Structure Chap 1-3
Structure Chap 1-3
Etablissement : ENSI
Crédits : 04
Semestre : 4
Pré-requis :
- calculer les réactions aux appuis et efforts internes des structures hyperstatiques
L’UE vise à compléter les notions acquises en statique en abordant le calcul des structures
hyperstatiques et le calcul des déformations des structures. Ces notions sont essentielles dans le
dimensionnement des structures de génie civil. Le cours aborde différentes de calcul des
structures hyperstatiques et des déformations. Il aborde les lignes d’influence très utile pour le
calcul des structures supportant des charges dynamiques
Bibliographie : (les ouvrages et sites internet que les étudiants doivent utiliser/consulter pour
maîtriser les objectifs de cette UE)
Aleinik L. et Durler J. RESISTANCE DES MATERIAUX cours de base, Edition Bibliothèque de l'ingénieur
1973.
Decelle A. F., et Legendre D., MECANIQUE APPLIQUEE AU GENIE CIVIL, Editions Eyrolles 1983.
O.P.U 04-91
Jalil W. A. et Ader P., CALCUL PRATIQUE DES STRUCTURES, 4eme édition, Editions Eyrolles 1985.
Zedira H. et Lahbari N., RESISTANCE DES MATERIAUX Tome 2, O.P.U Collection le cours de génie
civil, 06-1990.
La structure d’un bâtiment ou d’un ouvrage d’art est l’ossature qui résiste à toutes
les charges et à toutes les déformations auxquelles celui-ci peut être soumis durant sa
construction et son utilisation.
Pour une construction donnée, le choix d’un type de structure dépend de plusieurs
facteurs qui sont la destination de la construction, le coût, les matériaux disponibles et les
considérations esthétiques.
les structures unidimensionnelles (formées de barres) : cas des poutres, des treillis et
des portiques. Ce sont des structures pour lesquelles une dimension est plus
importante que les deux autres ;
les structures tridimensionnelles ou corps pleins : pour ces structures les trois
dimensions sont du même ordre de grandeur.
Quand la structure d’un bâtiment ou d’un ouvrage d’art est projetée, un architecte
est choisi pour dresser les plans préliminaires d’architecture, qui doivent être approuvés
par les propriétaires ou les organismes concernés. Les participants du projet (propriétaires,
architectes et ingénieurs) doivent s’entendre sur le type de structure et le matériau à
utiliser.
L’ingénieur de structure, s’il n’a pas été consulté par l’architecte durant la
préparation des plans préliminaires d’architecture, doit bien étudier ces derniers.
S’il veut remplir son rôle efficacement, le cas échéant, il doit demander à l’architecte
de modifier les plans préliminaires d’architecture pour permettre la conception d’une
structure économique, fonctionnelle, esthétique et facile à réaliser. Ensuite, il fait les
calculs préliminaires pour déterminer les sollicitations approximatives appliquées aux
éléments de la structure dont il détermine aussi les dimensions.
Le présent cours de structure est destiné aux élèves en Licence Cadre Technique des
Travaux supérieurs Semestre 6 de l’ENSI-UL. Ce cours est un complément du cours de
Statique. Son objectif principal est d’initier les élèves aux méthodes de détermination des
sollicitations dans les structures hyperstatiques, sollicitations qui constituent la base du
dimensionnement de tout ouvrage de génie civil. Il vise également à les apprendre le calcul
des déformations dans les structures.
Pour atteindre cet objectif, le cours est subdivisé en chapitre. Chaque chapitre est
subdivisé selon les besoins en sous chapitres et vise à initier l’élève aux méthodes
d’évaluation des déformations et sollicitations d’une structure.
Dans le premier chapitre est effectué un rappel des notions de statique afin de
permettre à l’apprenant de se souvenir de ces notions et de voir leur application dans le
présent cours.
RAPPELS
Pour qu’une structure soit en équilibre, les deux conditions suivantes doivent être
respectées :
la résistance générale des forces appliquées à cette structure doit être égale à zéro ;
le moment résultant de toutes les forces par rapport à un point quelconque doit aussi
être égal à zéro.
Par rapport aux axes x, y et z (figure 1.1), ces deux conditions s’expriment par les
équations suivantes :
y
z
Figure 1.1 : Axe de coordonnées
∑ ;∑ ;∑ ;∑ ;∑ ;∑ (1.1)
Dans le cas particulier d’une structure plane (dans le plan xy), ces équations se
réduisent à :
∑ ;∑ ; ∑ (1.2)
1.2 APPUIS
Les actions sont les forces appliquées à une structure. Ces actions ou forces créent
des réactions aux appuis de la structure. L’ensemble des forces et réactions d’appui doit
constituer un système de forces extérieures en équilibre. Ces forces extérieures,
notamment les réactions d’appui, doivent être déterminées en premier lieu afin de
permettre le calcul des forces internes agissant aux diverses sections de la structure.
Une structure qui est soumise à des actions subit des déplacements qui sont encore
appelés degrés de liberté. Dans le plan, il existe trois déplacements pour un point
quelconque d’une structure : deux translations suivant deux axes perpendiculaires x et y
et une rotation autour de l’axe z perpendiculaire au plan xy.
Les appuis ont pour rôle d’empêcher une partie ou l’ensemble des déplacements de
la structure. Les principaux types d’appuis plans sont :
l’articulation ou appui à rotule ou appui fixe (figure 1.2b) : il bloque les deux
translations, de ce fait la structure ne peut que tourner ; la réaction d’appui
correspondante passe par le centre de la rotule et comporte deux inconnues : la
résultante et son angle d’inclinaison (R et α) ou les composantes horizontale et verticale
de cette réaction (H et V) ;
R V R V
M
H α
H
Une structure est en équilibre lorsque les conditions exposées au paragraphe 1.1.1
et 1.1.2 sont remplies. Ces conditions ont permis la détermination des équations
fondamentales d’équilibre 1.1 et 1.2 de la statique. Pour une structure plane, ces
équations sont au nombre de trois.
Soit R le nombre des inconnues des réactions d’appui d’une structure plane chargée
dans son plan :
si R=3, les équations permettent de déterminer les réactions : on dit que la structure
est isostatique extérieurement ;
si R<3, l’équilibre de la structure n’est plus assuré : on dit que la structure est instable ;
il s’agit d’un mécanisme.
Les forces et couples appliqués sur une structure ainsi que les forces de gravité et
les réactions d’appuis sont appelées efforts externes : poids propre d’un élément, forces
de frottement, etc. Pour calculer les réactions, il faut faire le Diagramme du Corps Libre
(DCL) de la structure en entier et appliquer les équations d’équilibre.
Dans le domaine élastique, en une section donnée d’un élément de structure qui
est soumis à l’action simultanée de plusieurs charges, au lieu de calculer les effets
(réactions, moments fléchissants, efforts tranchants, …) de toutes ces charges en même
Cours de Structure/D. AYITE 9
temps, on peut calculer ces effets pour chacune des charges séparément et en faire la
somme algébrique. Dans les deux cas, les résultats seront les mêmes. Les effets de chacune
des charges doivent être calculés en une même section de l’élément et ensuite superposés.
La convention de signe utilisée dans ce cours pour écrire les équations d’équilibre
de la statique est la suivante :
les moments des forces seront considérés positifs s’ils sont dans le sens de la rotation
des aiguilles d’une montre ;
La convention de signe utilisée pour les efforts internes est représentée par les
schémas suivants :
effort normal : N+ N+
effort tranchant : V+
V+
moment fléchissant : M+ M+
(1.3)
2.1 INTRODUCTION
On considère une poutre droite, qui repose sur deux appuis simples et qui est
soumise à un système de charges. Sous l’effet des charges, cette poutre se déforme (voir
figure 2.1).
x
Y
θ
Y=f(x)
Puisque l’effort tranchant n’a un effet appréciable que sur la déformation des
poutres courtes, les déformées et rotations des poutres sont en général déterminées
compte tenu seulement du moment fléchissant. Cependant, lorsque les poutres sont
relativement hautes par rapport aux longueurs, lorsque l’effort donne des contraintes
relativement importantes devant les contraintes résultant du moment fléchissant, on n’a
plus le droit de négliger les déformations dues à l’effort tranchant. Dans certains cas, cette
déformation est sensiblement égale et même parfois plus grande que la déformation due
au moment fléchissant.
R
dθ
θ
θ A B x
M
x dx
y
Figure 2.2 : Déformée et rayon de courbure
L'influence de l'effort tranchant sur la courbure de la déformée étant généralement
très faible, elle peut être négligée. On admet donc que la courbure de la ligne élastique en
un point donné ne dépend que de la valeur du moment fléchissant en ce point. Dans ce
cas, la relation liant la courbure au moment fléchissant obtenue rigoureusement dans le
cas de la flexion pure s'écrit :
(2.1)
D'autre part, la courbure en un point M, d'une courbe plane donnée par l'équation
explicite y = f(x), courbe qui est ici l’équation du moment fléchissant, vaut :
(2.2)
(2. 3)
+ " (2.4)
pour les appuis fixe et mobile, la condition de liaison se traduit par l’absence de
déplacement vertical. En d’autres termes la flèche est nulle au niveau de ces appuis ;
les conditions aux limites se traduisent par l’égalité des rotations et des flèches à la
ligne de séparation de deux tronçons consécutifs. Autrement dit, si au point
d’abscisses a, la rotation ou la flèche change d’expression, %&'()*+ ' ,-./012 3
x
Y q
A L B
678
L’équation du moment est : M x
9
d²y x²
L'équation 2.3 permet d’écrire : EI =q
dx ² 2
d'où :
dy x3 x4
EI = q + C1 (a) et EI y = q + C1 x + C 2 (b)
dx 6 24
1) en x = L, y = 0 (flèche nulle)
<=@
Et en appliquant la condition (1), on tire de l'équation (b) : :9
A
qx 3 ql 3
y' = −
6 EI 6 EI
qx 4 ql 3 x ql 4
y= − +
24 EI 6 EI 8 EI
Considérons pour ce second exemple, une poutre simplement appuyée aux extrémités et
supportant une charge ponctuelle placée à une distance a de l’appui de gauche
P
x
Y
A B
a
L
Posons b = L – a
DE DJ
Le calcul des réactions aux appuis donne : R C et R I
F F
Zone 1 : 0 L M L N
PQR
L’équation du moment est : O; M
=
PQR
L’équation 2.3 permet d’écrire : STU; M
=
VWM X
STU; M + :; M + :9
6Z
R
L’application de l’équation 2.3 permet d’obtenir : STU; M VN 1
=
M9 MX
STU9 M VN \ ^ + :X M + :_
2 6Z
Pour déterminer les 4 constantes d’intégration, on utilise les conditions aux limites et ls
conditions de liaison :
PQd8 d8
A x=a on doit avoir : U; N U9 N `abc + :; VN N + :X
9= 9=
PQd> d8 d>
A x =a, on doit avoir : U; N U9 N `abc + :; N + :9 VN + :X N + :_
?= 9 ?=
fg f3 f3
e i g ;e ;e i +3 ; ej
hi hi h
q P C
A B
x
RA a
b
c
d
l
y
Figure 2.2
1ère règle : Elle consiste à placer l'origine des coordonnées x, y au centre de gravité d'une
section extrême de la poutre, l'extrémité gauche par exemple.
• Tronçon 1 (0 ≤ x ≤ a ) :
Mz = RA x
EI z y " = − R A x
x2
EI z y ' = − R A + C1
2
RA 3
EI z y = − x + C1 x + D1
3!
D1 = EI z y 0 = EI z f 0
Tronçon 2 (a ≤ x ≤ b)
q
Mz = RA x − ( x − a )2
2
q
EI z y " = − R A x + ( x − a )2
2
x2 q
EI z y ' = − R A + ( x − a ) 3 + C2
2 3!
RA 3 q
EI z y = − x + ( x − a ) 4 + C2 x + D2
3! 4!
Tronçon 3 (b ≤ x ≤ c )
2ème règle : On suppose la charge répartie appliquée sur tout le reste de la poutre et on
applique une charge égale et opposée pour équilibrer la charge ajoutée (cet artifice permet
d'avoir des expressions générales valables sur toute la longueur de la poutre).
q q
Mz = RA x − ( x − a ) 2 + ( x − b )2
2 2
q q
EI z y " = − R A x + ( x − a )2 − ( x − b )2
2 2
x2 q q
EI z y ' = − R A + ( x − a ) 3 − ( x − b ) 3 + C3
2 3! 3!
RA 3 q q
EI z y = − x + ( x − a ) 4 − ( x − b ) 4 + C3 x + D3
3! 4! 4!
Tronçon 4 (c ≤ x ≤ d )
q q
Mz = RA x − ( x − a ) 2 + ( x − b ) 2 − P( x − c )
2 2
q q
EI z y " = − R A x + ( x − a ) 2 − ( x − b ) 2 + P( x − c )
2 2
x2 q q P
EI z y ' = − R A + ( x − a ) 3 − ( x − b ) 3 + ( x − c ) 2 + C4
2 3! 3! 2
Tronçon 5 (d ≤ x ≤ l )
3ème règle : On multiplie le couple concentré par (x-d)0 afin de marquer la section où
commence son influence et pour garder aux expressions leur généralité.
q q
M z = RA x − ( x − a )2 + ( x − b )2 − P( x − c ) + C( x − d )0
2 2
q q
EI z y" = − R A x + ( x − a )2 − ( x − b )2 + P( x − c ) − C( x − d )0
2 2
x2 q q P
EI z y' = − R A + ( x − a )3 − ( x − b )3 + ( x − c )2 − C( x − d ) + C5
2 3! 3! 2
RA 3 q q P C
EI z y = − x + ( x − a )4 − ( x − b )4 + ( x − c )3 − ( x − d )2 + C5 x + D5
3! 4! 4! 3! 2
En comparant encore une fois les rotations et les flèches dans la section de jonction
(x = d), obtenues à l'aide des relations valables sur les tronçons 4 et 5, on montre que : C5
= C4 et D5 = D4.
Ainsi, on démontre qu'il n'y a en définitive que deux constantes d'intégration pour
toute la poutre :
C1 = C2 = C3 = C4 = C5 = EIzy'0 = EIzθ0
D1 = D2 = D3 = D4 = D5 = EIzy0 = EIzf0
Pour calculer une grandeur (Mz, y", y' ou y) sur un tronçon donné, il faut considérer
uniquement les termes à gauche de la limite du tronçon étudié.
Exemples à faire
On considère une poutre droite qui se repose sur deux appuis simples. Déterminer les
équations de la rotation et de la déformée de cette poutre puis la rotation et la flèche en
E. On suppose que la rigidité à la flexion EI est constante.
Pour la console montrée sur la figure ci-dessous, calculer les valeurs de la rotation et de la
flèche en A. On suppose que EI est constante.
- la flèche (y) dans une section droite de la poutre réelle et le moment fléchissant
dans une poutre fictive dont l’intensité de la charge q n’est autre que le diagramme des
M/EI ;
- la rotation (θ) dans une section de la poutre réelle et l’effort tranchant dans la
poutre fictive.
D’ailleurs, M/EI est appelé ‘charge élastique’.
La poutre qui supporte la charge fictive est appelée poutre conjuguée. Elle a la
même longueur que la poutre réelle mais n’est pas nécessaire appuyée de la même façon.
La poutre conjuguée doit être appuyée de telle sorte que les conditions aux limites
soient respectées. Si, par exemple, une extrémité d’une poutre droite est encastrée, il n’y
aura ni rotation nu déflexion à cet appui sous les charges et il faudra que cette extrémité
de la poutre conjuguée soit libre pour que l’effort tranchant et le moment fléchissant soit
nul. Le tableau ci-dessous donne la correspondance entre poutre réelle et poutre
conjuguée, correspondance illustrée par la figure 2.3 :
Remarques
1) L’intensité de la charge élastique est de sens opposé au sens de la charge réelle.
Lorsqu’il y a plusieurs charges réelles de sens contraire, on détermine le sens des charges
élastiques en fonction du signe du moment fléchissant réel : M > 0, charge élastique vers
le bas et M < 0, charge élastique vers le haut.
2) Les poutres réelles statiquement déterminées ont des poutres conjuguées qui sont
aussi statiquement déterminées.
Cours de Structure/D. AYITE 22
Reprenons le premier exemple traité par la méthode d'intégration.
La charge fictive est orientée vers le bas (sens positif des y) et on garde le signe donné
par le moment pour travailler. Les figures ci-dessous montrent la poutre réelle avec le
diagramme des moments, la poutre conjuguée qui en découle et son chargement.
Poutre réelle q Poutre conjuguée
(a) L (b)
M = -qx²/2 qf = -qx²/2EI
(c) (d)
x x
Diagramme du Chargement de la
moment poutre conjuguée
uuuu
Les composantes (s uuuu
t mc Ot ) de la réaction dans la section d'encastrement de la poutre
conjuguée sont :
678 6F> 6F> 6F@
uuuuv
R
F
dx uuuuv
et M z
XF
x 9vw ?vw ?vw _ Avw
a et b sont les abscisses du début et de fin de la charge répartie qui a pour équation f(x)
R est la résultante de la charge répartie et d la position du centre de gravité de la
résultante des charges. Dans cette formule f(x) ne doit pas changer de signe, sinon d
serait faux. Dans le cas où f(x) change de signe, il faut alors scinder la charge pour avoir
plusieurs charges de signe constant.
Cours de Structure/D. AYITE 23
Reprenons le second exemple de la méthode de la double intégration. Il s’agit d’une
poutre simplement appuyée et supportant une charge ponctuelle. Calculons la rotation
en A et en B par les méthodes de la double intégration et de la poutre conjuguée.
La console montrée sur la figure ci-dessous est soumise à une charge uniformément
répartie. Calculer les valeurs de la rotation et de la flèche à l’extrémité B. On suppose que
x
EI est constante.
Y 30 kN/m
A L B
La console montrée sur la figure est soumise à deux charges ponctuelles. Calculer la flèche
et la rotation en C. On suppose que EI est constante. On prendra P = 48 kN et l = 2m
Considérons un solide quelconque, par exemple, une poutre droite reposant sur
deux appuis, dans les deux états d’équilibre suivant.
Etat initial : le poids propre étant négligé, aucune force extérieure n’agit sur le solide
(figure 2.4a)
Etat final : après application d’un certain nombre de forces extérieures connues, le solide
est déformé élastiquement et prend une nouvelle position d’équilibre (figure 2.4b).
a) Etat initial
R1 R2
F1 F3
F2
b) Etat final
•+ € + ••‚€ (2.6)
Wext représente le travail de toutes les forces extérieures appliquées au solide pendant la
déformation élastique de l’état initial à l’état final. Si les appuis sont fixes, les points
d’application des actions de contact aux appuis (forces R1 et R2) sont immobiles et le travail
Cours de Structure/D. AYITE 27
des actions de contact aux appuis est nul. Dans ce cas, Wext représente le travail des forces
extérieures directement appliquées (forces F1, F2, F3,…) pendant la déformation.
•+ € • (2.7)
On dit alors que, pendant la déformation élastique d’un solide, le travail des forces
extérieures est égal à l’énergie de déformation du solide.
Dans le cas d’un solide sollicité par un effort normal, l’énergie de déformation
s’écrit :
ƒ
•
„
(2.8)
S l’aire de la section.
Dans le cas d’un solide sollicité par un effort tranchant, l’énergie de déformation
s’écrit :
•
…„ †
(2.9)
S’ la section cisaillée qui vaut 5S/6 pour une section rectangulaire et 9S/10 pour une
section circulaire.
Dans le cas d’un solide sollicité par un moment fléchissant, l’énergie de déformation
s’écrit :
‡
•
…
(2.11)
Dans le cas où le solide est sollicité par plusieurs types de sollicitations, l’énergie de
déformation est la somme des énergies élémentaires dues à chaque sollicitation.
La méthode du travail virtuel consiste à appliquer une charge unitaire fictive sur la
structure non chargée au point où l’on désire calculer la déformation dans la direction de
la charge unitaire.
Le travail fait par les efforts internes fictifs étant égal au travail de la charge externe
unitaire fictive, on peut écrire (si l’effet de l’effort tranchant est négligé) :
ƒ ƒ
ˆ ∑ +
„
(2.12)
Où δ est la déformation causée par les charges réelles sur la structure. Elle est
positive dans la direction de la charge unitaire.
Ainsi pour calculer le déplacement en une section d’une structure soumise à des
forces réelles par la méthode du travail virtuel, il faut :
déterminer les efforts internes dus aux charges réelles dans toute la structure ;
appliquer ensuite à la structure non chargée, une charge unitaire fictive dans la section
où l’on cherche la déformation. La charge est appliquée suivant la direction de la
déformation réelle recherchée. Ainsi lorsqu’il s’agit de déterminer un déplacement, la
charge à appliquer est une force unitaire et dans le cas d’une rotation, cette charge est
un moment unitaire ;
déterminer les efforts internes dans la structure dus à cette charge unitaire ;
A 2m B C
6m
2m
Dans le cas d’un solide en équilibre statique sollicité par plusieurs forces extérieures
ou par plusieurs couples, le déplacement du point d’application de l’une quelconque de
ces forces, ou la rotation de l’un quelconque de ces couples, peut être déterminé à l’aide
du théorème suivant :
Remarque :
2) Dans le calcul de l’énergie de déformation l’effort par rapport auquel la dérivée sera
faite doit être un paramètre même si sa valeur est connue. Ce n’est qu’après
dérivation qu’on pourra utiliser cette valeur.
f L
1 L P 2 L3
L’énergie de déformation est U = ∫ (− Px) dx =
2
2 EI 0 6 EI
∂U PL3
f = =
∂P 3EI
∂U 1 ql 3 ∂U ql 3
= 2Cl + d'où : γ A = C =0 =
∂C 2 EI 3 ∂C 6 EI
Exemples
A C B
2m
6m
A B
3m
Exercice 2.1
q
q
a 2a a a a a
Exercice 2.2
Chercher les déformées et les grandeurs indiquées des systèmes représentés ci-après en
utilisant la méthode des paramètres initiaux.
q
q C=2ql²
E B
E A B F
A
l 2l l l l l
Exercice 2.3
Chercher les déformées et les grandeurs indiquées des systèmes représentés ci-après en
utilisant la méthode de la poutre conjuguée.
P C
P
B A E B
A
M C
l l l 2l/3 l/3
fM ? fC ? fE? θE?
l l l l
Exercice 2.4 :
2)
2a a
2a a P
A
P P
a
A
2P
4a
4a