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Résumé Du Cours D'analyse Complexe

Ce document présente les principaux théorèmes et définitions de l'analyse complexe, notamment la formule de Cauchy, la formule de la moyenne, le théorème du maximum et le développement en série entière des fonctions holomorphes.

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Résumé Du Cours D'analyse Complexe

Ce document présente les principaux théorèmes et définitions de l'analyse complexe, notamment la formule de Cauchy, la formule de la moyenne, le théorème du maximum et le développement en série entière des fonctions holomorphes.

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Fiche résumée du cours d'analyse complexe et 1.

2 Théorème de Cauchy

harmonique

Dénition 1.2.1 (Chemin, lacet) Un chemin est une application γ :


[a, b] → C. Un lacet est un chemin vériant γ(a) = γ(b) . Deux chemins
γ1 et γ2 sont C1 -équivalents si il existe un C 1 -diéomorphisme φ tel
que γ1 = γ2 ◦ φ. Ils sont C 1 -équivalents de même orientation si cette
1 Formule de Cauchy, intégration complexe
fonction est croissante. Soit f une fonction continue sur U, γ un chemin
C 1 par morceaux de U. On dénit :
Z N
X −1 Z ti+1
1.1 Etude des fonctions holomorphes f= f (γ(t))γ 0 (t)dt
γ i=1 ti

où les ti sont les points de discontinuité de γ 0


Dénition 1.1.1 (Fonction holomorphe) Soit f une fonction dénie
sur un ouvert U de C et à valeurs complexes, et continument diérentiable
(au sens de R2 ). f est holomorphe si et seulement si elle vérie l'une des Proposition 1.2.1 Soit f continue sur U, γ in chemin C 1 par morceaux
propriétés équivalentes suivantes : de U. Alors : Z
i) Jf (df ) est une matrice de similitude. f ≤ sup |f | .longueur(γ).

f (z)−f (z0 )
ii) ∀z0 ∈ U , lim = f 0 (z0 ) est dénie
U
γ
z→z0 z−z0
Soient γ1 et γ2 deux chemins C 1 par morceaux sur U, C 1 -équivalents de
iii) En notant u et v les parties réelles et imaginaires de f , et en posant
même orientation. Alors :
z = x + iy , ∀z0 = x0 , y0 ) on a les relations de Cauchy Riemann :
accolade
Z Z
(
∂u ∂v f= f.
∂x (x0 , y0 ) = ∂y (x0 , y0 ) γ1 γ2
∂v ∂u
∂x (x0 , y0 ) = − ∂y (x0 , y0 )

Théorème 1.2.1 (Goursat) Soit U un ouvert de C, T triangle plein


Dénition 1.1.2 (opérateurs de dérivation complexe) On pose fermé inclus dans U, f holomorphe sur U (ou f holomorphe sur U − {z0 }
  continue sur U). Alors :
∂ 1 ∂ ∂ Z
= −i f = 0.
∂z 2 ∂x ∂y
∂T
et  
∂ 1 ∂ ∂
∂z
=
2 ∂x
+i
∂y
. Corollaire 1.2.1 (Formule de Cauchy sur les ouverts connexes)
Soit U un ouvert convexe, γ un lacet C 1 par morceaux de U, f une fonc-
On a alors tion holomorphe sur U (ou continue sur U et holomorphe sur U − {z0 }.
∂f
f holomorphe ⇔ =0 Alors :
∂z Z
f = 0.
Exemples : Les polynômes sont holomorphes sur C. Les fractions γ
rationnelles sont holomorphes là où elles sont dénies

1
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1.3 Formule de Cauchy homotope

Théorème 1.4.1 (Formule de la moyenne) Soit f une fonction holo-


morphe sur U, z0 ∈ U , γ un lacet C 1 par morceaux homotope à un point
Dénition 1.3.1 (Homotopie) Soit U un ouvert, γ1 et γ2 deux chemins tel que z0 ∈
/ Im(γ). Alors :
dénis sur [a, b] de U. On dit que γ1 et γ2 sont homotopes s'il existe
une application continue H : [0, 1] × [a, b] → U telle que H(0, t) = γ0 (t) et
Z
1 f (z)
H(1, t) = γ1 (t) et : Indγ (z0 )f (z0 ) = dz.
2iπ γ z − z0
Soit H(s, a) = H(s, b) ∀s (homotopie de lacet) .
Théorème 1.4.2 (Principe du maximum) U ouvert connexe, f holo-

H(s, a) = γ0 (a) = γ1 (a)
Soit ( homotopie stricte de chemins ) morphe sur U, atteignant son maximum en z0 ∈ U , i.e. ∀z ∈ U, |f | ≤
H(s, b) = γ0 (b) = γ1 (b)
|f (z0 )|. Alors, f est constante.

Théorème 1.3.1 (De Cauchy) U ouvert, f holomorphe sur U (ou con-


tinue sur U, holomorphe sur U − {z0 }), γ0 et γ1 deux chemins C 1 par
morceaux homotopes sur U, alors : 1.5 Analyticité des fonctions holomorphes
Z Z
f= f. 1.5.1 Développement en série entière
γ0 γ1

En
R particulier, si γ0 est un lacet C par morceaux homotope à un point,
1

f =0
γ0 Théorème 1.5.1 (Weierstrass) U ouvert, f holomorphe sur U, z0 ∈ U ,
Remarque : sur les convexes, tous les lacets sont homotopes à un alors f est développable en sérien entière au voisinage de z0 :
point. X
f (z) = an (z0 )(z − z0 )n ∀z ∈ B(z0 , r), où r = d(z0 , ∂U ).

1.4 Formule de la moyenne En particulier, toutes les dérivées de f sont holomorphes sur U.

Dénition 1.4.1 (Indice) U ouvert, γ un lacet C 1 par morceaux, z0 ∈


/ Proposition 1.5.1 Soit f une fonction holomorphe sur U , z0 ∈ U , alors
Im(γ). L'indice de γ par rapport à z0 , noté Z
k! f (z)
Z Indγ (z0 )f (k) (z0 ) = dz .
1 dz 2iπ γ (z − z0 )k+1
Indγ (z0 ) = .
2iπ γ z − z0

C'est le "nombre de tours que fait γ autour de z0 .


Corollaire 1.5.1 (principe de prolongement analytique) f holo-
morphe sur U − {z0 }, bornée au voisinage de z0 . Alors, f admet un
prolongement analytique sur U
Proposition 1.4.1 L'indice est un nombre entier de Z. Quand z → ∞,
Indγ (z) → 0 Cf chapitre 3 : f n'a pas de singularités si elle est bornée.

2
1.5.2 Théorème de Liouville 1.6 Fonctions holomorphes et C-dérivabilité

Théorème 1.5.2 (Liouville) f holomorphe sur C tout entier. Alors, si Théorème 1.6.1 (De Morera) U un ouvert de C, f continue sur U,
f est bornée, f est constante. alors :
Z
f holomorphe sur U ⇔ ∀T ⊂ U triangle plein fermé, on a f = 0.
Corollaire 1.5.2 Tout polynôme sur C se factorise en produit de poly- ∂T
nomes de degré 1, i.e. C est algébriquement clos. En particulier, les fonctions C-dérivables sont holomorphes.

1.5.3 Formule de Cauchy homologique Théorème 1.6.2 (De Rouché) Soit U un ouvert contenant B(z0 , R),
f , g deux fonctions holomorphes sur U . Supposons que, ∀z ∈ C(z0 , R), on
aie |f (z) − g(z)| < |f (z)|, alors f et g ont même nombre de zéros comptés
Théorème 1.5.3 (Formule de Cauchy) U un ouvert, γ lacet C 1 par avec multiplicité dans B(z0 , R).
morceaux sur U tel que ∀z ∈
/ U , Indz (γ) = 0, f holomorphe sur U. Alors,
∀z0 ∈ U − Im(γ), on a
Z
1 f (z)
Indγ (z0 )f (z0 ) = dz.
2iπ γ z − z0 2 Théorème de représentation conforme (géométrie
de C)
1.5.4 Principe des zéros isolés

Théorème 1.5.4 (Principe des zéros isolés) U ouvert connexe, f Dénition 2.0.1 (Equivalence conforme) Soit U et V deux ouverts de
fonction holomorphe non identiquement nulle. Alors, les zéros de f sont C. On dit que U est conformément équivalent à V si il existe une bijection
isolés. holomorphe de U sur V. C'est une relation d'équivalence.

Théorème 1.5.5 (De l'argument) γ un lacet C 1 par morceaux qui


partage le plan en deux composantes connexes, {z, Indz (γ) = 1} et 2.1 Lemme de Schwarz et automorphisme con-
{z, Indz (γ) = 0}. Posons K = {z, Indz (γ) = 1} ∪ Im(γ). f holomor- forme du disque
phe au voisinage de K qui ne s'annule pas sur Im(γ). Alors, le nombre de
zéros de f à l'intérieur de K comptés avec multiplicité est :

Dénition 2.1.1 (Transformation conforme) On appelle transfor-


Z 0
1 f (z)
dz.
2iπ f (z) mation conforme une transformation qui conserve les angles.

3
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2.1.1 Lemme de Schwarz 2.2.2 Théorème de représentation conforme

Théorème 2.1.1 (De Schwarz) f : B → B holomorphe telle que Dénition 2.2.1 (Simple connexité) un ouvert U est simplement
f (0) = 0. Alors, ∀z ∈ B , |f (z)| = |z|, et |f 0 (0)| ≤ 1. De plus, si l'on connexe s'il est connexe et si tout lacet est homotope à un point.
a un cas d'égalité, f est une rotation.

Théorème 2.2.2 (Riemann) U 6= ∅, 6= C ouvert simplement connexe


alors U est conformément équivalent à B.
2.1.2 Automorphisme conforme du disque

On notera ϕa : z → z−a
1−az Lemme 2.2.1 U 6= C non vide simplement connexe, alors U est confor-
mément équivalent à un ouvert non vide borné simplement connexe.

Proposition 2.1.1 σ automorphisme conforme, alors ∃a ∈ B , θ ∈ R,


σ = ϕa ◦ ρθ , où ρθ : z → eiθ z , et ∃b ∈ B, ∃θe ∈ R, tels que σ = ρθe ◦ ϕb
Lemme 2.2.2 U ouvert non vide simplement connexe inclus dans B con-
tenant 0.

χ = {ψ : U → B, ψ holomorphe injective, et ψ(0) = 0}


Lemme 2.1.1 (Schwarz-Tick) Soit f holomorphe B → B , z1 6= z2 ,
ω1 = f (z1 ), ω2 = f (z2 ). Alors Alors, ∀ψ ∈ χ, on a
2
ψ(U ) = B ⇔ |ψ 0 (0)| = max |ϕ0 (0)|

ω1 − ω2 z1 − z2
≤ et f 0 (z1 ) ≤ 1 − |ω1 | ϕ∈χ
1 − ω1 ω2 1 − z1 z2 2
1 − |z1 |

Dans les cas d'égalité, f est une rotation. Corollaire 2.2.1 (carac. de la simple connexité) U un ouvert de C,
alors, les propriétés suivantes sont équivalentes :
i) U est simplement connexe
2.2 Théorème de representation de Riemann ii) Pour toute fonction f holomorphe U → C∗ , il existe une détermina-
tion holomorphe de log f sur U
2.2.1 Notion de compacité iii) Pour toute fonction √ f holomorphe U → C∗ , il existe une détermina-
tion holomorphe de f sur U
iv) U est conformément équivalent au disque unité
v) Pour Rtoute fonction f holomorphe, pour tout lacet γC 1 par morceaux,
Théorème 2.2.1 (De Montel) U ouvert, F une famille de on a γ f = 0
fonctions holomorphes telles que, ∀K compact de U, ∃Mk ,
∀f ∈ F , ∀z ∈ K, |f (z)| ≤ MK . Alors, F est relativement compacte dans vi) La sphère de Riemann privée de U est connexe.
l'ensemble des fonctions holomorphes sur U pour la topologie de la con- vii) Toute fonction holomorphe peut être approchée uniformément par des
vergence compacte. polynômes sur les compacts.

4
3 Singularités isolées 1. On dit que f a une singularité éliminable en 0 si elle est bornée
au voisinage de 0 (principe de prolongement analytique, f se pro-
longe en une fonction holomorphe sur B ) On a alors Cn = 0 ∀n < 0
2. On dit que f a un pôle de multiplicité d'ordre k en 0 si k est
3.1 Développement de Laurent le plus petit entier positif tel que z 7→ z k f (z) est bornée au voisinage
de 0. Alors, Cn = 0, ∀n < −k .
3.1.1 Foncions holomorphes sur une couronne
3. On dit que f a une singularité essentielle en 0 si ∀k, z 7→ z k f (z)
n'est pas bornée au voisinage de 0. (C−n 6= 0 pour une innité de n
positifs.)
Dénition 3.1.1 (Série de laurent) Soit f une fonction holomorphe
sur C(a, r1 , r2 ), on appelle n-ième coecient de Laurent de f en a,
pour n ∈ Z la quantité Théorème 3.1.2 (Casorati-Weierstrass) f holomorphe sur B ∗ avec
Z une singularité essentielle an 0. Alors, ∀s ∈]0, 1[, l'image de B(0, s) − {0}
1 f (z)
Cn = dz, r ∈]r1 , r2 [ par f est dense dans C
2iπ ∂B + (a,r) (z − a)n+1

On appelle série de Laurent de f en a la quantité


X 3.1.3 Singularité à l'inni
Cn (z − a)n
n∈Z

La dénition est intrinsèque (ne dépend pas de r)


Dénition 3.1.3 (Singularités à l'inni) Soit f une fonction holo-
morphe sur C (ou sur C − B(0, R) .
1. On dit que f a une singularité éliminable à l'inni si z 7→ f (1/z)
Théorème 3.1.1 Soit f holomorphe sur C(0, r1 , r2 ), on note Cn z n sa
P
admet une singularité éliminable en 0. (Si f est entière et a une sin-
série de Laurent. On a alors :
gularité éliminable à l'inni, alors f est constante)
i) Cn z n converge normalement sur les compacts de B(0, r2 ).
P
n≥0 2. On dit que f a un pôle de multiplicité d'ordre k à l'inni si
z 7→ f (1/z) admet un pôle d'ordre k en 0. Si f est entière et a un
ii) Cn z n converge normalement sur les compacts de C − B(0, r1 )
P
n<0
pôle d'ordre k en à l'inni, (z 7→ f (z) − Pk (z))z −k est alors holo-
morphe sur C, et bornée, donc constante. (prolongement analytique
iii) Cn z n converge normalement sur tous les compacts de la couronne,
P
n∈Z en 0) f est donc un polynôme d'ordre k .
et f (z) = Cn z n , ∀z ∈ C(0, r1 , r2 ) 3. On dit que f a une singularité essentielle à l'inni
P
si z 7→
f (1/z) admet une singularité essentielle en 0.

3.1.2 Classication des singularités


3.2 Fonctions méromorphes et théorème des
résidus
Dénition 3.1.2 (Singularités en 0) Soit f une fonction holomorphe
sur B(0, 1) − {0}.

5
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Dénition 3.2.1 (Fonction méromorphe) Soit U un ouvert. On dit où
que f est méromorphe sur U s'il existe un ensemble S ⊂ U discret tel ∂2 ∂2
∆ = 4∂z∂z = + 2
que : ∂x 2 ∂y
i) f est holomorphe sur U − S
ii) f admet des pôles aux points de S Dénition 3.3.2 (Métrique de Poincarré) Elle est dénie sur B , de
courbure négative et constante,
2 ∂z∂z log ρ0
Proposition 3.2.1 Soit U connexe, l'ensemble des fonctions méromor- ρ0 (z) = 2 , et κρ0 (z) = − (z) = −1, ∀z ∈ B
phes sur U a une structure de corps. 1 − |z| ρ20

Dénition 3.3.3 (Image réciproque d'une métrique) Soient


Théorème 3.2.1 Soit U connexe, et γ un lacet C 1 par morceaux homo- U1 , U2 deux ouverts dde C, ρ une métrique sur U2 , et f une fonction
tope à un point sur U , f une fonction holomorphe sur U − S telle que f holomorphe de U1 sur U2 , on appelle image réciproque de ρ par f , et on
n'a pas de pôle sur Im(γ) ; alors : note f ∗ ρ la métrique sur U1 , dénie par :
Z
∀z ∈ U1 , f ∗ ρ(z) = |f 0 (z)| ρ(f (z))
X
f = 2iπ Res(f, a)Indγ (a) ,
γ a∈S

où Res(f, a), appellé résidu de f en a est le coecient de 1/(z − a) dans


le développement en série de laurent de f en a. Proposition 3.3.1 Soit f : U1 → U2 holomorphe et ρ une métrique sur
U2 , alors
κf ∗ ρ (z) = κρ (f (z)), ∀z ∈ U1

3.2.1 Exemples de calculs d'intégrales


Lemme 3.3.1 (De Schwarz) Soit ρ une métrique strictement positive
3.3 Singularités essentielles et théorème de Picard
sur un ouvert U de C telle que κρ ≤ −1, f fonction holomorphe de B dans
U. Alors,
Au voisinage d'une singularité essentielle, l'image d'une fonction holo- f ∗ ρ(z) ≤ ρ0 (z), ∀z ∈ B
morphe est dense dans C. C'est C privé d'au plus un point.

3.3.1 Version géométrique du lemme de Schwarz 3.3.2 Théorème de Liouville et Théorème de Picard

Dénition 3.3.1 (Métrique, courbure) U ouvert de C, on appelle Théorème 3.3.1 (Liouville) Soit U2 un ouvert tel qu'il existe une
métrique sur U toute application ρ ∈ C (U, R+ ) telle que ρ est de classe métrique ρ strictement positive sur U2 , avec
C 2 sur le domaine Uρ où elle est non nulle. Soit ρ une métrique sur U,
on dénit la courbure de ρ sur Uρ par κρ (z) ≤ −A < 0, ∀z ∈ U2

∆ log ρ(z) Alors, les fonction holomorphe de C dans U2 sont constantes. En partic-
κρ (z) = − , ulier, les fonctions entières bornées sont constantes.
ρ2 (z)

6
Théorème 4.1.1 (Runge) Soit K un compact, S un ensemble qui in-
tersecte toutes les composantes connexes bornées de C − K , et posons
Corollaire 3.3.1 f entière et bornée, alorsf est constante. A = {fonctions rationnelles à pôles dans S}. Alors, A est dense dans
l'ensemble des fonctions holomorphes au voisinage de K pour la topologie
de la convergence compacte.
Corollaire 3.3.2 (Petit théorème de Picard) Soit f entière telle que
f (C) ⊂ C − {0, 1}, alors f est constante.
4.1.1 Formule de Cauchy "Uniforme"

3.3.3 Théorème de Picard

Théorème 4.1.2 Soit U un ouvert, K un compact de U . Alors, il existe


un ensemble de segments orientés (γi )i=1..n , tel que ∀f holomorphe sur U ,
Dénition 3.3.4 (Famille normale) Soit F une famille de fonctions ∀z ∈ K , on aie
holomorphes dénies sur un ouvert U . On dit que F est normale si de 1 X
n Z
f (z 0 ) 0
toute suite (fn )n on peut extraire une suite (gn )n telle que : f (z) = dz .
2iπ i=1 γi z − z 0
 Soit (gn )n converge uniformément sur tout compact K ⊂ U .
 Soit (gn )n diverge uniformément sur tout compact K ⊂ U . (i.e. gn−1
CVU )
4.1.2 Théorème de Runge

Proposition 3.3.2 (Théorème de Marly) Soit F une famille de 4.1.3 Approximations polynômiales
fonctions holomorphes sur un ouvert U , F est normale si et seulement
si {f ∗ ρ0 , f ∈ F } est équibornée qur tout compact K ⊂ U

Corollaire 4.1.1 Soit K compact, si C − K n'a pas de composantes


connexes bornées, les fonctions holomorphes au voisinage de K sont ap-
prochables uniformément par des polynômes.
4 Approximation rationnelle

Théorème 4.1.3 (Margelyan) Soit K compact, si C − K n'a pas de


composantes connexes bornées, les fonctions holomorphes à l'intérieur de
4.1 Approximation polynômiale et rationnelle K continues sur K , sont approchables uniformément par des polynômes.

Proposition 4.1.1 SoitU un ouvert borné, a ∈ U , z 7→ 1/(z − a) holo-


4.2 localisation des zéros d'une fonction holomor-
morphe sur U − {a} ne peut pas être approchée uniformément par des
phe
polynômes sur ∂U .

7
Théorème 4.2.1 (Weierstrass) Soit U un ouvert, S discret dans U , 4.2.3 Corps des fonctions méromorphes
∀a ∈ S , on se donne ma ∈ N. Alors, il existe une fonction holomorphe sur
U dont les zéros sont exactement les points de S et, ∀a ∈ S , a est un zéro
de multiplicité ma
Théorème 4.2.3 Soit U connexe ; l'ensemble des fonctions méromorphes
sur U est le corps des fractions de l'anneau intègre des fonctions holomor-
phes sur U
4.2.1 Produits nis

RappelP: Si (fn )n est une suite de fonctions sur X , à valeursQdans C,


telles que (1 − fn ) est normalement convergente sur X , alors fn est
4.3 Localisation des pôles d'une fonction méromor-
bien dénie, et l'ensemble de ses zéros est
Q l'ensemblePdes zéros des fn . par
ailleurs, si, ∀n, kfn − 1k≤ c < 1, alors fn = exp( log(fn )). phe

Proposition 4.2.1PSoit (fn )n une suite de fonctions holomorphes sur un 4.3.1 Théorème de Mittag-Leer
ouvert U telle que (1 − fn ) est normalement convergente sur tout com-
pact de U . Alors :

i) F = fn est holomorphe sur U
Q
0 Théorème 4.3.1 Soit U un ouvert, S discret dans U , ∀a ∈ S , on se
ii) a est un zéro de F si et seulement si il existe n, fn (a) = 0, et donne ma ∈ N∗ et Ca,n pour 1 ≤ n ≤ ma

ma (F ) = ma (fn ).
P
ma
X
0
Pa (z) = Ca, n(z − a)−n .

iii) F 0 /F = f 0 n/fn si fn n'a pas de zéro, ∀n ≥ N n=1
P
0
Alors, il existe une fonction F méromorphe sur U dont les pôles sont ex-
actement les points de S et telle que le développement de Laurent de F au
voisinage de a ∈ S admet Pa comme partie singulière.
4.2.2 preuve du théorème de Weierstrass

On pose
p
!
X zk 4.3.2 Un problème d'interpolation
Wp (z) = (1 − z) exp .
0
k

Théorème 4.2.2 (Factorisation d'Hadamard) Soit F une fonction Théorème 4.3.2 Soit U un ouvert, S un fermé discret de U . ∀a ∈ S ,
holomorphe dont les zéros répétés non nuls sont (αp ), alors, il existe on se donne ma ∈ N et ca,0 , ...ca,ma ∈ C, alors, il eciste une fonction F
m0 ∈ N est une fonction holomorphe g telle que ∀z ∈ C holomorphe sur U et telle que, ∀a ∈ S, ∀n ≤ ma ,
∞  
Y z F (n) (a)
F (z) = z0m Wp eg(z) = ca,n .
0
αp n!

8
5 Fonctions harmoniques Dénition 5.1.1 (Fonction R−analyticité) Soit U un ouvert de C, f
est dite R−analytique sur U , si au voisinage de chaque point z0 = x0 +iy0 ,
X
f (x + iy) = Cp,q (x − x0 )p (y − y0 )q .
p,q

Dénition 5.0.1 (Fonction harmonique) Soit U un ouvert de C, on Théorème 5.1.2 Soit U un ouvert de C, u une fonction harmonique sur
dit que U est harmonique sur U si elle vérie U , alors u est dite R−analytique sur U .
i) u est C 2 sur U
ii) ∆u = 0 Corollaire 5.1.2 (Prolongement analytique) Une fonction har-
monique non nulle sur un ouvert connexe a des zéros de multiplicité
nie.

Proposition 5.0.1 L'ensemble des fonctions harmoniques est stable par


conjuguaison, mais pas par multiplication. Si u est harmnique sur U et f
5.1.3 Formule de la moyenne
holomorphe de V dans U , alors u ◦ f est harmonique sur V . Ceci est faux
en général si f n'est que harmonique.

Théorème 5.1.3 Soit u une fonction harmonique sur un ouvert U , z0 ∈


U , soit r tel que B(z0 , r) ⊂ U , alors
5.1 Harmonicité et holomorphie Z 2π
1
u(z0 ) = u(z0 + reiθ )dθ .
2π 0
5.1.1 Régularité C ∞ des fonctions harmoniques

Proposition 5.1.1 (Principe du maximum) Soit u une fonction har-


monique sur un ouvert connexe U . Si ∃z0 ∈ U, ∀z ∈ U, |u(z)| ≤ |u(z0 )|,
Théorème 5.1.1 Soit U un ouvert simplement connexe. u une fonction alors u est constante. Variante : u harmonique sur U ouvert borné, con-
harmonique réelle sur U , alors il existe une fonction holomorphe sur U tinue sur U , alors u atteint son maximum sur ∂U .
telle que u = Re(f ). De plus, f est unique à addition d'une constante
imaginaire pure près.
5.2 Formule de Poisson

Corollaire 5.1.1 Soit U un ouvert quelconque, u une fonction har- 5.2.1 Noyau de Poisson
monique sur U . Alors U est de classe C ∞ , et toutes ses dérivées partielles
sont harmoniques.
Dénition 5.2.1 (Noyau de Poisson) Soit D le disque de centre z0 et
de rayon r. On appelle noyau de poisson sur D la fonction positive
2 2
5.1.2 Analyticité des fonctions harmoniques PD : ∂D × D → R∗+ |ζ − z0 | − |z − z0 |
, avec PD (ζ, z) = .
(ζ, z) 7→ PD (ζ, z) (ζ − z)2

9
Proposition 5.2.1 Soit D = B(0, 1), on a les identités suivantes : 5.3 Problème de Dirichlet
i) Pa (ζ) = P (ζ, a) = |Φ0a (ζ)|
ii) Pr (eit ) = n∈Z r e|n| int
P

La seconde formulation sert à ecrire des développements en série entière.


Dénition 5.3.1 (Problème de Dirichlet) On considère la résolution
du problème suivant, appellé problème de Dirichlet :
Théorème 5.2.1 (Poisson) Soit D un disque, u harmonique au voisi-
nage de D, alors

∆u = 0
Z
dζ u continue sur U , u = ω sur le bord ∂U
∀z ∈ D, u(z) = PD (ζ, z)u(ζ) .
∂D |∂D|

5.3.1 Intégrales de Poisson sur B = B(0, 1)


5.2.2 Inégalités de Cauchy

Théorème 5.2.2 (Inégalités de Cauchy) Soit K un compact d'un ou- Dénition 5.3.2 (Intégrale de Poisson) Soit U un ouvert de C, si ω
vert U , u une fonction harmonique sur U . Alors, ∀(k1 , k2 ) ∈ N2 , ∀δ > 0, est une fonction intégrable sur ∂U , on appelle intégrale de Poisson ,
∃c > 0, pour z ∈ U ,
sup ∂ k u ≤ c sup u ,

Z
K Kδ dζ
Pω (z) = P (z, ζ)ω(z) .
et ce indépendamment de la fonction harmonique u choisie, où Kδ est le ∂D 2π
δ−voisinage de K .
Si µ est une mesure bornée sur ∂U , on dénit

Corollaire 5.2.1 Soit


Z
U un ouvert, (un ) une famille de fonctions har- Pµ (z) = P (z, ζ)dµ(ζ) .
moniques équibornées sur tout compact de U . Alors, à extraction près, ∂D
(un ) converge vers une fonction harmonique u pour la topologie de la con-
vergence compacte. L'intégrale de Poisson d'une mesure bornée est une fonction harmonique
sur B .

Théorème 5.2.3 (Harnack) Soit u une fonction harmonique réelle pos-


itive sur B(z0 , r). Alors, ∀r0 < r, ∀t ∈ [0, 2π], on a
r − r0 r + r0 Proposition 5.3.1 Si ζ0 ∈ B est un point de continuité de ωalors
0
u(z0 ) ≤ u(z0 + r0 eit ) ≤ u(z0 ) .
r+r r − r0
lim Pω (z) = ω(ζ0 )
z→ζ0

Corollaire 5.2.2 (Théorème d'harnack) Soit U un ouvert connexe,


(un ) une suite croissante de fonctions harmoniques réelles, alors :
 Soit (un ) converge uniformément sur tout compact de U vers u har-
monique.
Théorème 5.3.1 Soit ω une fonction continue sur ∂B . Alors, il existe
une unique solution au problème de Dirichlet.
 Soit (un ) diverge uniformément sur tout compact de U .

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5.3.2 Cas des domaines de Jordan 5.3.3 Harmonicité et formule de la moyenne

Dénition 5.3.3 (Lacet de Jordan) On appelle lacet de Jordan tout


lacet γ : [a, b] → C tel que γ|[a,b[ est injectif. On appelle courbe de jordan Proposition 5.3.2 Soit U un ouvert de C, u une fonction continue sur
fermée l'image Γ d'un lacet de Jordan. U telle que ∀z0 ∈ U , ∃n0 > 0, ∀r < r0 ,
Z 2π
1
u(z0 ) = u(z0 + reiθ )dθ .
Théorème 5.3.2 (Jordan) Soit γ une courbe de Jordan, C − Γ a deux
2π 0

composantes connexes exactement, dont une est bornée, et l'autre non


bornée. Alors, u est harmonique sur U .

Dénition 5.3.4 (Domaine de Jordan) On appelle Domaine de


Jordan la composante connexe bornée de C − Γ, où Γ est une courbe
de Jordan. 6 Fonctions sous-harmoniques

Théorème 5.3.3 (Caractérisations de la simple connexité) Soit U


un ouvert connexe borné de C.
i) S − U est connexe.
Dénition 6.0.5 (Fonction sous harmonique) Soit U un ouvert de
ii) ∀γ lacet C 1 par morceaux sur U , ∀f holomorphe sur U , on a γ f = 0
R
C, u : U → [−∞, +∞[, on dit que µ est sous harmonique sur U si

iii) Ona une détermination holomorphe de ln(f ) ou de f pour toute  u est semi continue supérieurement : ∀c ∈ R, {z | u(z) < c} est
fonction f : U → C∗ holomorphe. ouvert.
 u vérie la propriété locale de la sous moyenne :
iv) On peut approcher toute les fonctions holomorphes uniformément par
des polynômes. (Runge) Z 2π
1
v) U est conformément équivalent à B (Riemann) ∀z0 ∈ U, ∃r0 > 0, ∀r < r0 , u(z0 ) ≤ u(z0 + reiθ )dθ .
2π 0

Théorème 5.3.4 (Carathéodory) Soit D un domaine de Jordan, et f


un biholomorphisme D → B . Alors f se prolonge en un homéomorphisme Proposition 6.0.3 Soient u, v deux fonctions sous-harmoniques sur un
de D → B ouvert U , alors
 max u, v est sous-harmonique.
 ∀lambda ≥ 0, λu + v est sous harmonique.
Théorème 5.3.5 Soit D un domaine de Jordan, ω continue sur ∂D, alors  Pour ϕ fonction croissante convexe dénie sur [−∞; +∞[, ϕ ◦ u est
il existe une unique solution au problème de Dirichlet. sous-harmonique.

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6.1 Principe du maximum, propriété du ma jorant Proposition 6.1.3 (Du majorant harmonique) Soit U un ouvert de
harmonique C, u une fonction semi-continue supérieurement sur U . Alors, les pro-
priétés suivantes sont équivalentes :
6.1.1 Principe du maximum i) u est sous-harmonique.
ii) ∀V relativement compact dans U , ∀h continue sur V , harmonique sur
V , vériant u ≤ h sur ∂V , on a u ≤ h sur V .
Proposition 6.1.1 Soit U un ouvert connexe de C, u une fonction sous- iii) Pour tout disque D ⊂ U , ∀z ∈ D,
harmonique sur U . Si ∃z0 ∈ U, ∀z ∈ U, u(z) ≤ u(z0 ), alors u est constante.
Z

u(z) ≤ PD (z, ζ)u(ζ)
∂D |∂D|
Proposition 6.1.2 Soit U un ouvert borné, et u une fonction sous-
harmonique sur U , semi-continue supérieurement sur U , alors

max u = max u . 6.1.3 Théorème de Hadamard


U ∂U

6.1.2 Propriété du majorant harmonique Théorème 6.1.1 Soit u uneRfonction sous-harmonique sur B(z0 , R). Soit
r < R, on dénit Ir (u) = 1
2π u(z + reiθ dθ.

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