Marivaux Les Fausses Confdences
Les F.C. comme
porteuses de l'esprit
contestateur
des Lumières
Introduction I/ Contexte historique :
L'aube des Lumières
II/ Le règne de l'argent
III/ Les idéaux des Lumières
IV/ Le théâtre à l'époque de
Marivaux
I/ Contexte historique :
L'aube des Lumières
La Révolution d'Angleterre
La mort de Louis XIV
La Régence ou le règne des plaisirs
Le règne de Louis XV
La révolution d'Angleterre
La révolution d’Angleterre et l’espoir d’une limitation du pouvoir
monarchique : Plus de deux décennies avant la mort de Louis XIV, la
seconde révolution d’Angleterre (la « Glorieuse révolution ») a permis la mise
en place en Angleterre d’une monarchie constitutionnelle par la publication
en 1689 de la Déclaration des droits (Bill of rights) qui encadre les pouvoirs
du monarque
Louis XIV,
monarque absolu
de droit divin
Louis XIV aimé le th. de Molière, en particulier ses
comédies dans laquelle il caricaturé tel ou tel défaut.
Il aimait aussi la comédie italienne. Notamment La
commedia dell’Arte arrivée en France en 1576.
La fin du règne de Louis XIV est une période austère
et troublée. Deux famines et plusieurs périodes de
guerre se succèdent, qui épuisent le royaume.
La Régence ou le règne des plaisirs
Ce libertin notoire donne l’exemple d’une vie de luxe et de
plaisir, qui favorise l’évolution des mœurs et des art.s
S’installant au Palais-Royal, le Régent rend à Paris une place
prééminente sur les plans politique et culturel ; épris de paix, il
veut redonner à la France sa prospérité en encourageant les
innovations économiques et en dynamisant les affaires.
Le règne de
Louis XV
.Louis XV, sacré en 1723. Surnommé « le Bien-
Aimé », il suscite de grands espoirs et la politique,
dirigée par le ministre Fleury, apporte la
prospérité au royaume.
Une paix et une prospérité relatives permettent
dans pays un grand essor démographique et une
modernisation du royaume par le développement
du réseau routier et de l’expansion du commerce.
La seconde période du règne de Louis XV se voit
ternie par les guerres qui causent la perte d’une
partie de l’empire colonial français et une vive
désaffection de la population pour son roi.
Transition
À Versailles, les courtisans vivent dans une sorte de "bulle", dans l'inconscience de la
situation réelle du pays, au milieu des plaisirs et des divertissements. En province, les
nobles tentent de préserver à tout prix leurs privilèges, en freinant tous les essais de
réforme. Mais le pouvoir et la réelle influence appartiennent, en fait, à une nouvelle
noblesse, composée de parvenus enrichis, par le commerce, parfois par la
spéculation, qui ont pu s'acheter une charge et un titre, et à une riche bourgeoisie,
plus cultivée souvent, et plus libérale. Les mariages se multiplient d’ailleurs entre la
noblesse, désargentée parfois car les fortunes disparaissent aussi vite qu’elles ont pu
se créer, et la bourgeoisie, avide de s’approprier ainsi un titre.
II/ Le règne de l'argent
Toute au long de la pièce la
notion de l'argent est présente
"On vous épousera, toute fière qu'on
est, et on vous enrichira "
Acte I, scène 2
Réplique de Dubois
Madame Argante
"Qu'il soit votre mari tant qu'il
vous plaira ; mais il ne sera
jamais mon gendre"
Réplique de Mme Argante
Acte III, scène 13
III/ Les idéaux des Lumières
L'ESPRIT DES LUMIERES
Les Lumières, mouvement littéraire : c’est un
mouvement littéraire et philosophique
européen. Ce sont les idées nouvelles
diffusées par les philosophes qui croient au
progrès humain et sont guidées par la raison
(et non par la tradition et l’autorité).
L'aube des Lumières
La période des Lumières naissantes cherche sa poésie,
inaugure le roman moderne, développe comme jamais la
littérature d’idées, et trouve son théâtre. Rarement société
s’est à ce point tournée vers sa propre représentation :
l’écriture théâtrale envahit les autres genres, animant le
poème, actualisant le récit, faisant dialoguer les idées.
Période des Lumières
naissantes
Le développement du livre : Les échanges intellectuels
se multiplient dans les salons, les clubs, les cafés et les
loges maçonniques. Ces développements permettent la
diffusion de nouvelles idées.
L'essor des sciences : Sur le plan scientifique, le 18ème
siècle est marqué par la diffusion des théories de Newton
qui permettent de comprendre des lois de la nature
comme le mouvement des planètes. La physique
expérimentale se développe, les connaissances sur
l’électricité s’accroissent, la notion d’élément chimique
émerge. Ce développement sans précédent des sciences
expérimentales émancipe les individus en expliquant le
monde. Il contribue aussi à l’idée d’un ouvrage
rassemblant l’ensemble des connaissances, l’Encyclopédie
publié par Diderot et d’Alembert entre 1751 et 1772.
Les principes des
Lumières
La raison et le combat des préjugés
La contestation sociale et politique
La condition de la femme
La foi dans les sciences et le progrès
La valorisation du sentiment
La recherche du bonheur
La situation d'Araminte reflète à la fois la difficulté du sort
des femmes sous l'Ancien Régime et les premières
manifestations de leur désir d'émancipation.
De son refus de le renvoyer (II, 11) à l'annonce de leur mariage (III, 13), c'est
à une véritable fronde d'Araminte que l'on assiste, elle qui dénonce à haute
voix les manœuvres dont elle fait l'objet : « il y a dans tout ceci des façons si
désagréables, des moyens si offensants, que tout m'en choque » (III, 8).
Marton, sans fortune, ne voit sa liberté que dans l’argent
qu’elle peut acquérir
Sa première ambition est de se faire un état par le mariage. Aussi accepte-t-
elle bien vite la proposition de M. Remy, qu’elle quitte joyeusement en
l’appelant « mon oncle ».
IV/ Le théâtre à l'époque de
Marivaux
Les Fausses Confidences comme porteuses de l'esprit
contestateur des Lumières
Marivaux, dans ce siècle féru d’esprit critique, occupe une position à part. Il n’y a pas chez lui
d’engagement social, à proprement parler, ni de remise en cause nette des statuts sociaux. Plus
qu’à la raison, il fait d’ailleurs davantage appel, pour conduire ses intrigues, à « l’âme sensible »
que tout homme porte en soi.
Comme ses contemporains, Marivaux cherche à dépasser les préjugés de la vie sociale et les
apparences qu’elle oblige à maintenir, pour mettre à jour la vérité, les sentiments freinés par ces
contraintes imposées. Que ce soient par les déguisements vestimentaires, comme dans de
nombreuses comédies, ou, comme dans Les Fausses Confidences, par le déguisement de la
parole, tous ces stratagèmes, qui déstabilisent les êtres, visent à révéler leur nature profonde et à
la leur faire accepter en toute lucidité.
L'île des esclaves
Dans L’île des esclaves, Marivaux
aborde le problème des
inégalités sociales à travers une
fiction qui met en cause les
rapports maîtres-valets dans la
société du 18ème siècle.