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M308 Fiche6

Ce document contient de nombreux exercices sur les anneaux, idéaux et morphismes d'anneaux. Il aborde des sujets tels que les propriétés des idéaux premiers et maximaux, les morphismes d'anneaux et leurs images inverses d'idéaux, les anneaux quotients, les produits d'anneaux et les anneaux euclidiens.

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Université Lille 1 Algèbre

2010/11 M51.MIMP

Fiche n◦ 6: Anneaux, idéaux, morphismes

Par anneau, on entendra un anneau commutatif avec unité.

Exercice 1 Démontrer que tout morphisme d’un corps dans un anneau non nul est injectif.

Exercice 2 Soit A un anneau intègre dans lequel toute chaı̂ne décroissante d’idéaux est finie.
Démontrer que A est un corps.

Exercice 3 Montrer que dans un anneau fini A tout idéal premier I est maximal.

Exercice 4 Montrer qu’un idéal propre I d’un anneau A est premier si et seulement si quand
le produit de deux idéaux est contenu dans I, alors l’un des deux est contenu dans I. En déduire
que si M est un idéal maximal de A, alors le seul idéal premier de A qui contient M n , n > 1
est M .

Exercice
√ 5 1. Soit d un entier sans facteur carré et Z[ d] le sous-anneau
√ de C engendré par
Z et d. Trouver le nombre d’éléments de l’anneau quotient Z[ d]/(m) où m ∈ Z∗ .

2. L’idéal principal engendré par 2 est-il premier dans l’anneau Z[ d] ?

Exercice 6 Soit f : A → B un morphisme d’anneaux. Montrer que :


1. Si J est un idéal premier de B, f −1 (J) est un idéal premier de A.
2. Si J est un idéal maximal de B, f −1 (J) n’est pas nécessairement un idéal maximal de A.
Qu’en est-il si f est surjective ?
3. Si f est surjective et I est un idéal premier de A qui contient kerf , f (I) est un idéal premier
de A.
4. Si f est surjective et I est un idéal maximal de A, f (I) = B ou f (I) est un idéal maximal
de B.
5. Considérons la réduction de polynômes sur Z modulo m : rm : Z[x] → Zm [x] et deux idéaux
premiers principaux (x) et (x2 + 1). Les idéaux r6 ((x)) et r2 ((x2 + 1)) sont-ils premiers ?

Exercice 7 1. Soit A un anneau principal et I un idéal de A. Montrer que tous les idéaux de
l’anneau quotient A/I sont principaux.
2. Trouver les idéaux de Z/nZ. Trouver les idéaux maximaux de Z/nZ.

Exercice 8 Soit I et J deux idéaux de l’anneau A. Considérons la projection canonique πI :


A → A/I et l’image J¯ = πI (J) de l’idéal J.
1. Montrer que J¯ est un idéal de l’anneau quotient A/I.
2. Démontrer qu’on a l’isomorphisme suivant : (A/I)/J¯ ∼ = A/(I + J).

Exercice 9 Soit A un anneau, B un sous-anneau de A et I un idéal de A.


1. Montrer que B ∩ I est un idéal de B, B + I = {b + i | b ∈ B, i ∈ I} est un sous-anneau de
l’anneau A et I est un idéal de ce sous-anneau.
2. Montrer que l’anneau quotient B/(B ∩ I) est isomorphe à l’anneau quotient (B + I)/I.

1
Exercice 10 Soit F un corps de caractéristique p > 0.
Montrer que
1. X n − an , a ∈ F \{0}, a des racines multiples si et seulement si p|n ;
2. a est une racine de X p − ap et sa multiplicité est p.

Exercice 11 On veut montrer que Z[i] est un anneau euclidien. On considère l’application
norme N : Z[i]\{0} → N définie par : N (z) = |z|2 , où |z| est le module de z.
Soit A ∈ Z[i], b ∈ Z[i]\{0}. Montrer qu’il existe q ∈ Z[i] tel que | ab − q| < 1. Conclure.


Exercice 12 Le but de cet exercice est de démontrer que l’anneau A = Z[ 1+i2 19 ] n’est pas
euclidien. √
On pose α = 1+i2 19 , N (z) = zz, z étant le conjugué de z dans C.
1. Vérifier que α2 − α + 5 = 0 et que si z ∈ A\{0}, N (z) est un entier strictement positif.
2. Montrer que z ∈ A× si et seulement si N (z) = 1 et déterminer A× .
3. On suppose que (A, φ) est euclidien. Soit x ∈ A\A× ∪ {0} tel que φ(x) est minimal. Montrer
que
a. la restriction à A× ∪ {0} de la surjection canonique s : A → A/(x) est surjective.
b. A/(x) est isomorphe à F2 ou à F3 .
c. Il existe un élément β de A/(x) vérifiant l’équation β 2 − β + 5 = 0 et conclure.

Exercice 13 Soit A un anneau. Trouver les anneaux quotients

A[x]/(x), A[x, y]/(x), A[x, y]/(x, y), A[x1 , x2 , . . . , xn ]/(x1 , x2 , . . . , xn )

Sous quelle condition sur l’anneau A les idéaux (x), (x, y) et (x1 , x2 , . . . , xn ) sont-ils premiers
(maximaux) ?

Exercice 14 1. Trouver les idéaux de Q[x]/(f ) où (f ) est l’idéal principal engendré par un
polynôme f .
2. Trouver les idéaux maximaux de Q[x]/(f ).
3. Trouver les idéaux maximaux de Q[x]/((X 3 − 1)2 ).

Exercice 15 1. Déterminer la caractéristique des anneaux :


Z[i], Z[i]/(2), Z[i]/(1 + i).
2. Soit A un anneau intègre de caractéristique p > 1 et f : A → A définie par f (a) = ap .
Montrer que f est un morphisme d’anneaux injectif, f est appelé le mophisme de Frobenius.

Exercice 16 Soient A, B des anneaux et A × B l’anneau produit.


1. Montrer que les idéaux de A × B sont de la forme I × J où I et J sont des idéaux de A et
B respectivement.
2. Montrer que les idéaux premiers de A × B sont de la forme P × B ou A × Q, où P et Q sont
des idéaux premiers de A et B respectivement.
3. Quels sont les idéaux maximaux de A × B ?
4. Déterminer les idéaux premiers et les idéaux maximaux de Z/nZ × Z/mZ.

2
Exercice 17 Soient m1 , ..., mn des entiers de Z premiers entre eux deux à deux. Montrer que
les anneaux Z/m1 ...mn Z et (Z/m1 Z) × ... × (Z/mn Z) sont isomorphes.
En déduire que les groupes (Z/m1 ...mn Z)× et (Z/m1 Z)× × ... × (Z/mn Z)× sont isomorphes.
Soit φ la fonction d’Euler : φ : N∗ → N∗ définie par : Pour n > 1, φ(n) est le nombre d’entiers
a ∈ [1, n] tels que pgcd(a, n) = 1. Montrer que si m et n sont des entiers > 1 premiers entre
eux, alors φ(mn) = φ(m)φ(n).

Exercice 18 Soient A un anneau et N il(A) l’ensemble des éléments nilpotents de A.


1. Montrer que N il(A) est contenu dans tout idéal premier de A.
2. Soit x un élément non nilpotent de A et posons S = {xn ; n ∈ N}. Montrer que S ⊂ A\{0}.
Soit f le morphisme naturel de A vers A[S −1 ]. Soit P un idéal premier de A[S −1 ]. Montrer que
f −1 (P ) est un idéal premier de A qui ne contient pas x.
3. Déduire de 1. et 2. que N il(A) est l’intersection des idéaux premiers de A.

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Fiche n◦ 6: Anneaux, idéaux, morphismes

Indication 1 Considérer l’inverse pour la multiplication d’un élément du noyau du mor-


phisme.

Indication 2 Soit x ∈ A non nul. Considérer la chaı̂ne d’idéaux : (x) ⊃ (x2 ) ⊃ . . .

Indication 3 Pour un élément x ∈ A/I, considérer l’application f : y 7→ y · x.

Indication 4 Si I est premier, J · K ⊂ I, considérer le produit d’un élément de J \ I avec


celui d’un élément de K \ I.

Indication 6 2. Considérer l’injection de Z dans Q.

Indication 8 2. Considérer le morphisme a + I 7→ a + (I + J) de l’anneau A/I vers l’anneau


A/(I + J).

Indication 9 2. Considérer le composé de l’inclusion B → B + I avec la projection canonique


B + I → (B + I)/I.

Indication 10 1. Dériver (formellement) le polynôme.


2. Développer (X − a)p .

Indication 14 La projection canonique est surjective, utiliser l’exercice 6.2.

Indication 16 3. Remarquer que A × J est un idéal propre de A × B.

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Fiche n◦ 6: Anneaux, idéaux, morphismes

Correction 1 Par l’absurde : soit x 6= 0 un élément de ker f . L’élément x étant non nul dans
un corps, il est inversible et on a

1 = f (xx−1 ) = f (x)f (x−1 ) = 0f (x−1 ) = 0.

Ce qui est absurde puisque l’anneau d’arrivée est non nul.

Correction 2 Soit x ∈ A non nul. Par hypothèse, il existe un entier m et un élément a de A


tel que
xm−1 = axm ,
c’est-à-dire
xm−1 (1 − ax) = 0.
L’anneau A étant intègre et x non nul, on montre par récurrence que xm−1 est non nul et on
en déduit que ax = 1.

Correction 3 Soit un élément non nul x ∈ A/I, l’anneau A/I étant intègre, l’application
f : y 7→ y · x est injective : en effet, si yx = zx alors x(z − y) = 0, d’où z − y = 0. L’anneau
A/I étant fini, cette application est bijective donc il existe x0 tel que xx0 = 1. L’anneau A/I
est donc un corps et I est maximal.

Correction 4 Supposons I est premier, J · K ⊂ I avec J non inclus dans I. Soit x ∈ J \ I.


On a xK ∈ I donc, par primalité de I, tout élément de K appartient à I.
Pour la réciproque, il suffit de considérer les idéaux principaux pour obtenir que

xy ∈ I =⇒ x ∈ I ou y ∈ I.

Correction 6 4. L’idéal I étant maximal et f étant surjective, on en déduit que

f (I) non maximal =⇒ f −1 (f (I)) 6= I.

Cela implique que f −1 (f (I)) = A et par surjectivité de f , que f (I) = B.


5. r2 ((x2 + 1)) = r2 ((x + 1)2 ) et r6 ((x)) = r6 ((3x + 2)(2x + 3)) puisque 13 est premier (avec 6).

Correction 7 1. On note f le morphisme quotient de A vers A/I. Soit J un idéal de A/I.


L’idéal K = f −1 (I) est principal, on a donc K = (x) pour un élément x de A bien choisi. On
a alors J = (f (x)).
2. La question 1. fournit la réponse à la première partie. On remarquera ensuite que (m) ⊂ (k)
si et seulement si k|m.

Correction 10 1. Une racine est multiple si et seulement elle est aussi racine du polynôme
dérivé.
2. Les entiers de la forme Cpk sont divisibles par p pour k 6∈ {1, p}. On a donc X p −ap = (X −a)p .

1
Correction 16 2. Si I et J ne sont pas premiers, il existe a, a0 dans A \ I et b, b0 dans B \ J
tels que aa0 ∈ I et bb0 ∈ J. On en déduit que I × J n’est pas premier en considérant le produit
(a, b)(a0 , b0 ). La contraposée de la réciproque est immédiate sur le même principe.

Correction 18 1. Soient I un idéal premier, x un élément nilpotent non nul et n un entier tel
que xn 6= 0 et xn+1 = 0. Alors x ∈ I ou xn ∈ I. On montre ainsi par récurrence sur l’exposant
n que
xn ∈ I =⇒ x ∈ I.
2. Le seul point non immédiat est x 6∈ f −1 (P ). Comme f (x) est inversible, on a f (x) 6∈ P donc
x 6∈ f −1 (P ).

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