La vitesse de refroidissement du métal et sa teneur en carbone interviendront dans la dureté du
métal, dans sa capacité de résistance à la corrosion.
1. La trempe:
La trempe a pour but d'augmenter la dureté de l'acier inoxydable martensitique. L'opération de
trempe modifie les propriétés mécaniques du métal, elle consiste à porter le métal à une
température déterminée par le pourcentage de carbone et du type d'alliage, puis à le refroidir
brusquement dans un liquide ou dans l'air. A cette température, la structure devient
austénitique. Au refroidissement, la structure cherche à se retransformer dans sa forme
d'origine. Le refroidissement sera suffisamment rapide pour geler cette transformation.
La vitesse de la trempe est également importante, si elle est trop rapide elle peut fissurer le
métal et créer se qu'on appelle des tapures . Or une trempe ultra rapide aura un effet inverse,
et rendra un acier plus doux. On ne dépasse jamais des vitesses de trempe de 10° à 100° par
seconde.
D'une manière générale, la trempe correspond à un changement de structure. La trempe d'un
acier augmente sa dureté, sa limite élastique, sa résistance à la traction mais diminue la
striction , l'allongement et la résilience ( augmente la fragilité ).
2. Le revenu:
Le revenu a pour but d'atténuer les tensions excessives introduites par la trempe. L'opération
de revenu consiste dans un chauffage au-dessous de la température à laquelle a lieu la
transformation en austénite.
Le revenu dépend principalement du type d'acier et de la température de transformation. La
vitesse de refroidissement ne semble pas avoir d'influence sur la qualité de l'acier.
D'une façon générale, le revenu qui est réalisé dans la fabrication des instruments se situe à
une température de 200° à 250°. Le revenu diminue la dureté mais augmente la résilience
ainsi que l'allongement.
On peut remarquer que cette température correspond à celle d'un poupinel mal réglé. On
imagine les dégâts que l'on occasionne en stérilisant régulièrement du matériel avec ce type de
stérilisateur.
3. Le recuit:
Le recuit consiste dans un chauffage au-dessus du point critique de transformation mais avec
un refroidissement lent. Il a pour but de faire varier la finesse du grain de l'acier. La finesse du
grain intervient dans la résistance mécanique de l'instrument.
Supposons un acier ayant son point de transformation supérieur à 800°, cet acier est porté à
1000° pour être trempé. Il est refroidit brusquement à 200° par un bain d'azote liquide.
Pour atténuer sa transformation structurelle, l'opération de revenu commencera par un
chauffage à 900°, puis par un refroidissement lent jusqu'à 400°. On peut modifier la finesse du
grain de l'acier en recommençant cette opération plusieurs fois en réchauffant la pièce à 900°.
Tableau récapitulatif des traitements thermiques
La zone comprise entre 350° et 500° est à éviter pour des raisons de corrosion.
On observe ce phénomène suite à des réparations hasardeuses de porte-aiguilles. Lors de la
réparation de ces instruments, il arrive que l'on chauffe l'extrémité de l'instrument pour
décoller les plaquettes de tungstène. A l'endroit où la température se situe entre 350° et 500°,
des phénomènes de " pitting " peuvent apparaître.