coefficient de la poussée des sédiments
P0 : Force due au pois propre du barrage
Fsp: Force due aux sous pressions
Fw: Force de la charge d’eau en amont
Fséd : Force de la charge des sédiments
F’W : Force de la charge d’eau en aval
d0 : Bras de levier de P0 par rapport au pied aval
d1 : Bras de levier de FW par rapport au pied aval
d2 : Bras de levier de Fséd par rapport au pied aval
d3 : Bras de levier de F’w par rapport au pied aval
d’ : Bras de levier de Fsp par rapport au pied aval
X1 : Moment de FW par rapport au pied aval
X2 : Moment de Fséd par rapport au pied aval
X3 : Moment de P0 par rapport au pied aval
X4 : Moment de Fsp par rapport au pied aval
B : Largeur de la base du barrage
λ : Coefficient des sous pressions(rabattement)
w : Poids volumique de l’eau
γb: Densité du corps du barrage
: Angle de frottement interne des fondations.
sédiment: angle de frottement interne de sédiment
sédiment: poids volumique déjaugé de sédiment
f: Coefficient de frottement
: Somme de forces horizontales
: Somme de forces verticales
KS (glissement) : Coefficient de sécurité au glissement.
KS (renversement) : Coefficient de sécurité au renversement
é : Moments résistant
: Moments motrices
F : Surface de la base du barrage
V : volume de l’eau.
ɣd : poids volumique déjaugé de sédiment vivant
ɣd' : poids volumique déjaugé de sédiment mort
hs : hauteur de sédiment
V1 : volume de sédiment vivant verticale
V2 : volume de sédiment mort verticale
V' : volume de béton de deux voûtes
V": volume de béton équivalent (contre fort +bloc massif)
Résumé :
La stabilité des barrages rigides est souvent vérifiée pour le glissement au niveau du plan de
contact du barrage avec sa fondation ainsi que le renversement par rapport au pied aval. Le souci
de rendre stable le barrage rigide n’est nullement articulé sur l’octroi d’un profil transversal plus
volumineux.
D’autres facteurs peuvent assurer cette stabilité sans avoir recours au passage par la variante
suscitée. Il s'agit la mobilisation des forces supplémentaires stabilisatrices.
C’est autour de cette réflexion que l’étude a été engagée pour vérifier les paramètres de stabilité
globale et classique des barrages rigides.
Une étude de stabilité interne ont été intégré dont nous avons utilisé le logiciel de modélisation
ANSYS.
Mots clés : barrage rigide, glissement, renversement, coefficient de sécurité, stabilité, stabilité
interne, béton, ANSYS.
Abstract :
The stability of rigid dams is often checked for the sliding at the contact plan of the dam with its
foundation as well as the reversal with regard to the downstream. The desire to make the rigid
dam stable is no hinged on providing a more voluminous transverse profile.
Other factors can ensure this stability without having recourse to the passage by the caused
alternative. They are the mobilization the stabilizing additional forces.
It is around this reflexion that the study was committed to check the parameters of total and
traditional stability of the rigid stopping.
A study of stability interns was integrated of which we used the software of modeling ANSYS.
Keywords: rigid dams, sliding, reversal, safety factor, stability, internal stability, concrete,
ANSYS.
:ملخص
وزٌه فٌ حاٌح اومالب اٌسذ حوي, إن إسرمشاساٌسذود اٌصٍثح ٍىون دائما محمما فٌ حاٌح اوزالق سطح ذالمس اٌسذ مع األساساخ
.ٌإن جعً اٌسذ اٌصٍة فٌ حاٌح اسرمشاس ٌَس مشذثطا تاٌضشوسج تضخامح اٌممطع اٌعشض. لذمھا األمامَح
.هزا هو حشذ اٌمواخ اسرمشاس إضافَح. هىان عوامً أخشى لذ ذضمه االسرمشاس دون اٌحاجح إٌي اٌمشوس عثش اٌثذًٍ أثاس
.وان فٌ هزا اٌرفىَش اٌزً أجشً اٌذساسح ٌٍرحمك مه االسرمشاس اٌشامً وإعذاداخ اٌىالسَىَح اٌسذود جامذج
,تىَد دساسح االسرمشاس اٌذاخٍَح اسرخذمىا ومارج اٌثشمجَاخ اوسَس
. اوسَس- خشساوح- ٌٍ االسرمشاس اٌذاخ- سذ اٌصٍثح – إوزالق – إومالب – معامً اٌسالمحاالسرمشاس: كلمات البحث
Introduction générale
Introduction générale :
L'analyse de sûreté structurale des barrages rigide par les modèles numériques, demandes
l'utilisation des outils appropriés, qui tiennent compte du comportement non linéaire de la
structure et de l'interaction hydromécanique. Concernant les modèles numériques des barrages à
contreforts, un aspect important concerne la représentation de la structure. Cette représentation
doit pouvoir caractériser le comportement de la structure soumise aux charges statiques et
dynamiques, y compris sa discontinuité, tenant compte que les mécanismes d'échec aiment la
fissuration, le glissement et le renversement peut avoir lieu.
Ce travail présente un cas d’étude de barrage à contreforts El K’sob.
La stabilité de ce type d’ouvrage est souvent vérifiée pour le cas du glissement au niveau
du plan de contact du barrage et/ou ancrage avec ses fondations ainsi que le renversement par
rapport au pied aval. Le souci d’assurer une stabilité au barrage ne doit en aucun cas être orienté,
d’une manière systématique, vers l’action du profil transversal plus volumineux.
La recherche des critères de stabilité exigés peut donc être réorientée vers outres aspects
visant :
La mobilisation de forces supplémentaires stabilisatrices : inclinaison du parement
amont, projection de pré-radier amont, …etc.
L’atténuation de forces déstabilisatrices.
De multiples combinaisons de variantes ont été également étudiées pour mettre en évidence
le poids de chaque paramètre.
En considérant tous ces cas d’études, une analyse paramétrée s’articulant sur la stabilité du
barrage au glissement et au renversement a été ensuite engagée avec l’élaboration d’une balance
comparative sur les coefficients de sécurité évalués.
1
Introduction générale
Le choix est porté sur le code de calcul ANSYS en mode structural pour l’analyse des
contraintes.
Le premier chapitre donne des notions générales sur les barrages à contreforts.
Dans le chapitre étude du cas, qui représente la partie la plus importante du travail,
l’analyse de la stabilité du barrage El K'sob par les deux méthodes analytique celle de la
résistance des matériaux et numérique celle de la méthode des éléments finis.
2
Chapitre I Généralités sur les barrages à contreforts
I-1- Introduction :
Les barrages sont par définition des ouvrages hydrauliques disposés en travers d’un cours
d’eau pour créer une retenue ou exhausser le niveau en amont, ces types d’ouvrages barrent sur
toute la largeur une section d’une vallée et créer ainsi une cuvette artificielle géologiquement
étanche. [17]
L’amélioration des techniques et des bétons dans le premier quart du XXe siècle permet
d’envisager la réalisation de retenues plus conséquentes, capables de réguler la production
hydro-électrique.
La géologie (nature des roches sur lesquelles sera édifié le barrage, agrégats extraits sur
place) et la topographie (largeur de la vallée), commande le type de barrage utilisé.
Les barrages forment avec le terrain sur lequel ils sont construits un ensemble
indissociable : à chaque site, un type de barrage, un dimensionnement adapté tant sur le plan
technique que sur le plan économique.
I-2- Généralités :
Un barrage est une construction édifiée au travers d'une vallée dans le but de créer une
retenue. Cet ensemble, c'est-à-dire essentiellement le barrage à proprement parler et le terrain de
fondation, est soumis à de nombreuses forces et influences. Parmi les forces, il ya lieu de citer:
3
Chapitre I Généralités sur les barrages à contreforts
Poids propre,
Tous ces effets s'appliquent avec plus ou moins d'intensité tant au barrage qu'au terrain de
fondation.
Barrage en remblai
Barrage en béton
Barrage gravité
Barrage voûte
4
Chapitre I Généralités sur les barrages à contreforts
Barrage contrefort
Barrage de stockage
Barrage de déviation
Barrage de batardeau
Les barrages à contreforts se composent d'un visage ascendant en pente soutenu par une
série de contreforts triangulaire formés. Barrages à contreforts évolues des barrages concrets de
gravité. Puisque les barrages à contreforts exigent seulement des environ 25 à 35 pourcent du
béton pour porter sans risque des efforts à la base, les barrages à contreforts éliminent le concret
supplémentaire et en même temps la plupart des pressions de soulèvement. S’il ya une dalle
basse qui en jambe entre les contreforts on n'élimine pas le soulèvement. La stabilité est atteinte
en inclinant le visage ascendant de sorte que le poids de l'eau agisse en tant que charge
stabilisante. La conception des barrages de contre fort est discutée dans plusieurs références
(Boggs,Jansen,etTarbox1988;Burroughs1969;Copen,Lindholm,etTarbox1977;Grains,Tarbox,etS
chrader1988;Legas1988;Thomas1976).[6]
Figure I.1: Photo d’un barrage à contreforts (k’sob), M’sila, Algérie (1934).
5
Chapitre I Généralités sur les barrages à contreforts
Ce sont des barrages poids évidés pour économiser du béton. Ils sont formés de
recouvrement imperméable soutenu par des contreforts. Bien qu’il existe plusieurs types de
contreforts, les deux plus importants sont les murs plats et les voûtes multiples. Dans les
premiers, le recouvrement supportant l’eau est une plaque plane et continue en Béton Armé,
s’étalant le long des contreforts (plots séparés dont la section horizontale à la forme d’une poutre
en I ou en T). Dans les seconds, le recouvrement est fait d’une série de coûtes elles aussi en
béton armé (Figure I-2).
Les barrages à contreforts nécessitent en général moins que la moitié du volume de béton
requis par les barrages poids, ils ne sont pas nécessairement moins coûteux à cause de
l’importance des travaux de coffrage et des importantes quantités d’aciers d’armatures requises.
La face amont du barrage à contreforts est en général incliné de près de 45°. Le poids de
l’eau sur cette face est nécessaire pour augmenter la stabilité de l’ouvrage au glissement et au
renversement. Les forces agissants sur un barrage à contreforts sont les mêmes que celles
agissant sur un barrage poids. Ce pendant, l’action verticale de l’eau est beaucoup plus
importante sur un barrage à contreforts, et les forces de soulèvement y sont plus faibles. Les
modes de rupture sont eux aussi les mêmes, mais la conception des structures est beaucoup plus
difficile. [11]
6
Chapitre I Généralités sur les barrages à contreforts
Dont lequel la face amont est une dalle plate relativement mince en béton armé.
Typiquement, les dalles sont simplement soutenues et ne sont pas intégrales avec les contreforts
ce qui donne à la structure plus de flexible. En conséquence, les mouvements ordinaires de base
exercent peu d'effet sur des distributions d'effort. Un water-stop sont normalement fournis entre
la dalle et le croisillon des contreforts pour permettre le mouvement pourtant pour demeurer
étanches. La dalle est continue dans quelques conceptions, rendant la structure plus rigide.
Un barrage à contreforts dont le quelle visage ascendant est une série de voûtes
enjambement entre les contreforts. Les voûtes sont généralement semi-circulaires avec des
angles centraux entre 100 à 180 degrés, bien que des voûtes non-circulaires aient été employées.
Les voûtes peuvent être non renforcées ou ont renforcé. Les voûtes peuvent être intégrales avec
les contreforts, rendant la structure rigide et susceptible des dommages à partir même de petits
mouvements de base. Alternativement, les voûtes peuvent être structurellement indépendant des
contreforts, rendant la structure quelque peu flexible. Une variation qui a été employée est un
barrage multiple de contrefort de dôme, en lequel la voûte est courbée dans le plan et la section.
7
Chapitre I Généralités sur les barrages à contreforts
Dans l'utilisation moderne, un barrage qui a l'aspect externe d'un barrage de gravité, mais
qui à de grands terrains découverts à l'intérieur. Ce sont habituellement des barrages à contreforts
dedans ce que la partie en aval est couverte de dalle en béton renforcé. Ils sont employés souvent
pour des sections de déversoir de débordement des barrages de contrefort ou comme logement
pour une centrale électrique.
b) Inconvénients :
Les dommages thermiques sont communs dans des climats froids parce que la face amont
est généralement saturée et celle en aval est exposée aux températures saisonnières. Les
dommages thermiques graves peuvent compromettre la sécurité du barrage en raison de la
minceur relative des visages ascendants. [6]
9
Chapitre II Etude de stabilité
Plusieurs études de dangers en cours concernent des barrages en béton. Ces études
amènent régulièrement à réexaminer les conditions de stabilité de ces ouvrages, Dans l’analyse
de la stabilité d’un barrage poids, il convient de garder présent de l’esprit que la grande majorité
des ruptures des barrages poids recensées dans le monde s’est produit lors des crues. Ceci est
facilement compréhensible car la poussée de l’eau variant comme le carré de la hauteur d’eau,
tout dépassement du niveau de la crue de projet entraîne une diminution de la stabilité de
l’ouvrage, diminution qui est proportionnellement d’autant plus forte que le barrage est de faible
hauteur.
La stabilité des barrages contreforts est souvent vérifiée pour le glissement au niveau du
plan de contact du barrage avec sa fondation ainsi que le renversement par rapport au pied aval.
En ce qui concerne la stabilité interne il faut vérifie les contrainte juste au pied amont et
aval et les zone sensible (zone de traction et zone de compression) et selon certain hauteur
suivant les normes.
Un barrage doit résister à des contraintes impressionnantes qu’il est important de les
connaître pour pouvoir comprendre son fonctionnement, ils peuvent intervenir non pas à sa
conception et son dimensionnement mais aussi au comportement et à la stabilité du barrage. La
figure (II.1) illustre les différentes sollicitations agissantes sur un barrage :[13]
10
Chapitre II Etude de stabilité
II-2-1Actions permanentes :
Qui sont le poids propre du barrage et la poussée des sédiments, la poussée d’une recharge
aval et l’action de tirants précontraints. Elles sont prises en compte dans les calculs à partir de
leur valeur caractéristique: celle-ci correspond à une estimation prudente de l’intensité de
l’action et intègre donc la sécurité sur l’intensité des actions permanentes.
Le poids barrage est représenté par une force verticale appliquée au centre de gravité.
On adopte pour la valeur caractéristique du poids propre, notée P0, la formulation suivante :
11
Chapitre II Etude de stabilité
venant interagir comme un milieu extérieur au barrage exerçant une action de poussée sur le
parement amont.[4]
γ é é
II-2-2-Actions variables :
Les poussées hydrostatiques amont, l’action des sous-pressions sont évaluées dans les
différentes situations de l’étude. Pour le calcul des actions de l’eau, on détermine leurs valeurs
représentatives directement dans les différentes situations, en examinant dans chacune des
situations les niveaux de remplissage de la retenue.
a- Poussée hydrostatique ( ):
Le barrage est soumis à la poussée de l’eau. C’est une force qui se décomposé en deux
composantes :
Composante horizontale (Fwh) exercée par l’eau sur sa surface immergée. On introduit
l’expression de la pression suivante :
γ
Avec :
γ : Poids volumique de l’eau (kN/m³),
hw= Z1: Hauteur d’eau (m).
B: Largeur du barrage (m).
12
Chapitre II Etude de stabilité
L'action d'un séisme est prise en compte classiquement par la méthode dite « pseudo-
statique », qui revient à modifier le vecteur des forces de pesanteur pour le calcul du poids
propre de l'ouvrage et simultanément, la contrainte de poussée de l'eau sur la structure du
barrage.
.
Avec :
αh : coefficient d’accélération sismique horizontale.
: Hauteur du barrage (m) ;
γw: Poids volumique de l’eau en (KN/m3).
La force accidentelle horizontale appliquée en interaction eau/structure est donnée par la formule
suivante :
α γ
C : est le coefficient lié à la pente de la face amont du barrage, voir la figure ci-dessous.
Le phénomène séismique c’est une étude moderne. Actuellement plusieurs recherches dans ce
domaine pour donner résultant approche, dans ce qui suit deux figures représentent comment
calculé le coefficient séismique (données approximatives).
13
Chapitre II Etude de stabilité
Composante verticale ( )
α γ
14
Chapitre II Etude de stabilité
La stabilité des barrages rigides est normalement vérifiée par un calcul en deux
dimensions, ce n’est que lorsque l’ouvrage est suffisamment arqué, ou qu’il est enchâssé entre
les deux rives (la longueur de la crête est comparable à la hauteur du barrage) qu’un effet
tridimensionnel peut être pris en compte avec des méthodes de calcul beaucoup plus complexes
de type éléments finis en étudie la stabilité du plot le plus haut, ou d’une tranche de 1m
d’épaisseur de rive à rive. Le cas échéant, la stabilité de plots moins hauts mais allégés par le
passage d’un évacuateur de crue doit être vérifiée.[4]
Les méthodes utilisées pour les petits barrages consistent à considérer un plot de barrage
comme un bloc indéformable soumis à des combinaisons des actions décrites ci-dessus.
On analyse successivement la stabilité au glissement, la stabilité au renversement et la stabilité
interne.
II-3-1- Première Hypothèse : Corps est rigide parfaitement :
15
Chapitre II Etude de stabilité
: angle interne de frottement le plus faible entre béton sur béton ou béton sur rocher
(fondation).
: Forces horizontales
: Forces verticales
B: Surface de contact entre le barrage et sa fondation
C: Coefficient de la cohésion
Avec : – Force hydrostatique amont
– Force hydrostatique aval
16
Chapitre II Etude de stabilité
17
Chapitre II Etude de stabilité
18
Chapitre II Etude de stabilité
En fait, cette exigence n’est de rigueur que si le béton est de mauvaise qualité. Pour la
qualité que l’on est en droit d’attendre des bétons actuels, la condition de MAURICE
LEVY peut n’être satisfaite qu’à 75%.
γ .Y
Avec :
Fv: la somme des forces verticales,
M: la somme des moments appliqués sur l’ouvrage par rapport au centre de gravité de la base b,
b : la surface de la section centrale,
I : le moment d’inertie, ( ),
Y : ordonnée de la position du pied par rapport au pied amont du barrage (en général égale à la
moitié de la base du barrage).
19
Chapitre II Etude de stabilité
Figure II.7 : Résultantes des forces agissant sur le diagramme libre de corps d’une section
de barrage en béton.
Sachant que :
( )
( )
20
Chapitre II Etude de stabilité
21
Chapitre II Etude de stabilité
Tableau II.3: Représente les conditions de charge (cas plus mauvaise et cas dynamique).
La base de cette méthode est la méthode des éléments finis (MEF). Elle se fonde sur une
représentation précise de la vraie structure.
La méthode des éléments finis est employée intensivement par des ingénieurs et des
scientifiques pour faire les modèles mathématiques et résolvent numériquement des problèmes
complexes. Des analyses sont portées dehors en grande partie pour obtenir la perspicacité dans et
prévoir idéalement des phénomènes normaux. Utilisation cette information peut faire des
conceptions plus coûter et prévoir intensivement structural issues qui peuvent se produire.
Ceci peut être fait en s'appliquant différentes actions et combinaisons à la structure, et
l'augmentation de ces derniers jusqu'à l'échec est atteint. Les modes de défaillance pour vérifier
la stabilité d’un barrage vis-à-vis au renversement, au glissement et défaillance interne des
matériaux.
II-4-2-1-Détails de logiciel :
ANSYS est un code de calcul, qui représente une série de programmes puissants de
simulation. Étant basé sur la méthode des éléments finis, qu’il peut exécuter des analyses
linéaires simples et aussi bien que plus problèmes non linéaires.
22
Chapitre II Etude de stabilité
La réponse non-linéaire est généralement provoquée par deux effets principaux, à savoir,
la fissuration du béton en traction et écoulement plastique des barres de renforcement ou
écrasement du béton en compression. Cette dernière est non seulement non-linéaire, mais elle est
différente en traction qu’en compression. En plus, les propriétés mécaniques sont dépendantes de
l'âge du béton au chargement et aux conditions d’environnement, telles que la température
ambiante et l'humidité. Les propriétés matérielles du béton et de l'acier sont également
dépendantes du taux de contrainte jusqu' à un degré différent.
II-6-Comportement mécanique du béton :
Le béton est un matériau hétérogène constitué d'une matrice en ciment et d'inclusions de
granulats ou agrégats (sables, graviers, cailloux) dont la répartition et la géométrie ne sont pas
23
Chapitre II Etude de stabilité
24
Chapitre II Etude de stabilité
25
Chapitre II Etude de stabilité
26
Chapitre II Etude de stabilité
Le comportement de tension du béton peut être décrit avec des lois crack d'ouverture.
Les lois crack d'ouverture décrivent le comportement après atteinte de la résistance à la traction.
Dans la figure (II.12) trois lois crack différentes d'ouverture sont montrés : linéaire, bilinéaire et
exponentiel.
La courbe linéaire est la plus simple, tandis que l'exponentiel est le plus réaliste.
Les équations ci-dessous décrivent la largeur de crack d'ouverture quand la capacité de charge de
tension de bétons va à zéro pour les différents cas sur le schéma (II.12).
[m]
[m]
[m]
[m]
Hordijk (1991) présente une équation décrivant la loi crack exponentielle d'ouverture :
27
Chapitre II Etude de stabilité
( ( ) )
Avec,
[MPa]
II-6-4-Effort multiaxial :
Le comportement du béton sous l'effort multiaxial est différent du comportement de
l'effort uniaxial. Le schéma II.13 montre le développement d'échec pour le béton et la fissuration
de cela correspond au chargement biaxial.
Le schéma II.13 montre les critères de rendement pour le béton sous le chargement
biaxial. la fissuration de tension se produit dans le premier, deuxième et quatrième quart de
cercle où elle est soumise aux contraintes de traction. La fente se développe perpendiculaire à la
contrainte de traction principale.
Les états de compression et de tension simultanées réduit la résistance à la traction.
Le troisième quart de cercle décrit l'état biaxial de compression. Le compressif la force augmente
de manière significative sous la compression biaxial ; jusqu'à 25% de l'uniaxial résistance à la
pression. [14]
Figure II.13 : Rapporter la surface du béton pour des conditions d'effort plat. [14]
28
Chapitre II Etude de stabilité
Une fois soumis aux efforts de compression à trois axes, le mode de l'échec implique l'un
ou l'autre rupture de tension parallèle à l'effort de compression maximum ou à un mode de
cisaillement de l'échec. La force et la ductilité du béton sous des augmentations à trois axes de
compression sensiblement comparé à l'état sous la compression uniaxiale.
29
Chapitre III Description du barrage
1920 : L’édification d’un barrage de dérivation des eaux de crue de l’oued k’sob inférieur fut
inscrite au programme de travaux publics de novembre 1920.
1927 : La possibilité de construire sur l’oued k'sob, non pas un barrage de dérivation mais un
barrage réservoir fut examinée par les ingénieurs de la circonscription de bougie (Bejaia).
Il s’agissait alors d’un barrage type “poids évidé” arasé à la cote (610) d’une hauteur de 50 m et
d’une capacité de 50 hm³.L’ouvrage ainsi conçu pouvait assurer la régularisation interannuelle
du débit de l’oued k’sob.
1933:Les travaux préparatoires étaient achevés lorsque des compressions budgétaires imposèrent
une limitation des dépenses entrainant une modification du projet.
Le marché passé avec la société THEG fut approuvé le 23 octobre 1933.
1940: Les évacuateurs étant terminés à la fin du premier semestre la mise en eau débuta en juillet
1940.
30
Chapitre III Description du barrage
Le bassin versant de l’oued K’sob est situé dans le grand bassin du Hodna au Nord de
l’Algérie (Figures III.1). Il est limité au Nord-Ouest par la chaine montagneuse des Bibans ; au
Sud et au Sud-ouest par les monts du Hodna et à l’Est par les hautes plaines de Sétif. Il se situe
aussi entre les méridiens de longitudes 5°6’ et 4°34’ Est et les parallèles de latitude 35°33’et
36°18’ Nord.
Il s’étend sur la totalité de la wilaya de Bordj Bou Arreridj dont son exutoire est à la limite
Nord de la wilaya de M’sila.
31
Chapitre III Description du barrage
Le barrage du k'sob est de type contreforts à voûtes multiples, posé sur deux culées en rive
droite et rive gauche.Le barrage actuel présente une hauteur maximale sur sa fondation de 46
mètres, pour une longueur de crête de 280 mètres, la capacité initiale de la retenue est de 29.5
hm3sous le niveau de retenue normale. Il est classé en catégorie « M » inscrit au registre
mondial des grands barrages.
La partie principale est constituée de trente-huit voûtes reposant sur trente-sept contreforts
intermédiaires et aux extrémités, sur deux culées formant barrage poids.
32
Chapitre III Description du barrage
Le barrage est fondé sur un banc de calcaire éocène recouvrant un substratum de marnes du
crétacé supérieur, voir la figure IIІ.4.
33
Chapitre III Description du barrage
La base des contreforts a été conçue de façon à ne transmettre au rocher de fondation que les
pressions admissibles et également pour éviter tout glissement de l’ouvrage.
Elle consiste en des semelles de béton armé dont les empattements croissent suivant une loi
linéaire fonction de la hauteur totale du profil. La pression sur le rocher est ainsi limitée, en
principe à 15 Kg / cm2.
En ce qui concerne les efforts de glissement, en remarquera que l’orientation des contreforts,
normale au strate rocheuses, a permis de les buter dans de bonnes conditions de résistance. Il y’a
lieu d’observer également que la résultante générale (pour chaque contrefort) fait avec le sol un
angle supérieur à 45°, la charge d’appui est donc supérieure à l’effort de glissement.
Pour accroitre la sécurité, on a muni la face inférieure de chaque semelle de fortes dents
pénétrant dans le terrain à des profondeurs de l’ordre de 0.80 m.
Dans la partie centrale du barrage et sur toute l’emprise intéressée par chaque semelle, on a
procédé à l’enlèvement des terrains alluviaux jusqu’au couches sous-jacentes de calcaires à silex
et de Marno-calcaires.
Le remplissage du vide crée a été fait au moyen de gros béton ancré au rocher à l’aide de
redans aménagés à cet effet. Le massif en béton porte à sa partie supérieure, des cavités
correspondant aux saillies des semelles. [1]
34
Chapitre III Description du barrage
Les contreforts verticaux espacés de 6 m d’axe en axe ont un profil sensiblement triangulaire,
voir la Figure III.5.
Leur épaisseur diminue de la base au sommet ; elle atteint 0.56 m à la base, pour les plus
hauts, au raccordement avec les voûtes et 0.48 au parement aval. L’épaisseur au sommet est de
0.32 m.
La largeur de ces semelles est de 2.60 m pour les contreforts les plus élevés.
35
Chapitre III Description du barrage
Juste au-dessus des semelles et sensiblement au milieu du profil exécuté en première étape,
les contreforts sont percés d’un trou facilitant le passage d’une travée à l’autre et limitant
d’éventuelles poussées latérales d’eau, (ruissellement, fuites, etc...).
Tous les éléments du contrefort existant comportent les aciers en attente convenables pour la
liaison avec les éléments correspondants de la surélévation projetée.
La stabilité transversale et la rigidité des contreforts sont assurées par des nervures verticales
reliées par des entretoises horizontales et par des diagonales ou contreventements.
Les nervures verticales dont les saillies de 4040 espacées de 4.95 d’axe en axe.
La section des entretoises est de 4050, elles sont situées dans les plans horizontaux distants
de 5.50 m.
Les voûtes sont au nombre de trente-huit, leur portée d’axe en axe des appuis est de 6m. Ce
sont des cylindres circulaires dont les génératrices sont inclinées à 0.9 (même fruit que les
contreforts).
L’épaisseur des voûtes varie suivant le niveau considéré et croît en fonction du carré de la
profondeur mesurée à partir du niveau de la retenue maximum, voir la figure III .6.
Pour les voûtes s’appuyant au fond du thalweg l’épaisseur à la base est de 0.43m, elle est de
0.184 m au niveau de la retenue (590 environ), elle ne sera plus que 0.15 à la partie supérieure
(605) après surélévation.
L’intrados est semi-circulaire, sauf deux courts éléments plans aux extrémités destinés à
faciliter le raccordement avec les contreforts dont l’épaisseur varie. Le rayon d’intrados est
constant quelle que soit la cote, seul le rayon d’extrados varie.
L’extrados est circulaire et concentrique à l’intrados, entre deux voûtes voisines il y’a une
gorge de raccordement à flèche constante.
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Chapitre III Description du barrage
Les fondations des contreforts et les culées du barrage ont été exécutées en béton à
200 Kg de ciment.
Les contreforts, les nervures et les entretoises en béton à 300 Kg.
Les voûtes et toutes les parties baignées par l’eau en béton à 400 Kg.
III-6-1-L'étanchéité et le collage :
37
Chapitre III Description du barrage
Le radier d’étanchéité :
L’étanchéité entre le pied des voûtes et le mur parafouille est assuré par un radier
d’étanchéité.
Ce radier est une sorte de longuette souple en béton armé, ancré par l’intermédiaire d’une
poutre armée dans le mur parafouille. [1]
La parafouille :
La parafouille en gros béton est située sous la partie amont du radier d’étanchéité à environ 5
m pied des voûtes.
Il ne suit pas le feston des voûtes, son implantation est rectiligne dans la partie centrale du
barrage et s’incurve vers l’aval sur les deux rives.
les injections :
Le rideau comprend :
Dans la partie centrale du rideau, 35 sondages ont été injection, Ils sont inclinés à 45° vers la
rive droite et pénètrent dans les marnes schistoïdes brunes. Ces sondages ont une longueur
moyenne de 35 m, leur espacement est irrégulier. La longueur de ce rideau est de 194 m, sa
surface est de 4000 m² environ. [1]
38
Chapitre III Description du barrage
Le barrage du K’sob, placé dans une zone assez troublée en tenant compte des effets
d’accélération sismique.
En février 1946 il se produisit un tremblement dont l’épicentre était relativement proche du
barrage (20 km nord –Est) d’intensité 5 dans l’échelle de Mercolli à l’emplacement du barrage.
Une autre secousse en janvier 65 n’a entrainé aucun désordre. [1]
Notre connaissance actuelle des phénomènes est telle que s’il n’est pas possible de prédire
l’instant où un séisme se produira en un lieu donné, il est possible d’identifier les zones à haut
risque sismique, et d’y construire en conséquence. Pour cela, il faut comprendre le mécanisme
par un certain nombre de grandeurs directement utilisables par l’ingénieur. [2]
IIІ-7-1-Définition du séisme :
Le séisme est une secousse de la terre plus au moins violente se produisant à une certaine
profondeur à partir d’un épicentre. Il est appelé : Secousse sismique, tremblement de terre,
activité sismique.
Les vibrations sont occasionnées par les déplacements et les frictions abruptes de différentes
plaques de la croûte. Ce phénomène est désigné sous le nom de tectonique des plaques. [2]
39
Chapitre III Description du barrage
Figure III.7: Barrage de Shih-Kang après le séisme Chi Chi (Taïwan). – rupture au droit de
la faille
Figure III.8: Barrage de Sefid Rud (Iran) – Fissures en tête des contreforts.
40
Chapitre III Description du barrage
Le tableau suivant représente quelques dégâts du séisme dans le monde (Tableau III-2):
Poids-
Koyna 202 Inde 1967 6,5 3,0 Fissures importantes
béton
Poids Non
Redflag 35 Chine 1970 ? Fissures
maçonnerie connue
USA 1971 6,5 Fissuration de l’appui
Pacoima 113 Voûte 5,0
Californie 1994 6,7 rive gauche
Poids Non
Shenwao 53 Chine 1975 Fissures
béton connue
Maina di Sauris 135 Voûte Italie 1976 6,5 43,0 Pas de dégâts
Tableau III.2: Effet sismique sur quelques barrages en béton ou maçonnerie à travers le
monde.[16]
41
Chapitre III Description du barrage
s=6.0), Alger en 1996 (M s =5.7), Ain Timouchent en 1999 (M s =5.9), et le plus récent en 2003
de Boumerdes. Tous ces événements sont localisés sur l’Atlas Tellien.
L’analyse tectonique des secteurs d’Alger, de l’Oranie et du Constantinois a permis de
retrouver une histoire géodynamique caractérisée par trois événements néogènes importants,
ayant conditionné l’activité sismique du nord de l’Algérie. [18]
42
Chapitre III Description du barrage
A travers la carte des zones sismiques de l’Algérie, on remarque que la wilaya de M’sila est
partagée entre deux zones sismiques différentes (zone 1, et zone 2a), la position du barrage
K’sob est dans la zone séismique moyen (zone 2a,).
Actuellement, le calcul de la stabilité dynamique des barrages est beaucoup développé ces
dernières années. Les barrages à contreforts présentent une sensibilité particulière vis-à-vis à
l’effet du séisme. La force séismique est une force instantanée et dangereuse sur la stabilité des
barrages,
43
Chapitre IV Etude de Cas
Dans ce chapitre nous allons simuler un modèle numérique tri dimensionnel. Cette
simulation est effectuée par logiciel ANSYS version 12, il permet l’utilisation un type d’élément
fini, car il est conçu pour résoudre numériquement une large variété de problèmes mécaniques en
modélisant le comportement mécanique des solides et des structures sous des charges extérieures
appliquées.
Les modes des échecs et stabilité structurale du barrage peut se résumé en raison :
1) une d'échec de glissement 2) de renversement; 3) d’écrasant;
1) Glissement : La stabilité contre le glissement et le cisaillement par une certaine section par le
barrage à travers la base ou le long des fissures importantes dans la base. C'est pourquoi il doit
être examiné avec prudence. L’échec de glissement se produira quand les efforts horizontaux
dépassent les efforts résistants à ce niveau. Le facteur de sécurité contre le glissement (Fs) doit
satisfaire la norme sur l’étude d’analyse (statique ou dynamique).
2) Renversement par rapport au pied du barrage : Si la résultante des moments moteurs est
supérieure à celle des moments résistants sur un barrage à un quelconque de ses sections, le
barrage tournera.
3) Compression ou écrasement : Un barrage peut échouer par l'échec de ses matériaux, c.-à-d.,
les efforts de compression produits peuvent dépasser les efforts permis, et le matériel de barrage
peut obtenir écrasé. La distribution directe de l'effort vertical à la base est donnée près
∑
( )
e : est l'excentricité de la force résultante du centre de la base, la valeur maximum dont peut être
autorisé de chaque côté du centre de la base est égale à b/6 ; le ∑ est résultante des forces
verticaux ; et b est la largeur de basse du barrage.
44
Chapitre IV Etude de Cas
La figure suivante (IV-2) montre les faces principales du profil de barrage. La face amont est
composée d’un demi-cylindre au milieu et deux quart de cylindre sur les côtés. On trouve deux
types de contre forts petits et grands répartis sur deux plans et qui s’étendent vers le bloc massif
en aval.
45
Chapitre IV Etude de Cas
Tableau IV-1- Paramètres des matériaux nécessaires pour faire les calculs de stabilité.
46
Chapitre IV Etude de Cas
Force Désignation
+ Fwh Force hydrostatique horizontale
Fwv Force hydrostatique verticale
Force horizontale de sédiment
Fsév h vivant
Fsév v Force verticale de sédiment vivant
Figure IV.3:Présentation des différentes forces appliquées sur le profile pour l'étude statique.
=38713.19 = 2427932.44
Tableau IV-2- Résumé des calculs des forces et des moments, cas statique, niveau maximal
64082.51 KN
= 38713.19 KN
47
Chapitre IV Etude de Cas
é 3476581.56 kN.m
=2427932.44 kN.m
( ) ( )
Glissement Renversement
H (m ) ɣw (kN/m3 )
KS KS
21.5 10 1.86 1.49
21.5 11 1.75 1.46
21.5 12 1.66 1.43
Tableau IV-3- Résume les résultats, cas statique, niveau maximal, différentes valeurs de (ɣw).
48
Chapitre IV Etude de Cas
*Remarque : le phénomène de variation du poids volumique de l'eau durant les crues est présent
dans notre région El Hodna.
Force Désignation
Fwave + Fwh Force hydrostatique horizontale
Fsei, h
Fwv Force hydrostatique verticale
Force horizontale de sédiment
Fsei, v Fsév h vivant
Fsév v Force verticale de sédiment vivant
Fsé m v Poids de sédiment mort
Fsp Force des Sous pressions
bras
y p1 Poids propre des voûtes du profile
poids des contres forts + blocs de
p2 fondation de contre fort + traverse)
Fséi,h Force horizontale deséisme
x Fséi,v Force verticale deséisme
Fwave Force des vents
Figure IV.5:Présentation des différentes forces appliquées sur le profile pour cas dynamique.
49
Chapitre IV Etude de Cas
=52944.38 = 2841104.47
Tableau VI-4 Résumé des calculs des forces et des moments, cas dynamique, niveau normal
(H=20) et poids volumique (ɣw = 10).
( )
( )
( )
= 59817.22 KN
= + → = 52944.38 KN
( )
(( ) )
( )
é 3230870.34 kN.m
= 2841104.47 kN.m
( ) = →( ) = 1.14
Glissement Renversement
H (m ) ɣw (kN/m3 )
KS KS
21.5 10 1.07 1.11
21.5 11 1.03 1.09
21.5 12 1 1.07
Tableau VI-5- résume les résultats du cas de retenue rempli niveau maximal.
50
Chapitre IV Etude de Cas
La Figure IV- 1 montre l’effet de la variation du poids volumique (ɣw ) sur le coefficient de
sécurité Ks, en particulier plus sur le coefficient de sécurité de glissement.
IV-4-Stabilité interne :
IV-4-1-Méthode de la résistance des matériaux (RDM) :
La résistance des matériaux est une branche de la mécanique appliquée servant à étudier
le comportement des corps solides sous l’action des différents types de charge.
La résistance des matériaux est basée sur les principes de mécanique et les lois de
comportement des matériaux et leurs propriétés, qui ne peuvent être disponibles qu’à travers les
résultats des travaux expérimentaux.
Calcul de l’excentricité :
51
Chapitre IV Etude de Cas
Cas particulier niveau maximal de la retenue : On considéré (H = 21.5) et poids volumique (ɣw =
12KN/m3).
52
Chapitre IV Etude de Cas
88460.73
Tableau VI-6-Résumé des calculs des forces et des moments, cas statique, niveau maximal.
e : excentricité
( )
m
53
Chapitre IV Etude de Cas
( )
( )
54
Chapitre IV Etude de Cas
Tableau VI-7-Résumé des calculs des forces et des moments, cas dynamique, niveau normal.
( )
55
Chapitre IV Etude de Cas
Alor les conditions de stabilité contre la fatigué de béton n’sont pas satisfaites.
( )
( )
56
Chapitre IV Etude de Cas
Les critères de stabilité dans le cas dynamique avec la présence d’un séisme ne sont pas
satisfaits. En réalité le barrage dispose d’un système de renforcement par l'utilisation des câbles
précontraints au niveau des contreforts du barrage.
Pour notre barrage, la précontrainte est exercée par 8 câbles de 178 t sur chacun des 25
contreforts centraux. Les contreforts latéraux munis de béquilles dans chacun de 6 ou 4 câbles et
Chaque câble est composé de 42 fils parallèles de 7 mm de diamètre.
57
Chapitre IV Etude de Cas
Câble précontraint
Encrage
Figure IV. 10 : Présentation du profil d’étude renforcé par les câbles précontraints.
58
Chapitre IV Etude de Cas
Dans les barrages de forme complexe, il faut utiliser un profil référentiel qui se répète
dans différentes positions du corps de barrage. Le profil à étudier a la forme de 3D.
IV-5-2-Géométrie du profil :
Dans le présent travail numérique, un profil en 3D est construit par le logiciel et qui
respecte les dimensions réelles du barrage.
59
Chapitre IV Etude de Cas
IV-5-3-Maillage du profil :
L’élément type Solid 65 a été utilisé dans la discrétisation du profil. L’avantage de ce
type d’élément est que étant donné que la possibilité de simulation des effets situés comme, par
exemple, la concentration des contraintes avec les connecteurs au cisaillement. L'élément
SOLID65 est un élément tétraèdre, qui a huit nœud, chaque nœud a trois degrés de liberté, c'est-
à-dire des translations selon les axes x, y et z. Cet élément est en mesure de simuler le
comportement de la fissuration du béton en traction et en compression, ainsi que d’un
comportement non-linéarité physique, ce qui permet d’évaluer les déformations plastiques. En
outre, l'armature Peuvent être inclus sous la forme d'honoraires, appelé armature dispersés, visé
en l'espèce, selon l’axes Angles θ et φ, ou par l'utilisation d'éléments barre sur discrètement. Le
maillage choisi est automatique sur la majorité du volume.
60
Chapitre IV Etude de Cas
61
Chapitre IV Etude de Cas
Les propriétés matérielles utilisées dans le modèle d'élément fini peuvent être résumés dans le
Tableau VI-13
Les propriétés pour le béton et le renfort ont été basées sur des données réelles et théoriques.
L’effet des tendons précontraints est négligé.
62
Chapitre IV Etude de Cas
béton
Masse volumique [kg/m3] 2400
Module de Young [GPa] 3.5 1010
Le coefficient de Poisson 0.2
Tableau VI-9-Propriétés matérielles pour les matières employées dans le modèle d'élément
fini.
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Chapitre IV Etude de Cas
64
Chapitre IV Etude de Cas
Zones exposées aux déformations plastiques Zones exposées aux déformations élastiques
65
Chapitre IV Etude de Cas
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Chapitre IV Etude de Cas
IV-5-7-2-Cas dynamique :
Il nécessite de déclarer la nouvelle condition aux limites qui représente l’effet de séisme
(sous forme de force de Westergard) et d’ajouter une composante horizontale au poids du
barrage (accélération horizontale du séisme ( ).
IV-6-Résultats et discussion :
Une analyse statique par MEF a été également effectuée avec le même profil de barrage
et conditions de charge employées dans la méthode analytique pour étudier les efforts et les
déformations sous les charges de calcul prévues. Pour simuler le processus de l'activité du
barrage dans des conditions de charge données, les présentations faites dans l'analyse par
éléments finis sont :
1) le matériau de barrage est homogène et isotrope ;
2) le module d'élasticité et le coefficient de Poisson Ont été pris comme 3.5 1010 Pa et 0.2,
respectivement;
3) on n'assume qu'aucun déplacement verticale/horizontal de la fondation.
L'analyse par la méthode des éléments finis a été effectuée pour le comportement élastique-
plastique du matériau.
Les coefficients de sécurité contre le glissement et le renversement, et le critère
d’écrasement ont été déterminés pour examiner si ces coefficients sont sûrs contre ces échecs.
On observe que les coefficients de sécurité contre le glissement/renversement sont satisfaits en
étude statique par rapport aux coefficients de l’étude dynamique. L’emploie de la technique de
renforcement de stabilité par les câbles précontraints a amélioré les coefficients de sécurité. Pour
modéliser l’étude dynamique sur Ansys, la partie nécessite plus de temps pour comprendre
comme déclarer les conditions d’un séisme.
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Conclusion générale
Conclusion générale :
Les conditions de stabilité d’un barrage rigide sont rapprochées et analysés pour différentes
combinaisons, utilisant deux méthodes la méthode analytique de la RDM et la méthode
numérique, celle de la méthode des éléments finis. Le barrage El K’sob se trouve dans une zone
sismique II-a, où l’intensité horizontale prise est de 0.25 g.
Concernant la stabilité interne en dynamique, nous avons réalisé les différentes étapes de
simulation, il reste seulement comment déclarer les forces de séisme dans l’eau et dans le corps
du barrage pour exécuter le code de calcul et qui reste comme étape perspective à attendre.
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Références bibliographiques
Références bibliographiques