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Cours Aciers Inox

Ce document décrit les propriétés de soudabilité de différents types d'aciers, notamment les aciers contenant du carbone, les aciers inoxydables et les traitements thermiques appliqués aux aciers. Il fournit des détails sur la microstructure et la résistance à la corrosion de chaque type d'acier.

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Cours Aciers Inox

Ce document décrit les propriétés de soudabilité de différents types d'aciers, notamment les aciers contenant du carbone, les aciers inoxydables et les traitements thermiques appliqués aux aciers. Il fournit des détails sur la microstructure et la résistance à la corrosion de chaque type d'acier.

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La soudabilité des aciers

1. Introduction:
Les aciers sont les matériaux les plus utilisés par l’industrie, dans plusieurs applications
les aciers doivent être soudés  la résistance des structures fabriquées par ces aciers ne
dépend pas uniquement de la résistance des aciers utilisés mais aussi de la résistance
des joints soudés  la soudabilité des aciers est une caractéristique très importante à
considérer.
 Les aciers contenant des faibles teneurs en C sont faciles à souder.
 La soudabilité des aciers contenant des teneurs moyennes ou élevées en C est
relativement difficile à cause de la formation facile de la martensite dans les zones
affectée thermiquement ZAT  la fragilisation des matériaux soudés.
 Les aciers à faibles teneur en C, les zones soudées sont plus dures que le matériau de
base à cause de la fine microstructure perlitique qui se développe durant le
refroidissement des ZAT.
 D’autre part l’austénite résiduelle qui sépare les zones ferritiques gène la
recristallisation de ces derniers  des grains ferritiques plus fins.
 Durant le soudage, la température dans une partie de la ZAT peut dépasser A1 
formation de l’austénite  la refroidissement conduit à la formation de nouvelles
microstructures en fonction de la vitesse de refroidissement et la carte TRC de l’acier.
(a) the structure at the maximum temperature, (b) the structure after cooling in a steel of
low hardenability, and (c) the structure after cooling in a steel of high hardenability.

 Les aciers non alliés a faible teneur en C ont une faible trempabilité  le
refroidissement à l’air ne conduit pas à la formation de la martensite. Cependant, les
aciers alliés ont une bonne trempabilité  ils doivent être réchauffés ou chauffé durant
le soudage pour empêcher la formation de la martensite.
 On fait pas le soudage des aciers trempés et revenus.
Aciers inoxydables
 Les aciers ordinaires rouillent en milieu humide et s’oxydent à l’air chaud: l’ajout d’u
Cr à l’acier  la formation d’une couche dure et continue de Cr203 en surface 
protection du métal en dessous.
 Il faut au moins 13 % pour protéger un acier, mais si le milieu est hostile, on peut
avoir besoin de monter jusqu’à 26 % Cr.
On appelle aciers inoxydables des aciers qui résistent à la corrosion atmosphérique
et à la corrosion électrochimique.
 Les aciers réfractaires résistent à la corrosion sèche à haute température : on considère
comme réfractaire tout acier qui tient à plus de 800 °C.

 On peut ramener à quatre groupes les


différents aciers inoxydables :
– les aciers martensitiques ;
– les aciers ferritiques ;
– les aciers austénitiques ;
– les aciers austéno-ferritiques.

Diagramme de phases Fe-Cr.


Les aciers inox ferritiques : Contenant jusqu’à 30 % Cr et moins de 0,12 % C, la
structure cubique confère à l’acier une bonne résistance mécanique avec une faible
ductilité.
Les aciers inox martensitique
Contiennent jusqu’à 0,6 % C  modification du diagramme de phases: le c étend le
domaine  de telle manière que l’alliage Fe-13 % Cr-0,6 % C est dans le domaine  à
1000 °C  on peut tremper cet acier pour former de la martensite, le recuire et obtenir
une fine dispersion de carbures.

Diagramme de phases simplifié pour le système Fe-Cr-0,6 % C.


Les aciers inox austénitiques: De nombreux aciers inoxydables sont austénitiques à
température ambiante: ils contiennent simultanément le Cr et le Ni: Exemple: L’acier
18/8 a pour composition chimique Fe-0,1 % C- 1 % Mn – 18 % Cr – 8 % Ni: le Cr
améliore la résistance à la corrosion et le Ni stabilise l’austénite.

Diagramme de phases Fe-18 ù Cr - Ni.

L’ajout du Ni  diminution de la température de transformation CFC - CC + Mn, Cr et


Ni ralentissent de plusieurs ordres de grandeur la cinétique de la transformation CFC 
CC: l’acier 18/8 peut être trempé de 800 °C à la température ambiante sans devenir CC
(structure austénitique métastable).
Remarque :
L’austénite pourrait se transformer en martensite mais la grande quantité de Cr et Ni
diminue la température Ms jusqu’à 0 °C  il faudrait refroidir l’acier bien en dessous
de 0 °C pour transformer une quantité appréciable d’austénite en martensite.
Aciers austéno-ferritiques
Contiennent C, Cr et Ni. Cette composition est équilibrée de manière que, vers 1000 /
1100 °C, l’alliage soit biphasé afin de constituer un agrégat ferrite-austénite.
Exemple : Une composition du type X 5 Cr Ni Mo Cu 21-08 correspond à un acier
austéno-ferritique.
L’addition de cuivre et de molybdène permet aux aciers inoxydables austéno-ferritiques
de résister à des produits corrosifs
et à des formes et types de corrosion auxquels les aciers inoxydables ferritiques et
austénitiques résistent mal.
Les traitements thermiques des aciers inoxydables:
Les traitements thermiques pratiqués durant la gamme de fabrication des aciers
inoxydables ont des conséquences sur les propriétés suivantes :
(1) résistance à la corrosion ; (2) propriétés mécaniques (résistance, ductilité, fragilité)
essentiellement déterminées par les essais de traction et de résilience ; (3) état de
surface (oxydation superficielle, rugosité, analyse chimique en extrême peau) (4)
dimensions et forme ; stabilité dimensionnelle.
Le meilleur traitement thermique sera celui qui permet d’atteindre, au moindre coût, le
but principal, amélioration des qualités, tout en évitant ou minimisant les effets
secondaires indésirables.
a) Le traitement d’homogénéisation :
 Ces traitements visent à réduire les ségrégations d’éléments chimiques apparues lors
de la solidification.
 Ils sont pratiqués sur pièces moulées ou forgées de taille importante.
Exemple 1: Pour certaines nuances des aciers austénitiques contenant des éléments
alphagènes, durant la solidification il se produit un enrechisment local (ségrégation) en
éléments alphagènes  formation de la ferrite  on utilise le traitement
d’homogénéisation (traitement antiferrite) pour limiter la teneur en ferrite hors
équilibre durant la solidification (ségrégations).
Exemple 2: une homogénéisation peut être bénéfique est le cas des nuances
martensitiques présentant après trempe à l’ambiante de l’austénite résiduelle : toute
homogénéisation de la teneur en éléments gammagènes, en particulier le carbone,
diminuera la teneur en austénite résiduelle.
Paramètres du traitement d’homogénéisation:
Une combinaison minimale temps-température est nécessaire pour obtenir une
homogénéisation donnée.
 Il est plus intéressant de jouer sur le facteur température que sur le facteur temps 
On choisira des températures supérieures à 1 100 °C.
 La détermination du temps minimal t à employer nécessite la connaissance du
coefficient de diffusion D, à la température visée pour le traitement, de l’élément dont
la teneur est à homogénéiser.
La procédure : au sein du matériau à homogénéisé, des pics et des creux de teneur
locale.
C0 l’écart entre les teneurs aux pics et aux creux, et l la distance moyenne entre un pic
et un creux adjacents.
ΔC l’écart maximal de teneur souhaité après homogénéisation.
On peut calculer le temps t par la formule :

b) Traitements de durcissement
b.1 Austénitisation et trempe martensitique
Pour les nuances martensitiques et ferrito-martensitiques (soient ou non ensuite durcies
par précipitation structurale).
En pratique, on choisira la température d’austénitisation dans la gamme 950-1 100 °C,
le choix de cette température devant tenir compte:
- L’austénitisation la plus complète possible pour éviter la ferrite  formée si la
température est trop élevée, cela étant particulièrement
à craindre dans le cas des nuances à faibles teneur en carbone.
- Mettre en solution la fraction voulue de carbures pour assurer une dureté suffisante
après trempe sans trop stabiliser l’austénite résiduelle après trempe  Une température
de 1 050 °C est souvent un bon compromis pour les nuances à forte teneur en carbone
(C > 0,15 %) ;
- En tout état de cause dissoudre le plus possible les carbures intergranulaires ;
- Dans le cas d’un acier à durcissement par précipitation, la totalité des éléments devant
participer à la précipitation ultérieure devra être mise en solution, ce qui aboutit
généralement à choisir une température comprise entre 940 et 960 °C ou entre 1000 et
1050 °C.
Les paramètres : L’austénitisation est une transformation rapide c’est la dissolution
des carbures dans l’austénite qui va dicter la durée de maintien nécessaire à température
maximale.
Pour une nuance contenant 0,3 < C < 0,5 %, l’austénitisation à 1 050 °C, une durée
totale de traitement d’une demi-heure est suffisante.
Pour la vitesse de trempe, une trempe à l’air est suffisante dans la quasi-totalité des cas
pour assurer que l’austénite ne se transforme pas en ferrite (seule exception : épaisseur
supérieure à 20 mm et faible teneur en carbone : < 0,15 %).
Pour assurer la transformation de toute l’austénite en martensite, les précautions
suivantes devront être prises pour les nuances contenant du nickel ou à forte teneur en
carbone (C > 0,35 %) :
- atteindre effectivement la température ambiante ;
- rester un temps suffisant (quelques heures) à l’ambiante ;
- traiter par le froid (– 80 °C), dans ce cas, il ne faudra pas rester trop longtemps à
l’ambiante (une ou deux heures au maximum)car ce maintien peut stabiliser l’austénite ;
- effectuer un écrouissage à froid.
b.2. Durcissement par précipitation:
 Ce type de traitements s’applique aux aciers inoxydables austénitiques ou
martensitiques.
 Le traitement de précipitation de la phase durcissante doit obligatoirement être
précédé de la remise en solution complète car l’on doit pouvoir contrôler la taille des
précipités.
 La remise en solution est pratiquée lors d’un traitement d’austénitisation (nuances
martensitiques) ou d’hypertrempe (nuances austénitiques).
 Un écrouissage à froid pourra être intercalé entre dissolution et précipitation, ce qui
favorisera la finesse de la précipitation.
 Lors du revenu de précipitation, la température sera choisie en fonction du compromis
résistance mécanique-ductilité que l’on souhaite :
-une température basse donnera une meilleure résistance,
-une meilleure ductilité par coalescence des précipités (phénomène de
survieillissement).
c. Traitements d’adoucissement:
Objectif : abaisser les caractéristiques mécaniques et plus souvent de redonner de la
ductilité au matériau par élimination des dislocations apparues au cours d’une trempe
martensitique ou au cours d’une opération d’écrouissage à froid.
Les réactions engendrées sont : la restauration de la structure, la recristallisation,
grossissement de grain, ou transformation de phase.
c.1. Adoucissement par restauration de la structure:
Concerne les aciers inoxydables martensitiques : la trempe martensitique conduit à
l’obtention d’une microstructure fortement écrouie d’où la nécessité d’une restauration
partielle de la structure  les caractéristiques mécaniques voulues sont obtenues en
ajustant le temps de maintien à la température de revenu choisie entre 550 °C et le point
de transformation Ac1.
c.2. Adoucissement par recristallisation:
Il concerne les aciers inoxydables ferritiques, austénitiques et austéno-ferritiques.
Le recuit est effectué après une opération de laminage ou de tréfilage à froid afin de
redonner au matériau la possibilité de déformation à froid nécessaire pour la poursuite
de la gamme de transformation.
La température du recuit dépend du taux d’écrouissage à froid : elle sera d’autant plus
basse que l’écrouissage à éliminer sera important. En pratique, après un écrouissage de
50 % à froid, une température autour de 800 °C suffira (un peu plus pour les
austénitiques, un peu moins pour les ferritiques).
Il est nécessaire de prendre certaines considération dans le choix de la température
minimale de recuit recristallisation : il faut essentiellement éviter la sensibilisation 
une température minimale de 1000 °C pour les austénitiques.
c.3. Adoucissement par coalescence et globularisation de précipités
Il concerne les aciers inoxydables semi-ferritiques.
Il s’applique aux température au-dessous du point de transformation Ac1 des aciers
inoxydables semi-ferritiques au cours duquel les carbures de chrome deviennent moins
nombreux et plus sphériques, conduisant ainsi à un adoucissement, la mobilité des
dislocations étant largement restaurée.
Durant ce traitement, aura lieu en parallèle la rechromisation des zones autour des
carbures  restaurant les propriétés de résistance à la corrosion du matériau.

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