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Espaces II: Sur Clans Corps Nombres Complexes

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530 Vol.

35,

121. Sur les Drivatlons clans les Espaces Vectoriels


Topologiques sur le Corps des Nombres Complexes. II
Par Riiehi IN0
Universit de Waseda
(Comm. by K. KUNUG, ..,., Nov. 12, 1959)

Dans la Note "Sur les drivations dans les espaces vectoriels


topologiques sur le corps des nombres complexes. I"," nous avons
introduit les notions de la drive au sens de Frchet et de la drive
faible sur une classe des applications de l’espace vectoriel topologique
sur le corps des nombres complexes, localement convexe, spar et com-
plet dans l’espace du mme type. Dans cette note, nous allons donner
la dfinition de la drive d’ordre suprieur et le dveloppement de
Taylor.
1. PolynSme et drive de Frchet d’ordre suprieur. Dsignerons
par E et F deux espaces vectoriels topologiques sur le corps C des
nombres complexes, localement convexes, spars et complets. Soit
(z,..., x)--> a(z,..., z) une application multilinaire continue et
symtrique de II E, oh E--E pour tout i, (se note E) dans F. En
prenant x-x (l_<in) et posant anx-a(x,...,z), z--->az est une
application continue de E dans F; az s’appelle monSme de degr n,.
Compte tenu de l’exemple 1.1 et du thorme 3.1 (I), on peut voir
facilement que le monSme az est drivable au sens de Frchet par-
tout dans E et faiblement drivable partout dans E au long de h pour
tout h e E.
Soient a0 un point fix de F et az, ax, ...,
a,x monSmes des
degrs 1, 2,..., n, respectivement. On dit que une fonction P(x)-ao
,
%alz-a2z% -ax dfinie sur E valeurs dans F est un polynSme
de degr n. I1 est clair que l’application x---> P(x) est une application
continue de E dans F, drivable au sens de Frchet partout dans E et
faiblement drivable partout dans E au long de h pour tout h eE.
Soient V un voisinage ouvert de 0 dans E, z0 un point de E, U--
x0% V, et f une application de U dans F.
Dfinition 1.1. On dit que f est n(l) lois drivable au sens de
Frchet au point z0, si une formule suivante a lieu:
(1) f(zo+h)--f(Zo)--P(h)+cr(Zo; h), pour tout h dans V--{0},
oh Pn(h)--alh-a.h-+ .-+-ah un polynSme de degr n sans terme
1) Proc. Japan Acad., 35, no. 7, 343-348 (1959). Nous noterons par (I) cette
Note.
2) On appelle symdtrique une application T de E dans F, telle que l’on ait
T (xl,...,zn)= T(zo),. ", zoo-)) pour toute permutation de l’ensemble (1, 2,.-., n).
No. 9] ur les Ddrivations dans les Espaces Vectoriels Topologiques. II 531

constante et a.(Xo; h)-- o(h) (n 1 (I)); l’oprateur h ---> n ah s’appelle


drive n-me de Frchet de f au point Xo, et se note df(Xo); n!ah
s’appelle drive n-me de Frchet de f au point Xo par rapport l’incr-
ment h et se note dnf(xo; h) ou d’f(Xo)[h].
Remarque 1.1. Si une application f admet une drive n-me au
point Xo, elle admet ncessairement les drives k-me en xo (l_<k< n),
parce que a/h/-o(h) a lieu. ) On a videment df(Xo)h--k!ah
(1_ k<: n).
Remarque 1.2. Dans la mme condition qu’ la remarque au-dessus,
on peut crire
f(Xo-t--h)-- f(Xo)--df (xo)h +1__ df (Xo)h. +
(2) 2!
-l-dnf(xo)[hn +an(X0; h),
oh a(x0; h)--o(h); cette formule est dite formule de Taylor d’ordre n,
relative au point Xo, et le second membre de (2) est appel le dveloppe-
ment de Taylor d’ordre n de l’application f au point x0. Le dernier
terme an(X0; h) est appel le reste de la formule de Taylor d’ordre n.
Si f est n lois drivable partout dans U, la fonction xdf(x)
dfinie sur U soit une application de U dans l’espace (E F) des
applications multilinaires continues et symtriques de E" dans F, qui
,
l’appele fonction drive n-me de f et se note f(".
D’aprs la dfinition 1.1, on a immdiatement le
Thorme 1.1. L’ensemble des applications dfinies dans U, pre-
nant leurs valeurs dans F, et n fois drivables au sens de Fr$chet
partout dans U, est un espace vectoriel sur C, et f--f() est une

U dans .’(E F). ,


application linaire de cet espace dans l’espace des applications de

Considrons, maintenant, F une algbre topologique, localement


convexe, spar et complet. On a tout de suite le

-
Thorme 1.2 (Formule de Leibniz). Si f et g sont n fois d$ri-
vables au sens de Fr$chet au point Xo, fg admet en Xo une driv$e
n-me donn$e par la formule
dn(fg)(Xo)[hn --dnf (xo)hng(Xo) ()dn-lf (Xo)h ldg(xo)hJ
+"" + \k d-kf (x)[-h-dg(x)[h’ +"" +f (x)dng(x)[h’"
Quoique d-f(Xo)[h-Jdg(Xo)[h (l_k<n) ne
Remarque 1.3.
soient pas symtriques, on peut les supposer symtriques par la pro-
cdure de la symtrisation?
2. Drive faible d’ordre suprieur. Soient x0 et h deux lments
3) Voir Ex. 1.1 (I).
4) L. A. Lusternik und W. I. Soboleff" Elemente der Funktionalanalysis, Kap.
VI, Berlin (1955).
52 1. IINO [Vol. 35,

de E, et (t)=f(xo+th) une fonction dfinie dans un domaine D con-


tenant l’origine dans le plan complexe et rgulire dans D. Done,
est indfiniment drivable dans D (remarque 3.2 (I)) et admet le dvelop-
pement de Taylor l’origine
t
(1 (t)=(0)+t’(0)+...
Posons ’)(O)=Df(xo; h)=Df(Xo)[h
+-. (0)+....
et s’appelerons
drive faible n-
me de f au point x0 au long de h; on peut done crire
t
2 f(xo+th)=f(Xo)+tDf(xo)h+...+---:Dnf(Xo)[h+...
et on a
Df(Xo)[h_ n! f f(Xo+$h)
(3)
oh 0 < r < dis (0, D). )
2ri I1-"
: d$, n--l, 2,...,

D’aprs la formule (3), on a immdiatement la formule suivante:


(4) Dnf(xo)(Ah)n=ADf(Xo)hn, pour tout nombre complexe A.
Soient V un voisinage ouvert disqu de 0 dans E, x0 un point fix
de E, U=x0+ V, et f une application de U dans F, faiblement drivable
dans U au long de h pour tout h de E. Dans ces conditions, une fonc-
tion (t)= f(Xo + th) est rgulire sur un domaine D circulaire de centre
0 dans C et admet le dveloppement de Taylor (1). Donc, drivent
terme terme le dveloppement (1), on obtient le dveloppement de

’" ’(t)- t ,’+(0)/n! et "+(0)-(n !/2i) p’(7)/+ dG, qui ne sont


autre que
n=O

5) tn_D+ ’f(xo)[h
et
(6) Dn+lf(Xo)[hnl__ Df(xo+$h)[h d, n--0,1,2,....
;
Soient maintenant h et k deux lments de E, et s, t nombres com-
plexes. En posant (s, t) =f(x0+sh+tk), (s, t) est une fonction des
deux variables complexes rgulire dans un domaine cylindrique born
D=[(s,t); isl<R, Iti<R}C (l’espace numrique de dimension com-
plexe 2), valeurs dans F, puisque V est disqu. Grace la thorie
des fonctions de plusieurs variables complexes, on a le dveloppement
de Taylor de ,
tel que
t)-,o st +(0, 0) et
m n 3st
(7)

On introduit l’oprateur symtrique Df(Xo) de E dans F, dfini par:


5) Par le symbole D, on d4signe le frontire de D.
6) I1 est clair que l’interversion des int4grations est admissible.
No. 9] Sur les Ddrivations dans les Espaces Vectoriels Topologiques. II 533

8 Df(Xo)h, k- O(O’ O) 0(0, O) __Df(Xo)[k, h.


OsOt Otis
I1 rsulte de (7) et (8), que les relations
(9 Df(xo)[Ah,
sont vraies pour tout nombre complexe A.
On peut dmontrer que pour tout h E une formule suivante a lieu:
(10) Df(Xo)h =Df(xo)h, h.
En effet, en vertu des formules (6) et (7), on a

(2=)if d f f(Xo++h) d$_ l


Df(xh)[h d"
Soient h, h et k trois lments de E. On a immdiatement
(11) Df(Xo)[h +h, k--Df(Xo)h, k+Df(Xo)h, k,
L D f(Xo)[k, h + h Df(Xo)[k, h + Df(Xo) [k, h.
En effet, on volt que
Df (xo)[h +h,
(2=i) f a .f f(o+(+)+:) d
2il eft Df(xo+k)[h +h d.
0r, d’aprs le lemme 3.1 (I), on a
Df( + )
d’oh les rsultats, cause des (6) et (8).
Les formules (8) (11) montrent que l’application (h, k)Df(Xo)
h, k, dfinie par (8), est une application bilJnaire symtrique de E
dans F et Df(o)h (drive faible seconde de f au point o au long
de h) est ga]e Df(xo)Eh, h.
Enfin, soient n0 un nombre entier, h,..., h n lments de E et
$,..., $ n variables complexes. Done, dans la condition prcdente, (,
", $)=f(0th"" $h) est une fonction des n variables com-
plexes rgulire dans un certain domaine polycylindrique born D: {(,
.., ); ! i< R,..., ! 1< R} C (l’espace de n variables complexes),
valeurs dans F. En posant
O)
Df (Xo)Eh, h (0,
(12)
3’"

O Of<R,’’’, Of<R, l’alieation (h,...,h)Df(.)[h, ...,
h? est une alieation de
et ar reurrenee sur
horme 2.1. Soiet
plication continue dfinie dans D g valeufs dans F, failblement
dSrivable dans 9 au long de h pour tout hE. En outre, soient nO
un hombre entier et h,..., h n ldments arbitraires dans E. Dans
ces conditions, l’application (h,. .,
h) Df(x) [h,. h d$finie par .,
(12) est une application multilinaire symtrique de E dans F, et
534 R. Io Vol. 35,

pour tout x t?
(13) Df(x)[h, .,h=Df(x)[hJ, pour tout hE.
En effet, pvur tout x 9, on peut prendre un voisinage ouvert disqu
V de 0 dans E; tel que
3. Continuit de la drive faible. Soient U un voisinage ouvert
de 0 dans E, f une application continue dfinie dans U h valeurs dans
F et faiblement drivable partout dans U au long de h pour tout h E.
Comme E est un espace vectoriel topologique sur le corps des hombres
complexes C, l’application (x, h, t) x+th est une application continue
de ExC sur E. Done, il existe un nombre K0 et les voisinages U’,
V de 0 dans E, tels que les relations x U’, h Vet t[< K entrainent
x+th U. Par consequent, l’application (x, h, t)f(x+th)F est une
application continue de U’ V[t; ]t[<K] dans F. Alors, pour tout
hombre 0 et route semi-norme q F y (n 1 (I)), il existe trois hombres
a0 (1ig3) et deux semi-normes p, pF (filtrant), tels que les
relations p(x--y)<a, y U’, p(h--k)a, k V et [t[K entrainent
1 q(f(x
off x et h points fixes de U’ et V, respectivement. En outre, pour un
nombre r, tel que 0<r<a, on a
2 Dnf(x)h--nnf(Y)kJ--
2in f f(x+h)--f(y+k)
off n un nombre entier positif arbitraire. D’aprs
d,
les relations (1) et
(2) on a aussitSt
q(D f f

ee ui d6monre ue l’aplicaion (, ) Df()[h es continue en

dans U’ ,
(, h) e, par cons6uen, continue clans U’ E, (x, ) 6an arbiraire
uisue V es absorban.
Th6orgme 8.1.

continue dz das

ouver U de 0 dans E, el u’on ai + U


r6c6dene es aplicable, b) ornons-nous
es un voisinaffe ouver de 0. onc, il exise
.
6monsraion. a) Pour ou x z, on eu rendre un voisinaffe
onc, la discussion

e deux voisinaffes ouvers U e V (disu6) de 0 clans E, els ue les


relations z U, h,...,
+...+th. Alors, our ou nombre >0 e toue semi-norme
q F, il exise + 1 nombres > 0 (0 G ) e + 1 semi-normes
zF (0), els ue les relations 0(x--)<0, zU,
7) N. Bourbaki" Intdgration, Chap. III, Paris, Hermann (1952).
No. 9] Sur les Ddrivations dans les Espaces Vectoriels Topologiques. II 535

k V (1 _< i_ n) entrainent
q(f (x + th +... + thn)-- f (y + tk + + tk))< fl,
oh x et h (lin) points fixes de U et V, respectivement. La dis-
cussion reste est analogue celle prcdente, en utilisant la formule
(12) du n 2.
En vertu des thormes 2.1 et 3.1, on peut gnraliser et amloirer
le thorme 3.3 (I) dans le sens suivant:
Thorme 3.2. Soient E et F deux espaces vectoriels topologiques,
localement co nvexes, s@ars et complets sur le corps des nombres com-
plexes C, 9 un ensemble ouvert dans E, et soit f une application
continue de 9 dans F. En outre, soit f faiblement ddrivable partout
dans 9 au long de h pour tout h eE. Dans ces conditions, pour tout
nombre entier nO, l’application f admet ddrive n-me au sens de
Frchet partout dans 9 et l’galit
df(x)[hn--Dnf(x)[h, pour tout (x,h)9E,
a lieu.
Dmonstration. Soient x un lment quelconque de 9 et V un
voisinage disqu de 0 dans E, tel que x+ V9. Donc la fonction
f(x+th) est une fonction rgulire dans un domaine, D contenant
l’ensemble It; ]tl} valeurs dans F, pour tout point fix quelconque
he V--{0}, et admet le dveloppement (2) dun 2, qui converge uni-
formment sur It; ]t] 1}. Par consequent, pour toute semi-norme
qeF et tout hombre e>0, il existe un hombre N>0, tel qu’on ait
: Dtf(x)[h ] < z, pour tout m N.
D’autre part, tant htD(x)[k/ll continue et #D(x)[Ot]/ll
=0, en vertu du thorme 3.1, il existe un voisinage V’ de 0 dans E,
tel que, pour tout he V’, l’ingalit (4) a lieu. Soit n0 un nombre
entier. En posant t--1 dans l’galit (2) dun 2, on a
f(x+h)- f(x)+Df(x)h +... + Df(x)h +....
nl
D’aprs les thormes 2.1 et 3.1,
f(x)+ Df(x)[h +... + Dnf(x)[h
n
est un polynSme de degr net Df(x)[ht (n+l<l<m--1)sont o(h).
Doric, pour route semi-norme qe F, il existe une semi-norme pe F
(filtrant) et un hombre A>0, tels qu’on a
q(f(+h)-f()- Df()[h )NA{(h)}+s, our tout he V’,
tant s>0 arbitraire, ee qui aehgve la dmonstration.
Nemarque. D’args les thormes 8.1 (I) et 8.2, on eu suoser
que, une fonetion eontinue dans un ensemble ouver dans N
our
valeurs dans N, les notions de la drive au sens de rehet et de la
drive faible sont identique. D’autre part, la drivabilit au sens de
Prehet et la drivabilit6 aible, en un seule poin de N, ne sont pas
identique.

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