FICHE IRM : RÉCAPITULATIF
GÉNÉRALITÉS
Électromagnétisme : étude du champ électro-magnétique et de son interaction avec les particules chargées.
IRM de 0,5 Tesla à 12 Tesla IRM patient = 7 Tesla
FABRICATION DU CHAMP MAGNÉTIQUE
Des km de bobines de câble dans lesquels on fait parcourir du courant électrique enfermé dans une enceinte
et maintenance dans un liquide (l’hélium (7 à 10 L)) dont la température est < 0, de façon à créer de la
supraconductivité
Supraconductivité : système de refroidissement permettant de conduire le courant électrique sans résistance
et sans perte.
Inconvénient :
o Coût de l’hélium
o Danger du champ magnétique : effet projectif
o Aspect ferromagnétique des objets
PROTONS D’HYDROGÈNE
o Une particule chargée positivement émet un champ magnétique (c’est l’électromagnétisme)
o Le proton tourne sur lui-même c’est le SPIN
o Quantité importante
o Élément à l’origine du diagnostic
o Plus j’ai d’atome impaire, plus j’ai de protons en sens parallèle
o Base de la fabrication de l’image en IRM
Précession : le fait de tourner autour d’un axe mouvement de précession
Les protons tournent 2 fois : sur eux-mêmes et autour de l’axe de précession
Rapport gyromagnétique : vitesse à laquelle tourne les protons dans la matière = 42,58 MHz c’est la
fréquence de Larmor, elle dépend de B0 (= 1,5 T) 42 x 1,5 T = 63,8
Fréquence de Larmor : f = B0 x γ / 2 x π
SIGNAL ET VOXEL
Lorsqu’il y a beaucoup de protons dans un espace, on dit qu’il y a une densité forte tandis que si dans le même
espace, il y a moins de protons, c’est une densité faible.
La taille du voxel influence le signal.
LES PHÉNOMÈNES PHYSIQUES
À l’équilibre, sous le champ magnétique B0 :
Les protons sont répartis autour de B0 et vont précesser.
Les protons sont simplement « magnétisés ».
Le vecteur d’aimantation est égal à Mz mais est assez faible car les SPIN ne tournent pas tous en
phase les uns avec les autres.
Le vecteur d’aimantation Mxy est nul
Les protons sont déphasés en raison de leur aimantation individuelle (ils se tiennent à distance les uns des
autres dans B0) notion à conserver pour la pondération T2.
L’aimantation dans la direction de Mz croit également avec la concentration de protons dans le volume étudié,
on parle alors de densité de proton.
A ce stade, il est impossible de mesurer le vecteur d’aimantation macroscopique car il est infiniment petit
comparé à B0.
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Excitation du proton :
Quand l’émission RF début, les protons précessent tous ensemble en phase. Le vecteur d’aimantation peut être
mesuré, Mz est non nul.
Résonnance des SPIN
Augmentation du vecteur Mz (addition des champs magnétiques des protons)
La mise en phase : les protons tournent ensemble.
Si l’on poursuit l’émission de RF, les protons vont basculer dans la direction de cette impulsion = les vecteurs
Mz et Mxy s’inversent.
L’onde de radiofréquence produite par l’antenne va faire résonner les protons et pour qu’elle réussisse à faire
ça, il faut qu’elle soit de la même fréquence que la fréquence de Larmor.
Lorsque l’antenne produit l’onde qui est de 63,8 MHz les protons basculent et se rassemblent.
Basculement des protons
Augmentation du vecteur Mxy
Les protons vont continuer à tourner sur eux-mêmes et autour de l’axe de précession mais celui-ci va s’élargir
à 90°, ou 45° et même 180°.
Le résultat de cette bascule permet de mettre en évidence les protons d’hydrogène.
Il y aura une différenciation entre les protons qui n’ont pas basculer (les autres atomes), et ceux qui ont basculé
(seulement les protons d’hydrogène).
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Le phénomène de résonnance à deux effets :
Bascule des protons
Rassemblement des protons : cela augmente la force d’aimantation des protons et ils se mettent en
phase
La résonnance impose le rassemblement des protons et la mise en phase malgré leur signe positif qui
naturellement empêcherait les protons de se rassembler.
Résonnance = addition de deux énergies
L’excitation dans protons avec une impulsion RF provoque deux phénomènes simultanés :
1. Les protons se mettent à précesser tous en phase. (Schéma B) le vecteur d’aimantation qui les
représente est alors identifiable Mz non nul.
2. Les protons s’orientent dans la direction de la RF (B1), E2 vers E1. Le vecteur qui les représente bascule
et peut se décomposer en magnétisation transversale Mxy
La magnétisation longitudinale (Mz) diminue puis s’inverse alors que la magnétisation transversale (Mxy)
grandie puis s’amenuise.
A noter : durant sa bascule, le vecteur de magnétisation transversale (Mxy) continue à tourner dans le plan
transversal, et ceci à sa fréquence de précession.
En fonction de l’intensité et de la durée de l’onde de RF, on peut basculer le vecteur Mz d’un angle variable
jusqu’à 180°.
La magnétisation longitudinale diminue puis s’inverse alors que la magnétisation transversale grandit. Le
vecteur de magnétisation tourne dans le plan, transversal à sa fréquence.
Relaxation des protons :
La relaxation T1 en relation avec la ML concerne la composante longitudinale Mz.
La relaxation T2 en relation avec la MT concerne la composante transversale Mxy.
L’excitation du proton est instable, cette instabilité va rapidement être mise à profit pour capter un signal. Dès la
fin de l’émission de l’onde RF, il va y avoir retour à l’état d’équilibre.
Deux phénomènes inverses aux précédents vont avoir lieu :
Les spins ne « résonnent » plus et subissent à nouveau l’influence majeure de B0, l’aimantation
longitudinale Mz croit progressivement. Les protons se rapprochent les uns des autres également.
Les spins s’éloignent les uns des autres en raison de leur aimantation propre (ce sont des particules en
rotation. Déphasage rapide des spins et l’aimantation transversale Mxy décroit rapidement.
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Le système retourne à son état d’équilibre en restituant l’énergie sous la forme d’un signal RF (sinusoïde
amortie) recueillie par une antenne dans le plan xy.
Pour la création des images en IRM, nous prenons en compte les vitesses de relaxation (les vitesses de
déplacement) qui dépendent des densités protoniques.
Les protons remontant très vite = tissus denses = blanc
Les protons remontant lentement = tissus peu denses = noir
Lorsqu’on fait basculer les protons à 180°, il y a un gain de distance pour les protons des tissus denses. Ces
différences permettent d’augmenter le contraste entre les différents tissus. On va donc augmenter l’axe Mxy.
2 TECHNIQUES POUR DIFFERENCIER LES TISSUS
Flair (fluid attenuation inversion-récupération) : supprime le signal de l’eau 180° 90° + 180°
Stire (short time inversion-récupération) : supprime le signal de la graisse il y a aussi le Fat Sat, SPIR,
DIXON
TOF (time of flight) : mécanisme qui va permettre de garder le signal et d’aller à la même vitesse que le sang
par exemple.
Choline : protéine retrouvée dans la spectro-IRM : permet de voir s’il y a des risques de cellules cancéreuses.
En IRM, on contrôle l’angle de bascule et la vitesse des protons (le temps d’observation) à revenir grâce à l’onde
de de radiofréquence. On programme le temps de lecture pour essayer d’avoir le contraste maximum entre
chaque tissu.
LA PONDÉRATION
Définition : donner du poids : consiste à donner aux valeurs qui composent un poids différent, en fonction
des divers critères qui rendent compte de l’importance relative de chacun des éléments.
RELAXATION T1
Relaxation T1
Relaxation longitudinale
Relaxation spin-réseau
Définition : le temps au bout duquel un tissu a regagné 63% de son aimantation maximale après une
impulsion à 90°.
Image : pondération anatomique les noms des structures ont les noms de leur teinte.
Chaque tissu a une valeur de T1 qui lui est propre.
Courbe : Lorsque le tissu A a atteint 63% = il est premier, donc il est blanc
Le tissu B a un niveau de signal plus bas = gris
Si on diminue le temps de lecture pour gagner du temps, le tissu n’arrivera pas à être blanc mais plutôt gris et la
différence de contraste entre les deux structures sera moindre. (Si le lapin et la tortue ont 1 mètre à parcourir,
le lapin n’aura pas réussi à gagner beaucoup de temps).
Les T1 sont de l’ordre de la seconde et seront exprimés en ms
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Certains tissus ont un T1 court et d’autre long cela dépend de la densité protonique tissulaire
Tissu rapide (A) premier à grimper sur la montagne = repousse de l’aimantation longitudinale blanc
Tissu lent (B) dernier à grimper sur la montagne noir car loin du soleil
Au bout de 2 secondes, on espère avoir A + B (les deux tissus sont arrivés tout en haut)
Tous les protons ont récupéré leur T1 tous blanc
RELAXATION T2
Relaxation T2
Relaxation transversale
Relaxation spin-spin
La relaxation T2 transversale est due au déphasage des spins. Il faut attendre que la relaxation T1 soit terminée
pour pouvoir avoir le T2.
Définition : est le temps au bout duquel un tissu a perdu 63% de son aimantation transversale maximale
37% des protons qui ne sont pas déphasés (toujours en phase).
Le déphasage est très rapide au départ et ensuite ralenti avec le temps.
T2 inverse des contrastes en T1 sur l’image (ce qui était blanc devient noir et ce qui était noire devient
blanc).
Relaxation T2
Tissu rapide (A) premier à descendre et il va se retrouver rapidement en bas noir
Tissu lent (B) se retrouve encore en haut donc blanc
Ordre de grandeur des T2 des tissus biologiques est de 50 ms à 100 ms soit 10 fois plus court que le T1L
RELAXATION T2*
Il ne s’agit en fait pas d’un vrai T2, mais d’un signal plus court T2*, dégradé par l’hétérogénéité du champ
magnétique. Il disparait si vite qu’il est difficile à recueillir.
QUELQUES SÉQUENCES
Séquence : suite d’évènements dans le temps
Séquence hyper T2 (temps très tardif) : plus le temps passe plus il va y avoir des tissus qui vont disparaître.
Celui qui va rester c’est l’H2o. Les autres tissus seront tout en bas, ils auront disparu technique pour éviter
l’injection de PDC
Pondération T2* : image qui ressemble au T2 mais pas débarrasser du problème des spins qui s’écartent les uns
un des autres c’est un T2 dégradé
Le T2*(écho de gradient) intérêt pour bilan hémorragique chez les patients. Lorsque l’hémoglobine est
dégradée, on se retrouve avec les atomes de fer, ils réagissent donc avec le champ magnétique. Ils vont le
perturber et on aura une image noire.
Avec chacune de mes séquences il faut avoir des réponses à mes questions pour émettre un bon diagnostic
pour le patient.
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Choix de l’angle de bascule (5° et 180°) Angle alpha ou angle Ernst
Détermine la durée de la séquence et le contraste souhaité.
Temps de répétition temps qui séparent deux impulsions d’ondes de radiofréquence.
Recommencer l‘action de faire basculer les protons.
Détermine la pondération et la durée de la séquence.
Pour un tr de 500 ms (court) favorise pondération T1
Pour un tr de 2000 ms (long) favorise pondération T2 (4x plus longue)
Le fait de répéter la bascule, cela nous permet d’avoir une image complète et de remplir la matrice. Un signal
= 1 information = 1 ligne.
On détermine le temps de répétition par rapport à ce qu’on sait sur le tissu.
On connaît le temps que les tissus mettent pour récupérer 63%. On connait le T1.
F.I.D : DÉCROISSANCE DE L’INDUCTION LIBRE
Le signal est utilisé pour remplir les lignes de la matrice par l’intermédiaire de la TDF
Le signal est représenté comme étant une sinusoïde amortie
L’antenne réceptrice capte le signal maximum lorsque les protons en phase passent devant elle. Les protons
continuant leur tour (précession) s’éloignent de celle-ci et le signal capté est minimum quand les protons
passent à l’opposé du cercle décrit par le cône de précession. On appelle ce signal le « signal de précession
libre » ou FID. Plus les spins sont séparés les uns des autres, moins le signal est fort.
Quand les spins son ensemble, le signal est fort car il y a une force d’aimantation importante.
Problèmes de la F.I.D :
o Signal seulement mesurer dans le plan xy
o Signal trop faible et disparaît rapidement
o Signal non mesurable dans l’axe Mz0 car B0 trop fort
Solutions :
o Création d’écho
o Antennes de bonne qualité
o Isolement des salles d’IRM « cage de FARADAY » * pour éviter les ondes de l’extérieur
o Avoir un B0 + fort pour avoir + de protons en sens parallèles donc + de signal
* Cage de FARADAY : couverture en cuivre qui recouvre l’ensemble des parois
TEMPS DE RÉPÉTITION
Un signal = remplissage d’une ligne.
Pour passer à la ligne du dessous il me faut un Tr (temps de répétition).
La prochaine émission du signal va donc remplir la ligne suivante.
Temps de répétition = temps qu’il existe entre deux impulsions de RF initiale.
TEMPS D’ACQUISITION
Nombre de ligne de l’image la plupart du temps 320
Calcul du temps d’acquisition : NL x Tr x Nex
Nombre d’excitation (Nex) = 1
Nombre de ligne (NL)
Temps de répétition (Tr)
Le patient ne doit pas bouger pendant l’examen, ici pour une acquisition, le temps est trop long. Il faut donc
trouver une solution pour diminuer le temps.
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TECHNIQUES DE CRÉATION DE L’IMAGE
1. Système GRAPA : l’antenne au lieu d’avoir un seul capteur, elle en a plusieurs et ils vont être en fonction
simultanément. On va donc gagner du temps et capter plusieurs signaux (antenne en réseau phasé).
Chaque antenne rempli une ligne différente de la matrice.
2. L’imagerie parallèle (SENSE et Compress Sensing) : SENSE : les propriétés de l’espace K objet
mathématique symétrique permettant de reconstruire des informations à partir d’un seul cadrant au
lieu de remplir les 320 lignes, on va remplir 160 lignes seulement. On remplit donc les lignes du milieu
(parce que c’est le contraste) et les autres, on les déduits. On a divisé par 2 la durée d’acquisition.
3. Facteur turbo : il divise la durée d’acquisition : multiplication des échos dans un Tr on choisit un temps
d’écho de 10 ms noyé dans 500 ms, il reste 490 ms où l’on ne fait rien. Ce qu’on va faire c’est que temps les
protons n’ont pas récupéré totalement la relaxation longitudinale, on va renvoyer une autre onde RF à
180°, elle ne va pas obliger les protons à redescendre mais on leur fait faire des demi-tours. On a donc
plusieurs échos ce qui permet de remplir les différentes lignes de la matrice. Le problème des échos, c’est
que leur valeur s’amenuise et le temps d’excitation est à 30 ms si on a 3 échos. Donc la différence entre les
deux tissus est quasi invisible. Dans cette situation, ne pas dépasser les 3 échos pour la pondération T1
sinon c’est une pondération T2. On peut aller jusqu’à 240. On a donc divisé par 3 la durée d’acquisition.
ETL (écho train line)
On peut regrouper les 3 techniques : cela divise par 72 le premier Ta
SÉQUENCE
Définition : ensemble de phénomènes chronologiques cycliques qui ; judicieusement choisis à partir des
paramètres d’acquisitions ; vont aboutir à un signal utilisable en imagerie par résonance magnétique.
Le signal dépend :
De la densité protonique dans le voxel Des gradients des champs
De la relaxation Des impulsions radiofréquence
Du champ magnétique B0 lui-même De la qualité des antennes
Les paramètres intrinsèques à l’opérateur :
Le TE : temps d’écho Nombre de lignes de la matrice
Le TR : temps de répétition Nombre d’excitations
Angle de bascule Bande passante
Volume du voxel
On parlera d’optimisation de la programmation, adossée aux nécessités du diagnostic et à la coopération du
patient.
L’organisation dans le temps des événements fait partie des connaissances indispensables du manipulateur
(trice).
Chronogramme = séquence
SÉQUENCE SPIN-ÉCHO (vrai T2)
Valeurs de références
T1 T2
Te = 10 ms Te = 100 ms
Tr = 500 ms Tr = 2 000 ms
Te = temps d’écho : moment où les spins après avoir fait demi-tour se trouve déphasés.
Temps d’écho = temps du début de la F.I.D, jusqu’à la création d’une nouvelle impulsion, correspond au temps
de lecture (ou mesure du signal).
Écho = répétition d’un évènement.
Temps de répétition : temps qui sépare 2 impulsions RF de 90°.
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Ligne d’impulsion de RF (vert) : il est souvent nécessaire de répéter les émissions d’ondes de radiofréquence.
Lignes de codage (orange, gris et bleu) dans trois axes différents : le codage spatial sera utile pour situer le
signal dans l’espace de notre patient.
Ligne de réception du signal (rouge), ici sous forme d’écho.
TE ou TE/2 (temps d’écho divisé par 2) et TR (temps de répétition).
Chronologie de la séquence SPIN-ÉCHO :
Comme nous l’avons vu précédemment le signal FID est faible et ne saurait être suffisant pour obtenir une
image IRM anatomiquement convenable.
Une méthode proposée par Hahn va permettre de se débarrasser des inhomogénéités de CM liées à la
dispersion des protons en précession. (T2*)
C’est la naissance de la séquence de base en IRM appelée SPIN ECHO (SE) ou Écho de Spin (ES) qui engendrera
un signal beaucoup plus exploitable, de type T2.
L’évènement que l’on va répéter en IRM est l’instant ou les protons d’un tissu donné vont se trouver en phase.
Nous ne savons que cet état est furtif et que le déphasage est systématique à l’arrêt de l’impulsion RF.
Une deuxième impulsion d’onde RF sera émise à quelques millisecondes après la première pour réaliser ce re
phasage.
Pour obtenir une repousse de l’aimantation qui soit quantifiable, il va falloir garder les protons en phase le plus
longtemps possible.
Or le déphasage se faire dès l’arrêt de l’onde RF.
L’astuce consiste à les re phaser dans le sens contraire du déphasage initial.
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Différentes étapes de la séquence spin-écho :
Étape 1 : Le patient est positionné dans l’IRM
Mz à 100% dans la direction de B0 et Mxy est égal à 0
Étape 2 : impulsion onde RF 1
Afin de faire basculer le vecteur d’aimantation, on utilise une impulsion initiale de 90°, c’est le point de départ
initial du vecteur TE ou temps d’écho.
Les spins sont en phase et l’aimantation transversale est maximale.
Mz = 0 et Mxy = 100%
Étape 3 : arrêt de l’impulsion RF 1
Déphasage des spins en raison des inhomogénéités d’origine moléculaire, les protons l’éloignent les uns des
autres, Mxy va décroitre au profil de Mz. On obtient du T2*
Étape 4 : impulsion onde RF 2
Impulsion de RF de 180° qui fait basculer les protons dans le sens opposé à leur déphasage.
La RF inverse les déphasages, le sens de rotation (précession) est inchangé.
La vitesse de re phasage est proportionnelle à la vitesse de précession des spins (certains lents, d’autres
rapide).
C’est le TE / 2 et Mxy repousse
Étape 5 : apparition de l’écho de spin
Au bout d’un nouveau TE / 2, les spins sont rephasés.
Au TE : le signal apparaît sous forme d’écho et il peut être mesuré.
Ce vecteur Mxy est plus petit que le précédent : on a supprimé les déphasages constants, propres aux
inhomogénéités de B0, mais pas ceux liés à la relaxation spin-spin.
On accède au « vrai » T2.
Étape 6 : fin du cycle, temps de répétition Tr
L’écho disparaît aussi vite qu’il apparaît, c’est la fin du cycle.
Le signal obtenu est utilisé pour « remplir » une ligne de la matrice de l’image.
Pour obtenir les lignes suivantes, un nouveau cycle (RF 90° et RF 180°) sera programmé et ceci autant de fois
que nécessaire (exemple de matrice image IRM = 256 x 320).
La répétition de ce cycle permet de remplir les lignes de la matrice (une ligne par cycle).
A noter :
La durée de l’impulsion 90° et 180° est de T/4 ou T/2
(T est la période de l’impulsion = 1 tour complet 360°)
Le temps d’1 impulsion de 180° est 2 fois plus long que pour 90°.
L’écho de spin est la séquence la plus utilisée en imagerie, elle permet d’obtenir des images d’excellente
qualité dont la pondération en T1 et T2 peut être déterminée par un choix judicieux des paramètres TR et TE
Elle est cependant relativement longue.
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En IRM la réduction de la durée de l’acquisition sera toujours recherchée. La séquence SE, est considéré comme
longue. Elle peut être paramétrée de façon à raccourcir radicalement sa durée.
Répétition de l’impulsion RF de 180 °
La répétition multiple de l’impulsion RF 180° permet de rephaser les spins. A chaque émission d’écho, le signal
perd peu à peu de son intensité.
Il est possible d’appliquer plusieurs fois une impulsion de 180° jusqu’à disparition totale du signal en T2.
Le nombre d’impulsions est appelé Train d’écho, et donne naissance à une séquence plus rapide, nommée :
l’écho de spin rapide ESR
Cela permet de gagner du temps en multipliant les mesures du signal, mais le nombre d’impulsions de re
phasage sera limité par la décroissance de Mz0.
En pratique, cela consiste à régler le train d’écho = ETL
On obtient autant d’images que d’échos et la pondération T2 des images ↑ d’un écho à l’autre. Les échos
avec ETL sont la seule technique pour obtenir la pondération T2
La courbe T2 représente l’enveloppe qui joint les sommets des ≠ échos.
Les échos peuvent être symétriques : les TE sont égaux.
Les échos peuvent être asymétriques : les TE sont différents.
En répétant l’impulsion de 180°, on raccourci la durée de la séquence / à la valeur du train d’écho.
NL x Tr x Tex
Ta=
ETL
ETL = train d’écho = nombre d’écho pendant un TR
Le signal s’affaiblit un peu entre chaque écho, après de multiples échos, seuls les tissus qui ont un T2
LONG donnent un signal
Le choix du TE influence beaucoup l’image :
Un TE LONG objective mieux les différences de T2 et donc la pondération
T2, inversement un temps d’écho court favorise la pondération T1
La pondération T2 et dépendante de l’instant de la mesure = TE
Mais que devient l’aimantation Mz pendant ce temps ?
L’aimantation longitudinale repousse durant le temps TE / 2 et est également affectée par l’impulsion de 180°
et par conséquent s’inverse dans l’axe Mxy.
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Pour récupérer la totalité du T1, il faut plus de temps, il y a donc un renforcement de contraste grâce à l’écho de
spin en T1.
C’est toujours le principe de la tortue de du lapin, ils font la course, il commence à se séparer mais on les arrête
et on les envois à 180°, cela leur permet de partir de plus loin. Technique améliorant donc le contraste en T1.
Séquence inversion récupération : impulsion de 180° qui va permettre aux protons de se séparer et de créer
un contraste + fort.
Le TR court favorise également le contraste T1.
TE/TR court pondération T1 TE/TR long pondération T2
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