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Ce document présente les éléments de base de la stratigraphie, notamment ses définitions, méthodes et principes. Il décrit l'histoire et l'évolution de la stratigraphie ainsi que les différentes méthodes utilisées, telles que les méthodes paléontologiques, sédimentologiques, physiques, pétrographiques et géochimiques.

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Ce document présente les éléments de base de la stratigraphie, notamment ses définitions, méthodes et principes. Il décrit l'histoire et l'évolution de la stratigraphie ainsi que les différentes méthodes utilisées, telles que les méthodes paléontologiques, sédimentologiques, physiques, pétrographiques et géochimiques.

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LICENCE II SCIENCES DE LA TERRE

2021-2022

ELEMENTS DE STRATIGRAPHIE

MONDE Sylvain
Professeur titulaire des Universités CAMES

1
Chapitre I : DEFINITIONS - METHODES ET PRINCIPES
I-1 Définitions
La stratigraphie dans son acception première est l'étude descriptive des strates,
c'est-à-dire des couches sédimentaires de l'écorce terrestre. Cette définition qui donne à la
stratigraphie un caractère uniquement descriptif et sédimentaire va évoluer, s'enrichir et
aggrandir son domaine d'activité.

Dans le cadre de la conception actuelle de la stratigraphie, deux rôles essentiels


lui sont dévoluent:
a) remonter au-délà de toutes transformations vers l'agencement initial. En
effet, dans la plupart des cas, l'agencement que nous observons sur le terrain, n'est pas
l'agencement initial, mais la résultante de plusieurs transformations dues aux phénomènes
tectoniques, au métamorphisme, à l'altération, à l'érosion et autres phénomènes.
2
b) fournir, un cadre espace-temps, ou mieux un cadre spatio-temporel qui
permet de situer les évènements les uns par rapport aux autres dans les temps géologiques.
En conclusion, la stratigraphie étudie l'agencement dans l'espace et dans le
temps, tous les terrains et les évènements subis par ces terrains. La stratigraphie établit
donc un calendrier des évènements géologiques.
L'aboutissement de cette étude est la reconstitution de l'histoire géologique de
l'écorce terrestre.
Comme on le voit, tous les ensembles de terrains; sédimentaires,
métamorphiques, magmatiques relèvent de la stratigraphie contrairement à la définition
initiale qui limitait son champ d'action aux fonctions sédimentaires.

I-2 Historique
La notion de stratigraphie s'est dégagée progressivement au cours des siècles.
Au VIè siècle avant l'ère chrétienne, PYTHAGORE (570-480 av J.C.) ayant
observé des coquilles marines dans les roches du continent avait conclu la présence de la mer
autrefois sur le continent actuel.
Au XVIIè siècle, la stratigraphie va avoir un développement important avec la
création de notions fondamentales de cette science avec Niesls STENSEN (Nicolas. STENO).
Ces notions sont:
- La notion de sédimentation marine,
- la notion de superposition des couches sédimentaires
- la notion d’horizontalité initiale des couches
- la notion de la postériorité des plissements des couches
- les notions de transgression et régression.
Plus tard HUTTON James (1726-1797) élargit le champ d’étude de la
stratigraphie en introduisant la notion de plutonisme, le rôle du temps dans la démarche
stratigraphique et les forces orogéniques.

I-3 Méthodes d’étude


Pour atteindre ces objectifs, la stratigraphie va utiliser diverses méthodes:
Methodes directes
I-3-1 Méthodes paléontologiques. L’utilisation des fossiles pour l’établissement
d’une chronologie géologique est l’une des méthodes de base de la stratigraphie. Ces
méthodes paléontologiques se basent sur le fait que l’évolution des flores et des faunes est
progressive et irreversible.
Une espèce qui succède à une autre, est toujours plus évoluée.
Pour qu’un fossile présente un intérêt stratigraphique, il doit avoir une très
grande répartition géographique et une évolution rapide. Les fossiles qui remplissent ces
conditions sont dits bons fossiles stratigraphiques ou fossiles répères ou fossiles de niveau.
Exemple: les Trilobites au Primaire.

I-3-2 Méthodes sédimentologiques


a) - Marquage sédimentologique:
Un minéral ou une association de minéraux peut caractériser une couche et
permettre d’établir des corrélations régionales.
Par exemple dans la série de Fresco, nous avons des marnes glauconieuses dont
la couleur vert foncé ou bleue presque noire est déterminée par un minéral; la glauconite. Ces
couches dont la couleur est déterminée par un minéral vont servir de couches repères pour
établir la succession.
Autre exemple: au cours de la diagenèse d’enfouissement, il y a une évolution
des minéraux argileux, cette évolution peut être utilisée pour repérer un niveau dans une série
monotone.
3
Indices de l’évolution des minéraux argileux:
- disparition de la kaolinite
- développement de l’illite-Montmorillonite-Vermiculite
- développement de l’illite
- développement de l’illite-chlorite.

b) Dosage des carbonates


- la calcite
Celui-ci permet de tracer des courbes de calcimétrie traduisant les teneurs en
CaCO3. Ces données sont utilisées notamment dans les sondages et dans les interprétations
des milieux de dépôt. Elles permettent de faire des comparaisons entre couches à faible
distance et de mettre en évidence d’éventuelles variations de teneur traduisant des
changements dans l’environnement.
Le principe des calcimètres est fort simple. On mesure le volume de gaz dégagé
lorsque l’on verse une quantité dosée d’acide chlorhydrique sur une quantité déterminée de
poudre de roche .
- la dolomite
La dolomite est un carbonate double de Ca et Mg. La dolomimétrie est une
méthode plus délicate que la précédente, elle est fondée sur la mesure de conductivité
électrique d’une solution de sulfate de magnésium. La conductivité est proportionnelle à la
concentration. Le dosage se fait en deux temps: attaque chimique par l’acide sulfurique qui
libère du gaz carbonique et fait précipiter le sulfate de calcium, le sulfate de Mg reste lui en
solution. C’est lui que l’on va doser. La réaction est la suivante:
MgCa(CO3)2 + H2SO4 CaSO4 + MgSO4 + 2CO2 + 2H2O
La mesure de la conductivité se fait par l’intermédiaire de deux électrodes
plongeant dans un bain thermostaté .
Une autre méthode par une voie chimique existe c’est le dosage au Versénate. On
dose Ca et Mg puis Ca tout seul et on fait la différence.

c) - Séquence
Une séquence est une succession de couches se présentant toujours dans le même
ordre, et qui se répète un grand nombre de fois. Dans les bassins houillers, on utilise le terme
de cyclothème pour désigner les séquences.
Les séquences sont séparées les unes des autres par des surfaces de discontinuité
ou surfaces limites qui traduisent une rupture de sédimentation.
L’analyse de la succession des séquences, qu’on appelle analyse séquentielle,
permet de définir les cycles sédimentaires et établir des corrélations au moins à l’échelle
régionale.

4
d) La granulométrie : l'analyse granulométrique permet d'établir des courbes ou
des histogrammes qui donnent des renseignements sur l'origine des roches et permettent
d'établir une chronologie.

I-3-3 Méthodes physiques :


- Analyse aux rayons X : Méthode appliquée aux sédiments fins et qui permet
d'identifier des couches de même horizon géologique. Cette identification se fait souvent
grâce au minéraux argileux(Illite, Kaolinite, Montmorillonite…).
- Les méthodes de datation qui sont le fondement de la radiochronologie (cf.
Stratigraphie et chronologie)
5
- les méthodes magnétiques ou magnéstratigraphie basée sur le changement
périodique de polarité des minéraux comme la magnétite.

Methodes indirectes
- sismostratigraphie ou la stratigraphie sismique:
Cette méthode repose sur la propagation des ondes dans les couches
surperficielles de l'écorce.
On envoie par exemple des ultrasons discontinus à partir d'un émetteur dans
les formations à étudier et on enregistre le temps de parcours des ondes à travers les couches
traversées. On établit à partir de ces temps de parcours et des notions expérimentales, la
nature des couches traversées.
On peut procéder par des explosions en profondeur ;

-les diagraphies : sont des enregistrements continus en fonction de la


profondeur, de variations d'un caractère physique des formations traversées par un sondage. Il
s'agit essentiellement de la propagation des ondes acoustiques.
Ces mesures apportent des informations sur la lithologie, la texture et la
structure des roches traversées, les conditions de dépôts, les séquences de sédimentation et la
diagenèse.
I-3-4 Méthodes pétrographiques
- La typologie des zircons. L'étude de certains caractères morphologiques des
zircons permet de déterminer leurs conditions de cristallisation et le lieu où ils ont pris
naissance. Ainsi les zircons des roches volcaniques sont monoprismés alors que ceux des
roches métamorphiques sont biprismés.

I-3-5 Méthodes géochimiques :


basée sur le dosage des éléments en traces dont la modification de teneur peut
illustrer un évènement significatif à l'échelle régionale ou même mondiale.

6
7
*

8
I-4 Fondement de la stratigraphie
1. Principe de l'actualisme (Reconstitution du paléoenvironnement)
Le fondement principal de la stratigraphie est le principe des causes actuelles.
On l’appelle aussi principe de l'actualisme ou principe de l'uniformitarisme qui dit que les
phénomènes anciens sont de même nature que les phénomènes actuels, toutefois l'intensité
des causes est variable au cours du temps. Par ailleurs dans l'interprétation interviennent la
durée, la fréquence et l'échelle. Evidemment tout cela reste un peu théorique pour le simple
fait que beaucoup de phénomènes ne peuvent q'être partiellement perçus du fait de la brièveté
de la vie humaine par rapport aux durées des phénomènes géologiques.
Exemple: la séparation de deux blocs (l'Afrique et l'Amérique); la formation
d'une chaine de montagne, sont des phénomènes géologiques qui ne peuvent pas être perçu au
cours d'une vie.
Remarque: Ce principe des causes actuelles doit être nuancé car certains
facteurs ayant une influence sur les phénomènes géologiques ont évolué au cours du temps.
On peut citer la végétation, les teneurs en O2, CO2, et beaucoup d'autres phénomènes qui ont
une influence sur le comportement de la terre donc sur les phénomènes géologiques. Par
exemple les études sur des stries d’accroissement des fossiles du Dévonien ont montré que
l'année à cette époque était de 400 jours, ce qui signifie que la terre tournait plus vite. On sait
en effet que les marées exercent un freinage de l'ordre de 0,0016 seconde par siècle, ce qui
veut dire que le nombre de jours dans l'année diminue d'une unité tous les 10 millions
d'années. Au début du Paléozoïque par exemple, l'année était de 14 mois, alors qu'au
Carbonifère, il n'est que de 13 mois. Si on tient compte de tous ces changements et leur
influence probable sur les phénomènes géologiques, on peut dire à la suite de J. DEBYSER
(1954) que: le présent est la clé du passé et non sa réplique.

2. Principes de chronologie rélative


a-Principe de la superposition
Lorsque deux couches sont normalement superposées, c’est-à-dire lorsqu’elles
sont restées dans leur position originelle, l’ordre de leur succession, de bas en haut est aussi
l’ordre chronologique de leur dépôt, autrement dit, la couche la plus élevée est la plus récente
ou la plus jeune.

33

22

1 11

1>2>3
L’application de ce principe présente cependant quelques difficultés, dans le
cas des : - terrasses fluviales
- des plis couchés, des nappes de charriages
- des filons clastiques
Par ailleurs, ce principe de superposition ne peut pas s’appliquer aux roches
magmatiques. Pour ces dernières, on utilise les relations géométriques. Ainsi une roche

9
magmatique est plus jeune que les terrains qu’elle traverse et plus ancienne que les terrains
qui la remanie c’est-à-dire qui la contiennent en galet.

1 > 2 > 3 > 4 > γ> 5 1 > 2 > 3 > γ > galet de γ > 4

 4

4 3

3
2

 2

1 1

Strates affectées par des deformations cassantes et ductiles


Les relations géométriques sont utilisées aussi pour les phénomènes
géologiques. Anisi, un phénomène géologique est plus récent que la roche qu’il affecte et plus
ancien que la roche qu’il n’affecte pas. C’est le cas des plissements, des failles.

b- Principe de la continuité
une couche a en général le même âge sur toute son étendue. A l’application, ce
principe présente très vite des difficultés, car il est impossible de suivre la couche sur toute
son étendue. On a utilisé donc pour correler les formations, les caractères lithologiques, mais
on s'est aperçu très vite que cela a introduit parfois des erreurs.

c- Principe de l'identité paléontologique :


Au deux premiers principes s'ajoute un troisième, non moins important, mais
qui est lié à la présence de fossiles, donc ne peut s'appliquer que dans certains cas, c'est-à-
dire aux formations fossilifères. Ainsi, un ensemble de couches qui ont le même contenu

10
paléontologique sont de même âge, à la condition toutefois que ces fossiles soient des fossiles
stratigraphiques.
Ce principe reste contestable si l'on considère les possibilités de migrations
d'une espèce au cours des temps. Malgré cette possibilité, on s'en accomode.

d-Principe de recoupement

-Venues éruptives-Sédimentation ou dépôts-Erorion (galets)-métamorphismes

Filons récoupants ou récoupés

I-5 Déroulement d'une étude stratigraphique


Les études stratigraphiques se déroulent en 3 phases:

11
* la description des séquences locales (séquences = succession de couches ou
des formations, datations surtout les cas des roches ignées) ;
* la corrélation des séquences entre elles ou des âges entre eux
- établissement des relations mutuelles des séquences ou des
formations dans le temps ;
- situation de la séquence locale ou de la formation dans l'échelle
stratigraphique internationale ;
* interprétations:
- reconstitution de l'histoire de la région puis de la terre.
Comme on le voit, on part d'une description ou analyse pour aboutir à une
synthèse mondiale.

I-6 Intérêt de la stratigraphie


Trois intérêts principaux sont poursuivis par les stratigraphes:
- scientifiques
- historiques (Géologie historique)
- économiques (appliqués)

1 - Les buts scientifiques


Ils visent à la compréhension des phénomènes ayant abouti à la formation des
strates et de leur succession. Il y a du reste le plus souvent une liaison entre les buts pratiques
et scientifiques.

2 - Les buts historiques


Ils visent à reconstituer l'histoire de la terre à partir des faits d'observation.
Des couches ou strates sont en effet de véritables archives géologiques.
Exemples:- existence d'une calotte glaciaire au Sahara à l'Ordovicien
supérieur,
- existence d'un énorme fossé de rift en Afrique Occidentale suivi de la
formation d'une lagune salifère (deux fois plus grande que l'actuelle Mer rouge) avant la
séparation de l'Afrique et de l'Amérique du Sud,
- existence en Afrique du Nord d'un rift au Permo-Trias, situé à
l'emplacement actuel de la chaîne de l'Atlas,
- évolution de la terre et des êtres vivants à partir des formes les plus
primitives jusqu'à l'apparition de l'homme.

3 - Les buts économiques


Il s'agit surtout de recherche de gisements économiques parmi lesquels on peut
citer:
a) la recherche d'eau
C'est le domaine de l'hydrogéologie: recherche des nappes phréatiques,
établissement de forages, de puits etc. liés à certains niveaux stratigraphiques,
b) la recherche d'hydrocarbures
Exemples:- mise en évidence et reconnaissance de l'important réservoir pétrolier
des grès de l'Ordovicien supérieur du Sahara algérien,
- établissement de la stratigraphie d'un bassin sédimentaire pour pouvoir
distinguer et dater les roches réservoires des pièges à pétrole. Par exemple en Côte d'Ivoire, le
réservoir du gisement Bélier est d'un âge différent de celui du champs Espoir. De même, les
sables bitumineux de la région d'Adiaké ont un âge différent de ceux d'Eboïnda.
c) la recherche de minérais

12
Uranium, fer, cuivre, argent, plomb, or, diamant : si beaucoup de ces minérais
sont liés à des gisements de roches éruptives ou métamorphiques, ils peuvent se retrouver
dans des roches sédimentaires ou des métasédiments où ils ont pu se concentrer.
Exemples:
-les Itabirites de l'Archéen de la région de Man,
- les diamants alluvionnaires de la région de Tortiya ou Séguela,
- les placers d'or dans diverses régions de Côte d'Ivoire (Yaouré, Issia etc..)
- les gisements d'Uranium sédimentaire aux Etats-Unis, au Canada ou au Gabon
d) la recherche d'autres matériaux
- les phophates (pour engrais); Exemples: Sénégal, Togo, Maroc, Sahara
Occidental où il se trouvent dans des terrains Crétacé Supérieur/Eocène.
- le gypse (pour plâtre). Exemples: Bassin de Paris, bassins côtiers marocains.
- le calcaire (pour cimenterie)
-les graviers, sables pour travaux publics etc.
e) la réalisation de grands travaux
Exemples. Fondations d'ouvrages d'art (présences d'argiles fluantes) Autoroutes,
barrages, tunnels, ports etc...

13
Chapitre II - ECHELLE STRATIGRAPHIQUE
II-1 Introduction
L'un des objectifs fondamentaux de la stratigraphie, nous l'avons vu dans le
chapitre précédent, est de créer un cadre espace-temps, c'est-à-dire ordonner dans l'espace et
le temps les terrains et les évènements géologiques. La stratigraphie se trouve donc dès le
début face au temps. Comment le stratigraphe perçoit-il le temps dans son étude.
La notion de temps englobe dans la démarche stratigraphique, trois concepts
fondamentaux:
- la succession
- la durée
- la simultanéité
La succession: le premier problème qui s'est posé à la stratigraphie est de situer
une couche par rapport à une autre, un évènement par rapport à un autre dans le temps. Il
s'agit donc d'une succession chronologique, c'est-à-dire un ordre temporel. Un tel ordre est
unilinéaire ou unidirectionnel.
La durée: la durée est l'aspect quantitatif du temps; elle peut être définie comme
une longueur de temps: la durée d'un évènement; comme un intervalle de temps: c'est-à-dire
la durée écoulée entre deux évènements, c'est-à-dire l'intervalle entre le temps T1 marquant
le début de l'évènement et le temps T2 marquant la fin de l'évènement..
La durée peut encore être définie comme une tranche du temps stratigraphique:
par exemple, une période, une ère comme nous verrons plus loin.
Comment mesure - t-on cette durée? Les notions d'unités stratigraphiques que
nous verrons plus loin permettront une meilleure compréhension.
La simultanéité: en stratigraphie, on cherche dans le temps déjà écoulé, si deux
phénomènes se sont produits en même temps, c'est-à-dire s'ils sont synchrones. C'ette notion
de simultanéité permet de faire des corrélations entre les zones éloignées et établir une
chronologie.
En conclusion, on remarque que la conception stratigraphique actuelle du
temps est spatiale, c'est un temps qui coule uniformément de manière irréversible.

II-2 L'échelle stratigraphique


II-2-1 Introduction
Comme on le remarque, le temps dans la démarche stratigraphique aboutit à
l'établissement d'une chronologie qui procède à des coupures représentant entre autre des laps
de temps, des tranches de temps ou encore des intervalles.
Ces coupures sont basées sur l'observation des faits locaux, superposition,
contenu fossilifère, lithologie des roches, datations, relations entre les roches: en un mot ces
coupures sont basées sur la lithologie des roches et sur les contenus fossilifères. Ces
coupures, même si elles sont liées à la lithologie et aux fossiles sont établies à partir d'unités
qui sont les unités stratigraphiques.

II-2-2 Les unités stratigraphiques

Généralités
Bien que la vocation de la stratigraphie soit unitaire, la démarche
stratigraphique, peut suivre dans l'établissement des unités , différentes approches:
- une approche lithostratigraphique, c'est-à-dire liée à la nature des roches,
- une approche biostratigraphique, liée au contenu fossilifère des roches.
Ces approches ont conduit les auteurs à définir des unités relatives à ces
différentes approches. Ainsi on aura des unités lithostratigraphiques et des unités
14
biostratigraphiques. Ces deux types d'unités qui ont un caractère local, vont permettre par des
corrélation de proche en proche de définir des unités ayant un caractère plus régional, voire
international qui sont les unités chronostratigraphiques.

ORGANISATION SPATIALE DES STRATES


ORGANISATION VERTICALE / LA STRATIFICATION
A - Unités lithostratigraphiques
Ce sont les unités définies à partir des critères lithologiques.
Les unités lithostratigraphiques, aussi bien que les unités biostratigraphiques se
doivent d'être précises et facilement identifiables. La coupe type utilisée pour cette
identification est appelé stratotype c'est en quelque sorte l'étalon de mesure.

Différentes unités lithostratigraphiques:

Le banc (ou lit)


C’est la couche ou strate élémentaire dans la hiérarchie lithostratigraphique. Les
anglo-saxons parlent de “bed”. Un banc se définit par sa base et son sommet: ce sont des
surfaces de stratification, le sommet du banc porte le nom de toit, la base du banc celui de
mur. L’épaisseur d’un banc peut être très variable (quelques centimètres à plusieurs mètres).
Lorsque les bancs ou lits sont très peu épais, on parle de lamines. D’autres termes moins
formels peuvent se rencontrer. Exemple: niveau, on parle de niveau repère pour désigner un
banc particulier facilement identifiable dont on se sert pour se recaler dans la stratigraphie
d’une formation affleurant en différents endroits. Le terme horizon est souvent employé pour
désigner un banc particulier. Pour exprimer certaines discontinuités à l’interieur d’un banc, on
peut parler de passées. Lorsque le banc s’interromp et devient discontinu, on peut parler de
lentilles ou de langues.

15
Le membre
C'est une subdivision de la formation pour raison de clarté.
Ex: Grès armoricain inférieur
Grès armoricain supérieur

La formation
La formation est l'unité de base des unités lithostratigraphiques. Elle doit
présenter des caractères lithologiques constants de façon à être reconnaissable à divers points
sur le terrains. Elle est souvent représentée sur les cartes, c'est l'unité cartographique de
préférence. Elle est constituée d'un seul type de roches, elle peut avoir une épaisseur variable
et se déplacer dans le temps et l'espace.
La formation est caractérisée par une lithologie, un age et une epaisseur :
Exemple la Formation de FRESCO (Calcaire glauconieux, Paléocene, 100m)

F2 F'2 F"2
t2

F1
t1
F'1 F"1

Déplacement de la formation dans le temps x

Le groupe
Un ensemble de formations constituent un groupe. Le mot est souvent utilisé en
géologie houillère. C’est une unité lithostratigraphique à valeur régionale, à son nom est
attaché un lieu géographique. Un groupe est composé de plusieurs formations que l’on va
définir ci-dessous. Un groupe peut comporter des formations à lithologie différente voire des
roches intrusives et sédimentaires. La composition d’un groupe peut ne pas comporter
toujours les mêmes formations (variations latérales de faciès: lentilles). Le groupe peut
parfois se réunir en super groupe.

16
B - Les unités biostratigraphiques
Lorsque les couches sont caractérisées par leur contenu biologique c'est-à-dire
les fossiles ou traces, on parle de biostratigraphie. Dès lors on comprend que la
biostratigraphie ne peut s'appliquer qu'aux roches sédimentaires ou faiblement
métamorphisées.
La biozone
L'unité fondamentale de la biostratigraphie est la biozone. La biozone
correspond à un ensemble de strates dans lesquelles une espèce fossile de valeur
stratigraphique est maintenue sans changer de caractère.
Plusieurs biozones ayant des caractères communs peuvent être regroupées en
superzones.
Par ailleurs une biozone peut être subdivisée en sous-zones ou en zonules.
On distingue généralement quatre types de biozones:
- zones d'association = cenozones
- zones d'extension
- zones d'apogée
- zones d'intervalle

17
C - La Chronostratigraphie
La lithostratigraphie et la biostratigraphie ont subdivisé les terrains par des
caractérisations lithologiques ou biologiques. Il s'agit donc de notions plus ou moins locales.
La chronostratigraphie a pour objectif la division de la succession des couches
de l'écorce terrestre en unités correspondant à des intervalles de temps. On passe du cadre
local à un cadre beaucoup plus vaste. Les différentes unités chronostratographiques sont:
18
- Eonothème
- Erathème
- Système
- Série
- Etage
- Chronozone
Alors que la chronostratigraphie s'occupe d'intervalle de temps, la
géochronologie s'occupe de valeur absolue donc de la durée. Les unités géochronologiques
correspondant à celles de la chronostratigraphie sont:
- Eon
- Ere
- Période
- Epoque
- Age
- Chron
Le Chronozone : est la plus petite division chronstratigraphique, son équivalent
géochronologique est le chron.
L'étage : c'est l'unité la plus courante, il correspond à un ensemble de strates ou
de formations bien déterminées et dont le type est pris dans une localité précise, là où les
couches sont marines. Cette localité répère est le stratotype. L'étage porte parfois le nom du
stratotype. Ex. Le Tarkwaïen . L'équivalent géochronologique est l'âge.
Les séries et époques : regroupent souvent un ensemble d'étages. On parle
souvent de série inférieure, moyen et supérieure.
Les systèmes et périodes = un ensemble de séries.
Erathème ou Ere: réflète les changements intervenus dans l'histoire de la Terre.
ainsi l'ère primaire représente les terrains primitifs...
Eonothème et Eon

Relations entre les unités chrono-bio et lithostratigraphiques

-7
P aléogène Argile
400m
-65 C
r Glauconie
Crétacé
é
t 200m
-140
J
u
r Jurass ique Calcaires
a
s
s 0m
-200
Log. Chronostratigraphique Log. Lithostratigraphique

Réprésentation graphique d'une même coupe ou des mêmes terrains.


- ordonnée chronostratigraphique : c'est le temps
- ordonnée lithostratigraphique : l'épaisseur
19
On remarque que les divisions ne se recoupent pas.

L'utilisation de ces différentes unités dans une succession hiérarchisée aboutit


à l'établissement de l'échelle stratigraphique.

ORGANISATION HORIZONTALE / CORPS SEDIMENTAIRE


CORPS SEDIMENTAIRE

20
Conclusion : Comme on le voit, l'établissement de l'échelle stratigraphique internationale,
débute d'abord par une échelle stratigraphique locale, basée sur les faits et observations
locaux, superposition ou rapport des couches, nature des fossiles stratigraphiques, nature des
roches. Les unités utilisées préférentiellement sont des unités litho ou biostratigraphique.
Cette étude locale débouche sur une synthèse à plus grande échelle par des
corrélations. Les unités locales sont remplacées par des unités régionales. On a une échelle
stratigraphiques régionale qui utilise plus les unités chronostratigraphiques. L'harmonisation
des différentes subdivisions régionales opérées avec les divisions d'autres régions, ou d'autres
continents par l'intermédiaire de la commission internationale a donné l'échelle
stratigraphique internationale. L'avènement de la radiochronologie a développé et facilité
l'internationalisation de l'échelle stratigraphique. Par ailleurs, on a tendance de plus en plus à
utiliser les unités géochronologiques et donner des âges absolus.
21
Chapitre III : STRATIGRAPHIE ET GEOCHRONOLOGIE
L’aboutissement de l’étude stratigraphique, nous l’avons vu au chapitre
précédent, c’est d’étudier l’histoire de l’écorce terrestre. Toute l’histoire de l’écorce terrestre
exige une chronologie des faits, un calendrier c’est-à-dire une échelle datée.
Les méthodes utilisées pour l’établissement de ce calendrier ou mieux de cette
échelle sont regroupées en deux grands ensembles qui sont:
- les méthodes de la chronologie relative,
- les méthodes de la chronologie absolue.

I - La chronolgie relative.
I-1 Généralités
Elle consiste à situer un évènement par rapport à un autre, une couche par
rapport à une autre. On recherchera dans ce cadre à savoir si le phénomène A s’est produit
avant le phénomène B et le phénomène B avant le phénomène C.
Les fondéments essentiels de cette chronologie sont:
- le principe de la superposition
- le principe de la continuité
- le principe de l’identité paléontologique.

II - Chronologie absolue
Alors que la chrologie relative définit un ordre de sccession, la chronologie
absolue donne des dates en années ou en millions d'années.
Paul a 15 ans; Koffi a 13 ans.
Néanmoins, la connaissance de la chronologie absolue, permet d'établir une
chronologie relative.
Paul a 15 ans, Koffi en a 13 ----> Paul est plus agé que Koffi.

II - 1 Fondement : La chronologie absolue, est fondée sur la radioactivité des


minéraux, ou sur certains phénomènes rythmiques annuels.
II -2 Phénomènes rythmiques (Méthode de chronologie absolue n’utilisant pas la radioactivité
II-2-1 Méthodes des varves
Elle n’a qu’un domaine d’application très restreint mais possède une très bonne
précision, il s’agit de l’utilisation des dépôts varvés des régions périglaciaires. Les varves sont
des dépôts rythmiques saisonniers qui s’effectuent dans des lacs. Il existe une nette différence
entre les lits déposés l’été qui sont de teinte claire et de granulométrie grossière et ceux
déposés l’hiver qui sont de teinte sombre et plus fins . Ils ont aussi une épaisseur plus
importante en été (dégel) qu’en hiver . Pour chaque site étudié, il est possible d’établir une
chronologie absolue des varves (l’unité de compte est l’année) à partir d’un repère connu et
d’effectuer des correlations de proche en proche . Il est bien évident qu’avec ce type de
méthode, on ne peut dater que les évènements récents, le maximum a été de - 16 000 ans. Ce
sont des méthodes utilisées surtout en archéologie et dans l’étude du Quaternaire très récent.
II-2-2 La dendrochronologie
C'est une méthode qui interesse les anneaux de croissance des arbres. On part d'un
arbre vivant, serié ou foré, que l'on compare à des bois de charpente ou de fortification
anciens, ou encore à des arbres enfouis sous une coulée volcanique. A partir des anneaux de
croissance de Pinus ponderosa, on a calculé que l'éruption du Sunset crater (Arizona) s'était
produite entre l'été 1064 et l'été 1065 de notre ère. On peut compter ainsi jusqu'à 6 millénaires
avec une très grande précision.
II-2-3 La téphrochronologie
Il s'agit de datation plutôt historique que géologique. Elle consiste à détecter dans
un sédiment, les cendres d'une éruption volcanique connue et si possible suffisament violente
pour que les minéraux tel que la hornblende, l'augite ou l'olivine aient été dispersés sur une
22
aire étendue ou même sur toute la surface de la terre comme ce fut le cas pour le Krakatoa
(Indonesie) en 1883.
II-2-4 Stries d'accroissement des invertébrés marins (WELLS)

III - Radiochronologie ou géochronologie


III-1 Introduction
Le phénomène de la radioactivité a été découvert par Henri Becquerel en 1895.
Un certain pourcentage (faible) d'éléments naturels possèdent la propriété de se désintégrer de
façon spontannée et constante pour se transformer en un autre élément de nature différente.
C'est ce que l'on appelle la transmutation. Elle peut donner un autre élément lui même
radioactif pour aboutir en fin de chaîne à un élément stable. Ces transmutations
s'accompagnent d'une émission d'énergie sous forme de rayonnement.
Rappelons que chaque atome est caractérisé par deux nombres:
1) le numéro atomique qui indique le nombre de protons dans le noyau. Il est égal
au nombre d'électrons orbitaux dans le cas où l'atome n'est pas ionisé,
2) la masse atomique qui est le total des neutrons et protons du noyau.
16
Ex: O n° atomique : 8
8 masse atomique : 16
à côté des éléments stables existent des isotopes. Ce sont des éléments qui ont le
même numéro atomique mais des masses atomiques différentes.
Ex: Le carbone C
12 13 14
C représente 98,8% mais existe aussi le C et le C
6

L'oxygène O
16 17 18
O représente 99,8% mais existe aussi O et O
le Potassium K
39 40 41
K représente 93,1% mais existe aussi K K
l'Uranium U
238 235 234
U qui représente 99,3% de l'U mais existe aussi U et U

Donc, comme on l'a dit plus haut, certains de ces isotopes sont radioatifs, c'est-à-
dire qu'ils vont se transformer en un autre élément par modification du noyau, celle-ci

ont une charge positive et sont peu pénétrants:


Ex: l'U
238 234
Th
Le noyau d'uranium a perdu 2 unités de charge et 4 unités de masse
4
He 2+

ont une masse négligeable: la masse atomique ne sera donc pas touchée:
234 234
ex: -
proactinium
Le noyau radioactif lui par contre gagne une charge (proton supplémentaire)
les rayons X) jusqu'à 20cm
de Pb; ce sont des particules sans masse de type photon.

III-2 Utilisation des radioisotopes en chronologie


Les désintégrations sucessives ne sont pas tributaires des facteurs physiques
environnants mais seulement du facteur temps, ce qui se traduit par la formule :

23
N = No e- T qui est une fonction exponentielle décroissante où N est la quantité
d'un élément radioactif présent au bout du temps t, N la quantité de cet élément à l'origine ,
o
la constante de désintégration propre à l'élément. On a appellé Période (sous entendu de
demi-vie) le temps nécéssaire pour que la quantité d'un élément radioactif soit réduit de
moitié.
Pour qu'un élément radioactif perde la moitié de sa masse, il faut un temps T tel
que:
No = Noe- T soit 1 = e-
2 2
n2 le log népérien de 2 étant égal à 0,6931
il vient T= 0,6931

pour tout élément radioactif on aura une courbe de désintégration de ce type:


P roportion d'atomes
res tants

1 -

1/2 -

temps en
0 périodes
1 2 3
(demi-vies)

La courbe tend asymptotiquement vers 0.

Chaque élément radioactif aura donc sa propre période. Il suffira de doser la


quantité d'un élément radioactif par rapport à son produit de désintégration pour connaitre le
temps écoulé depuis sa formation. Les isotopes les plus utilisés en datations absolues sont
figurés dans le tableaux ci-dessous

Isotope initial Produit final Période


Rubidium 87 Strontium 87 48,6 Ma
Thorium 232 Plomb 208 14 Ma
Potassium 40 Argon 40 8,4 Ma
Uranium 238 Plomb 206 4,5 Ma
Uranium 235 Plomb 207 0,7 Ma
Cabone 14 Azote 14 5730 ans

Chacune de ces méthodes donne des âges qui ne sauraient dépasser deux limites:
l’une inférieure imposée par la quantité restante de produit qui ne doit pas être trop faible
pour être dosée efficacement, l’autre supérieure au dé-là de laquelle c’est la quantité de
produits de désintégration qui devient trop faible. Le carbone 14 permet de remonter au
maximum à 50 000 ans: 10 périodes de une demi vies se sont écoulées pendant ce laps de
temps. - 100 ans est la limite supérieure. Le carbone 14 présent dans l’atmosphère où il se
24
forme sous l’influence des rayons cosmiques à partir de l’azote N de façon constante en se
combinant avec l’oxygène de l’air il sera absorbé par les êtres vivants (plantes, animaux), la
quantité de carbone radioactif est mesurée par un compteur Geiger qui compte le nombre de
désintégration /séconde. Pour les temps plus anciens les méthodes les plus utilsées sont
Uranium-Plomb, Potassium-Argon; pour des périodes très anciennes, le Rubidium-Strontium
donne de bons résultats. Notamment en utilisant la méthode des isochrones où sont portés sur
une droite plusieurs échantillons ou minéraux avec des compositions isotopiques différentes.
La pente de la droite obtenue est fonction de l’âge. Ex: isochrone d’un granite:

Sr 87 Biotite 2
Sr 86 KF2
RT2 Biotite 1
RT1 KF1
0,707

Rb 87
Sr 86
Le coefficient de partage du Rb.87 varie d’un minéral à l’autre ou par rapport à la
roche totale qui est par exemple toujours moins riche en Rb que la biotite par exemple.
D’autres méthodes existent comme celle des traces de fission de l’Uranium 238
qui émet des particules de très haute énergie qui laissent des traces de leur passage dans les
cristaux. La méthode consiste à compter le nombre de ces traces dans un cristal ( au
microscope electronique) ce qui donne le nombre d’atomes d’Uranium qui ont été désintégré.
Pour connaitre le nombre d’atome d’Uranium restant, on bombarde dans un réacteur
atomique, ce cristal à l’aide de neutrons de haute énergie, ce qui a pour conséquence de
provoquer la fission des atomes restant, on procède alors à un nouveau comptage au
microscope electronique, la proportion de désintégrations donnera l’âge.

III- 3 Interêts et limites de la radiochronologie


L’interêt est évident, il permet de connaitre l’âge réel des roches étudiées, elles
sont des méthodes irremplaçable pour la datation des terrains du Précambrien.
Les limites de ces méthodes sont de plusieurs natures. La première est financière
car ces méthodes nécéssitent un appareillage extrêmement onéreux: le spectromètre de masse
qui est l’appareil capable de séparer les particules de masse différente (par bombardement
d’électrons), elles subissent une déflection proportionnelle à leur masse grâce à un champs
magnétique intense, le tout étant effectué sous vide. Seule la méthode au carbone 14 est plus
abordable car elle ne nécéssite qu’un compteur Geiger mais son domaine d’application est
malheureusement le plus limité (100 à 50 000 ans). La deuxième limite est parfois la
précision. Chaque mesure est entachée d’une certaine, imprécision qui est fonction de la
méthode utilisée, du matériel de départ, de la quantité d’isotopes présents etc... Donc chaque
âge absolu doit être présenté avec sa fourchette d’incertitude:
exemple: une datation de 11 460 ans au carbone 14 a une incertitude de plus ou
moins 250 ans;

25
une datation de roche volcanique du Dévonien par la méthode Rb/Sr qui donne un
âge de 395 a une incertitude de plus ou moins 6 millions d’années.
Enfin certaines méthodes admettent d’emblée un certain nombre de postulats par
exemple, que les systèmes sont clos (pas d’enrichissement ou de pertes isotopiques) ce qui est
loin d’être acquis dans le milieu naturel notamment, le problème est délicat pour la méthode
K/Ar. Autre exemple on suppose que le coefficient de partage dans l’atmosphère entre les
isotopes 12, 13 et 14 du carbone, de même que la quantité de carbone formé dans la haute
atmosphère sont demeurés constants au cours du temps. Or on s’est aperçu par d’autres
moyens que ce n’était pas toujours rigoureusement vrai.

III - Exemples de datations


Datation au carbone 14
Le carbone 14 se forme dans l’air selon la réaction:
14 14
N + 1n ---------> C + 1H
7 0 6 1
Il est oydé en gaz carbonique et se mélange au gaz carbonique de l'atmosphère. Il
participe ainsi aux échanges avec la matière organique. En admettant une producion
constante du carbone 14 et une répartition uniforme dan l'atmosphère, il en découle que la
concentration dans la matière vivante est la même dans tous les tissus. Il existe par ailleurs un
équilibre entre le carbone 14 radioactif et le carbone 12 non radioactif.
14 C = 10 -12 qui correpond à 12,16 désintégrations/minute pour un gramme de
carbone.
12 C
A la mort des tissus, les échanges avec l'extérieur s'arrêtent; il s'en suit une
décroissance du carbone 14 qui se fait par émission de rayon beta et de l'azote.
14C -----ß----------> 14N (T= 5750 ans)
12 7
Si un os frais, ou un bois frais émet 16 rayons par minute pour un gramme, un os
ou un bois mort il y a 5600 ans n'en émettra que 8 (5600 ans correspond à la période du
carbone 14 c'est-à-dire la durée d'une demie-vie). Un os ou un bois mort il y a 11 200 ans n'en
émettra plus que 4. En mesurant donc l'activité résiduelle d'un échantillon mort, on peut donc
connaître le temps écoulé entre la mort des cellules et l'époque actuelle.
At = Ao e - t
t = T Loge Ao T= période; Ao= activité de l'échantillon à sa mort =
activité
0,693 At de la matière vivante; At activité de l'échantillon
--------- e(1 + F ) F = fils
P P = élmt père
Exemple: l'activité d'un os est de 0,27 désintégration par an et par gramme, sur un
échantillon son âge est :
t = 5730 Loge 16
0,693 0,27
Causes d'erreurs : - la plus grande cause est due à la présence de l'isotope 13 C,
- erreurs d'analyse
Validité de la méthode : Il est possible de dater des échantillons jusqu'à 40 000
ans. Les datations sont possibles sur tous les produits carbonés (os, fossiles, eaux riches en
carbonates, bois).

26
Méthode du Rubidium-strontium
Le Rubidium est formé de deux isotopes : 87 Rb et 85 Rb
37 37
dans les proportions respectives de 27,85 % et 72,15 %. Le Rubidium 87 est
radioactif et
composition suivante:
84 Sr 86 Sr 87 Sr 88 Sr Le 87 Sr n'est pas radiogénique
38 38 38 38

dans un minéral, le 87 Sr est à la fois naturel et radiogénique. La quantité de


87 Sr = 87 Sr réelle - 87 Sro (Sro est la concentration initiale). La connaissance
des différentes proportions permet de connaître l'âge en appliquant la formule
t = 1. 87 Sr - 87 Sro
Rb
A l'application, les choses sont plus compliquées puisqu'on fait intervenir 86 Sr
qui permet de mesurer le % de 87 Sr.
Validité de la méthode : cette méthode permet de mesurer des âges de quelques
dizaines de millions à plus d'un milliard d'années. Elle a souvent été utilisée pour dater les
roches ignées.
Mais pour qu'une datation soit juste, il faut que le système cristallin ait été fermé
au moment de la formation du minéral et qu'il n'y ait pas eu ultérieurement d'appauvrissement
ou enrichissement en éléments radioactifs: lessivage, altération...

27
Chapitre IV : PALEOGEOGRAPHIE
La paléogéographie a pour but, la reconstitution de l'aspect de la terre à travers les
âges de son histoire. Cette reconstitution se fait suivant deux aspects:
1) Du point de vue géographique: position des rivages des fleuves, des montagnes,
communications inter-océaniques, les climats, les courants atmosphériques et océaniques.
2) Du point de vue géologique: phénomènes d'érosion, de sédimentation,
mouvements orogéniques, transgressions et regressions.
La paléogéographie apparaît comme une science de synthèse. Cette synthèse ne
peut être faite que grâce à un certain nombre de notions dont la connaissance est nécéssaire
pour une bonne interprétation paléogéographique: il s'agit des notions de :
- faciès
- concordance et discontinuité
- transgression et régression
- cycle sédimentaire.
Mais en fait, la paléogéographie en plus de ces notions, utilise toutes les méthodes
de la stratigraphie.

II -L'ANALYSE PALEOGEOGRAPHIQUE
II-1 Notion de Faciès
II-1-1 Définition
On entend par faciès l'ensemble des caractères lithologiques et paléontologiques
qui caractérisent une roche. Cette définition s'adresse implicitement aux roches exogènes.
Mais de plus en plus, le terme faciès recouvre aussi les roches métamorphiques (faciès
granulite) et même les roches magmatiques (faciès granitique), dans ce cas on pense
essentiellement aux caractères minéralogiques de la roche.
Que recouvre les termes caractères lithologiques et paléontologiques?
- Les caractères lithologiques sont les caractères qui font appel à toutes les
propriétés pétrographiques et chimiques (texture, structure, composition chimique).
- Les caractères paléontologiques font appel à la population de fossiles de la
roche.
II-1-2 Principaux types de faciès
selon la méthode de définition et d'observation des faciès, on distinguera plusieurs
types. Ainsi si l'observation se fait aux microscope ou à la loupe, on parlera de microfaciès.
Au microscope électronique, on parle de nannofaciès.
Lorsque le faciès est caractérisé uniquement par les constituants minéraux de la
roche, on parle de lithofaciès et de biofaciès lorsque la caractérisation est faite uniquement par
des tests ou restes d'organisme.
II-1-3 Variations de faciès
On observe parfois des variations de faciès dans l'espace, on parle de variations
latérales ou passage de faciès, ou dans le temps, on parle alors de variations verticales
(granoclassement; les varves par exemple).

28
De telles variations traduisent des variations paléogégraphiques.

II-1-4 Nature des faciès


On distingue selon leur environnement des faciès continentaux et des faciès
marins.
Les faciès continentaux sont des faciès qui ont été engendré sur le continent, ils
sont caractérisés par les empreintes ou traces des phénomènes continentaux. Ainsi les faciès
éoliens présentent des galets à facettes ou des grains de sable ronds-mats, les faciès glaciaires
des galets striés; les faciès fluviatiles , des galets roulés.
Les faciès marins:
Les faciès marins sont d'analyse plus délicates parce que d'accès difficile, on
ditstinguera cependant, les faciès néritiques(faciès épicontinentaux se formant sur le plateau
continental), les faciès benthiques(se forment sur les fonds marins agités), les faciès
pélagiques(se forment dans les fonds marins profonds) et les faciès terrigènes(faciès
constitués de matériaux résultant de l'usure du continent).
L'interprétation de ces faciès renseigne sur le passé et permettent de reconstituer
l'histoire des époques.

III -NOTION DE CONCORDANCE OU CONTINUITE LITHOLOGIQUE


Lorsque deux couches n'ont pas été perturbées par la tectonique après leur dépôt,
elles sont concordantes et forment une série continue. On peut alors sur une distance de
plusieurs centaines de mètres voire des kilomètres, considérer que la limite entre les deux
couches est pratiquement isochrone , c'est-à-dire d'égale durée (même temps de dépôt). Cette
notion permet au cours des synthèses, de correler des faciès différents de même âge ou des
faciès semblables de même âge.

29
IV - NOTION DE DISCORDANCE
La discordance resulte du dépôt sur une surface préalablement érodé et/ou plissée
d'une nouvelle série. La discordance permet de dater les deux séries. La plus jeune étant la
série superieure.

Une couche qui manque entraine une lacune et qui peut entrainer une discordance.
La couche supérieure est discordante sur la couche inférieure.

V- NOTION DE TRANSGRESSIONS ET DE REGRESSIONS


V-1 Introduction :
Les variations du niveau des mers au cours des âges est une donnée très
importante pour la paléogéographie, car la répartition des faciès est liée généralement à ces
changements.
V-2 La transgression
Elle est l'avancée au dé-là de ses limites c'est-à-dire l'envahissement des territoires
emergés par la mer. Cet envahissement du continent par la mer resulte de l'enfoncement du
continent ou de l'élevation du niveau de la mer, phénomènes liés à la variation de la vitesse
d'accrètion au niveau de l'axe des dorsales.
Dans une série sédimentaire, la transgression se manifeste par une discordance ou
par un conglomérat de base suivi de couches de plus en plus fines à faunes marines (des faciès
marins discordant sur des faciès continentaux).

30
Dans une coupe verticale à travers une telle série, on trouve superposées les
grandes zones de sédiments correspondant aux diverses étapes de la progression: grossiers au
littoral, sableux au-delà et vaseux au large.
Sur le terrain, on a des couches superposées en oblique.
Les transgressions sont caractérisées par des séquences positives: du grossier au
fin.

V-3 La regression
La regression, c'est le retrait de la mer. Ce retrait resulte d'une baisse de niveau de
la mer ou d'un mouvement de soulevement.
Sur le terrain, dans le cas d'une regression, les faciès passent du faciès marin au
faciès lagunaire, puis aux faciès continentaux.

VI- NOTION DE CYCLE SEDIMENTAIRE


On appelle cycle sédimentaire toute série de formations marines qui, dans une
région déterminée est encadrée par deux regressions. Cette série commence nécéssairement
par des dépôts de faciès côtiers littoraux correspondant à l'arrivée de la mer; elle se
continuera par des formations de faciès profonds qui marquent le maximum de la
transgression et se termine par de nouveaux dépôts littoraux prélude d'une nouvelle
regression.

On remarque que la série commence par le terme a et s'achève également par le


terme a.
Un cycle doit revenir à son terme de départ avec une certaine symétrie. Ici la
couche c représente l'axe de symétrie.
Séquences rythmiques ou séquences récurentes
Dans la nature, on oserve des séries, des retours fréquents à des termes, mais ces
retours ne sont pas toujours cycle, car l'analyse montre dans beaucoup de cas que le terme
final ne correspond au terme de départ.
31
La série n'est pas un cycle sédimentaire. Elle est simplement repetée: c'est une
séquence récurente ou une séquence rythmique.
Exemple : sur une coupe géologique, on observe de la base au sommet:
- une tillite (conglomérat)
- des dolomies calcaires et calcaires dolomitiques à stromatolithes
- des jaspes
- des pélites et phtamites
- des grès à ciment siliceux avec des stratifications entrecroisées.
Cette coupe pourrait être interprétée comme suit:
* la tillite est un conglomérat d'origine glaciaire déposée en milieu marin. La
sédimentation est donc marine;
* les dolomies calcaires ou calcaires dolomitiques sont des roches d'origine en
partie détritique, en partie chimique qui se sont formées dans une mer peu profonde en voie
de rechauffement;
* les jaspes correspondent à une sédimentation chimique en eau assez profonde;
* les pélites et phtamites confirment ce milieu marin profond;
* enfin les grès marquent une sédimentation épicontinentale en eau peu profonde,
puisque l'influence du continent est nette.
Les tillites marquent la fin d'une glaciation et le début du rechauffement qui est
caractérisée par les dolomies avec des algues bleues qui ont données les stromatolithes. Elles
marquent aussi le début de la transgression...

VII - INTERPRETATION PALEOGEOGRAPHIQUE


Exemple 2 : une coupe géologique montre les faciès successifs suivants:
- à la base des grès plus ou moins grossiers, parfois conglomératiques, riche en
éléments remaniés du socle. Ces grès viennent en discordance sur les couches sous-jacentes;
- sur des grès viennent des calcaires noduleux rouge avec une épaisseur très
irrégulière, avec des moules d’ammonites plus ou moins abondants et des phénomènes de
subsduction à leur partie supérieure.
- viennent des calcaires plus homogènes,
- à ces calcaires homogènes succèdent des calcaires noduleux à Dacycladacées
(algues vertes),
- viennent sur ces calcaires des faciès dolomitique à stromatolithes,
32
- enfin un faciès conglomératique.
Interprétation
* Les grès conglomératiques de la base, présentent un caractère molassique :
viennent en discordance, des éléments remaniés du socle. Ces formations marquent la fin de
la regression et le début de la transgression. Le faciès témoigne de l'apport du socle.
Les calcaires noduleux marquent une sédimentation en mer peu profonde, ils
recouvrent la surface d'émersion, les phénomènes de subduction en sont des témoignages.
Les calcaires homogènes sont des faciès franchement marins;
les calcaires noduleux à Dacycladacées et les dolomies à stromatolithes sont des
faciès de faible profondeur.
Le faciès conglomératique annonce à nouveau la participation continentale.
En conclusion, les différents faciès permettent de dire qu'il y a eu une
transgression précédée d'une regression et la fin marquée par une regression.
La synthèse paléogéographique
La synthèse paléogéographique peut s'effectuer à l'échelon local, régional ou
continental. Elle fait appel à l'analyse paléogéographique.

33
34
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ECUE : Stratigraphie Durée : 30 min
COURS MAGISTRAL
QCM (Question à Choix Multiples) cocher ou entourer la ou les bonnes réponses
1- la stratigraphie étudie :
a) l'agencement dans l'espace et dans le temps des terrains sédimentaires et les évènements
subis par ces terrains.
b) l'agencement dans l'espace ou dans le temps, tous les terrains ou les évènements subis
par ces terrains.
c) la reconstitution de l'histoire géologique de l'écorce terrestre.
d) la transformation de l'histoire géologique de l'écorce terrestre.

36
2- Pour atteindre ces objectifs, la stratigraphie va utiliser diverses méthodes parmi
lesquelles nous pouvons citer les méthodes suivantes:
a) les méthodes paléontologiques, sédimentologiques, statistiques, pétrologiques et
géochimiques
b) les méthodes paléontologiques, magmatique, statistiques, pétrologiques et géochimiques
c) les méthodes paléontologiques, Sédimentologiques, physiques, pétrographiques et
géochimiques

3- L'analyse granulométrique permet d'établir des courbes ou des histogrammes qui


donnent des renseignements sur l'origine des roches et permettent d'établir une
chronologie. C’est une méthode :
a) Paléontologique b)physique c)géochimique d) sédimentologique
4- Une séquence est une succession de couches,

a) se présentant toujours dans le même ordre, et qui se répète un grand nombre de fois.
b) se présentant quelques fois dans le même ordre, et qui se répète un grand nombre de fois.
c) se présentant quelque fois dans le même ordre, et qui se répète une fois.

5-L’analyse de la succession des séquences, qu’on appelle analyse séquentielle, permet


de définir :
a) les cycles sédimentaires et établir des corrélations au moins à l’échelle régionale.
b) les cycles orogéniques et établir des corrélations au moins à l’échelle régionale.
c) les cycles sédimentaires et établir des corrélations au moins à l’échelle locale
d) une séquence qui est une succession de couches

6- les diagraphies sont des enregistrements continus en fonction de la profondeur et


apportent des informations sur :
a) la lithologie, la texture et la structure des roches traversées
b) les conditions de dépôts, les séquences de fusion magmatique et la diagenèse.
c) la lithologie, la texture, les séquences de sédimentation et la diagenèse
d) les conditions de dépôts et la structure des roches traversées

7- Le déroulement d'une étude stratigraphique se déroule en 3 phases:


a) la description des séquences locales, la corrélation des séquences entre elles et
l’interprétations
b) la description des séquences régionales, la corrélation des séquences entre elles et
l’interprétations
c) la mise en place des séquences régionales, la corrélation des séquences entre elles et
l’interprétations
8- Les fondements essentiels de cette chronologie sont: le principe de la superposition, le
principe de la continuité et le principe de l’identité paléontologique VRAI--FAUX
9- La dendrochronologie est une méthode qui s’interesse aux anneaux de décroissance des
arbres VRAI-FAUX
10-La notion de temps englobe dans la démarche stratigraphique, trois concepts
fondamentaux:
a) la succession, la durée et la simultanéité b) la succession, la denrée et la simultanéité
c) a succession, la simultanéité et la denrée d)la succession, la densité et la simultanéité

37
11- C’est la couche ou strate élémentaire dans la hiérarchie lithostratigraphique. Les anglo-
saxons parlent de : a ) bed b) beed c) banc
12- La radiochronologie permet de connaitre l’âge réel des roches étudiées, elles sont des
méthodes irremplaçables pour la datation des terrains du tertiaire VRAI--FAUX
13- Principe de la superposition c’est lorsque deux couches sont normalement superposées,
c’est-à-dire lorsqu’elles sont restées dans leur position originelle, l’ordre de leur succession,
de bas en haut est aussi l’ordre chronologique de leur dépôt VRAI--FAUX
14- Lorsque les couches sont caractérisées par leur contenu biologique c'est-à-dire les
fossiles ou traces, on parle de :
a) Biostratigraphie b) Biologie c) Lithostratigraphie d) pétrologie
15- La biozone l'unité fondamentale de :
a ) la biostratigraphie b ) la cenoozone. c ) l ’ a c m é z o n e
16- La biozone correspond à un ensemble de strates dans lesquelles une espèce fossile de
valeur stratigraphique est :
a) maintenue sans changer de caractère b )maintenue avec changement de caractère.
c) maintenue sans changer de forme.
17 La paléogéographie a pour but, la reconstitution de l'aspect de la terre à travers les
âges de son histoire. Cette reconstitution se fait suivant deux aspects: du point de vue
géographique et du point de vue biologique VRAI--FAUX
18-Lorsque le banc s’interromp et devient discontinu, on peut parler de :
a) lentilles ou de discontinuité b)lentilles et de loges c)lentilles et de langues.

19- Les varves sont des dépôts rythmiques saisonniers qui s’effectuent dans :
a) des lacs. b) des fleuves c) des lagunes d) des mangroves

20- Le Chronozone est la plus grande division chronstratigraphique VRAI- FAUX

21- La stratigraphie dans son acception première est :


a) l'étude descriptive des strates, c'est-à-dire des couches sédimentaires de l'écorce terrestre
b) l'étude descriptive des couches, c'est-à-dire des strates sédimentaires de l'écorce terrestre
c) l'étude descriptive des strates, c'est-à-dire des souches sédimentaires de l'écorce terrestre

22-Pour qu’un fossile présente un intérêt stratigraphique, il doit avoir une très grande
répartition géographique et une évolution rapide. Les fossiles qui remplissent ces
conditions sont dits :
a) bons fossiles stratigraphiques et fossiles repères
b) bons fossiles stratigraphiques ou fossiles répères
c) bons fossiles stratigraphiques ou fossiles de niveau
d) bons fossiles stratigraphiques ou microfossiles

23- Le fondement principal de la stratigraphie est le principe des causes actuelles.


24-Les buts historiques visent à :
a) reconstituer l'histoire du sol à partir des faits d'observation
b) reconstruire l'histoire de la terre à partir des faits d'observation

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