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09 Cours Algorithme Spirale

Ce document décrit un algorithme pour tracer une spirale polygonale générée par une suite de points complexes définie récursivement. L'algorithme permet de tracer les segments entre points successifs et de calculer la somme des longueurs. Un exemple illustre la conjecture que cette somme tend vers une limite lorsque le nombre de points augmente.

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09 Cours Algorithme Spirale

Ce document décrit un algorithme pour tracer une spirale polygonale générée par une suite de points complexes définie récursivement. L'algorithme permet de tracer les segments entre points successifs et de calculer la somme des longueurs. Un exemple illustre la conjecture que cette somme tend vers une limite lorsque le nombre de points augmente.

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DERNIÈRE IMPRESSION LE 12 octobre 2015 à 16:37

Spirale polygonale
Algorithme

1 Définition

Définition 1 : Une spirale polygonale est engendrée par une suite de points
Mn d’affixe zn tels que : zn+1 = keiθ zn avec z0 donné.
• k : coefficient de réduction (0 < k < 1)
• θ : angle de la rotation.
• n : nombre de rotations

Remarque : Une spirale polygonale ressemble au dessin d’une coquille d’escar-


got.
Conséquence Une spirale polygonale est la représentation d’une suite complexe
(zn ) définie sur C par z0 et zn+1 = keiθ zn .
√ !
3 3
Exemple : Soit (zn ) définie sur C par : z0 = 8 et zn+1 = + i zn .
4 4
Déterminer le coefficient de réduction et de l’angle de rotation.
√ √ √ √ √
3 3 9+3 12 2 3 3
On pose a = + i, on a alors : k = | a| = = = =
4 4 4 4 4 2
√ √ 
3 3 3 
cos θ = ÷ = 
π
4√ 2√ 2

⇒ arg( a) = θ = [2π ]
3 3 1  6
sin θ = ÷ = 

4 2 2 √
3 iπ
La suite (zn ) est donc définie par z0 = 8 et zn+1 = e 6 zn
2

2 Algorithme
1) Déterminer un algorithme permettant à l’aide de la suite des points Mn (zn ),
• de tracer les segments [M0 M1 ], [M1 M2 ], [M2 M3 ], . . ., [Mn−1 Mn ]
• de tracer les segments : [OM1 ], [OM2 ], [OM3 ],. . ., [OMn ]
• puis de déterminer la somme ℓn des longueurs de ces segments :
ℓ n = M0 M1 + M1 M2 + M2 M3 + · · · + M n − 1 M n
= | z 1 − z 0 | + | z 2 − z 1 | + | z 3 − z 2 | + · · · + | z n − z n −1 |
√ !
3 3
2) On reprend l’exemple de la suite (zn ) définie par z0 = 8 et zn+1 = + i zn .
4 4
Quelle conjecture sur la limite de la somme ℓn peut-on faire ?

PAUL MILAN 1 T ERMINALE S


P OUR EN SAVOIR PLUS

1) On peut proposer l’algorithme ci- Variables : Z, U complexes


contre. K, θ, N réels
Entrées et initialisation
La variable U permet de stocker Lire Z, K, θ, N
l’ancienne valeur de Z pour tracer le 0→S
segment et calculer la somme. Traitement
pour I de 1 à N faire
Z→U
Si on rentre :
√ Keiθ Z → Z
3 π Tracer le segment
Z = 8, K = , θ = et N = 40 (Re(U) , Im(U) , Re(Z) , Im(Z))
2 6
On trouve alors S = 29,756 194 Tracer le segment
(0 , 0 , Re(Z) , Im(Z))
S + |Z − U | → S
fin
Sorties : Afficher S

on obtient le tableau des valeurs de N

n 50 100 200 500


U 29,828 29,850 29.856 29,856

On peut donc conjecturer que la limite de la


somme ℓn tend vers 29,856

3 Calcul de la somme
Calcul de la limite de ℓn = |z1 − z0 | + |z2 − z1 | + |z3 − z2 | + · · · + |zn − zn−1 |
On pose un = |zn+1 − zn |, on a alors ℓn = u0 + u1 + u2 + · · · + un−1
Montrons que la suite (un ) est géométrique :
un+1 = |zn+2 − zn+1 | = |keiθ zn+1 − keiθ zn | = |keiθ ||zn+1 − zn | = kun
u
donc ∀n ∈ N, n+1 = k, la suite (un ) est donc géométrique de raison q = k et
un
de premier terme u0 = |z1 − z0 |
ℓn est alors la somme des n premiers termes de la suite géométrique un , donc :
1 − kn u0
ℓ n = u0 or lim kn = 0 car 0 < k < 1 et donc lim ℓn =
1−k n→+∞ n→+∞ 1−k
√ !
3 3
Si l’on revient notre exemple : z0 = 8 et zn+1 = + i zn , on a alors :
4 4
√ !
3 3 √ √ √
| z1 − z0 | = 8 + i − 8 = |6 + 2 3i − 8| = |2 + 2 3i | = 4 + 12 = 4

4 4
u0 8 √ √
√ = √ = 8(2 + 3) et donc lim ℓn = 8(2 + 3) ≈ 29,856
3 2− 3 n→+∞
1−
2

PAUL MILAN 2 T ERMINALE S

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