L2strati2022 Dodo
L2strati2022 Dodo
2021-2022
ELEMENTS DE STRATIGRAPHIE
MONDE Sylvain
Professeur titulaire des Universités CAMES
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Chapitre I : DEFINITIONS - METHODES ET PRINCIPES
I-1 Définitions
La stratigraphie dans son acception première est l'étude descriptive des strates,
c'est-à-dire des couches sédimentaires de l'écorce terrestre. Cette définition qui donne à la
stratigraphie un caractère uniquement descriptif et sédimentaire va évoluer, s'enrichir et
aggrandir son domaine d'activité.
I-2 Historique
La notion de stratigraphie s'est dégagée progressivement au cours des siècles.
Au VIè siècle avant l'ère chrétienne, PYTHAGORE (570-480 av J.C.) ayant
observé des coquilles marines dans les roches du continent avait conclu la présence de la mer
autrefois sur le continent actuel.
Au XVIIè siècle, la stratigraphie va avoir un développement important avec la
création de notions fondamentales de cette science avec Niesls STENSEN (Nicolas. STENO).
Ces notions sont:
- La notion de sédimentation marine,
- la notion de superposition des couches sédimentaires
- la notion d’horizontalité initiale des couches
- la notion de la postériorité des plissements des couches
- les notions de transgression et régression.
Plus tard HUTTON James (1726-1797) élargit le champ d’étude de la
stratigraphie en introduisant la notion de plutonisme, le rôle du temps dans la démarche
stratigraphique et les forces orogéniques.
c) - Séquence
Une séquence est une succession de couches se présentant toujours dans le même
ordre, et qui se répète un grand nombre de fois. Dans les bassins houillers, on utilise le terme
de cyclothème pour désigner les séquences.
Les séquences sont séparées les unes des autres par des surfaces de discontinuité
ou surfaces limites qui traduisent une rupture de sédimentation.
L’analyse de la succession des séquences, qu’on appelle analyse séquentielle,
permet de définir les cycles sédimentaires et établir des corrélations au moins à l’échelle
régionale.
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d) La granulométrie : l'analyse granulométrique permet d'établir des courbes ou
des histogrammes qui donnent des renseignements sur l'origine des roches et permettent
d'établir une chronologie.
Methodes indirectes
- sismostratigraphie ou la stratigraphie sismique:
Cette méthode repose sur la propagation des ondes dans les couches
surperficielles de l'écorce.
On envoie par exemple des ultrasons discontinus à partir d'un émetteur dans
les formations à étudier et on enregistre le temps de parcours des ondes à travers les couches
traversées. On établit à partir de ces temps de parcours et des notions expérimentales, la
nature des couches traversées.
On peut procéder par des explosions en profondeur ;
6
7
*
8
I-4 Fondement de la stratigraphie
1. Principe de l'actualisme (Reconstitution du paléoenvironnement)
Le fondement principal de la stratigraphie est le principe des causes actuelles.
On l’appelle aussi principe de l'actualisme ou principe de l'uniformitarisme qui dit que les
phénomènes anciens sont de même nature que les phénomènes actuels, toutefois l'intensité
des causes est variable au cours du temps. Par ailleurs dans l'interprétation interviennent la
durée, la fréquence et l'échelle. Evidemment tout cela reste un peu théorique pour le simple
fait que beaucoup de phénomènes ne peuvent q'être partiellement perçus du fait de la brièveté
de la vie humaine par rapport aux durées des phénomènes géologiques.
Exemple: la séparation de deux blocs (l'Afrique et l'Amérique); la formation
d'une chaine de montagne, sont des phénomènes géologiques qui ne peuvent pas être perçu au
cours d'une vie.
Remarque: Ce principe des causes actuelles doit être nuancé car certains
facteurs ayant une influence sur les phénomènes géologiques ont évolué au cours du temps.
On peut citer la végétation, les teneurs en O2, CO2, et beaucoup d'autres phénomènes qui ont
une influence sur le comportement de la terre donc sur les phénomènes géologiques. Par
exemple les études sur des stries d’accroissement des fossiles du Dévonien ont montré que
l'année à cette époque était de 400 jours, ce qui signifie que la terre tournait plus vite. On sait
en effet que les marées exercent un freinage de l'ordre de 0,0016 seconde par siècle, ce qui
veut dire que le nombre de jours dans l'année diminue d'une unité tous les 10 millions
d'années. Au début du Paléozoïque par exemple, l'année était de 14 mois, alors qu'au
Carbonifère, il n'est que de 13 mois. Si on tient compte de tous ces changements et leur
influence probable sur les phénomènes géologiques, on peut dire à la suite de J. DEBYSER
(1954) que: le présent est la clé du passé et non sa réplique.
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22
1 11
1>2>3
L’application de ce principe présente cependant quelques difficultés, dans le
cas des : - terrasses fluviales
- des plis couchés, des nappes de charriages
- des filons clastiques
Par ailleurs, ce principe de superposition ne peut pas s’appliquer aux roches
magmatiques. Pour ces dernières, on utilise les relations géométriques. Ainsi une roche
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magmatique est plus jeune que les terrains qu’elle traverse et plus ancienne que les terrains
qui la remanie c’est-à-dire qui la contiennent en galet.
1 > 2 > 3 > 4 > γ> 5 1 > 2 > 3 > γ > galet de γ > 4
4
4 3
3
2
2
1 1
b- Principe de la continuité
une couche a en général le même âge sur toute son étendue. A l’application, ce
principe présente très vite des difficultés, car il est impossible de suivre la couche sur toute
son étendue. On a utilisé donc pour correler les formations, les caractères lithologiques, mais
on s'est aperçu très vite que cela a introduit parfois des erreurs.
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paléontologique sont de même âge, à la condition toutefois que ces fossiles soient des fossiles
stratigraphiques.
Ce principe reste contestable si l'on considère les possibilités de migrations
d'une espèce au cours des temps. Malgré cette possibilité, on s'en accomode.
d-Principe de recoupement
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* la description des séquences locales (séquences = succession de couches ou
des formations, datations surtout les cas des roches ignées) ;
* la corrélation des séquences entre elles ou des âges entre eux
- établissement des relations mutuelles des séquences ou des
formations dans le temps ;
- situation de la séquence locale ou de la formation dans l'échelle
stratigraphique internationale ;
* interprétations:
- reconstitution de l'histoire de la région puis de la terre.
Comme on le voit, on part d'une description ou analyse pour aboutir à une
synthèse mondiale.
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Uranium, fer, cuivre, argent, plomb, or, diamant : si beaucoup de ces minérais
sont liés à des gisements de roches éruptives ou métamorphiques, ils peuvent se retrouver
dans des roches sédimentaires ou des métasédiments où ils ont pu se concentrer.
Exemples:
-les Itabirites de l'Archéen de la région de Man,
- les diamants alluvionnaires de la région de Tortiya ou Séguela,
- les placers d'or dans diverses régions de Côte d'Ivoire (Yaouré, Issia etc..)
- les gisements d'Uranium sédimentaire aux Etats-Unis, au Canada ou au Gabon
d) la recherche d'autres matériaux
- les phophates (pour engrais); Exemples: Sénégal, Togo, Maroc, Sahara
Occidental où il se trouvent dans des terrains Crétacé Supérieur/Eocène.
- le gypse (pour plâtre). Exemples: Bassin de Paris, bassins côtiers marocains.
- le calcaire (pour cimenterie)
-les graviers, sables pour travaux publics etc.
e) la réalisation de grands travaux
Exemples. Fondations d'ouvrages d'art (présences d'argiles fluantes) Autoroutes,
barrages, tunnels, ports etc...
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Chapitre II - ECHELLE STRATIGRAPHIQUE
II-1 Introduction
L'un des objectifs fondamentaux de la stratigraphie, nous l'avons vu dans le
chapitre précédent, est de créer un cadre espace-temps, c'est-à-dire ordonner dans l'espace et
le temps les terrains et les évènements géologiques. La stratigraphie se trouve donc dès le
début face au temps. Comment le stratigraphe perçoit-il le temps dans son étude.
La notion de temps englobe dans la démarche stratigraphique, trois concepts
fondamentaux:
- la succession
- la durée
- la simultanéité
La succession: le premier problème qui s'est posé à la stratigraphie est de situer
une couche par rapport à une autre, un évènement par rapport à un autre dans le temps. Il
s'agit donc d'une succession chronologique, c'est-à-dire un ordre temporel. Un tel ordre est
unilinéaire ou unidirectionnel.
La durée: la durée est l'aspect quantitatif du temps; elle peut être définie comme
une longueur de temps: la durée d'un évènement; comme un intervalle de temps: c'est-à-dire
la durée écoulée entre deux évènements, c'est-à-dire l'intervalle entre le temps T1 marquant
le début de l'évènement et le temps T2 marquant la fin de l'évènement..
La durée peut encore être définie comme une tranche du temps stratigraphique:
par exemple, une période, une ère comme nous verrons plus loin.
Comment mesure - t-on cette durée? Les notions d'unités stratigraphiques que
nous verrons plus loin permettront une meilleure compréhension.
La simultanéité: en stratigraphie, on cherche dans le temps déjà écoulé, si deux
phénomènes se sont produits en même temps, c'est-à-dire s'ils sont synchrones. C'ette notion
de simultanéité permet de faire des corrélations entre les zones éloignées et établir une
chronologie.
En conclusion, on remarque que la conception stratigraphique actuelle du
temps est spatiale, c'est un temps qui coule uniformément de manière irréversible.
Généralités
Bien que la vocation de la stratigraphie soit unitaire, la démarche
stratigraphique, peut suivre dans l'établissement des unités , différentes approches:
- une approche lithostratigraphique, c'est-à-dire liée à la nature des roches,
- une approche biostratigraphique, liée au contenu fossilifère des roches.
Ces approches ont conduit les auteurs à définir des unités relatives à ces
différentes approches. Ainsi on aura des unités lithostratigraphiques et des unités
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biostratigraphiques. Ces deux types d'unités qui ont un caractère local, vont permettre par des
corrélation de proche en proche de définir des unités ayant un caractère plus régional, voire
international qui sont les unités chronostratigraphiques.
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Le membre
C'est une subdivision de la formation pour raison de clarté.
Ex: Grès armoricain inférieur
Grès armoricain supérieur
La formation
La formation est l'unité de base des unités lithostratigraphiques. Elle doit
présenter des caractères lithologiques constants de façon à être reconnaissable à divers points
sur le terrains. Elle est souvent représentée sur les cartes, c'est l'unité cartographique de
préférence. Elle est constituée d'un seul type de roches, elle peut avoir une épaisseur variable
et se déplacer dans le temps et l'espace.
La formation est caractérisée par une lithologie, un age et une epaisseur :
Exemple la Formation de FRESCO (Calcaire glauconieux, Paléocene, 100m)
F2 F'2 F"2
t2
F1
t1
F'1 F"1
Le groupe
Un ensemble de formations constituent un groupe. Le mot est souvent utilisé en
géologie houillère. C’est une unité lithostratigraphique à valeur régionale, à son nom est
attaché un lieu géographique. Un groupe est composé de plusieurs formations que l’on va
définir ci-dessous. Un groupe peut comporter des formations à lithologie différente voire des
roches intrusives et sédimentaires. La composition d’un groupe peut ne pas comporter
toujours les mêmes formations (variations latérales de faciès: lentilles). Le groupe peut
parfois se réunir en super groupe.
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B - Les unités biostratigraphiques
Lorsque les couches sont caractérisées par leur contenu biologique c'est-à-dire
les fossiles ou traces, on parle de biostratigraphie. Dès lors on comprend que la
biostratigraphie ne peut s'appliquer qu'aux roches sédimentaires ou faiblement
métamorphisées.
La biozone
L'unité fondamentale de la biostratigraphie est la biozone. La biozone
correspond à un ensemble de strates dans lesquelles une espèce fossile de valeur
stratigraphique est maintenue sans changer de caractère.
Plusieurs biozones ayant des caractères communs peuvent être regroupées en
superzones.
Par ailleurs une biozone peut être subdivisée en sous-zones ou en zonules.
On distingue généralement quatre types de biozones:
- zones d'association = cenozones
- zones d'extension
- zones d'apogée
- zones d'intervalle
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C - La Chronostratigraphie
La lithostratigraphie et la biostratigraphie ont subdivisé les terrains par des
caractérisations lithologiques ou biologiques. Il s'agit donc de notions plus ou moins locales.
La chronostratigraphie a pour objectif la division de la succession des couches
de l'écorce terrestre en unités correspondant à des intervalles de temps. On passe du cadre
local à un cadre beaucoup plus vaste. Les différentes unités chronostratographiques sont:
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- Eonothème
- Erathème
- Système
- Série
- Etage
- Chronozone
Alors que la chronostratigraphie s'occupe d'intervalle de temps, la
géochronologie s'occupe de valeur absolue donc de la durée. Les unités géochronologiques
correspondant à celles de la chronostratigraphie sont:
- Eon
- Ere
- Période
- Epoque
- Age
- Chron
Le Chronozone : est la plus petite division chronstratigraphique, son équivalent
géochronologique est le chron.
L'étage : c'est l'unité la plus courante, il correspond à un ensemble de strates ou
de formations bien déterminées et dont le type est pris dans une localité précise, là où les
couches sont marines. Cette localité répère est le stratotype. L'étage porte parfois le nom du
stratotype. Ex. Le Tarkwaïen . L'équivalent géochronologique est l'âge.
Les séries et époques : regroupent souvent un ensemble d'étages. On parle
souvent de série inférieure, moyen et supérieure.
Les systèmes et périodes = un ensemble de séries.
Erathème ou Ere: réflète les changements intervenus dans l'histoire de la Terre.
ainsi l'ère primaire représente les terrains primitifs...
Eonothème et Eon
-7
P aléogène Argile
400m
-65 C
r Glauconie
Crétacé
é
t 200m
-140
J
u
r Jurass ique Calcaires
a
s
s 0m
-200
Log. Chronostratigraphique Log. Lithostratigraphique
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Conclusion : Comme on le voit, l'établissement de l'échelle stratigraphique internationale,
débute d'abord par une échelle stratigraphique locale, basée sur les faits et observations
locaux, superposition ou rapport des couches, nature des fossiles stratigraphiques, nature des
roches. Les unités utilisées préférentiellement sont des unités litho ou biostratigraphique.
Cette étude locale débouche sur une synthèse à plus grande échelle par des
corrélations. Les unités locales sont remplacées par des unités régionales. On a une échelle
stratigraphiques régionale qui utilise plus les unités chronostratigraphiques. L'harmonisation
des différentes subdivisions régionales opérées avec les divisions d'autres régions, ou d'autres
continents par l'intermédiaire de la commission internationale a donné l'échelle
stratigraphique internationale. L'avènement de la radiochronologie a développé et facilité
l'internationalisation de l'échelle stratigraphique. Par ailleurs, on a tendance de plus en plus à
utiliser les unités géochronologiques et donner des âges absolus.
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Chapitre III : STRATIGRAPHIE ET GEOCHRONOLOGIE
L’aboutissement de l’étude stratigraphique, nous l’avons vu au chapitre
précédent, c’est d’étudier l’histoire de l’écorce terrestre. Toute l’histoire de l’écorce terrestre
exige une chronologie des faits, un calendrier c’est-à-dire une échelle datée.
Les méthodes utilisées pour l’établissement de ce calendrier ou mieux de cette
échelle sont regroupées en deux grands ensembles qui sont:
- les méthodes de la chronologie relative,
- les méthodes de la chronologie absolue.
I - La chronolgie relative.
I-1 Généralités
Elle consiste à situer un évènement par rapport à un autre, une couche par
rapport à une autre. On recherchera dans ce cadre à savoir si le phénomène A s’est produit
avant le phénomène B et le phénomène B avant le phénomène C.
Les fondéments essentiels de cette chronologie sont:
- le principe de la superposition
- le principe de la continuité
- le principe de l’identité paléontologique.
II - Chronologie absolue
Alors que la chrologie relative définit un ordre de sccession, la chronologie
absolue donne des dates en années ou en millions d'années.
Paul a 15 ans; Koffi a 13 ans.
Néanmoins, la connaissance de la chronologie absolue, permet d'établir une
chronologie relative.
Paul a 15 ans, Koffi en a 13 ----> Paul est plus agé que Koffi.
L'oxygène O
16 17 18
O représente 99,8% mais existe aussi O et O
le Potassium K
39 40 41
K représente 93,1% mais existe aussi K K
l'Uranium U
238 235 234
U qui représente 99,3% de l'U mais existe aussi U et U
Donc, comme on l'a dit plus haut, certains de ces isotopes sont radioatifs, c'est-à-
dire qu'ils vont se transformer en un autre élément par modification du noyau, celle-ci
ont une masse négligeable: la masse atomique ne sera donc pas touchée:
234 234
ex: -
proactinium
Le noyau radioactif lui par contre gagne une charge (proton supplémentaire)
les rayons X) jusqu'à 20cm
de Pb; ce sont des particules sans masse de type photon.
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N = No e- T qui est une fonction exponentielle décroissante où N est la quantité
d'un élément radioactif présent au bout du temps t, N la quantité de cet élément à l'origine ,
o
la constante de désintégration propre à l'élément. On a appellé Période (sous entendu de
demi-vie) le temps nécéssaire pour que la quantité d'un élément radioactif soit réduit de
moitié.
Pour qu'un élément radioactif perde la moitié de sa masse, il faut un temps T tel
que:
No = Noe- T soit 1 = e-
2 2
n2 le log népérien de 2 étant égal à 0,6931
il vient T= 0,6931
1 -
1/2 -
temps en
0 périodes
1 2 3
(demi-vies)
Chacune de ces méthodes donne des âges qui ne sauraient dépasser deux limites:
l’une inférieure imposée par la quantité restante de produit qui ne doit pas être trop faible
pour être dosée efficacement, l’autre supérieure au dé-là de laquelle c’est la quantité de
produits de désintégration qui devient trop faible. Le carbone 14 permet de remonter au
maximum à 50 000 ans: 10 périodes de une demi vies se sont écoulées pendant ce laps de
temps. - 100 ans est la limite supérieure. Le carbone 14 présent dans l’atmosphère où il se
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forme sous l’influence des rayons cosmiques à partir de l’azote N de façon constante en se
combinant avec l’oxygène de l’air il sera absorbé par les êtres vivants (plantes, animaux), la
quantité de carbone radioactif est mesurée par un compteur Geiger qui compte le nombre de
désintégration /séconde. Pour les temps plus anciens les méthodes les plus utilsées sont
Uranium-Plomb, Potassium-Argon; pour des périodes très anciennes, le Rubidium-Strontium
donne de bons résultats. Notamment en utilisant la méthode des isochrones où sont portés sur
une droite plusieurs échantillons ou minéraux avec des compositions isotopiques différentes.
La pente de la droite obtenue est fonction de l’âge. Ex: isochrone d’un granite:
Sr 87 Biotite 2
Sr 86 KF2
RT2 Biotite 1
RT1 KF1
0,707
Rb 87
Sr 86
Le coefficient de partage du Rb.87 varie d’un minéral à l’autre ou par rapport à la
roche totale qui est par exemple toujours moins riche en Rb que la biotite par exemple.
D’autres méthodes existent comme celle des traces de fission de l’Uranium 238
qui émet des particules de très haute énergie qui laissent des traces de leur passage dans les
cristaux. La méthode consiste à compter le nombre de ces traces dans un cristal ( au
microscope electronique) ce qui donne le nombre d’atomes d’Uranium qui ont été désintégré.
Pour connaitre le nombre d’atome d’Uranium restant, on bombarde dans un réacteur
atomique, ce cristal à l’aide de neutrons de haute énergie, ce qui a pour conséquence de
provoquer la fission des atomes restant, on procède alors à un nouveau comptage au
microscope electronique, la proportion de désintégrations donnera l’âge.
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une datation de roche volcanique du Dévonien par la méthode Rb/Sr qui donne un
âge de 395 a une incertitude de plus ou moins 6 millions d’années.
Enfin certaines méthodes admettent d’emblée un certain nombre de postulats par
exemple, que les systèmes sont clos (pas d’enrichissement ou de pertes isotopiques) ce qui est
loin d’être acquis dans le milieu naturel notamment, le problème est délicat pour la méthode
K/Ar. Autre exemple on suppose que le coefficient de partage dans l’atmosphère entre les
isotopes 12, 13 et 14 du carbone, de même que la quantité de carbone formé dans la haute
atmosphère sont demeurés constants au cours du temps. Or on s’est aperçu par d’autres
moyens que ce n’était pas toujours rigoureusement vrai.
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Méthode du Rubidium-strontium
Le Rubidium est formé de deux isotopes : 87 Rb et 85 Rb
37 37
dans les proportions respectives de 27,85 % et 72,15 %. Le Rubidium 87 est
radioactif et
composition suivante:
84 Sr 86 Sr 87 Sr 88 Sr Le 87 Sr n'est pas radiogénique
38 38 38 38
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Chapitre IV : PALEOGEOGRAPHIE
La paléogéographie a pour but, la reconstitution de l'aspect de la terre à travers les
âges de son histoire. Cette reconstitution se fait suivant deux aspects:
1) Du point de vue géographique: position des rivages des fleuves, des montagnes,
communications inter-océaniques, les climats, les courants atmosphériques et océaniques.
2) Du point de vue géologique: phénomènes d'érosion, de sédimentation,
mouvements orogéniques, transgressions et regressions.
La paléogéographie apparaît comme une science de synthèse. Cette synthèse ne
peut être faite que grâce à un certain nombre de notions dont la connaissance est nécéssaire
pour une bonne interprétation paléogéographique: il s'agit des notions de :
- faciès
- concordance et discontinuité
- transgression et régression
- cycle sédimentaire.
Mais en fait, la paléogéographie en plus de ces notions, utilise toutes les méthodes
de la stratigraphie.
II -L'ANALYSE PALEOGEOGRAPHIQUE
II-1 Notion de Faciès
II-1-1 Définition
On entend par faciès l'ensemble des caractères lithologiques et paléontologiques
qui caractérisent une roche. Cette définition s'adresse implicitement aux roches exogènes.
Mais de plus en plus, le terme faciès recouvre aussi les roches métamorphiques (faciès
granulite) et même les roches magmatiques (faciès granitique), dans ce cas on pense
essentiellement aux caractères minéralogiques de la roche.
Que recouvre les termes caractères lithologiques et paléontologiques?
- Les caractères lithologiques sont les caractères qui font appel à toutes les
propriétés pétrographiques et chimiques (texture, structure, composition chimique).
- Les caractères paléontologiques font appel à la population de fossiles de la
roche.
II-1-2 Principaux types de faciès
selon la méthode de définition et d'observation des faciès, on distinguera plusieurs
types. Ainsi si l'observation se fait aux microscope ou à la loupe, on parlera de microfaciès.
Au microscope électronique, on parle de nannofaciès.
Lorsque le faciès est caractérisé uniquement par les constituants minéraux de la
roche, on parle de lithofaciès et de biofaciès lorsque la caractérisation est faite uniquement par
des tests ou restes d'organisme.
II-1-3 Variations de faciès
On observe parfois des variations de faciès dans l'espace, on parle de variations
latérales ou passage de faciès, ou dans le temps, on parle alors de variations verticales
(granoclassement; les varves par exemple).
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De telles variations traduisent des variations paléogégraphiques.
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IV - NOTION DE DISCORDANCE
La discordance resulte du dépôt sur une surface préalablement érodé et/ou plissée
d'une nouvelle série. La discordance permet de dater les deux séries. La plus jeune étant la
série superieure.
Une couche qui manque entraine une lacune et qui peut entrainer une discordance.
La couche supérieure est discordante sur la couche inférieure.
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Dans une coupe verticale à travers une telle série, on trouve superposées les
grandes zones de sédiments correspondant aux diverses étapes de la progression: grossiers au
littoral, sableux au-delà et vaseux au large.
Sur le terrain, on a des couches superposées en oblique.
Les transgressions sont caractérisées par des séquences positives: du grossier au
fin.
V-3 La regression
La regression, c'est le retrait de la mer. Ce retrait resulte d'une baisse de niveau de
la mer ou d'un mouvement de soulevement.
Sur le terrain, dans le cas d'une regression, les faciès passent du faciès marin au
faciès lagunaire, puis aux faciès continentaux.
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ECUE : Stratigraphie Durée : 30 min
COURS MAGISTRAL
QCM (Question à Choix Multiples) cocher ou entourer la ou les bonnes réponses
1- la stratigraphie étudie :
a) l'agencement dans l'espace et dans le temps des terrains sédimentaires et les évènements
subis par ces terrains.
b) l'agencement dans l'espace ou dans le temps, tous les terrains ou les évènements subis
par ces terrains.
c) la reconstitution de l'histoire géologique de l'écorce terrestre.
d) la transformation de l'histoire géologique de l'écorce terrestre.
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2- Pour atteindre ces objectifs, la stratigraphie va utiliser diverses méthodes parmi
lesquelles nous pouvons citer les méthodes suivantes:
a) les méthodes paléontologiques, sédimentologiques, statistiques, pétrologiques et
géochimiques
b) les méthodes paléontologiques, magmatique, statistiques, pétrologiques et géochimiques
c) les méthodes paléontologiques, Sédimentologiques, physiques, pétrographiques et
géochimiques
a) se présentant toujours dans le même ordre, et qui se répète un grand nombre de fois.
b) se présentant quelques fois dans le même ordre, et qui se répète un grand nombre de fois.
c) se présentant quelque fois dans le même ordre, et qui se répète une fois.
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11- C’est la couche ou strate élémentaire dans la hiérarchie lithostratigraphique. Les anglo-
saxons parlent de : a ) bed b) beed c) banc
12- La radiochronologie permet de connaitre l’âge réel des roches étudiées, elles sont des
méthodes irremplaçables pour la datation des terrains du tertiaire VRAI--FAUX
13- Principe de la superposition c’est lorsque deux couches sont normalement superposées,
c’est-à-dire lorsqu’elles sont restées dans leur position originelle, l’ordre de leur succession,
de bas en haut est aussi l’ordre chronologique de leur dépôt VRAI--FAUX
14- Lorsque les couches sont caractérisées par leur contenu biologique c'est-à-dire les
fossiles ou traces, on parle de :
a) Biostratigraphie b) Biologie c) Lithostratigraphie d) pétrologie
15- La biozone l'unité fondamentale de :
a ) la biostratigraphie b ) la cenoozone. c ) l ’ a c m é z o n e
16- La biozone correspond à un ensemble de strates dans lesquelles une espèce fossile de
valeur stratigraphique est :
a) maintenue sans changer de caractère b )maintenue avec changement de caractère.
c) maintenue sans changer de forme.
17 La paléogéographie a pour but, la reconstitution de l'aspect de la terre à travers les
âges de son histoire. Cette reconstitution se fait suivant deux aspects: du point de vue
géographique et du point de vue biologique VRAI--FAUX
18-Lorsque le banc s’interromp et devient discontinu, on peut parler de :
a) lentilles ou de discontinuité b)lentilles et de loges c)lentilles et de langues.
19- Les varves sont des dépôts rythmiques saisonniers qui s’effectuent dans :
a) des lacs. b) des fleuves c) des lagunes d) des mangroves
22-Pour qu’un fossile présente un intérêt stratigraphique, il doit avoir une très grande
répartition géographique et une évolution rapide. Les fossiles qui remplissent ces
conditions sont dits :
a) bons fossiles stratigraphiques et fossiles repères
b) bons fossiles stratigraphiques ou fossiles répères
c) bons fossiles stratigraphiques ou fossiles de niveau
d) bons fossiles stratigraphiques ou microfossiles
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