DOMAINE DES SCIENCES DE LA SOCIETE
*****************
FACULTE D’ECONOMIE DE GESTION ET DE SOCIOLOGIE
******
PARCOURS : AUDIT ET CONTROLE
***
Master 1
RAPPORT DE RECHERCHE SUR L’AUDIT
FINANCIER
Présenté par :
RAJORAMA Miaritsoa N° Tel : 032 26 151 06
ID : 29454 N° d’examen : 25
PROFESSEUR :
Mr RAKOTOSALAMA Clément
Enseignant Chercheur
Année Universitaire : 2022 – 2023
DOMAINE DES SCIENCES DE LA SOCIETE
*****************
FACULTE D’ECONOMIE DE GESTION ET DE SOCIOLOGIE
******
PARCOURS : AUDIT ET CONTROLE
***
Master 1
RAPPORT DE RECHERCHE SUR L’AUDIT
FINANCIER
Présenté par :
RAJORAMA Miaritsoa N° Tel : 032 26 151 06
ID : 29454 N° d’examen : 25
PROFESSEUR :
Mr RAKOTOSALAMA Clément
Enseignant Chercheur
Année Universitaire : 2022 – 2023
I
REMERCIEMENTS
Avant tout, louons et remercions le SEIGNEUR tout puissant sans qui l’accomplissement de
cet ouvrage n’aurait pas eu lieu.
Aussi nous exprimons nos vifs remerciements à :
• Monsieur RAVELOMANANA Mamy Raoul, Professeur titulaire, Président de
l’Université d’Antananarivo, pour sa volonté de diriger cette Université.
• Monsieur RAMAROMANANA ANDRIAMAHEFAZAFY Fanomezantsoa,
Professeur d’Enseignement Supérieur et Doyen de la faculté d’Economie, de Gestion et de
Sociologie de l’Université d’ANTANANARIVO qui a utilisé toutes ses compétences pour
veiller au bon fonctionnement de notre domaine.
• Monsieur RAKOTOMAHENINA Pierre Benjamin, Professeur d’Enseignement
Supérieur et Responsable de la mention Gestion pour sa direction et ses approbations.
• Monsieur RAKOTOSALAMA Clément, Docteur en Economie et Gestion, Expert-
comptable diplômé pour sa volonté de nous diriger et de nous conseiller tout au long de
l’élaboration de cet ouvrage.
• Tous les enseignants qui nous ont transmis leurs savoirs tout au cours du cursus.
Enfin, nos sincères remerciements sont également adressés à toutes les personnes, qui ont
contribué de près ou de loin à la réalisation de cet ouvrage.
II
SOMMAIRE
LISTE DES TABLEAUX IV
LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES V
LISTE DES ABREVIATIONS VI
INTRODUCTION 1
PARTIE 1 : APPROCHE DE L’AUDIT (STANDARDS 200-299) 2
CHAPITRE 1 : NOTION SUR L’AUDIT ET L’AUDITING 2
SECTION 1 : Définitions 2
SECTION 2 : Etymologie et évolution des méthodes à travers le temps 4
SECTION 3 : Objectifs et intérêts de l’audit financier 9
SECTION 4 : Assertions de l’audit financier 11
CHAPITRE 2 : LES TYPOLOGIES D’AUDIT FINANCIER 12
SECTION 1 : Selon la position de la fonction 12
SECTION 2 : Selon le caractère facultatif ou obligatoire 12
SECTION 3 : Selon son domaine d’application et ses objectifs 14
CHAPITRE 3 : LES NORMES D’AUDIT 15
SECTION 1 : Les normes comptables internationales 15
SECTION 2 : Les normes comptables nationales (PCG 2005) 19
SECTION 3 : Les normes de l’international federation of accountants (IFAC) 22
PARTIE 2 : LA DEMARCHE DE L’AUDIT FINANCIER 33
CHAPITRE 1 : ORGANISATION DE LA MISSION (STANDARDS 300-399) 33
SECTION 1 : Diverses notions utiles 33
SECTION 2 : La planification de la mission (ISA 300) 34
SECTION 3 : Mémorandum stratégique d’audit (MSA) 48
CHAPITRE 2 : LE CONTROLE INTERNE (STANDARDS 400-499) 49
SECTION 1 : Notion de contrôle interne 49
SECTION 2 : Evaluation et analyse du contrôle interne 49
III
CHAPITRE 3 : L’EXAMEN DES COMPTES ET DES ETATS FINANCIERS 52
SECTION 1 : Notion d’états financiers 52
SECTION 2 : L’examen analytique des états financiers 53
SECTION 3 : Le processus d’examen des comptes 54
CHAPITRE 4 : L’ACHEVEMENT DU TRAVAIL 57
SECTION 1 : Les travaux de fin de mission 57
SECTION 2 : La terminologie du travail d’audit 57
SECTION 3 : Les types d’opinions de l’auditeur 58
SECTION 4 : Le rapport d’Audit 58
PARTIE 3: LES MODULES D’APPLICATION DE L’AUDIT
FINANCIER 61
CHAPITRE 1 : AUDIT SUR ACHAT 61
SECTION 1 : Généralités de la fonction Achat 61
SECTION 2 : Les principaux axes de l’audit de la fonction achats 62
SECTION 3 : Identifications des risques d’audit sur achat 63
CHAPITRE 2 : AUDIT SUR STOCK 64
SECTION 1: Généralités sur les stocks 64
SECTION 2: Les étapes fondamentales de la mission d’audit de stock 67
CONCLUSION 72
BIBLIOGRAPHIE vi
WEBOGRAPHIE vii
ANNEXE : LISTE DES MOTS CLE viii
TABLE DES MATIERES x
IV
LISTE DES TABLEAUX
Tableau n° 1: Structure du rapport d’audit ............................................................................... 60
V
LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES
Figure n° 1: Organigramme d’un cabinet d’audit .................................................................... 25
VI
LISTE DES ABREVIATIONS
IAS: International Accounting Standards Committee
IASB: International Accounting Standards Board
IFAC: International Federation of Automatic Control
IFRS : International Financial Reporting Standards
DA : Demande d’Achat
1
INTRODUCTION
Dans un environnement économique actuelement complexe et en constante évolution,
l'audit financier revêt une importance cruciale pour les entreprises, les investisseurs, les prêteurs
et les autres parties prenantes. Effectivement, il permet de renforcer la confiance entres les
parties prenantes suite aux rapports financiers qui en découle et de faciliter la prise de décision
éclairée et réfléchie. Au fil des années, l'audit financier a évolué pour répondre aux défis posés
par la complexité croissante des transactions financières et l'émergence de nouvelles
réglementations. Les auditeurs doivent maintenant faire preuve de compétences techniques
avancées, de connaissances approfondies des normes comptables internationales et de solides
compétences en matière de communication et d'analyse.
C’est alors dans ce cadre que notre present travail s’attache. Ce travail vise à approfondir
notre compréhension de l'audit financier et de son importance dans le monde des affaires
d'aujourd'hui. Dans ce même monde l'audit financier est une pratique essentielle. C’est ce travail
qui permet d'évaluer et de garantir la fiabilité des informations financières d'une organisation.
C'est un processus rigoureux et indépendant qui vise à examiner les états financiers d'une
entreprise pour s'assurer qu'ils présentent une image fidèle de sa situation économique et de ses
performances.
Le présent rapport s’attachera à présenter en long et en large le monde de l’audit
financier. Des mots clé nous ont été fourni durant les cours magistraux afin de mieux nous
orienter durant le tout le travail. Il est également important de préciser que la rédaction de ce
rapport sera menée en cohérence avec les standards d’audit. Dans un premier temps il sera
porté à notre connaissance avec un tour d’horizon les principaux aspects théoriques relatifs à
l’audit financier notamment, l’origine du mot « audit » ainsi que la définition, les normes à
respecter et les différents types d’audits. Dans un deuxième temps nous allons décortiquer
chaque phase du travail d’audit de son organisation à son achèvement. Et pour finir nous
exposons les divers domaines d’application de l’audit.
2
PARTIE 1 : APPROCHE DE L’AUDIT (STANDARDS 200-299)
La notion d’« audit » connaît depuis quelques années une ferveur croissante et le terme
s’est progressivement vu appliqué à toute une série de domaines. Outre l’audit financier, on
parle ainsi d’audit marketing, d’audit d’environnement ou d’audit social. Le point commun à
toutes ces approches est la vérification du respect de normes ou de critères définis dont une
démarche critique d’évaluation doit s’assurer de la correcte mise en œuvre.
CHAPITRE 1 : NOTION SUR L’AUDIT ET L’AUDITING
Dans ce chapitre, plusieurs sections vont être expliqué. Premièrement les définitions des
termes, ensuite son étymologie et son évolution, ses objectifs et finalement ses assertions.
SECTION 1 : Définitions
Il est important de souligner que l’audit et l’auditing sont deux termes étroitement liés
dans le domaine de la comptabilité et de la finance, mais ils ont des significations légèrement
différentes. Le terme « audit » vient du latin « audire » qui signifie « écouter ». Le verbe en
anglais « to audit » est traduit par « vérifier, surveiller, inspecter ». Le terme « audit » est défini
comme étant « un examen mené par un professionnel indépendant dit auditeur, en vue de donner
sur l’objet examiné une opinion sur la concordance de cet objet avec le référentiel applicable »,
nous le cite Burlaud (2009). Ainsi, l’audit est un examen ou encore un processus déterminé par
les activités qui le composent appelés encore les contenus et par comment ces activités sont
réalisées en d’autres termes la méthodologie.
Par contre le terme « auditing » est un terme utilisé par les anglo-saxons qui le définit
comme étant une pratique qui consiste à évaluer et à examiner de manière indépendante les
activités, les processus et les opérations d’une organisation pour s’assurer de leur conformité
aux normes, aux règlementations et aux bonnes pratiques. C’est de ce fait un processus
systématique indépendant et précisément documenté permettant de recueillir des informations
objectives pour déterminer dans quelles mesures les éléments du système observé satisfont aux
exigences des référentiels du domaine concerné. Effectivement, la mission d’audit peut être
classifiée selon son domaine d’application de l’action et de son objectif. Mais l’audit financier
est sans contexte l’aspect de l’audit le plus connu et le plus ancien. Diverses définitions tirées
d’ouvrages et selon des organisations professionnelles de l’audit financier peuvent être de ce
fait retenues.
3
En France, selon l’Ordre des Experts-Comptables (OEC) : « L’audit financier est un examen
auquel procède un professionnel compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion
motivée sur la régularité et la sincérité du bilan du compte de résultat et des informations
annexes aux comptes annuels d’une entreprise ».
Sur le plan international, dans les normes de l’IFAC (international federation of accountants)
ou fédération internationale des comptables : « L’audit financier a pour objectif de permettre à
l’auditeur d’exprimer une opinion selon laquelle les états financiers ont été établis, dans tous
leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable défini ».
Selon l’association technique d’harmonisation de Cabinets d’audit et de Conseil (ATH) : «
L’audit financier est l’examen auquel procède un professionnel compétent et indépendant, en
vue d’exprimer une opinion motivée sur la fidélité avec laquelle les comptes annuels d’une
entité traduisent sa situation à la date de clôture et ses résultats pour l’exercice considéré, en
tenant compte du droit et des usages du pays où l’entreprise a son siège ».
Tiré de l’ouvrage intitulé Auditing and Assurance Service, par Alvin A. Arens et al. : « l’audit
financier est un processus systématique et indépendant visant à obtenir des preuves sur les
informations financières d’une entité, afin d’évaluer leur conformité aux critères prédéterminer
et de communiquer les résultats aux utilisateurs intéressés ».
Tiré de l’ouvrage intitulé Principles of Auditing and other Assurance services par Ray
Whittington et Kurt Pany : « l’audit financier est une activité professionnelle qui consiste à
examiner et à évaluer de manière critique les états financiers d’une organisation pour s’assurer
de leur exactitude, de leur intégralité et de leur fidélité par rapport aux principes comptables
généralement acceptés ».
Tiré de l’ouvrage de Karla Johnstone et Audrey Gramling intitulé Auditing : A Risk-based
Approach to conducting a quality audit : « L’audit financier est un processus d’examen
minutieux des états financiers et des enregistrements comptables d’une entité, réalisé par des
professionnels indépendants, afin de déterminer si ces informations fournissent une image
fidèle de la situation financières et des performances de l’entité ».
Tiré de l’ouvrage de Philomena Leung et Paul Coram intitulé Modern auditing and assurance
services : « L’audit financier est une discipline qui vise à évaluer la validité, la fiabilité et
l’integrité des informations financières d’une entité, ainsi que l’efficacité des contrôles internes
mis en place pour garantir l’exactitude des données financières ».
4
Selon Didier Bensadon, auteur spécialisé en audit et commissariat aux comptes : « L'audit
financier est une démarche méthodique et objective visant à évaluer la qualité et la sincérité
des états financiers d'une entreprise, ainsi que le respect des normes comptables et des
obligations légales ».
Selon Jacques Richard, auteur de nombreux ouvrages et articles sur l'audit financier, la
gouvernance d'entreprise et la comptabilité : « L'audit financier consiste en une vérification
systématique et indépendante des états financiers d'une entité, ainsi que des procédures et des
contrôles mis en place pour les établir, en vue de donner une opinion sur leur sincérité et leur
régularité ».
Selon Jean-Michel Bloch, auteur de plusieurs ouvrages connus dont "L'audit des comptes
consolidés" et "L'audit des comptes sociaux" : « L'audit financier est une mission d'expertise et
de contrôle réalisée par un auditeur indépendant, visant à évaluer la fiabilité des informations
financières présentées dans les états financiers d'une entreprise, ainsi que la conformité de ces
informations aux normes comptables et aux obligations légales ».
Selon Laurent Batsch, auteur de plusieurs ouvrages sur l'audit financier et la gouvernance
d'entreprise : « L'audit financier est une démarche d'analyse et de contrôle qui vise à évaluer
la fiabilité des informations financières d'une organisation, en examinant les états financiers,
les procédures comptables et les mécanismes de contrôle interne, dans le but de fournir une
assurance raisonnable sur leur qualité et leur intégrité ».
Ces définitions soulignent toutes l'importance de l'indépendance de l'auditeur, ainsi que
sa mission d'évaluer la conformité des états financiers aux normes comptables et aux obligations
légales, tout en assurant la fiabilité et la sincérité des informations financières présentées.
SECTION 2 : Etymologie et évolution des méthodes à travers le temps
2.1 L’histoire de l’audit
Connaitre l’histoire et l’origine d’un sujet est un point crucial avant tout commencement.
Les premières démarches de contrôle et de normalisation remontent à l'antiquité. En effet les
Sumériens du 2ème millénaire avant JC avaient déjà compris l'utilité d'établir une information
objective entre les partenaires économiques, ainsi le fameux code de Hammourabi ne se
contentait pas seulement de définir les lois commerciales et sociales générales mais il
mentionnait aussi l'obligation d'utiliser un plan comptable et de respecter les normes de
présentation afin d'établir un support fiable de communication financière. Plus tard dès le 3ème
5
siècle avant JC, les gouverneurs romains ont nommé des questeurs qui avaient pour mission de
contrôler les comptabilités de toutes les provinces. Les Romains employaient ce terme pour
désigner un contrôle au nom de l’empereur sur la gestion des provinces. Il fut introduit ensuite
par les Anglo-Saxons au début du 13ème siècle pour la gestion. Le premier cabinet d’audit fut
de ce fait fondé au 19ème siècle à Londres. A cette époque, il s'attachait notamment à détecter
les anomalies, les fraudes et les risques au sein des organismes et les secteurs d'activité qu'il
examinait sous la demande des pouvoirs publics. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, la finalité de
l’audit n’était que la détection des fraudes c’est pour cette raison que les modes de contrôle de
cette époque se basaient principalement sur la vérification détaillée et exhaustive des pièces
comptables.
A partir du début du 20ème siècle, de nouvelles méthodes de contrôle émergeaient, il
s'agissait cette fois des méthodes de sondages sur pièces justificatives. Cette évolution a été due
à la croissance de la taille des organisations contrôlées. La finalité de l’audit était ici de porter
un jugement sur la validité des comptes annuels. Mais suite à l'importance des procédures de
fonctionnement de l'entreprise de nos jours, les auditeurs ont commencé à rendre compte et à
apprécier l'intérêt de la qualité de ces procédures pour s'assurer de la fiabilité des informations
produites par le système comptable.
Pour le cas de Madagascar, c’est vers la fin des années soixante-dix que les bailleurs de
fonds ont commencé à exiger l’audit de l’utilisation des fonds qu’ils octroient selon les normes
admises sur le plan international. C’est ainsi qu’il y a eu l’émergence du premier cabinet d’audit
dénommé Rindra.
2.2 Evolution des méthodes d’audit à travers le temps
L’évolution historique des méthodes de vérification dans le temps et dans l’espace est marquée
par plusieurs étapes :
2.2.1 Pointage détaillé (période allant du 1927 jusqu’au 1936)
Appelée aussi l'approche par les sorties, le pointage détaillé est une vérification le plus
souvent exhaustive des transactions et des enregistrements comptables. Il consiste à pointer
toutes les écritures comptables présentes dans les livres par rapprochement avec les documents
sources, vérifier les factures ainsi que s'assurer que le même montant apparaît dans les comptes
des tiers. Ainsi à chaque vérification, l'auditeur est amené d'ajouter un sigle devant chaque
chiffre pour indiquer qu'il avait contrôlé. En effet ce full audit a permis aux auditeurs de vérifier
les exactitudes des comptes mais ne prouvant que le bon équilibre en partie double, l'auditeur
6
ne rendait pas compte du bien-fondé des écritures comptables (par exemple qu'une facture pour
l'achat de marchandises avait été précédée par une livraison du bien concerné).
2.2.2 Contrôle analytique
Suite à l'évolution du volume des transactions et des enregistrements comptables à
vérifier ainsi que la découverte des fraudes importantes mettant en cause la responsabilité de
l'auditeur, le pointage détaillé a perdu son utilité d'où l'apparition d'une nouvelle technique à
savoir le contrôle analytique. C'est une méthode que beaucoup d'auditeurs utilisent aux
différents stades de leurs missions. En effet, ces derniers qui sont obligés d'effectuer des travaux
de vérification par sondage s'y référent souvent pour mieux connaître l'entreprise, pour
identifier les domaines de risques potentiels et pour collecter des éléments probants sur la
vraisemblance ou sur le caractère raisonnable des comptes annuels. Il consiste en une
comparaison analytique des comptes sociaux de l'entreprise avec ceux de l'année précédente
pour y déceler tous les éléments significatifs.
Généralement on peut faire relever 4 techniques d'examen analytique :
▪ Revue de vraisemblance qui consiste à procéder à un examen critique des composantes
d'un journal pour identifier celles qui sont anormales (ex : un compte client sans nom,
une écriture débitrice dans un compte normalement créditeur, un libellée incohérent...)
▪ Comparaison de données absolues, il s'agit des données considérées pour elles même et
non pas par rapport à d'autres éléments de référence. Ces données doivent faire l'objet
de diverses analyses : par rapport à la période antérieure pour déterminer si l'évolution
est cohérente ; par rapport à un budget pour savoir si les objectifs fixés ont été atteint ;
par rapport aux mêmes données dans des entreprises comparables pour identifier les
particularités de l'entreprise en question.
▪ Comparaison de données relatives : ces données relatives supposent qu'il existe une
relation directe entre une donnée et un élément de référence. Cette relation est
généralement calculée sous forme de ratio. Ces ratios peuvent être analysés : seuls (par
exemple ratios de structure financière) ; par rapport à la période précédente ; par rapport
aux statistiques du même secteur ; par rapport à des données non financières.
▪ Les analyses de tendances qui consistent à procéder aux différentes analyses décrites
précédemment mais sur une période plus longue pour essayer d'en tirer des règles plus
précises sur les relations qui existent entre les données utilisées et de prévoir les chiffres
de la période en cours (ex : analyser la progression des ventes sur plusieurs exercices
pour déterminer un taux de progression normal).
7
Bien que cette technique ait porté beaucoup pour l'audit, elle reste critiquée du fait que certains
la considèrent comme un support et non pas comme étant une technique du fait qu'elle ne permet
d'apporter des preuves suffisantes quant à l'existence physique des actifs. Cela mène à la
prochaine approche.
2.2.3 L’approche systémique (à partir de l’année 1920)
A partir de l'année 1920, on a assisté à un passage progressif vers l'approche par les
systèmes. Cette dernière est utilisée dans de multiples domaines : gestion d'entreprise, biologie,
traitement d'information, industrie etc. L'idée de base de cette approche est l'analyse et
l'évaluation du contrôle interne de l'entreprise. A signaler que le contrôle interne est le moyen
ayant pour but d'assurer la fiabilité de l'information, le respect des instructions de la direction
ainsi que la protection du patrimoine de l'entreprise. Les moyens pour assurer la pérennité de
cette dernière sont multiples :
▪ Les plans d'organisation qui visent à la séparation des responsabilités entre ceux
opérationnels, sauvegarde et comptable et contrôle.
▪ Les méthodes et les procédures prescrites ou autorisées par la direction générale telle
que les notes de service, manuel de procédures administratives, programme d'inspection
et de contrôle.
Cette démarche consiste à recueillir au maximum des informations sur l'entreprise, d'une part
les aspects significatifs de l'entreprise, ses produits, ses résultats et enfin les structures de son
capital. D'une autre part, l'auditeur doit s'intéresser au fonctionnement du contrôle interne de
l'entreprise. A partir de là, il sera amené à constituer son dossier permanent qui doit être mis à
jour annuellement et qui lui permettra d'orienter sa mission du contrôle externe.
En général, l'évaluation du contrôle interne de la société contrôlée a pour objectif
d'identifier les risques liés à son fonctionnement et d'adapter les travaux d'audit en conséquence.
Elle repose sur l'évaluation des procédures de l'entreprise. Elle vérifie en particulier la
séparation des tâches entre les personnes chargées des fonctions opérationnelles, de la détention
des biens, de l'enregistrement comptable et du contrôle. En effet, cette méthode revêt une
importance considérable et cela pour plusieurs raisons : la justification du choix des
échantillons par les auditeurs sur la base des contrôles effectués au sein de l'organisation
auditée. L’analyse et évaluation du contrôle interne pour l'orientation de l'audit. L’utilisation
des moyens de vérification axés sur les statistiques.
8
2.2.4 L’ère de l’audit informatique (Au-delà des années 60)
Il a pour objectif de vérifier la fiabilité de l'outil informatique et de l'usage qui en est fait et
donc d'établir un constat des points forts et des points faibles et aussi de dégager les
recommandations d'amélioration. En effet avoir recours à cet outil permet à l'auditeur de
développer ses propres outils de travail. Il faut signaler que la mission de l'auditeur ne va pas
changer, il continue à porter un jugement sur la sincérité et la régularité des comptes. Mais
l'informatique reste la source de deux types de risques auxquels l'auditeur doit faire face :
▪ La séparation des tâches qui doit être révisée car le centre de traitement de l'information
concentre toute une variété des tâches qui ne sont plus dissimulées à travers divers
services de l'entreprise comme la saisie, le traitement, le transfert et le stockage de
l'information ne doit pas être entre les mains d'une seule personne.
▪ L'accès physique au matériel qui doit être rigoureusement contrôlé, en plus de l'accès à
distance aux données immatérielles qui ne doit être possible qu'à travers une procédure
savante de gardiennage technique.
2.2.5 L’approche par les risques
Le passage vers cette approche est dû en raison de diverses lacunes telles que : le
manque d’auditeurs pour effectuer toutes les missions qui leurs sont confiées, chose qui a
conduit à une surcharge de travail ; la forte pression que subit les auditeurs afin qu’ils
améliorent la qualité de leur travail ; etc. Cela a poussé les auditeurs à améliorer leur travail
tout en garantissant à l'entreprise contrôlée la sincérité et la régularité des comptes et tout en
réduisant au maximum la durée de la mission. L'entreprise pour réduire les honoraires d'audit
est amenée d'améliorer son propre dispositif du contrôle.
L'approche statistique et l'analyse par les risques. Le cabinet d'audit pour optimiser son
contrôle et minimiser les risques d'erreurs dans l'appréciation des comptes, est obligé de
construire une approche statistique qui tente de mesurer l'effet d'omission, de fraude ou de
mauvaise imputation sur les comptes. Cette approche tient également compte des risques qui
entourent l'entreprise dans ses activités spécifiques d'où l'étude de certains phénomènes tels que
: la rapidité de l'évolution technologique ; la fragilité économique de divers pays ; l'activité des
concurrents ; l'effet prévisible de produits de substitution / marché des entreprises. Chacun de
ces éléments comporte un risque potentiel de diminution de la valeur du patrimoine de
l'entreprise. Bien entendu, l'auditeur intègre dans sa démarche actuelle les techniques se
rapportant aux autres étapes de l'évolution d'audit dans la mesure où elles lui fournissent les
preuves dont il a besoin pour son audit.
9
SECTION 3 : Objectifs et intérêts de l’audit financier
De son sens originel qui est d’écouter, auditer une entreprise ou un service consiste de
ce fait à écouter les différents acteurs pour comprendre et faire évoluer le système en place. Ses
objectifs diffèrent en fonction de son domaine d’application spécifique. Prenons par exemple,
l’audit opérationnel qui met l’accent sur l’évaluation des processus opérationnels et des
contrôles internes pour identifier les inefficacités, les risques et les possibilités d’amélioration.
Quant à l’audit financier, ses objectifs sont multiples, pour une meilleure approche ils sont
scindés en deux, dont les objectifs fondamentaux ou principaux et les objectifs particuliers.
3.1 Les objectifs fondamentaux
Le premier objet de l’audit financier est la vérification. Cela concerne notamment le
système de contrôle interne et les comptes et états financiers de l’entité. C’est-à-dire que le
travail d’audit vise d’une part à vérifier si le système de contrôle interne de l’entreprise à auditer
est adéquat et efficace. D’une autre part, il fait l’examen systématique des états financiers et
des opérations effectuées pendant une période donnée, afin d’en déterminer la concordance
avec des principes comptables généralement admis, les instructions de la direction et la
réglementation en vigueur. En d’autres termes, il vérifie la régularité et s’assure de la
conformité des comptes à la réglementation. Ces règlementations concernent les règles
comptables de formes, de présentation ou d’évaluation et les diverses normes en vigueur ainsi
que des textes législatifs ou réglementaires mais aussi des règles fixées par la jurisprudence et
des normes élaborées par les organisations professionnelles compétentes. Le plan comptable
précise que c'est l’application de bonne foi des règles et procédures en fonction de la
connaissance que les responsables de comptes doivent, normalement, avoir de la réalité et de
l'importance des opérations, événements et situations.
Le second objectif de l’auditing est la sincérité. Effectivement il s’assure que les
documents financiers de l’entité sont sincères, qu’ils sont établis par un professionnel,
indépendant et compétent. La sincérité qui suppose la bonne foi des dirigeants a évolué
progressivement vers une notion de sincérité objective. « La sincérité résulte de l'utilisation
correcte des valeurs comptables ainsi que d'une appréciation raisonnable des risques et des
dépréciations de la part des dirigeants ».
L’audit financier s’assure ensuite de véhiculer une image fidèle de l’entité. Les comptes
annuels doivent donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière ainsi que des
résultats de cette dernière. L'image fidèle sert de référence lors de l'établissement des comptes
10
annuels. Ainsi, dans le respect des règles et principes comptables, cette image fidèle se
matérialise par des informations complémentaires donnant aux différents destinataires des
comptes annuels des renseignements complémentaires au bilan et au compte de produits et
charges.
3.2 Les objectifs particuliers
Outre ses objectifs cités précédemment, l’audit financier à également d’autres objectifs
tels que : La détection des fraudes qui consiste à découvrir toutes les malhonnêtetés dont
pourraient se rendre responsables les salariés de l’entreprise ; les détournements effectués à des
fins personnelles résultant d’une faiblesse du contrôle interne ; les irrégularités dont pourrait se
rendre coupable un directeur en établissement des documents financiers etc.
Sous l’éclat de la détection de la fraude, on doit distinguer deux types : soit les détournements
effectués à des fins personnelles qui résultent invariablement de l’existence d’une faiblesse dans
le contrôle interne de l’entreprise. La détection de ce type de fraude ressort prioritairement des
attributions de la direction de l’entreprise et non de celles de l’auditeur. Ou soit les irrégularités
dont une direction peuvent se rendre coupable en établissant ses documents financiers. Elles
ont généralement pour conséquence de donner une image déformée de la situation financière et
sont donc susceptible d’engager la responsabilité professionnelle de l’auditeur
Son objectif concerne aussi l’amélioration de la gestion qui est une des conséquences
possibles de l’audit. Elle concerne l’amélioration générale des procédures de la société. C’est
un travail d’investigation permettant d’évaluer les procédures comptables, administratives ou
autres en vigueur dans l’entreprise afin de garantir à un ou plusieurs groupes intéressés
(dirigeants, actionnaires, tiers…) la régularité et la sincérité des informations mises à leur
disposition. Plus précisément, il consiste à autoriser l’examen d’informations par une tierce
personne, autre que celle qui les prépare et les utilise avec l’intention d’établir leur véracité et
de faire un rapport critique sur le résultat de cet examen, avec le désir d’augmenter l’utilité de
l’information pour l’utilisateur. Au cours de sa démarche, l’auditeur peut être conduit à révéler
des imperfections dans l’organisation et dans les procédures de la société et à les communiquer
à la direction.
3.3 Les intérêts de la pratique d’audit
Qui dit audit, induit examen, mesure, appréciation, réalisé par un professionnel, souvent
externe à l’entreprise afin d’émettre un jugement. Ce jugement professionnel est un avis
d’expert qui s’appuie sur des vérifications, ainsi que des référentiels. On distingue plusieurs
11
apports de sa pratique. Tels que la détection des irrégularités ; une mise au point des éléments
observés et constater l’adéquation avec le référentiel ; un discernement des risques financiers,
des anomalies et leurs natures respectives ; une meilleure vision de l’ensemble du
fonctionnement de l’entreprise ; une amélioration du système actuel ; une disposition
d’arguments et d’informations tangibles afin de convaincre de nouveaux investisseurs ; une
remise en compte de l’activité et parfois même il rassure les actionnaires déjà existants.
SECTION 4 : Assertions de l’audit financier
Les assertions sont des critères retenus par la direction dans la préparation des états
financiers. La finalité de la mission d’audit financier est divisée en sept (07) objectifs d’audit,
appelés aussi assertions d’audit. Ainsi, l’auditeur tout au long de sa mission doit s’assurer que
les transactions et les éléments qui constituent les comptes répondent à une ou plusieurs
assertions d’audit. Il s’agit également de critères que doivent appliquer ceux qui élaborent les
états financiers. L'objectif de ces procédures est de s'assurer que les montants figurant dans les
comptes sont justifiés, c'est-à-dire qu'ils vérifient les « assertions » suivantes : l’exhaustivité
qui veut que tous les montants devant être enregistrés en comptabilité l'ont été. La réalité qui
assure que les montants inscrits en comptabilité sont la traduction d'une opération réelle. La
coupure qui s’assure que les montants ont été enregistrés dans le bon exercice comptable.
L’évaluation qui veut que les écritures soient correctement valorisées en fonction des principes
comptables reconnus. La classification qui s’assure que les montants soient enregistrés dans les
bons comptes. La présentation qui entraine le fait que les comptes soient présentés de manière
conforme et fournissent l'information nécessaire à leur compréhension.
Les assertions d’audit peuvent être définies comme les 3 critères dont la réalisation conditionne
la régularité, la sincérité et l’image fidèle des comptes.
12
CHAPITRE 2 : LES TYPOLOGIES D’AUDIT FINANCIER
SECTION 1 : Selon la position de la fonction
1.1 L’audit interne
Les entreprises de taille significative ont souvent cherché à renforcer leur propre dispositif
de contrôle en créant en leur sein un service d’audit interne. Celui-ci est rattaché à la direction
générale afin de conserver son indépendance par rapport aux autres services. L’auditeur interne
est un cadre faisant partie du personnel de l’entreprise, par opposition à l’auditeur externe (légal
ou contractuel) qui est mandaté par les organes, mais indépendant et non salarié de l’entreprise.
Le service d’audit interne est composé de salariés de l’entreprise ; pour leur assurer un certain
degré d’indépendance, ils sont rattachés hiérarchiquement à la Direction Générale. Les rôles de
l’audit interne sont de définir, de diffuser et de veiller à l’application correcte des procédures
de contrôle interne au sein de l’entreprise ; de fournir aux dirigeants de l’entreprise des éléments
d’informations et des suggestions pour un meilleur contrôle de l’entreprise et pour fiabiliser les
procédures de gestion.
1.2 L’audit externe
L’audit externe est une mission exécutée, obligatoire ou non par une structure extérieure et
indépendante de l’entreprise contrôlée et mandatée par l’entreprise elle-même ou par des tiers.
Cette structure peut être représentée par un cabinet d’audit ou d’expertise comptable ou un
cabinet d’avocat c’est-à-dire que l’auditeur et son équipe doivent être membre d’un cabinet
d’audit externe à l’entreprise, ce qui favorise leur indépendance. L’audit externe regroupe
l’audit comptable ainsi que l’audit financier. L’audit externe a généralement pour but d’assurer
à des tiers (actionnaires, clients, etc.) une certification de l’objet audité ; et donc sa conformité
à un référentiel bien établi et connu de ces tiers.
SECTION 2 : Selon le caractère facultatif ou obligatoire
2.1 A titre facultatif
Dans le cadre d’un contrat, une entreprise peut se soumettre à un audit pratiqué par un auditeur
externe par exemple à la demande d’un banquier, d’un repreneur ou d’un investisseur. C’est
l’audit externe contractuel. Il est réalisé par un expert-comptable à la demande d’une entité,
pour des fins qui sont définies dans le contrat avec l’auditeur, c’est une mission à titre facultative
pour l’entreprise. Il existe également un type de mission contractuelle pour laquelle un expert-
comptable ou une société d’expertise comptable est chargée d’accomplir sans avoir été imposé
par la loi. Il organise et suit la comptabilité des entreprises au quotidien, rédige périodiquement
13
les déclarations de TVA. En matière sociale, l’édition des bulletins de paye, l’établissement des
bordereaux de cotisations destinées aux divers Organismes tels que Caisses de retraite et de
prévoyance. Sa mission peut être étendue à l’aspect juridique par la rédaction des contrats de
travail ou l’organisation des élections des représentants du personnel. Enfin chaque année
l’Expert-comptable arrête les comptes et établit de concert avec le Dirigeant, le bilan de
l’entreprise. Par sa signature, l’Expert-comptable atteste n’avoir rien relevé qui remette en cause
les comptes de l’entité. (Attestation d’assurance négative). Parallèlement l’Expert-comptable
pourra accepter des missions ponctuelles portant sur la gestion de l’entreprise. Ainsi, il conseille
le chef d’entreprise sur des opportunités de croissance externe, participe à la confection du
business plan d’un projet d’investissement.
2.2 A titre obligatoire
Dans certain cas, dans le cadre de dispositions légales du pays, c’est la loi même qui impose
une vérification et plus précisément une attestation des comptes de la société par un
professionnel appelé « commissaire aux comptes ». Ceci définit donc une mission imposée et
définie par la loi : C’est l’audit légal. Il est prescrit par la loi sur les sociétés et c’est une mission
à titre obligatoire. Le commissaire aux comptes a une fonction d’intérêt général de sécurisation.
Ce professionnel amène le dirigeant à s’interroger sur les risques, leur nature et les procédures
à mettre en place. Les avis ou recommandations que le commissaire aux comptes est amené à
donner doivent rester en relation avec sa mission telle que définie par la loi et ne peuvent le
conduire à déroger aux règles d’indépendance et surtout de non-immixtion dans la gestion. Le
commissaire aux comptes par l’audit légal apporte la sécurité, source de confiance, en vérifiant
et certifiant les comptes publiés par les entreprises. Il devra s’assurer que les comptes donnent
une image fidèle aux résultats des opérations de l’exercice ainsi qu’à la situation financière et
au patrimoine de l’entreprise. En fin de mission, le commissaire aux comptes analyse ses
travaux de contrôle et en fait la synthèse afin de justifier son opinion. Dans son rapport sur les
comptes annuels, le commissaire aux comptes pourra certifier les comptes (attestation
d’assurance positive) mais pourra éventuellement émettre des réserves voire refuser leur
certification.
14
SECTION 3 : Selon son domaine d’application et ses objectifs
L’audit financier est sans conteste, l’aspect de l’audit le plus connu et le plus ancien. L’activité
d’audit s’est ensuite étendue à tous les aspects du fonctionnement de l’entreprise.
3.1 L’audit comptable et financier
L’audit comptable et financier est l’audit des comptes annuels. C’est un domaine d’action de
l’audit externe. L’auditeur doit s’assurer que le conseil d’administration ou les parties prenantes
reçoivent des états financiers fidèles de cette institution. Dans un audit financier, l’auditeur va
donner son opinion en vérifiant que les états financiers soient conformes à des normes
comptables.
3.2 L’audit opérationnel
L’audit opérationnel porte sur les opérations d’un établissement, d’une structure, d’une
fonction, voire d’un système ou d’un processus. L’ensemble des procédures (quelles soient
administratives, fonctionnelles…) sont concernées, et pas seulement les procédures comptables
et financières. Son objectif est d’évaluer les performances telles que la qualité, la sécurité,
l’efficacité et l’efficience de la fonction concernée. L’audit opérationnel peut faire l’objet de
missions contractuelles confiées à des intervenants extérieurs.
3.3 L’Audit légal
Il consiste à vérifier l'ensemble des services de l'entreprise en s'assurant que toutes les
procédures en vigueur dans l'entreprise soient conformes à des normes ou des règles
préalablement définies dans tous les domaines existants dans celle-ci. L'auditeur utilise pour
cela un guide des procédures et compare leur définition et l'application qui en est faite en
entreprise. Si ces mesures sont parfaitement appliquées, l'auditeur conclura à un bon
fonctionnement de l'entreprise. Dans le cas contraire, sa tâche sera un peu plus longue puisqu'il
devra rédiger des recommandations visant à améliorer cette situation.
3.4 L’audit fiscal
L’audit fiscal vise à vérifier la conformité des opérations d’une organisation vis-à-vis des règles
fiscales, tant du point de vue interne qu’externe.
15
CHAPITRE 3 : LES NORMES D’AUDIT
La réalisation de toute mission d’audit, quels qu’en soient les objectifs, implique l’existence au
préalable de règles précises, formalisées, connues et acceptées des émetteurs et des récepteurs
de l’information soumise à l’audit. Ces normes vont de ceux applicables internationalement
parlant, à ceux propre au pays ou normes nationales.
SECTION 1 : Les normes comptables internationales
Ce sont des normes internationales d’informations financières destinées à standardiser la
présentation des données comptables échangées au niveau international. On y trouve les
standards d’audit ISA et les IFRS.
1.1 International Standard on Auditing (ISA)
Les ISA sont des normes fixées par l'IASC, le Comité international des normes comptables. Cet
organisme créé dans les années 1970, a pour objectif d’harmoniser les réglementations
nationales relatives à la présentation des états financiers. A cette fin il élabore et publie des
normes et s’efforce de promouvoir leur acceptation et leur application dans le monde. Ils vont
du standards 100 jusqu’à 800. Et peuvent se résumer ainsi :
ISA 100 : Présentation des états financiers/ Organisation générale de la mission préalable
d’audit
ISA 200 : OBJECTIFS GENERAUX DE L’AUDITEUR INDEPENDANT ET CONDUITE
D’UN AUDIT SELON LES NORMES INETRNATIONAL D’AUDIT
ISA 210 : Accord sur les termes des missions d’audit
ISA 220 : Contrôle qualité d’un audit d’états financiers
ISA 230 : Documentation d’audit
ISA 240 : Les obligations de l’auditeur en matière de fraude lors d’un audit d’états financiers
ISA 250 : Prise en considération des textes législatifs et règlementaires dans un audit d’états
financiers
ISA 260 : Communication avec les personnes constituant le gouvernement d’entreprise
ISA 265 : Communication des faiblesses du contrôle interne aux personnes constituant le
gouvernement d’entreprise et à la direction
ISA 300 : PLANIFICATION D’UN AUDIT D’ETATS FINANCIERS
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ISA 315 : Identification et évaluation des risques d’anomalies significatives par la connaissance
de l’entité et de son environnement
ISA 320 : Caractère significatif lors de la planification et de la réalisation d’un audit
ISA 330 : Réponse de l’auditeur aux risques évalués
ISA 400 : EVALUATION DES RISQUES ET CONTROLE INTERNE
ISA 402 : Facteurs à considérer pour l’audit d’une entité faisant appel à une société de service
ISA 450 : Evaluation des anomalies relevées au cours de l’audit
ISA 500 : ELEMENTS PROBANTS
ISA 501 : Eléments probants – considérations supplémentaires sur des aspects spécifiques
ISA 505 : Confirmations externes
ISA 510 : Missions d’audit initiales – soldes d’ouverture
ISA 520 : Procédures analytiques
ISA 560 : Evènements postérieurs à la clôture
ISA 570 : Continuité de l’exploitation
ISA 600 : ASPECTS PARTICULIERS – AUDITS D'ETATS FINANCIERS D’UN GROUPE
(Y COMPRIS L’UTILISATION DES TRAVAUX DES AUDITEURS DES COMPOSANTS)
ISA 610 : Utilisation des travaux des auditeurs internes
ISA 620 : Utilisation des travaux d’un expert désigné par l’auditeur
ISA 700 : FONDEMENT DE L’OPINION ET RAPPORT D’AUDIT SUR DES ETATS
FINANCIERS
ISA 705 : Modification apportées à l’opinion formulée dans le rapport de l’auditeur
indépendant
ISA 706 : Paragraphes d’observation et paragraphes relatifs à l’autres points dans le rapport de
l’auditeur indépendant
ISA 710 : Donnée comparatives – chiffres correspondantes et états financiers comparatifs
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ISA 720 : Les obligations de l’auditeur au regard des autres informations dans des documents
contenant des états financiers audités
ISA 800 ASPECTS PARTICULIERS - AUDIT D’ETATS FINANCIERS ETABLIS
CONFORMEMENT A UN REFERENTIEL COMPTABLE PARTICULIER
ISA 805 : Aspects particuliers – audit d’états financiers seuls et d’éléments, comptes ou
rubriques spécifiques d’un état financier
ISA 810 : Aspects particuliers – rapport sur des états financiers
1.2 International financial reporting standards (IFRS)
Il existe de nombreuses normes publiées par les organismes internationaux de normalisation
comptable pour encadrer les principes de la comptabilité des organisations. Au départ, l’IASC
(International Accounting Standards Committee) publiait, avant les années 2000, des normes
de comptabilité appelées les IAS (International Accounting Standards). Depuis, l’organisme
qui a pris le nom d’IASB (International Accounting Standards Board) publie des ensembles de
principes qui s’appellent désormais les IFRS.Les Normes internationales d’information
financière (IFRS) sont des Normes et Interprétations publiées par l’International Accounting
Standards Board (IASB). Les IFRS définissent les principes comptables et les règles à suivre
pour la présentation des états financiers, y compris les normes de classification, de mesure, de
présentation et de divulgation des transactions financières. Le rôle des IFRS dans la
comptabilité est de garantir que les états financiers sont produits de manière cohérente et
transparente pour les investisseurs, les actionnaires et autres parties prenantes. Cela permet une
comparaison plus facile des états financiers entre différentes entreprises et différentes
juridictions.
1.2.1 Les grands principes de l’IFRS
Les standards de l’IFRS sont constitués autour de deux principes. L’une d’elle est le
principe de la « juste valeur ». Il s’agit d’un concept comptable qui consiste à valoriser les actifs
et les passifs d’une entreprise à leur valeur de marché ou à leur valeur estimée en fonction de
l’offre et de la demande. Le principe de la juste valeur est basé sur l’idée que les états financiers
d’une entreprise doivent refléter la valeur économique actuelle de ses actifs et passifs. Cela
signifie que la valeur d’un actif ou d’un passif doit être réévaluée périodiquement pour refléter
les changements du marché. Elle est souvent utilisée pour valoriser les instruments financiers
tels que les actions, les obligations et les dérivés, ainsi que pour les actifs et les passifs liés aux
transactions de fusion et d’acquisition, comme les écarts d’acquisition. L’objectif de son
18
application est de fournir des informations financières plus transparentes et plus pertinentes aux
investisseurs, aux analystes financiers et aux parties prenantes externes.
L’IFRS est aussi structurée autour de la notion de la primauté de l’actionnaire. Elle
représente le second principe de l’IFRS. Il s’agit là d’organiser la préparation des états
financiers d’une entreprise dans l’optique principale de fournir une information claire et
pertinente aux investisseurs et actionnaires. Dans le cadre des IFRS, la primauté de l’actionnaire
signifie que la performance financière de l’entreprise est évaluée en fonction de la création de
valeur pour les actionnaires. Cela implique que les états financiers doivent mettre en évidence
les résultats financiers et la valeur pour les actionnaires à travers des indicateurs clés tels que le
bénéfice net, le rendement des capitaux propres et les dividendes distribués.
1.2.2 Liste des IFRS
Jusque-là, une quinzaine de ces principes ont été publiés, et portent chacun sur des éléments
spécifiques de la comptabilité organisationnelle :
IFRS 1 – Première adoption des Normes internationales d’information financière
IFRS 2 – Paiements fondés sur des actions
IFRS 3 – Regroupements d’entreprises
IFRS 4 – Contrats d’assurance
IFRS 5 – Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées
IFRS 6 – Exploration et évaluation des ressources minérales
IFRS 7 – Instruments financiers : informations à fournir
IFRS 8 – Secteurs opérationnels
IFRS 9 – Instruments financiers
IFRS 10 – États financiers consolidés
IFRS 11 – Partenariats
IFRS 12 – Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d’autres entités
IFRS 13 – Évaluation de la juste valeur
IFRS 14 – Contrats d’assurance (temporaire)
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IFRS 15 – Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients
IFRS 16 – Contrats de location
1.3 Les principes des normes comptables internationales
Les normes comptables internationales reposent sur un certain nombre de principes : La
primauté de la substance sur la forme ; L’approche bilancielle (priorité du bilan sur le compte
de résultat) ; Le principe de neutralité ; Le principe de prudence ; La valorisation à la juste
valeur des actifs et des passifs ; La priorité accordée à la vision de l’investisseur ; La place
importante accordée à l’interprétation ; L’absence de textes spécifiques à un secteur d’activité.
SECTION 2 : Les normes comptables nationales (PCG 2005)
D’après le décret du 18 février 2004 (art. 2), la comptabilité des entreprises doit être
aménagée, conformément aux dispositions du plan comptable général 2005, au plus tard à partir
du premier exercice ouvert après décembre 2004. L’article 114-1 du PCG 2005 stipule que toute
personne physique ou morale soumise à la tenue d’une comptabilité doit respecter, pour la
présentation des états financiers relatifs à l’exercice 2005, les dispositions prévues par le
nouveau plan comptable. Par conséquent, les dispositions du PCG 2005 s’appliquent
obligatoirement à compter du 1er janvier 2005 aux entités qui ont ouvert leur exercice à cette
date. Le plan comptable 2005 se trouve être parmi les premiers comptables nationaux qui soient
cohérents ou convergents avec les normes IAS/IFRS. Il renferme de règles et de principes qui
permettent d’élaborer l’information financière dont la pertinence est partagée entre les
différents utilisateurs d’états financiers et d’assurer la transparence de comptes d’une entreprise.
Par rapport à l’ancien plan comptable 1987, le présent plan comptable se consacre sur la notion
de l’image fidèle en appliquant les caractéristiques qualitatives et les normes comptables
appropriées. Il y a lieu de rappeler qu’il conduit à une harmonisation avec les normes
internationales afin de produire des états financiers lus, compris et interprétés de la même
manière par tous les utilisateurs de l’information comptable et financière à un langage
comptable universel.
Le PCG 2005 intitulé « Plan comptable général cohérent avec les normes comptables
internationales (IAS/IFRS) » comprend deux parties : la première partie traite du cadre
conceptuel, des états financiers, des règles de comptabilisation et d’évaluation ; la deuxième
partie porte sur l’organisation de la comptabilité, la nomenclature et le fonctionnement des
comptes.
20
2.1 Le cadre conceptuel
Le nouveau plan comptable définit la comptabilité comme un « système d’organisation
de l’information financière permettant de saisir, classer, évaluer, enregistrer des données de
base chiffrées ou non, correspondant aux opérations de l’entité et de présenter des états
financiers donnant une image fidèle de la situation financière, de la performance et des
variations de la situation financière de l’entité à la date de clôture des comptes ».
2.1.1 Objectifs
Le cadre conceptuel a trois objectifs :
- L’introduction des qui sont à la base de la préparation et de la présentation des états
financiers (conventions comptables de base, caractéristiques qualitatives de
l’information financière, principes comptables fondamentaux)
- La constitution d’une référence pour l’évolution de la normalisation comptable.
- La facilité de l’interprétation des règles comptables et l’appréhension de transactions ou
d’évènements non explicitement prévus par la réglementation comptable.
2.1.2 Les conventions comptables
Le cadre distingue quatre conventions comptables de base qui sont :
- la convention de l’entité
- la convention de l’unité monétaire
-la comptabilité d’exercice
-la continuité d’exploitation.
2.1.3 Les caractéristiques du cadre conceptuel
Les caractéristiques qualitatives définies dans le cadre conceptuel, sont : l’intelligibilité, la
pertinence, la fiabilité et la comparabilité.
• L’intelligibilité et la pertinence
Une information est intelligible lorsqu’elle facilement compréhensible. Une information est
pertinente lorsqu’elle peut influencer les décisions économiques des utilisateurs. La pertinence
d’une information est liée à sa nature et à son importance relative.
• La fiabilité et la comparabilité
21
Une information est fiable lorsqu’elle est exempte d’erreurs, d’omissions et de préjugés
significatifs, et lorsque son élaboration a été faite sur la base des critères suivants : recherche
d’une image fidèle, prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique, neutralité,
prudence, exhaustivité. Une information est comparable lorsqu’elle est établie et présentée dans
le respect de la permanence des méthodes et permet à son utilisateur d’effectuer des
comparaisons significatives dans le temps au sein de l’entité et dans l’espace, au niveau national
et au niveau international entre les entités.
2.1.4 Les principes comptables
Ils ont été également révisés avec l’adoption des normes IAS/IFRS. Les principes comptables
fondamentaux retenus dans le cadre conceptuel sont :
- le principe d’indépendance des exercices
- le principe d’importance relative
- le principe de prudence
- le principe de permanence des méthodes
- le principe du coût historique
- le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture
- le principe de prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique
- le principe de non-compensation des actifs et des passifs, des charges et des produits.
Deux nouveaux principes ne figurant pas dans le PCG 1987, ont été introduits dans le cadre
conceptuel : le principe d’importance relative et le principe de prééminence de la réalité
économique sur l’apparence juridique.
2.2 L’organisation de la comptabilité, la nomenclature et le fonctionnement des comptes
Dans le respect du principe de prudence, la comptabilité doit satisfaire aux obligations
de régularité, de sincérité et de transparence inhérentes à la tenue, au contrôle, à la présentation
et à la communication des informations qu’elle traite. Toutes les écritures comptables doivent
se fonder sur une pièce justificative.
Toute entité doit tenir un livre-journal, un grand livre et un livre d’inventaire. Les actifs et les
passifs des entités doivent faire l’objet au moins une fois par an d’inventaires en nature, en
quantité et en valeur, sur la base de contrôles physiques et de recensements de pièces
22
justificatives. Chaque entité établit un plan de comptes adapté à sa structure, son activité et ses
besoins en information de gestion. Le compte est la plus petite unité utilisée pour le classement
et l’enregistrement des mouvements comptables. Le plan de comptes malgache est similaire au
plan de comptes français. Il comprend cinq classes de comptes de bilan (classes 1 à 5), une
classe de comptes de charges (classe 6) et une classe de comptes de produits (classe 7)
permettant d’établir le compte de résultat. Le plan de comptes du PCG 2005 a été simplifié avec
des comptes à trois chiffres dont l’application est obligatoire.
2.3 Champs d’application
En ce qui concerne le champ d’application, pour le PCG 2005, sont astreintes à la tenue
d’une comptabilité les entreprises soumises au code de commerce, les entreprises publiques,
parapubliques ou d’économie mixte, les coopératives et plus généralement les entités
produisant des biens ou des services, marchands ou non marchands, dans la mesure où elles
exercent des activités économiques qui se fondent sur des actes répétitifs.
SECTION 3 : Les normes de l’international federation of accountants
(IFAC)
On y retrouve généralement trois normes dont : les normes générales ou de
comportement ; les normes de travail (qui régissent la nature et l’étendue du travail) et les
normes de rapport.
3.1 Les normes de comportement (ISA 200)
Ils définissent les qualités que doivent avoir l’auditeur. Effectivement ce dernier doit
respecter le code d’éthique professionnelle dit « Le Code de déontologie ». Il a pour but de
promouvoir une culture de l’éthique au sein de la profession d’audit. Il comprend deux
composantes essentielles : les principes pertinents pour la profession et pour la pratique de
l’audit ; les règles de conduite décrivant les normes de comportement attendues des auditeurs.
notamment les règles d’éthique ci-après :
-L’intégrité qui est à la base de la confiance et de la crédibilité accordées à leur jugement
-L’objectivité, le travail d’auditeur requière le plus haut degré d’objectivité professionnel en
collectant, évaluant et communiquant les informations relatives à l’activité ou au processus
examiné. Les auditeurs évaluent de manière équitable tous les éléments pertinents et ne se
laissent pas influencer dans leur jugement par leurs propres intérêts ou par autrui.
23
-L’indépendance, l’auditeur et son équipe doivent être dégagés de toute contrainte et de tout
lien d’ordre personnel, professionnel, financier, voire politique pouvant être interprété comme
constituant une entrave à son intégrité ou à leur objectivité.
-La confidentialité, les auditeurs respectent la valeur de la propriété des informations qu’ils
reçoivent ; ils ne divulguent ces informations qu’avec les autorisations requises, à moins qu’une
obligation légale ou professionnelle ne les oblige à le faire.
-Le professionnalisme, l’auditeur doit être doté d’une compétence professionnelle découlant
d’une formation et d’une expérience pertinente sur l’utilisation d’une méthodologie, des
techniques, d’outils pour conduire l’examen et du respect des normes techniques et
professionnelles. L’auditeur ainsi que son équipe doivent posséder les compétences et les
expériences requises : une formation technique adéquate et une expérience professionnelle
suffisante. Les assistants doivent être bien sensibilisés aux normes, être supervisés et être
contrôlés. L’auditeur doit compléter sa formation initiale par une formation continue
contribuant au renforcement de sa compétence ( voir plus d’informations sur le métier de
l’expert-comptable à Madagascar dans LOI N° 2001-023 du 2 janvier 2002 modifiant et
complétant les dispositions de l'ordonnance modifiée n° 92-047 du 5 novembre 1992 relative à
l'organisation de la profession d'expert-comptable et financier et de comptable agréé et à la
restructuration de l'Ordre groupant les membres de ladite profession).
3.2 Les normes de travail
Il se subdivise en deux grandes parties la mission d’audit et les caractéristiques du travail
d’audit.
3.2.1 La mission d’audit
Le cadre conceptuel des normes internationales d’audit (ISA) énumère les différentes
missions définies par l’IFAC (Fédération Internationale des Experts-Comptables).
Il distingue :
- L’audit a pour objectif de permettre à l’auditeur d’exprimer une opinion selon laquelle
les états financiers ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à
un référentiel comptable identifié. La mission consiste à évaluer ou d’apprécier une
information, par rapport à des critères appropriés, et de formuler une conclusion visant
à fournir à l’utilisateur auquel elle est destinée, un niveau d’assurance sur sa fiabilité.
Cette assurance renforce la crédibilité de l’information. Le niveau d’assurance fournie
24
par la conclusion du professionnel comptable lors d’une mission d’audit est élevée, mais
non absolue. Les états financiers donnent une image fidèle ou présentent sincèrement
dans tous leurs aspects significatifs, l’image fidèle de la situation financière.
- Les services connexes qui comprennent : Les missions d’examen limité, les missions
d’examen sur la base de procédures convenues et enfin les missions de compilation
d’informations financières.
3.2.1.1 Les missions d’examen limité
Bien que l’examen limité comporte l’application de techniques et de procédures d’audit,
ainsi que la collecte d’éléments probants, en règle générale, il n’inclut pas l’évaluation des
systèmes comptables et de contrôle interne, le contrôle des comptes et des réponses aux
demandes de renseignements sur la base d’éléments corroborant recueillis grâce à des
inspections, observations, confirmations et calculs, qui sont en général des procédures
appliquées lors d’un audit. Dans une mission d’examen limité, l’auditeur donne une assurance
modérée, exprimée sous forme d’une assurance négative. (Ex. nous n’avons pas relevé de faits
qui nous laissent penser que les états financiers ci-joints ne donnent pas une image fidèle de la
situation financière.)
3.2.1.2 Les missions d’examen sur la base de procédures convenues
L’auditeur met en œuvre des procédures d’audit définies d’un commun accord entre
l’auditeur, l’entité et les tiers concernés pour communiquer les constatations résultant de ses
travaux. Ici, l’auditeur n’exprime aucune assurance. L’auditeur établit simplement un rapport
sur les faits relevés (ou observations factuelles), complété par la formule ci-après : « Compte
tenu du fait que les procédures mentionnées ci-dessus ne constituent ni un audit, ni un examen
limité effectué selon les normes internationales d’audit, nous ne pouvons vous donner
l’assurance que les problèmes qui auraient pu être décelés par un audit ou un examen limité
selon les normes internationales d’audit, ont tous été identifiés ».
3.2.1.3 Les missions de compilation d’informations financières
Dans cette mission aucune assurance n’est exprimée. L’opinion est exprimée avec les
termes ci-après : « Sur la base des informations fournies par la direction, nous avons préparé le
bilan de la société ABC au 31 décembre 20xx. La préparation de ces états a été effectuée selon
la norme internationale d’audit relative aux missions de compilation d’information financière.
La direction est responsable de ces états financiers qui n’ont fait l’objet ni d’un audit, ni d’un
25
examen limité de notre part. Nous ne donnons, par conséquent, aucune assurance sur ces
derniers. »
3.2.2 Les caractéristiques du travail d’audit
Le travail d’audit doit être effectué avec soin. Vu son importance il nécessite une
démarche qualifiée. Dont les divers points suivants :
3.2.2.1 Une bonne planification
Elle consiste à prévoir les procédures d’audit à mettre en œuvre par les membres de
l’équipe d’audit, la nature et l’étendue de la supervision des membres de l’équipe d’audit et la
revue de leurs travaux, la nature et l’étendue des ressources nécessaires pour réaliser la mission.
3.2.2.2 Un respect scrupuleux des calendriers et supervision des collaborateurs
Toute mission d’audit devrait être réalisée par une équipe dirigée par un responsable
mandaté. Chaque collaborateur doit être soucieux de travailler avec les autres membres en
communiquant les points intéressants identifiés et les difficultés rencontrées. Le suivi continu
des tâches par les supérieurs est de mise.
• La structure d’une équipe d’audit
Figure n° 1: Organigramme d’un cabinet d’audit
Responsable mandaté
Manager
Senior
Assistant
SOURCE : Auteur, 2023
- Un associé responsable (ou responsable mandaté)
Représente le cabinet d’audit (Il a la responsabilité finale d’un mandat et vérifie si la
planification et la supervision des missions sont bien conformes aux normes d’audit. A la fin
de la mission, il signe le rapport d’audit).
26
- Le manager
Il planifie, supervise, évalue les performances du travail accompli, résout les problèmes
techniques d’audit et revoit le rapport tout en tenant compte des états financiers et des
recommandations
- Le senior
Il fait sensiblement le travail qu’effectue le manager, mais il lui incombe de rédiger le rapport
de l’audit.
- Les assistants
Ils assurent l’exécution des procédures d’audit exigées par le senior tout en informant ce dernier
des problèmes qu’ils auraient rencontrés avant d’en aviser le client.
3.2.2.3 La tenue correcte des dossiers et papiers de travail en tant que moyens de preuve
des conclusions d’audit (ISA 230)
Ces dossiers, plus connus sous l’appellation « dossier de vérification », servent de preuve
de travail pour l’auditeur. Ils contiennent les informations recueillies, la description des
procédés et des moyens d’obtention des informations, les résultats obtenus, ainsi que les
conclusions tirées de la vérification.
• Les documents d’audit
Il y a 4 dossiers de vérifications dans un mission d’audit :
- Le dossier permanent
C’est un dossier consistant sur l’entreprise relatif à plusieurs exercices. Il comprend les
données de base sur la mission : fiche signalétique de l’entreprise et du mondât, lettre
d’acceptation de la mission, de déclaration de mondât à la compagnie régionale des
commissaires aux comptes ainsi que le cas échéant ; des données de base sur l’entreprise et sur
son organisation générale : historique, son activité des produits et marchés, des processus
industriels ; les éléments essentiels du cadre juridique comme le statut, extrait K bis délivrés
par les greffes des tribunaux de commerce, structure et évolution du capitale sociale,
composition des organes d’administration et de direction, résumé des procès-verbaux ; les
éléments relatifs au cadre fiscal comme régimes fiscaux particuliers, options et agréments
fiscaux, liasses fiscales, convention d’intégration fiscale et les éléments relatifs au cadre social
: convention collective, accord internes d’entreprise.
27
- Le dossier administratif
Il comprend les dossiers sur la mission d’audit comme la lettre de mission, le contrat avec
l’entreprise, etc.
- Le dossier général ou de synthèse
Il peut notamment comporter : les informations relatives à la conception et à la planification
de la mission, la nature, le calendrier et l’étendu des procédures d’audit financier mises en
œuvre. Les éléments relatifs à la finalisation : note de synthèse, tableau d’impact, rapports,
lettres. Les états de synthèse et les notes de travail correspondant aux procédures analytiques
d’ensemble. Les éléments correspondant à la mise en œuvre des vérifications spécifiques.
- Le dossier de contrôle interne
Il concerne notamment la description et l’évaluation du contrôle interne ainsi que le
questionnaire du contrôle interne. Il peut être organisé par cycle ou en suivant les postes des
états financiers. Il matérialise l’exécution des contrôles planifiés, explicite les raisonnements et
appréciations de l’auditeur sur toutes les questions importantes nécessitant l’exercice d’un
jugement professionnel ainsi que les conclusions qui en découlent. Il contient notamment les
explications suffisantes sur les procédures d’audit.
- Le dossier de travail
Ce dossier comporte les preuves de vérifications réalisées par l’auditeur lors de la mission
d’audit. Il comporte des feuilles de travail classées et structurées.
3.2.2.4 Une évaluation du contrôle interne
Traité ultérieurement dans la démarche d’audit.
3.2.2.5 Un contrôle de qualité de la mission d’audit (ISA 220)
Le cabinet d’audit a l'obligation de mettre en place un système de contrôle qualité dont
le but est d'obtenir l'assurance raisonnable que le cabinet et son personnel se conforment aux
normes professionnelles et aux obligations légales et réglementaires, et que les rapports d'audit
émis par le cabinet ou les associés responsables des missions sont appropriés en la circonstance
3.2.2.6 La prise en considération des risques de fraudes et erreurs (ISA 315)
Lorsqu’il émet une opinion sur les comptes annuels, l’auditeur court le risque que l’un
des objectifs d’audit ne soit pas (en totalité ou partiellement) rempli et qu’il en résulte une erreur
significative (pouvant influencer les états financiers) non décelée.
28
Les risques se définies comme étant tout événement, tout comportement, toute situation,
affectant la réalisation des objectifs. Le risque d'audit est défini comme étant : « le risque qu'un
auditeur puisse exprimer une opinion inappropriée sur une information financière comportant
des inexactitudes significatives ».
Ajoutant que la norme I.S.A 240 définit la fraude comme « un acte volontaire commis
par une ou plusieurs personnes faisant partie de la direction ou des employés, ou par des tiers,
qui aboutit à des états financiers erronés ». L'erreur, selon l’I.S. A 240, est définie comme une
inexactitude involontaire contenue dans les états financiers. Est une perte potentielle suite à un
événement ou à une série d’événements internes ou externes.
Il y a le risque positif qui représente le risque pris par l’organisation et s’accompagne avec un
accroissement des résultats et le risque négatif qui est par contre le risque d’avoir les résultats
de l’organisation en diminution, c’est ce dernier qui intéresse le plus les dirigeants. Ce risque
peut être dû, d’une part aux particularités de chaque entreprise, d’autre part à l’auditeur lui-
même. C’est le risque que des erreurs significatives subsistent dans les comptes et que l’auditeur
ne les ayant pas détectées formule une opinion erronée.
Les composantes du risque d’audit sont :
• Le risque inhérent (RI)
C’est la possibilité que le solde d’un compte ou une catégorie d’opérations comportent
d’inexactitudes du fait de la nature (complexe) de l’activité et du secteur d’activité de
l’entreprise, de son environnement et des règlementations qui lui sont applicables. Ce risque
peut être décomposé en deux risques à savoir :
- Risque généraux liés à l'entreprise : Il s'agit des risques qui sont de nature à influencer
l'ensemble des opérations de l'entreprise. Chaque entreprise, selon le secteur dans lequel elle
opère, sa structure et son organisation, possède des caractéristiques qui lui sont propres et qui
rendent plus ou moins probables la concrétisation de ces risques potentiels. Pour contrôler une
entreprise, l'auditeur doit donc identifier les risques qui la distinguent des autres.
- Risques liés à la nature des opérations traitées : Ce risque représente la possibilité qu'un
compte ou un flux de transaction d'être erroné de façon significative.
29
• Le risque de contrôle (RC)
C’est la possibilité que le solde d’un compte ou une catégorie d’opérations comportent
d’inexactitudes matérielles que le système de contrôle interne de l’entreprise ne peut prévenir
ou détecter en temps opportun. Le risque de contrôle est fonction de l’efficacité du contrôle
interne de l’entreprise. Si le système de contrôle interne est performant, le risque de contrôle
est par conséquent réduit.
• Le risque de non détection (RD)
C’est la possibilité que les procédés auxquels l’auditeur a recours ne lui permettent pas de
déceler des inexactitudes qui sont présentes dans le solde d’un compte ou dans une catégorie
d’opérations, (inexactitudes pouvant être importantes). Ce risque est fonction du niveau
d’efficacité des procédés de vérification de l’auditeur. En outre, sur ce risque, la norme ISA
240 de l'IFAC indique que : « tout audit est soumis au risque inévitable de non détection
d'anomalies significatives dans les états financières, même s'il a été correctement planifié et
effectué. Sauf preuve contraire, l'auditeur est fondé à considérer les déclarations qu'il reçoit
comme exactes et les enregistrements comptables et les documents comme authentiques ».
L’application du niveau global du risque de la mission s’exprime par la formule : RG = RI x
RC x RD. L’auditeur évalue le risque inhérent et le risque de contrôle afin de déterminer le
degré de risque de détection requis pour minimiser le risque global de la mission et le ramener
à un niveau acceptable. L’approche d’audit ainsi développée est qualifiée d’approche par les
risques ou « Risk Based ».
3.2.2.7 La collecte des informations probantes suffisantes (ISA 500)
Les informations probantes constituent les pièces et les registres comptables à partir
desquels il est dressé les états financiers et toute autre information pertinente pour les fins du
travail de vérification. L’audit a principalement pour objectif d’obtenir une assurance
raisonnable que les états financiers ne contiennent pas d’inexactitudes importantes, alors que
l’auditeur ne peut pas se livrer à une vérification de toutes les opérations (full-audit) de
l’entreprise. C’est dans cette perspective que l’auditeur doit se fixer un seuil de matérialité (ou
de signification : le seuil de matérialité se réfère au degré d’information que l’auditeur doit
obtenir pour atteindre un certain niveau de confiance lié au fait que les états financiers ne
contiennent pas d’erreurs importantes) dans le cadre de la conduite de ses travaux. On dit que
le seuil de matérialité est atteint lorsque l’importance d’une omission ou d’une inexactitude
30
dans une information financière est telle qu’elle pourrait avoir pour conséquence probable
d’influencer le jugement d’un utilisateur des états financiers ou de modifier sa décision.
3.3 Les normes de rapport (ISA 700)
Le Rapport d'Audit est un document essentiel. En dehors des acteurs directs, il est destiné
à des personnes qui n’ont pas participé à l’audit et qui doivent s’en faire « une bonne idée ». Il
s’agit de : ceux qui auront à prendre les décisions : les membres des instances d’accréditation
ou de certification ; ceux qui assureront le suivi : les responsables des plans d’action à mettre
en œuvre, ainsi que la direction de la société, au moment de la revue de direction.
Le rapport d'audit a deux objectifs : d’abord il s'agit d'un document d'information pour
la hiérarchie. L'audit donne à celle-ci une assurance sur la maîtrise du domaine audité. Le
document à fournir ne contient que des indications générales. Il reprend clairement une
identification des risques relevés et indique les mesures à prendre ; puis il s'agit d'un document
d'un outil de travail pour les audités. C'est à partir du Rapport que l'audité prend les mesures
correctrices.
3.3.1 Les types du rapport d’audit
Trois types d’opinions peuvent alors être formulés dans le cadre d’un rapport de certification
selon la norme ISA 705.
• Certification pure et simple (sans réserve) : L’auditeur estime dans ce cas que les
comptes sont réguliers et sincères et que les états financiers donnent une image fidèle
de l’activité de l'entreprise et de sa situation patrimoniale.
• Certification avec réserve(s) : Dans le cas où l’auditeur constate une ou plusieurs
irrégularités significatives mais dont l’importance n’est pas suffisante pour rejeter
l’ensemble des comptes.
• Refus de certifier : Dans ce cas les irrégularités constatées sont de nature à remettre en
cause tous les comptes de l’entreprise.
Dans les deux derniers cas, l’auditeur doit préciser les motifs de leur réserve ou de leur refus.
3.3.2 Les éléments constitutifs du rapport
Le rapport de l’auditeur selon les normes légal ou contractuel doit contenir les éléments :
31
3.3.2.1 L’Intitulé
Le rapport de l'auditeur doit comporter un intitulé qui indique clairement qu'il s'agit du rapport
d'un auditeur indépendant pour les missions d’audit contractuel, et de commissariat aux
comptes pour les missions d’audit légal.
3.3.2.2 Le destinataire
Le rapport de l'auditeur doit mentionner le destinataire du rapport selon les exigences de la
mission.
3.3.2.3 Le paragraphe d'introduction
Le paragraphe d'introduction du rapport de l'auditeur doit identifier l'entité dont les états de
synthèse ont été soumis à audit et doit indiquer que ces états de synthèse ont été audités. Le
paragraphe d'introduction doit également : identifier l'intitulé de chacun des états compris dans
le jeu complet d'états de synthèse ; spécifier la date et la période couverte par les états de
synthèse ; préciser quelques caractéristiques financières essentielles (capitaux propres, résultat
en particulier).
3.3.2.4 La mention de la responsabilité de la direction dans l'établissement et la
présentation des états de synthèse
Le rapport de l'auditeur doit mentionner que la direction est responsable de l'établissement et
de la présentation des états de synthèse conformément au référentiel comptable applicable, et
que cette responsabilité inclut : la définition, la mise en place et le suivi d'un contrôle interne
sur l'établissement et la présentation des états de synthèse ne comportant pas d'anomalie
significative, qu'elles résultent de fraudes ou d'erreurs ; le choix et l'application de méthodes
comptables appropriées et la détermination d'estimations comptables raisonnables en
circonstance. Sous-section-la mention de la responsabilité de l'auditeur : Le rapport de l'auditeur
doit indiquer que sa responsabilité est d'exprimer une opinion sur les états de synthèse, sur la
base de son audit.
3.3.2.5 L’opinion de l'auditeur
Dans son rapport, l’auditeur doit obligatoirement donner son avis sur l’image fidèle des états
de synthèse. Il dit si les états de synthèse donnent, dans tous leurs aspects significatifs, une
image fidèle, conformément au référentiel comptable identifié. Dans le cas d’une mission
d’audit légal, le commissaire aux comptes certifie, conformément aux dispositions légales en
vigueur, si les états de synthèse sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat
32
des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la
société à la fin de cet exercice.
3.3.2.6 Autres obligations pour lesquelles l'auditeur doit rendre compte
Les normes, la législation ou d'autres pratiques peuvent exiger de l'auditeur, ou lui permettre
d’aborder d'autres sujets qui donnent plus de détails sur ses responsabilités portant sur l'audit
des états de synthèse ou concernant le rapport d'audit lui-même. Ces sujets peuvent être couverts
dans un paragraphe distinct, après l'opinion exprimée.
3.3.2.7 La signature de l'auditeur
Le rapport de l'auditeur doit être signé.
3.3.2.8 La date du rapport d’audit
L'auditeur doit dater son rapport sur les états de synthèse à une date qui n'est pas antérieure à
celle à laquelle il a recueilli des éléments probants suffisants et appropriés pour fonder son
opinion sur ceux-ci.
3.3.2.9 L’adresse de l'auditeur
Le rapport doit indiquer l'adresse du bureau où l'auditeur exerce son activité.
3.3.3 La structure du rapport d’audit (ISA 706)
Un rapport d’audit doit obligatoirement contenir six paragraphes essentiels qui sont :
- 1er paragraphe : Object du travail d’audit
- 2ème paragraphe : Le résultat du travail d’audit
- 3ème paragraphe : Un rappel de la démarche adoptée
- 4ème paragraphe : Les responsabilités des deux parties
- 5ème paragraphe : Affirmation sur l’état des comptes
- 6ème paragraphe : L’opinion de l’auditeur
33
PARTIE 2 : LA DEMARCHE DE L’AUDIT FINANCIER (ISA
300)
La qualité des méthodes et ces procédures se traduit par la clarté des procédures. L’audit
n’est pas mené d’une manière subjective selon le « vouloir » est la disponibilité du
professionnel. Mais selon une démarche précise conformément à des normes professionnelles.
En effet, l’audit des comptes d’une entreprise ne peut évidemment consister à refaire sa
comptabilité. Le processus d’audit suivi par l’auditeur pour effectuer sa mission est comme suit
: l’organisation de la mission ; le contrôle interne ; l’examen des comptes et l’examen des états
financiers ; l’achèvement du travail d’audit.
CHAPITRE 1 : ORGANISATION DE LA MISSION
(STANDARDS 300-399)
SECTION 1 : Diverses notions utiles
• Définition de l’IFAC Selon l’IFAC, une mission d’audit des états financiers a pour
objectif de permettre à l’auditeur d’exprimer une opinion selon laquelle les états financiers ont
été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable
d’identité. Pour exprimer cette opinion, l’auditeur emploiera la formule « donne une image
fidèle » ou « présente sincèrement sous tous les aspects significatifs », qui sont des expressions
équivalentes. L’audit d’informations financières ou autres, élaborées selon des principes
reconnus, poursuit le même objectif « IFAC, normes internationales d’audit, 2006, ISA 200,
objectifs et principes généraux en matière d’audit »
• Définition de la CNCC Le cadre conceptuel des interventions du commissaire aux
comptes définit comme suit la mission de l’auditeur financier : « Une mission d’audit des
comptes a pour objectif de permettre au commissaire aux comptes de formuler une opinion
exprimant si ces comptes sont établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément au
référentiel comptable qui leur est applicable.
• Définition de l’Ordre des Experts comptables : L’ordre des experts comptables définit
trois types de missions normalisées liées aux comptes annuels : la mission de présentation des
comptes annuels, la mission d’examen des comptes annuels et la mission d’audit des comptes
annuels. A chacune de ces missions sont associés un corps spécifique de diligence et une
formule type de rapport. Dans une mission d’audit, l’expert-comptable exprime une opinion
34
sous une forme positive et atteste que les informations, objet de l’audit ne sont pas attachés
d’anomalies significatives.
• Définition du groupement ATH « l’audit financier est l’examen au quel possède un
professionnel compétent et indépendant, en vue d’exprimer une opinion motivée sur la fidélité
avec laquelle les comptes annuels d’une entité traduisent sa situation à la date de clôture et ses
résultats pour l’exercice considéré, en tenant compte du droit et des usages du pays où
l’entreprise a son siège ».
SECTION 2 : La planification de la mission (ISA 300)
L'ISA 300.2 spécifie que l'auditeur doit planifier l'audit afin que la mission soit réalisée
de manière efficace. D’une manière générale, la planification est l’organisation dans le temps
et dans un domaine précis la réalisation des objectifs. Elle se matérialise par le calendrier de
planification. La planification d’un audit d’états financiers implique l’établissement d’une
stratégie générale d’audit et l’élaboration d’un plan de mission. Une planification adéquate de
l’audit est avantageuse pour plusieurs raisons, dont les suivantes : elle aide l’auditeur à porter
une attention particulière aux aspects importants de l’audit ; elle aide l’auditeur à identifier et à
résoudre les problèmes potentiels en temps opportun ; elle aide l’auditeur à organiser et à gérer
correctement la mission d’audit de manière à ce qu’elle soit réalisée avec efficacité et efficience
; elle aide à choisir, pour constituer l’équipe de mission, des personnes dont les capacités et la
compétence sont d’un niveau approprié pour répondre aux risques prévus, et à répartir
adéquatement les travaux entre les membres de l’équipe ; elle facilite la direction et la
supervision des membres de l’équipe et la revue de leurs travaux ; elle facilite, le cas échéant,
la coordination des travaux effectués par les auditeurs des composantes du groupe et par les
experts.
2.1 Définitions des termes et de l’ordre de la mission (lettre de mission) (ISA 210)
L’auditeur et la direction de l’entité à audité doivent convenir des termes et conditions
de mission lors de briefing entre les deux parties. Cela constitue les travaux préliminaires de
l’auditeur. Le briefing avec la direction de l’entreprise est aussi le moment où il est nécessaire
de rassurer les futurs audités.
2.1.1 Lettre de mission
Les termes convenus sont consignés dans une lettre de mission d’audit ou dans un
contrat adéquat. La lettre de mission doit contenir les éléments suivants : l’identité des parties
; la présentation globale de la mission ; la nature et l’étendue des interventions que l’auditeurs
35
entend mener conformément aux normes professionnelles ; les dispositions relatives aux
signataires, aux intervenants au calendrier ; la nécessité de l’accès sans restriction à tout
document comptable, pièces justificatives ou autres informations demandée dans le cadre de
ses interventions ; le budget d’honoraires et les conditions de facturation ; les clauses divers
comme la clause de responsabilité, la possibilité d’extension de la mission, l’exercice du secret
professionnel.
2.1.2 Ordre de mission
L'ordre de mission répond à trois principes :
- le service d'audit ne peut pas se saisir lui-même de ses missions. La décision de réaliser une
mission d'audit dans une telle entité ne lui appartient pas. Toutefois, le service d'audit peut, si
nécessaire, proposer de réaliser une mission au comité s'audit qui prendra la décision.
- L'ordre de mission doit émaner d'une autorité compétente telles que : le secrétaire général, un
comité d'audit, un cabinet ministériel.
- L'ordre de mission permet de diffuser l'information à toutes les responsables concernées. Il est
adressé non seulement au service d'audit mais aussi à tous ceux qui vont être concernés par la
mission d'audit (Direction de l'entité, l’audité, …).
2.2 Prise de connaissance de la mission et de l’entité à auditer
Dans la phase préliminaire, l'auditeur cherche à collecter un maximum d'information
dans un minimum de temps pour juger si sa mission est réalisable, pour quels délais et pour
quel budget. C'est à l'issue de cette phase que sera rédigée la première lettre de mission.
2.2.1 Sur l’entreprise (dossier permanent)
Il est fondamental que le contrôleur possède une vue d’ensemble complète de
l’entreprise. Les informations là concernant sont regroupées et conservées dans un dossier
permanent qui en permet l’utilisation par les collaborateurs du contrôleur lors de l’intervention
ou d’interventions ultérieures. C'est en fonction de la prise de connaissance de l'entreprise que
l'auditeur définit le seuil de signification qui lui servira tout au long de sa mission pour
programmer l'étendue de ses vérifications et d’apprécier la gravité des anomalies
éventuellement constatées.
2.2.1.1 Nature des informations à collecter
➢ Renseignements à caractère général concernant l’entreprise
Ils concernent essentiellement :
36
- Identification de la société :
Dénomination sociale ; Nationalité ; Siège social ; Liste des usines, bureaux des succursales ;
Numéro de registre de commerce ; Forme juridique et capital, date de constitution ; Objet social,
Etc.
- Un bref historique de l’entreprise
Il s'agit de connaître les événements majeurs qui ont jalonné la vie de l'entreprise durant les
cinq dernières années : Augmentation du capital ; Diversification des produits ; Evolution de
son activité (CA, part du marché…) ; Changement de la forme juridique ; Changement de
l'équipe dirigeante ; Introduction en bourse ; Etc.
- La politique du personnel
Les éléments que l'auditeur réunira à cet égard lui permettront de se faire une première opinion
sur la compétence du personnel. Il se fera préciser les méthodes de recrutement, de promotion
interne, de formation, ainsi que la rotation du personnel. Il s'informera également sur la
politique sociale adoptée par l'entreprise.
- Organigramme et administration de l’entreprise
IL est indispensable que l'auditeur ait à sa disposition un schéma de l'organisation de l'entreprise
qui précise, secteur par secteur, les principales responsabilités. Cet organigramme lui sera
précieux tout au long de sa mission et lui servira à déterminer les personnes à contacter pour
l'étude de tel ou tel problème particulier. Il sera particulièrement utile que l'auditeur se le fasse
commenter.
- Les caractéristiques techniques
Les problèmes d’approvisionnement, les problèmes de stockage, l’étude de la capacité de
production, les moyens mis en œuvre pour l’exploitation. Les caractéristiques commerciales
de l’entreprise
- La clientèle et son évolution
Chiffre d'affaires H.T des cinq dernières années ; Productivité en volume et en valeur des cinq
dernières années ; Evolution moyenne des prix et des marges réalisées par grande catégorie de
produits sur les cinq dernières années ; Structure du résultat.
37
- La concurrence
L'étude de la concurrence permet de situer l'entreprise dans son secteur, Examen des procédures
de tarification.
➢ Les caractéristiques juridiques de l’entreprise
Les contraintes qui en découlent constituent une armature dans laquelle se déploie l'activité
de l'entreprise. Les statuts contiendront des informations de base sur le cadre juridique que se
sont fixés les associés : forme juridique, montant du capital, dispositions relatives au
fonctionnement de la société, délimitation des pouvoirs et des droits de chacun, durée de
l'exercice social, etc. Ils apportent à l'auditeur une connaissance juridique de base sur la société.
➢ Les principaux contrats et conventions
L’auditeur se fera communiquer par l'entreprise la liste des principaux contrats et
conventions signés par l'entreprise. L'analyse de ces contrats permettra à l'auditeur de connaître
les engagements de l'entité vis-à-vis des tiers et d'évaluer les risques potentiels qui pèsent sur
cette dernière. Le praticien devra s'assurer, tout d'abord, que l'entreprise respecte bien ses
obligations fiscales et travaille dans la transparence. Il se renseignera, par ailleurs, sur les
contrôles fiscaux dont la société a fait l'objet.
➢ Les caractéristiques comptables de l’entreprise
L'auditeur se fait décrire la fonction comptable dans l'entreprise, son organisation générale.
En particulier, il se fait décrire : L'organigramme détaillé de la comptabilité ; Les systèmes
utilisés (informatique, manuel) ; Les contrôles mis en place ; Les procédures internes.
L'auditeur s'informera également sur la périodicité des états comptables, de leur nature, de leurs
délais de sortie. Il se fera expliquer comment sont classées les pièces justificatives.
- Le volume des opérations
Au cours de l'entretien, l'auditeur va recueillir les ordres de grandeur qui lui permettront de
faire une première estimation de la nature des travaux à effectuer. Exemples : Pour les achats :
le nombre de factures mensuelles ; le nombre de comptes fournisseurs ; les modes de paiements
retenus ; les effectifs du service achat ; les effectifs du service fournisseur ; etc.
38
- Les options comptables
L’auditeur procédera à une première revue des options comptables afin de vérifier qu'elles
sont en conformité avec les principes comptables généralement admis et sont optimales.
➢ Les caractéristiques financières de l’entreprise
- Etude de la rentabilité
L'auditeur pourra dégager les quatre valeurs suivantes sur les comptes d'exploitation des
trois ou cinq dernières années : la marge brute ; la valeur ajoutée ; la marge brute d'exploitation
; la marge nette.
- Etude de l’équilibre financier
L’auditeur analysera les éléments suivants : les ratios de structure (structure du passif,
structure de l'actif, structure du passif par rapport à l'actif, etc.), les ratios de gestion, notamment
: rotation des stocks, rotation des comptes clients, rotation des comptes fournisseurs, etc. Cette
analyse pourra être complétée, dans un souci de la recherche d'une cohérence d'ensemble, par
l'analyse de l'évolution du fonds de roulement ; l'étude des tableaux de financement de
l'entreprise sera, à cet égard d'une grande utilité. L'auditeur examinera également les problèmes
de gestion financière de l'entreprise.
2.2.1.2 Outils de collecte
L’auditeur recueille l’information probante de source et de nature différente en combinant de
nombreuses techniques de vérification comme :
- L’inspection : examen rapide des biens physiques, des documents et des registres ainsi
que les pièces justificatives
- L’observation : l’auditeur regarde la personne qui exécute une procédure. L’auditeur
utilise cette méthode lors des tests de cheminement (regarder si les procédures décrites
concordent avec la réalité), ou encore lors des tests de conformité (contrôle de
l’application d’une procédure)
- L’enquête : l’auditeur collecte des renseignements pertinents auprès des personnes bien
renseignées que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise auditée
- Le calcul : l’auditeur refait les opérations arithmétiques qui ont conduit à obtenir les
montants sur les états financiers par exemple
- L’analyse : l’auditeur identifie les éléments entrant dans la composition d’un poste des
états financiers ou d’un compte afin de connaitre et d’appréhender la situation, il évalue
39
aussi les liens entre les éléments d’information. Lien entre les données financières et
non financières. Et enfin l’auditeur analyse comparativement des données financières
de plusieurs années consécutives. (Revue analytique).
2.2.2 Lettre d’engagement (de mission) :
C’est un document signé par un cabinet d’audit et d’entreprise (client), il doit être clair
et définir les travaux à réaliser de façon précise. Il définit les objectifs de la mission et les axes
de l’audit. Dans cette lettre, il synthétise ses conclusions (zones de risques, difficultés
envisagées, etc.), expose les modalités principales de son intervention et propose l'enveloppe
financière rémunérant ses services.
2.2.3 L’importance des informations dans la planification
La planification doit être cohérente par rapport aux informations collectées sur l’entreprise, son
environnement et le cadre légal qu’elle doit respecter. Plusieurs cas peuvent se présenter :
- Lorsqu’il s’agit d’un nouveau mandat
Il faut s’assurer que la planification intègre suffisamment d’information pour pouvoir réaliser
la mission et notamment : la revue des dossiers de l’auditeur précédent (sauf si interdictions) ;
la détermination d’éléments probants suffisants en ce qui concerne les soldes d’ouvertures ; une
revue plus approfondie de la stratégie d’audit si les procédures du cabinet l’exigent (par
exemple, la revue par un autre associé).
- Lorsqu’il s’agit d’un mandat en cours,
Dans ce cas il faut s’assurer que l’évolution de la situation de la société ou de son environnement
a suffisamment été pris en compte dans la stratégie d’audit (par exemple, pour des entreprises
dont les activités sont dépendantes de cours de matières premières qui auraient fait l’objet de
variations exceptionnelles au cours de l’année, vérifier que cet élément a été pris en compte
même si cela n’a pas eu d’impact, …).
2.3 Prise en considération des risques (ISA 315)
Le risque étant la possibilité pour l’auditeur de formuler une opinion inappropriée. Face à
l’objectif de l’auditeur qui est d’émettre une opinion motivée sur la fidélité de l’image de
l’entreprise donné par les documents financiers, trois contraintes se présentent : le caractère
limité du budget de temps de l’auditeur ; les diligences précisées sous forme de normes ; la
responsabilité (civile, pénale, professionnelle).
40
Ainsi, de part cet objectif et ces contraintes, la mission d’audit comptable et financier comporte
des risques dont l’importance relève de l’organisation et de l’esprit existant dans l’entreprise,
mais aussi des moyens mis en œuvre par l’auditeur pour assurer la réalisation de la mission.
2.3.1 Les différents risques d’audit
Le risque d’audit comprend deux composantes dont le risque d’anomalies significatives dans
les comptes et le risque de non détection de ces anomalies par l’auditeur.
- Le risque inhérent correspond à la possibilité que sans tenir compte du contrôle interne qui
pourrait exister dans l’entité, une anomalie significative se produise dans les comptes.
- Le risque lié au contrôle correspond au risque qu’une anomalie significative ne soit ni
prévenue ni détectée par le contrôle interne de l’entité et donc non corrigée en temps voulu.
- Le risque de non détection est propre à la mission d’audit car il correspond au risque que
l’auditeur ne parvienne pas à détecter une anomalie significative.
2.3.2 Les estimations des risques
Lorsque l’auditeur estime que le risque inhérent et le risque lié au contrôle sont élevés,
le risque de non-détection acceptable doit être faible de façon à maintenir le risque d’audit à un
niveau acceptable et compatible avec l’importance significative de l’information. Au contraire,
si le risque inhérent et le risque lié au contrôle sont faibles, l’auditeur peut accepter un risque
de non-détection plus élevé tout en maintenant son risque d’audit à un niveau bas et acceptable.
2.3.3 L’approche de l’auditeur faces aux risques
Ainsi, la planification de la mission d’audit doit maintenir le risque d’audit à un niveau
acceptable et l’auditeur adaptera son approche générale notamment : d’affecter des
collaborateurs plus expérimentés ; de recourir à un ou plusieurs experts ; de renforcer la
supervision des travaux ; de considérer un degré d’imprévisibilité pour l’entité dans les
procédures choisies ; d’apporter des modifications à la nature, au calendrier ou à l’étendue des
procédures d’audit. Les missions demandées à l’auditeur peuvent avoir des natures diverses qui
impliquent des niveaux d’assurance différents.
2.3.4 Les mesures préalables du risque de la mission
Ces missions (audit, examen limité, examen sur la base de procédures convenues, la
compilation) aboutissent à trois niveaux d’assurance :
41
2.3.4.1 Une assurance élevée pour les missions d’audit
Les missions d’audit correspondent au niveau de contrôle le plus élevé qui aboutit à
l’expression d’une opinion sur la fidélité de l’image, conformément aux principes comptables
généralement admis, que donnent les comptes de la situation et des résultats de l’entreprise.
2.3.4.2 Une assurance modérée ou limitée pour les missions d’examen
2.3.4.3 Aucune véritable assurance pour les autres missions
Lorsque le niveau de fiabilité des comptes requis est moindre, l’auditeur peut procéder
à un examen limité qui se conclut par l’expression d’une assurance limitée. L’examen limité se
distingue de l’audit car les contrôles reposent surtout sur des entretiens et des examens
analytiques que sur l’appréciation du contrôle interne et la collecte d’éléments de forte valeur
probante (observation physique, confirmation directe). Quant aux procédures contractuelles,
l’auditeur ne définit pas la nature et l’étendue de ses contrôles qui sont précisées préalablement
dans la lettre de mission. Dans son rapport l’auditeur se borne à mentionner les anomalies
relevées à l’occasion de ses contrôles. Enfin pour les missions de compilations, l’auditeur se
limite à la mise en forme des états financiers sans procéder à des contrôles. Aucune assurance
ne peut être formulée quant à la fiabilité des informations.
2.4 La programmation d’audit
Le programme de travail défini la nature et l’étendue des actions estimées nécessaires,
au cours de l’exercice allant de la mise en œuvre de la mission au compte tenu des prescriptions
légales et des normes d’exercice professionnel. Son élaboration a pour but : de fixer le contenu
des interventions ; de négocier les tâches entre collaborateurs et fixer le temps pour chacun
d’eux ; de coordonner le planning de la mission et le plan de charge du cabinet et de répartir les
interventions dans le temps et de manière à respecter les délais. L’élaboration du programme
d’audit nécessite le respect des grandes lignes suivantes : la définition des axes et objectifs
d’audit ; la mise en place du personnel compétent et la répartition des tâches ; la détermination
du seuil de matérialité et l’élaboration du budget.
2.4.1 Définition des objectifs et des axes d’audit (ISA 300)
2.4.1.1 Les principaux axes de l’audit financier
Les auditeurs financiers se basent sur différents axes d'audit pour mener à bien leur mission.
Voici les principaux axes de l'audit financier:
- Vérification de la conformité
42
Cet axe consiste à s'assurer que les états financiers de l'entreprise sont préparés
conformément aux normes comptables et aux réglementations en vigueur. Les auditeurs
vérifient si les transactions sont correctement enregistrées, si les principes comptables sont
respectés et si les réglementations fiscales et légales sont observées.
- Vérification de l'exactitude et de l'exhaustivité
Cet axe vise à vérifier que les informations financières présentées dans les états financiers
sont exactes, complètes et reflètent fidèlement la situation financière de l'entreprise. Les
auditeurs examinent les éléments tels que les soldes des comptes, les chiffres d'affaires, les
charges, les provisions et les engagements pour s'assurer de leur exactitude.
- Vérification de la valorisation
Les auditeurs s'intéressent à l'évaluation et à la valorisation des actifs et des passifs de
l'entreprise. Ils examinent les méthodes comptables utilisées pour déterminer la juste valeur des
actifs et des passifs, notamment les immobilisations, les stocks, les créances et les dettes.
L'objectif est de s'assurer que les évaluations sont effectuées de manière appropriée et
conformément aux principes comptables.
- Vérification des contrôles internes
Les auditeurs évaluent les systèmes de contrôle interne de l'entreprise pour s'assurer de leur
efficacité et de leur fiabilité. Cela implique de vérifier que des procédures adéquates sont en
place pour prévenir les erreurs, les fraudes et les irrégularités. Les auditeurs examinent les
politiques et les procédures internes, effectuent des tests de conformité et identifient les
faiblesses potentielles dans les contrôles internes.
- Vérification des risques
Les auditeurs évaluent les risques financiers auxquels l'entreprise est confrontée, tels que
les risques liés à la liquidité, au crédit, aux fluctuations des taux de change ou aux changements
réglementaires. Ils examinent les politiques de gestion des risques et évaluent si les informations
fournies dans les états financiers reflètent de manière adéquate ces risques.
Ces axes d'audit financier permettent aux auditeurs de mener une évaluation complète et
approfondie des états financiers d'une entreprise, offrant ainsi une assurance raisonnable quant
à leur fiabilité et leur conformité aux normes comptables et réglementaires
43
Ce premier volet du programme se conclu par l’établissement d’un calendrier a été défini sur
la base des objectifs de la mission en termes de rapport.
2.4.1.2 Définition des objectifs
Il est essentiel d’appuyer aux exécutants les objectifs et finalités de la mission décrite dans la
lettre de mission.
2.4.2 Mise en œuvre des procédures à suivre
Mettre en œuvre les procédures exigées par la norme ISA 220.1 relativement au
maintien de la relation client et de la mission d’audit envisagée est un point essentiel dans la
programmation d’audit. Les procédures d’audit sont les différentes techniques utilisées par
l’auditeur et ses collaborateurs pour atteindre le but qu’ils se sont fixé, à savoir exprimer une
opinion sur les comptes annuels de la société. Ces techniques sont appliquées dans le respect
des normes d’audit. Les principales procédures d’audit sont les suivantes :
2.4.2.1 Contrôles sur pièces
Le contrôle sur pièces renvoi à l’utilisation de pièces comptables justificatives pour
valider telle ou telles opérations. Ces pièces peuvent être externes tels que : facture d’un
fournisseur, relevé de compte bancaire ou interne comme les documents internes tels que les
factures des clients. Mais une pièce externe aura une force probante plus importante qu’une
pièce interne. En effet, il est plus facile de « contrefaire » un document interne qu’externe, par
exemple.
2.4.2.2 Observation physique
Cette procédure consiste à contrôler de manière visuelle l’existence d’un actif. C’est un
moyen très efficace de contrôle mais il ne peut s’appliquer à tous types d’actifs. Il concerne
principalement les actifs matériels et les stocks.
2.4.2.3 Confirmation directe
Cette procédure permet de demander aux tiers de l’entreprise auditée, par exemple un
client, un fournisseur, une banque ou un avocat de confirmer directement au commissaire aux
comptes une information. L’avantage de cette procédure est qu’elle permet d’avoir des
informations avec une forte force probante et qu’elle est simple à mettre en œuvre.
L’inconvénient principal est que le commissaire aux comptes est dépendant du taux de réponse
obtenu. Si ce dernier n’est pas satisfaisant, il faudra qu’il mette en œuvre des procédures
alternatives
44
2.4.2.4 Examen analytique
L'examen analytique, parfois appelé revue analytique, a pour objet des comparaisons
entre les données des comptes annuels et des données antérieures ; postérieures et
prévisionnelles et d'entreprises similaires. Ces comparaisons permettent une analyse de la
tendance que prend la société. On peut ainsi détecter des anomalies si la tendance qu’impliquent
les chiffres n’est pas cohérente avec la réalité. L’auditeur utilise cette technique à différents
stades de sa mission, qu’il soit en phase de découverte, de contrôle des comptes ou de
conclusion. L’avantage de cette technique est qu’elle permet de voir les tendances globales et
donc de prendre de la hauteur. L’inconvénient est que le caractère inhabituel d’une variation
dépend de la pertinence de la donnée utilisée pour la comparaison
2.4.3 Mise en place du personnel compétent (ISA 220.2)
Elle se traduit par la vérification du respect des procédures relatives au respect de
l’éthique et de l’indépendance ont été respectées (ISA 220.12 et 13) : dans ce cadre, la personne
en charge de la surveillance doit avoir vérifié et documenté :
- l’indépendance du réviseur, responsable de la mission sous revue, et du cabinet d’audit vis-à-
vis de l’entité contrôlée
- que l’ensemble des membres de l’équipe d’audit et la personne en charge de la surveillance
ont répondu à la déclaration annuelle d’indépendance organisée par le cabinet.
Dans le cas où la personne en charge de la surveillance n’aurait pas effectué ces vérifications,
il est demandé à l’inspecteur de contrôler l’indépendance de l’équipe d’audit de la mission sous
revue.
Les deux volets de cette phase sont : La répartition des tâches opérationnelles selon un
découpage des fonctions et L’affectation des agents ou la définition des intervenants. La
composition de l’équipe de mission et l’attribution adéquate des rôles et des responsabilités sont
essentielles à la réalisation d’un audit efficace. Chaque audit est unique et la structure de
l’équipe de mission est conçue en fonction des circonstances particulières. S’inspirant d’une
culture d’encadrement intégrée, de la mission attribue les rôles et les responsabilités d’une
manière qui permet le perfectionnement de chacun des membres de l’équipe de mission. Les
membres de l’équipe doivent comprendre les normes d’audit généralement reconnues qui
portent leur rôle au sein de l’équipe.
45
2.4.4 Détermination du seuil de matérialité ou de signification
La détermination du seuil de matérialité dans un travail d'audit est une décision clé qui
revient à l'auditeur. C’est une décision professionnelle basée sur le jugement de l'auditeur, en
utilisant son expérience, son expertise et sa compréhension de l'entité auditée.
Le seuil de matérialité est la limite au-dessus duquel les erreurs, les omissions ou les
inexactitudes dans les états financiers pourraient raisonnablement influencer les décisions
économiques des utilisateurs. Il est utilisé pour guider l'auditeur dans l'évaluation de
l'importance relative des écarts identifiés lors de l'audit.
Pour déterminer le seuil de matérialité, l'auditeur prend en compte plusieurs facteurs,
notamment:
- La nature de l'entité et du secteur d'activité
Les secteurs d'activité présentent des risques différents, et les seuils de matérialité peuvent
varier en fonction de la complexité des opérations, de la taille de l'entité et de la réglementation
spécifique au secteur.
- Les utilisateurs des états financiers
L'auditeur considère les besoins des utilisateurs externes des états financiers, tels que les
actionnaires, les créanciers et les investisseurs, afin de déterminer quelles informations
pourraient raisonnablement influencer leurs décisions.
- Les indicateurs clés de performance (KPI) et les seuils réglementaires:
L'auditeur examine les KPI importants pour l'entité et les seuils réglementaires pertinents pour
s'assurer que les erreurs significatives dans ces domaines sont détectées.
- Les risques d'audit identifiés
L'auditeur évalue les risques inhérents et les risques de contrôle pour déterminer le niveau de
matérialité approprié. Les risques plus importants peuvent nécessiter un seuil de matérialité plus
bas.
- L'objectif de l'audit
L'auditeur tient compte de l'objectif global de l'audit et des exigences professionnelles pour
établir un seuil de matérialité approprié.
46
Une fois que l'auditeur a pris en compte ces facteurs, il peut fixer un seuil de matérialité
qui est raisonnablement basé sur des considérations qualitatives (caractéristiques de
l’environnement, de l’entreprise) et quantitatives. Il est important de noter que le seuil de
matérialité est une estimation et peut être ajusté au fur et à mesure de l'audit si de nouvelles
informations ou circonstances se présentent.
2.4.5 L’élaboration du budget
L'élaboration d'un budget dans le travail d'audit est une étape importante pour planifier
et gérer efficacement les ressources financières, temporelles et humaines nécessaires pour
mener à bien l'audit. Un budget étant défini en audit comme une affectation des ressources
financières de l’entité, son élaboration nécessite la suivie de quelques étapes clés.
2.4.5.1 La quantification des besoins
Après avoir compris les exigences de l'audit qui permettra d'identifier les principales
activités à inclure dans le budget. L’entité mandatant doit
➢ Identifier les ressources nécessaires
La détermination des ressources nécessaires est un point clé pour mener à bien l'audit,
notamment les ressources humaines (nombre d'auditeurs, compétences requises) ; les
ressources technologiques (logiciels d'audit, outils de collecte de données) et les ressources
matérielles (équipement, installations).
➢ Estimer les heures de travail
Il faut évaluer le temps nécessaire pour chaque activité d'audit, en tenant compte de la
complexité, de la taille de l'entité à auditer et des risques associés. Cette estimation peut être
basée sur l'expérience passée, les lignes directrices de l'entreprise ou des normes d'audit
reconnues.
2.4.5.2 Allocation des ressources
La quantification ainsi fait il s’agit cette fois de répartir les ressources disponibles en
fonction des activités identifiées et des heures de travail estimées. Il peut être nécessaire
d'affecter des auditeurs spécifiques à des tâches particulières, en tenant compte de leurs
compétences et de leur charge de travail globale.
47
2.4.5.3 Valorisation du budget
Le responsable mandatant doit à présent nommer un responsable mandaté ou auditeur
et son équipe pour accomplir le travail. Une fois les parties prenantes en accord les signatures
qui matérialisent l’acceptation de chacun.
2.4.5.4 Suivie et contrôle du budget
Une fois le budget établi, il faut s’assurer du suivi régulier tout au long de l'audit. Il
s’agit de comparer les dépenses réelles aux estimations budgétaires, d’identifier les écarts
éventuels et de prendre des mesures correctives si nécessaire.
2.4.5.5 Esquisse budgétaire
Les éléments figurant dans une esquisse budgetaire sont les suivantes:
- Les ressources humaines
Chaque membre de l’équipe: X heures * taux horaire
- Ressources technologiques:
Logiciels d'audit: X licences * coût par licence
Outils de collecte de données: X licences * coût par licence
- Ressources matérielles:
Matériel d’audit: X unités * coût unitaire
- Honoraires externes:
Membre extérieur: X heures * taux horaire
- Frais généraux:
Frais administratifs: X % du coût total
Autres frais généraux: X % du coût total
Il doit être inclure une marge dite une marge de sécurité pour faire face à d'éventuels imprévus
ou dépassements de coûts.
48
SECTION 3 : Mémorandum stratégique d’audit (MSA)
Un memorandum servira de guide pour l’équipe d'audit et l’aidera à mener à bien sa mission
dans les délais impartis.
3.1 Ses objectifs
Le M.S.A. est un document établi par l’auditeur, chef de mission pour synthétiser par cycle :
Les éléments qui influent sur la nature et l’étendue de ses travaux de contrôle des comptes ; Les
techniques d’audit choisies pour vérifier que ces comptes remplissent bien les objectifs d’audit
définis. Le choix de ces techniques est influencé par le fait que certaines d’entre elles permettent
de vérifier plusieurs objectifs en même temps et qu’il faut toujours opter pour celle qui est la
plus efficace ; Le lien entre les diverses étapes de la mission.
Ce document permet, par ailleurs, de planifier rigoureusement les travaux à effectuer et de
communiquer la stratégie générale des contrôles aux membres de l’équipe.
3.2 Le contenu du M.S.A
Le contenu du M.S.A. est discuté avec l’auditeur, chef de mission qui approuve formellement
le plan définitif.
- Présentation du client :
Sa dénomination, le registre du commerce, l’historique, les activités (principales, secondaires),
l’actionnariat, la localisation et l’adresse.
- Nature de la mission et calendrier :
Les opinions, les avis et recommandations, la date de fin de travaux sur le terrain, les dates
butoirs des réunions de synthèse, les dates butoirs pour livraison des rapports.
- Domaines sensibles identifiés au cours des missions précédentes :
Le fonctionnement interne, la gestion des finances, la nature et raison des ajustements.
- Faits marquants liés à l’exploitation de l’entreprise :
Son secteur d’activité, les facteurs externes règlementés, les opérations récentes de
financement et d’investissement.
- Changement de principes comptables
- Conclusion de la revue de l’information financière récente
L’ensemble de ces projets est revu par le responsable du dossier qui consulte également les
spécialistes fiscaux, et informatiques etc…, et qui formalise l’ensemble du plan.
49
CHAPITRE 2 : LE CONTROLE INTERNE (STANDARDS 400-
499)
SECTION 1 : Notion de contrôle interne
Le contrôle interne est un processus qui vise à assurer la maîtrise des risques de
l’entreprise. Ses objectifs principaux sont de prévenir les erreurs et les fraudes ; protéger
l’intégrités des biens et des ressources ; assurer une gestion rationnelle et un enregistrement
correct des opérations.
Le contrôle interne a un triple rôle. Dans un premier temps, il permet d’assurer que les
décisions prises par les dirigeants sont mises en œuvre et correctement appliquées par
l’ensemble du personnel de l’entreprise, ceci constitue l’aspect transmission de l’information.
Ensuite il assure un niveau minimum de qualité à la prestation effectuée ou au produit fabriqué,
en se reposant sur un contrôle de qualité du processus de fabrication pour s’assurer à tout
moment, tout au long du cycle de production l’adéquation entre le produit et le besoin pré
identifié. Finalement, il décèle les principales anomalies de fonctionnement harmonieux du
système.
SECTION 2 : Evaluation et analyse du contrôle interne
Après l’assimilation des procédures l’auditeur passe à l’évaluation et l’analyse du
contrôle interne de l’entreprise. Lorsque le contrôle interne est fort, l’auditeur en tire
généralement une présomption favorable sur les états financiers et se contente de vérifier le
caractère vraisemblable du solde des comptes. Si le CI est faible, le reviseur décide en fonction
de l’impact que peuvent avoir les faiblesses des procédures sur la régularité et la sincérité des
comptes, il doit alors renforcer les tests qu’il aurait mis en œuvre et recourir à des tests
complémentaires.
2.1 Evaluation préliminaire ou théorique
Dans ce premier point dans le processus d’évaluation du système de contrôle interne,
l’auditeur évalue les procédures et systèmes qu’ils soient manuels ou informatisés, utilisés par
l’entreprise. Cela pour but d’assurer la fiabilité de ce contrôle. Cette démarche permet à
l’auditeur de statuer définitivement sur l’efficacité des procédures mises en place, à contrôler
les risques inhérents identifiés et d’en déduire les risques d’erreurs possibles sur les états
financiers audités.
50
Durant cette phase, l'auditeur approfondit sa connaissance des risques inhérents à l'activité de
l'entreprise, et statue définitivement sur les risques de non contrôle, c'est-à-dire sur la capacité
des procédures en place à neutraliser les risques de perte de patrimoine. Il en déduit les risques
d'erreurs possibles sur les états financiers audités.
2.2 Evaluation pratique
A l’issu de cette étape l’auditeur est amené à faire une distinction entre les forces et les
faiblesses de l’entreprise à auditer.
- Les forces du système qui sont constamment appliquées (d’après les tests de
permanence)
- Les faiblesses du système qui sont de deux types : les faiblesses de conception décelées
lors de l’évaluation préliminaire du contrôle interne ; les faiblesses d’application
résultant du non-respect des procédures mises en place l’entreprise (décelées lors des
tests de permanence)
L’auditeur doit plus porter son attention sur l’analyse des faiblesses qui peuvent engendrer
des erreurs au niveau des états financiers de l’entreprise. L’analyse des faiblesses est faite en
utilisant des feuilles de révélation et d’analyse de problème (FRAP), il s’agit d’un papier de
travail synthétique par lequel l’auditeur documente chaque dysfonctionnement relevé lors de la
phase de l’évaluation du contrôle interne. L’analyse des faiblesses constatées va influencer
certainement le jugement définitif qui doit être porté sur le contrôle interne. Et c'est en fonction
de ce jugement que l'auditeur prépare son programme du contrôle des comptes dont
l'importance et l'orientation sont déterminées par les résultats de l'évaluation du contrôle
interne.
2.2.1 Test de permanence
Suite à ce test l’auditeur tirera la conviction que les procédures comptables sont
appliquées d’une manière permanente et sans défaillance.
Il en va lors de ce test d'assurer que les points forts du processus de contrôle interne analysés
relevés lors des analyses préliminaires continus d’être appliqués. Il assure également que les
opérations sont bien traitées dans la pratique conformément aux procédures comptables en
vigueur. La réalisation de ce test se fait de manière systématique pour une période. L’objectif
sera de ce fait de s’assurer par sondage que toutes les opérations ont été traitées comme décrit.
Le test de permanence est aussi utilisé pour gérer l’exposition à ces risques une fois les risques
principaux ciblés et les réponses appropriées identifiées.
51
2.2.2 Test de conformité
Ils ont pour objet de confirmer que la description des procédures correspond bien aux
procédures appliquées dans l’entreprise. Ces tests permettent d’une part, de vérifier que la
procédure contrôlée existe bien (et non de s’assurer qu’elle est bien appliquée), d’autre part, de
détecter les procédures dont le réviseur n’a pas eu connaissance jusqu’alors. Les tests de
conformité peuvent être réalisés selon différentes modalités (observation directe, confirmation
verbale du déroulement de la procédure vérifiée par la ou les personnes qui la mettent en œuvre),
vérification de l’existence des matériels utilisés dans la réalisation de la procédure observée.
2.2.3 Test de confirmation
Il est réalisé pour s’assurer que les dispositifs de contrôle interne ont été appliqués. La
réalisation d’un test de conformité passe par plusieurs étapes dont : la sélection d’échantillon ;
le début des tests par une analyse de la structure des flux ; la concentration sur ceux qui sont les
plus significatifs ou présentant le risque à incidence majeure.
2.3 Evaluation définitive
Durant l’évolution définitive du contrôle interne l’auditeur peut finalement porter une
appréciation définitive sur le contrôle interne pratiqué dans l’ensemble. Son appréciation se
portera notamment sur : les points forts ; le dispositif de contrôle à la fois effectif et permanent ;
les faiblesses dues à un défaut de conception ; les faiblesses dues à une mauvaise application
de la procédure du système. Les forces et les faiblesses détectées sont recensés dans un
document appelé document de système.
52
CHAPITRE 3 : L’EXAMEN DES COMPTES ET DES ETATS
FINANCIERS
Il s’agit d’un examen de cohérence, de corrélations plausibles qui existent entre les
informations financières et non financières. Il est réalisé à partir des comparaisons entre les
données résultant des comptes et des données antérieures, postérieures et prévisionnelles de
l’entreprise pour établir les relations qu’elles évoquent.
SECTION 1 : Notion d’états financiers
1.1 Définition des états financiers et leurs objectifs
Les états financiers sont une représentation structurée de la situation financière et de la
performance financière de l’entité. L’objectif des états financiers est de fournir des informations
sur la situation financière, la performance financière et les flux de trésorerie de l’entité qui
soient utiles à un large éventail d’utilisateurs pour la prise de décisions économiques. Les états
financiers montrent également les résultats de la gestion par la direction des ressources qui lui
sont confiées. Pour remplir cet objectif, les états financiers de l’entité fournissent des
informations sures : ses actifs ; ses passifs ; ses capitaux propres ; ses produits et charges, y
compris les profits et pertes ; les apports des propriétaires et les distributions aux propriétaires
agissant en cette qualité ; et ses flux de trésorerie.
1.2 Objets des examens des états financiers
L’auditeur doit procéder à l’examen de l’information financière sur laquelle il a pour
mission d’exprimer une opinion à partir des conclusions qu’il a pu tirer des autres informations
obtenues pendant l’audit. L'examen des comptes consiste à comparer les chiffres des comptes
annuels avec divers pièces justificatifs qui vont servir de preuves : actes notariés, factures, bon
de commande ou de livraison, relevés bancaires, fiches de paie, etc. Le contrôle direct des
comptes revient toujours à justifier un chiffre par une pièce comptable ou partout autre élément
probant.
L’auditeur doit s’assurer que :
- Principe d’exhaustivité, toutes les opérations doivent être enregistrées
- Principe de réalité, toutes les opérations doivent être réelles.
- Principe de propriété, les actifs appartiennent à l’entité et les passifs concernant.
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- Principe d’évaluation correcte, les transactions sont valorisées, lors de l’entrée dans les livres
et la date de clôture.
- Principe d’enregistrement dans la bonne période (principe de spécialisation).
- Principe d’imputation correcte, enregistrement dans les bons comptes.
-Principe d’information adéquate, toutes les informations financières doivent être
accompagnées des explications nécessaires et suffisantes à son utilisation par des destinataires
(les annexes).
SECTION 2 : L’examen analytique des états financiers (ISA 520)
Il est défini comme un ensemble de techniques visant à : Faire des comparaisons entre
les données figurant dans les états de synthèse et les données antérieurs et prévisionnelles de
l’entreprise (comparaison dans le temps) ; Faire des comparaisons entre les états de synthèse de
l’entité et des données d’entreprises similaires (comparaison dans l’espace) ; Analyser les
fluctuations et les tendances ; Etudier et analyser les éléments ressortant de ces comparaisons.
2.1 Etapes préalables à l’examen des comptes :
Il s’en va de comprendre l’activité du client et le fonctionnement de son entreprise à
travers sa structure. L’analyse des facteurs liés à la politique générale (comparaison des
orientations stratégiques qui doivent se refléter dans les comptes) est de mise.
2.2 Aspects de l’examen analytique :
La mise en évidence des risques comme les risques de : sous-activité, de surstockage,
d’endettement excessif, de crédit client, de forte dépendance de fournisseurs ou de clients.
2.3 Les principaux outils de l’examen analytique des comptes :
L’auditeur peut fait appel à de divers outils tels que :
- Les outils de confirmation « de circulation » (externe) qui sont les procédures visant à
obtenir et à évaluer des éléments probants de source externe à l’entité à partir d’une
communication directe avec un tiers.
- Les outils de contrôle physique comme les inventaires. L’auditeur examine la réalité
physique des éléments d’actif (observation physique). Exemple : VMP ou Valeurs
Mobilières de Placement. Obtenir la preuve de l’existence physique des titres de
placement. Apprécier le bienfondé pour la société, de réaliser de telles opérations en
relation avec sa situation financière (excédant de trésorerie). Vérifier le cas échéant, que
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la société a bien constitué les provisions suffisantes pour faire face aux dépréciations
financières de ces valeurs.
- Les outils de contrôle comptable tels que les séquences numériques des facteurs, les
rapprochements des documents, les rapprochements bancaires.
D’autres techniques peuvent également être appliquées :
- La revue de vraisemblance qui est un examen unique d’informations pour identifier
celles qui sont a priori anormales. Exemples : compte client sans nom, solde débiteur
d’un compte ordinairement créditeur, libellé incohérent. Sa limite ne permet d’expliquer
que les anomalies flagrantes.
- Comparaison des données absolues
- Comparaison des données relatives
- Analyse des tendances qui est l’application des analyses décrites précédemment mais
sur des périodes plus longues pour essayer d’en tirer des règles plus précises sur les
relations qui existent entre des données utilisées. Exemple : Analyser la progression
des ventes sur plusieurs exercices pour déterminer un taux de progression normal.
- Le sondage qui consiste à la tenue d’une obligation de moyen, et non de résultat,
l’auditeur n’a pas à vérifier toutes les opérations qui relèvent du champ de ses missions,
ni à rechercher systématiquement toutes les erreurs d’irrégularités qu’elles pourraient
comparer. La technique de sondage consiste à contrôler une partie limitée d’un
ensemble d’éléments.
SECTION 3 : Le processus d’examen des comptes
Les examens des états financiers sont menés selon une démarche précise.
3.1 Détermination des conséquences de l’évaluation du contrôle interne
Au terme de l’évaluation définitive du contrôle interne et de l’analyse de ces faiblesses,
l’auditeur peut définir plus précisément les champs de son intervention lors de l’examen final
des comptes. Il élabore à cet effet un programme de contrôle adapté comprenant des
vérifications dont la nature et l’ampleur dépendent notamment des résultats de l’analyse du
contrôle interne. Effectivement, en fonction de ses forces et de ses faiblesses, l’auditeur allège
ou renforce le programme de vérification directe des comptes. Un très bon contrôle interne peut
par exemple le dispenser à l’extrême d’opérer un contrôle direct sur l’exhaustivité et la réalité
des enregistrements par exemple, alors qu’une grande concentration de points faibles dans la
55
conception du système du contrôle interne peut le conduire à ne tirer aucune conclusion de
l’examen des comptes.
3.2 Les tests
L’objectif de ces tests est de permettre à l’auditeur de vérifier l’homogénéité des informations
comptables et des informations opérationnelles dont il dispose.
3.2.1 Tests physiques
Ils visent à vérifier directement que les éléments portés à l'actif du bilan de l'entreprise
ont une existence physique réelle. Il s'agit d'une technique à laquelle est attachée une force
probante importante. Elle s'applique le plus souvent à des biens matériels (stocks ou
immobilisations corporelles), mais peut également trouver son application dans le contrôle
d'autres éléments d'actif tels que les espèces en caisse ou les effets de commerce. Les tests
physiques pour le commissaire aux comptes est le contrôle de l'inventaire physique des stocks
en fin d'exercice. En effet, les mouvements des quantités en stocks ne font pas toujours l'objet
d'un suivi comptable au jour le jour contrairement aux immobilisations corporelles ou à d'autres
éléments d'actif. L'auditeur doit aussi vérifier que certains points de procédures sont
correctement appréhendés et appliqués.
3.2.2 Tests de cohérence
Ils consistent dans la comparaison entre les données résultant des comptes annuels
(balance, grand-livre, journal.) et les données des années précédentes, l'étude et l’analyse des
éléments inhabituels (revue de vraisemblance) et l'analyse des tendances et fluctuations des
données absolues et relatives. C'est ce qui est communément reconnu comme étant "l'audit
analytique". Cette méthode analytique va donner une indication des comptes méritant un
examen approfondi. Les recherches de l'auditeur porteront surtout sur l'identification des
grandes masses monétaires dans le bilan car les possibilités d'erreurs ou d'omissions y sont les
plus fortes ainsi que les risques d'inexactitude. Contrairement aux tests de validation, ils portent
sur un ensemble d'éléments. Ils ont pour but de rechercher les anomalies qui peuvent exister
entre les différentes informations qui sont en possession de l'auditeur
3.2.3 Tests de vraisemblance
Ce sont les tests fait par l’auditeur pour la vérification des informations par calcul ou
par comparaison avec d’autres informations au sein de l’entreprise. La revue de vraisemblance
consiste à procéder à un examen critique des composantes d’un solde ou d’un journal pour
identifier celles qui sont à priori ou anormales. A titre d’exemple, on peut citer : un compte
56
client sans nom, une écriture débitrice dans un compte normalement créditeur. Les tests de
vraisemblance présentent toutefois une limite, elle ne permet de déceler que les anomalies
facilement visibles et non pas celles qui pourrait être cachées alors il est nécessaire que
l’auditeur ait une parfaite connaissance des techniques et méthodes comptables de l’entreprise
pour détecter les réelles anomalies.
3.2.4 Tests de validation et de cohérence
Les tests de cohérence ont pour objectif de rechercher des anomalies éventuelles au
niveau des comptes de l’entreprise. Ces tests se font à partir de la revue des informations
comptables et opérationnelles. Tandis que les tests de validation ont pour objectif de vérifier
les données de la comptabilité en les rapprochant de la réalité qu’ils traduisent.
3.3 La confirmation externe (ISA 505)
Cette technique s'utilise pour contrôler l'exactitude de certains montants du bilan comme
les créances clients, les dettes fournisseurs, les soldes bancaires, ou pour recueillir des
informations telles que les autorisations de signatures des instruments de paiement, les cautions
et avals données, les différents litiges suivis par les avocats. Chaque poste de bilan audité par
la technique de la confirmation fait appel à une nature de confirmation spécifique En effet, la
demande de confirmation d'une créance client est une demande dite fermée, puisque le solde
du solde au sein de la société auditée est annoncé. Le but est, dans ce cas de vérifier que la
créance est réelle et non surévaluée. Au contraire, une demande de confirmation d'une dette
fournisseur est ouverte, puisque l'auditeur cherche à s'assurer de la comptabilisation exhaustive
des factures fournisseurs et des règlements reçus correspondant au solde de fin d'année. La
demande de confirmation est établie par le personnel de l'entreprise auditée. Elle mentionne que
cette demande est réalisée dans le cadre de l'audit des comptes et précise que la réponse doit
être adressée directement aux auditeurs. La liste des tiers à circulariser est communiquée à
l'entreprise qui rédige les lettres de demande de confirmation selon des modèles prédéfinis par
l'auditeur.
57
CHAPITRE 4 : L’ACHEVEMENT DU TRAVAIL
SECTION 1 : Les travaux de fin de mission (ISA 560)
1.1 La réunion de clôture
Elle réunit l’équipe de la mission d’audit mais aussi l’audité, ses collaborateurs et sa hiérarchie.
Cette réunion obéit à cinq principes :
- Le principe du livre ouvert : c’est l’affirmation que rien ne saurait écrit dans le rapport d’audit
qui n’ait été préalable présenté et commenté aux audités.
- Le principe de la file d’attente : l’audité doit être le premier servi en information. Le projet de
rapport et son contenu ne doit être dans ce cas ni divulgué ni diffusé tant que la réunion de
clôture n’est pas achevée.
- Le principe du « ranking » : les recommandations qui figurent dans le rapport doivent être
présentées en fonction de leur importance. Un classement est de ce fait être effectué à partir de
de l’analyse des conséquences. Ce principe doit éviter alors de donner de l’importance à ce qui
n’en a pas.
- Le principe de l’action immédiate : en vertu de ce principe, dès que l’audité est informé, il est
encouragé à prendre immédiatement des mesures correctives.
- Le principe de la connaissance commune : le contenu du rapport doit être mis à la
connaissance des autres participant.
1.2 Les modalités de clôture
Pour terminer ses travaux le contrôleur doit encore accomplir plusieurs actions comme :
la révision des grandes options comptables de l’entreprise, la vérification qu’aucun évènement
survenu depuis la clôture des comptes n’est de nature à remettre en cause son opinion (examen
des évènements après bilan), la vérification de la présentation des documents financiers, la
révision des papiers de travail et l’émission son opinion et des recommandations dans un
rapport.
SECTION 2 : La terminologie du travail d’audit
Après avoir effectué les modalités de la mission, l’auditeur peut à présent en tirer ses
conclusions grâce aux éléments probants récoltés. La terminologie de l’audit peut être
multiple :
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- ANOMALIE : Information financière erronée due à une erreur ou une fraude.
- ERREUR : Inexactitude involontaire contenue dans les états financiers.
- FRAUDE : Acte volontaire commis par une ou plusieurs personnes faisant partie de
la direction, des employés ou des tiers, qui aboutit à des états financiers erronés.
- DEFICIENCES MAJEURS : Insuffisances du contrôle interne pouvant avoir des
répercutions significatives sur les états financiers. (Ex : enregistrer les écritures
comptables sans pièces justificatives).
L’ensemble des contrôles précédents doit en principe permettre à l’auditeur de formuler son
opinion sur la qualité de l’information financière et sur la sincérité des comptes de l’entreprise
et leur respect des lois et normes en vigueur.
SECTION 3 : Les types d’opinions de l’auditeur
Trois types d’opinions peuvent alors être formulés dans le cadre d’un rapport de certification.
- Certification pure et simple (sans réserve) :
L’auditeur estime dans ce cas que les comptes sont réguliers et sincères et que les états
financiers donnent une image fidèle de l’activité de l'entreprise et de sa situation patrimoniale.
- Certification avec réserve(s)
Dans le cas où l’auditeur constate une ou plusieurs irrégularités significatives mais dont
l’importance n’est pas suffisante pour rejeter l’ensemble des comptes.
- Refus de certifier
Dans ce cas les irrégularités constatées sont de nature à remettre en cause tous les comptes de
l’entreprise
SECTION 4 : Le rapport d’Audit
Le rapport d’audit obéit à un certain nombre de principes, il respecte certaine forme et son
contenue obéit à certaines règles.
4.1 Les principes du rapport d’audit
Ces principes du rapport d’audit se comptent au nombre de quatre, on retrouve :
- Pas d’audit sans rapport : un rapport est indispensable, la norme 2440 est sans
équivoque sur ce point « le responsable de l’audit doit diffuser ses résultats ».
59
- Le document final : la mission d’audit ne se termine qu’avec la mise en œuvre des
recommandations.
- La présentation préalable aux audités : chacun doit avoir une connaissance exacte, et
préalable à la diffusion du contenu de l’apport.
- Le droit de réponse de l’audité : il s’exerce d’une double façon dont une orale et
informelle (au cours de la réunion de clôture) ou d’une façon écrite et formelle.
4.2 La forme du rapport
La structure du rapport d’audit doit être conforme à une structure pour qu’il puisse
répondre aux deux fonctions du rapport. D’abord le rapport d’audit doit être un document
d’information pour la hiérarchie. La résultante de ce choix est le rapport court. Le rapport doit
être aussi un outil de travail car c’est en fonction de ce dernier que les audités vont prendre des
actions. La résultante de ce choix et le rapport long.
4.3 La démarche de l’élaboration du rapport
Pour établir un rapport d’audit, plusieurs étapes sont à prendre compte comme :
4.3.1 L’établissement d’un rapport préliminaire
4.3.2 Le feedback de l’audité ou retour de l’entité
Le feedback de l'audité, également appelé retour de l'entité auditée, fait référence aux
commentaires, aux observations et aux réponses fournis par l'entité ou l'organisation qui fait
l'objet de l'audit. Il s'agit d'une étape importante dans le processus d'audit, car elle permet à
l'audité de donner son point de vue sur les résultats de l'audit, de partager des informations
supplémentaires et de clarifier certains points.
Voici quelques aspects généraux du feedback de l'audité :
- Réponses aux constatations :
L'audité est généralement invité à fournir des réponses spécifiques aux constatations de l'audit.
Cela peut inclure des explications, des justifications ou des actions correctives envisagées pour
remédier aux problèmes identifiés.
- Clarifications et informations supplémentaires :
L'entité auditée peut également profiter de l'occasion pour clarifier certains points, fournir des
informations supplémentaires ou donner des éclaircissements sur des processus ou des pratiques
spécifiques.
60
- Évaluation des recommandations :
Si l'audit a formulé des recommandations, l'audité peut donner son avis sur leur pertinence, leur
faisabilité et leur applicabilité dans le contexte de son organisation. Il peut également partager
ses propres suggestions ou alternatives.
- Dialogue avec les auditeurs :
Le feedback de l'audité peut également être l'occasion d'établir un dialogue avec les auditeurs
pour discuter des résultats de l'audit, poser des questions, demander des éclaircissements ou
exprimer des préoccupations.
Il est important que le feedback de l'audité soit considéré avec attention par les auditeurs,
car il peut fournir des informations précieuses pour améliorer la qualité de l'audit et mieux
comprendre le contexte spécifique de l'entité auditée. Cela favorise également une relation de
confiance entre les auditeurs et l'audité, ce qui est essentiel pour un processus d'audit efficace.
4.4 La structure du rapport d’audit
Tableau n° 1: Structure du rapport d’audit
Domaine Faits à constater Impacts sur les Recommandations et
comptes et les états propositions de
financiers solutions
SOURCE : Auteur, 2023
Ces étapes sont obligatoires pour mener à bien le travail d’audit financier. Elles doivent être
respecter à la lettre pour assurer la qualité et la conformité du travail.
61
PARTIE 3 : LES MODULES D’APPLICATION DE L’AUDIT
FINANCIER
Les domaines applicables au travail d’audit sont multiples. Dans cette partie on parlera
notamment de l’audit des achats, l’audit des stocks et l’audit des investissements.
CHAPITRE 1 : AUDIT SUR ACHAT
SECTION 1 : Généralités de la fonction Achat
1.1 Le rôle de la fonction
La fonction achat est la fonction chargée de l’acquisition des biens (matériels, matières,
marchandises et fournitures…) ou services nécessaires au fonctionnement de toute l’entreprise.
Avant d’acheter, on doit répondre aux questions suivantes :
• Pourquoi acheter ? (L’existence d’un besoin).
• Quoi acheter ? (Matières premières, matériels…).
• Quand acheter ? (Cadence d’achat).
• Comment acheter ? (Processus d’achat).
1.2 Les services intervenants dans le processus d’achats
Lors du processus d’achat plusieurs services sont impliqués comme :
- Service « Initiateurs » qui émette des demandes d’achat.
- Service « Achats » qui établit les bons de commande sur la base des demandes d’achat,
Il négocie les prix, choisit les fournisseurs et surveille les délais de livraison.
- Service « Réception » qui s’assure de la conformité de la livraison avec la commande
(quantité et qualité).
- Service « Stocks » qui reçoit la marchandise du service « Réception » et procède aux
enregistrements permettant un suivi quantitatif.
- Service « Comptable » qui enregistre les factures après leur approbation.
- Service « Trésorerie » : règle les factures en s’assurant de leur approbation par les
personnes compétentes.
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1.3 Les normes à respecter lors du processus d’achat
Tout achat doit correspondre à un besoin réel. Avant de procéder à l’achat certains normes
doivent être respectées dont l’établissement d’une DA (demande d’achat). Une DA est
systématiquement émise par un responsable autorisé, elle est valorisée et fait référence à un
budget ou à une autorisation de dépense. Elle est classée en attente de réception et un suivi est
effectué. La DA est formalisée c’est-à-dire qu’elle nécessite la mise en place d’un carnet de
demande d’achat contrairement à cela l’achat est dite achat sauvage.
1.3 Exemple de procédure d’achat :
Les étapes à franchir pour matérialiser l’achat sont :
Emission du Besoin.
Vérification du besoin.
Evaluation et sélection des fournisseurs.
Passation de la commande.
Suivi de la commande.
Réception de la livraison.
Contrôle quantitatif et qualitatif.
Vérification de la facture et règlement.
Archivage de la commande/facture
SECTION 2 : Les principaux axes de l’audit de la fonction achats
L’audit de cette fonction présente plusieurs axes dont :
- L’organisation de la fonction achats.
- La typologie des achats et les enjeux économiques.
- Montant des achats / CA.
- L’évaluation de la quantité du contrôle interne.
- Montant réel des achats / Montant prévu.
- Pourcentage de délai de livraison non respectés.
- Pourcentage des commandes passées en urgence.
- Délai moyen de traitement d’une commande.
- Nombre de dossiers litigieux.
63
- Qualité des relations avec les autres fonctions.
SECTION 3 : Identifications des risques d’audit sur achat
Comme tout audit, des risques sont présents lors cet audit. Ils peuvent être des :
- Besoins inexistants et mal définis.
- Ressources achetées non justifiées.
- Externalisation injustifiée.
- Délégation de pouvoirs non respectées.
- Fournisseurs non homologués.
- Non mise en concurrence (des fournisseurs).
- Technicité insuffisante des acheteurs.
- Vol détournement et enrichissement personnel.
- Avances aux fournisseurs non récupérées.
- Double paiement non détecté
64
CHAPITRE 2 : AUDIT SUR STOCK
La justification des chiffres de stocks constituera probablement la plus grande difficulté
particulière rencontrée par l’auditeur qui procède à l’examen des documents financiers d’une
entreprise industrielle ou commerciale. Les stocks sont probablement un des éléments
importants du bilan ayant une incidence fondamentale sur la position financière et une influence
directe sur la détermination du résultat. L’audit des stocks constitue ainsi un élément essentiel
dans la constitution de l’avis de l’auditeur sur la régularité, la sincérité et l’image fidèle des
états financiers.
SECTION 1: Généralités sur les stocks
1.1 Définitions
Selon la norme IAS 2 les stocks se présentent comme des actifs qui sont soit détenus en
vue de la vente dans le cours normal de l’activité, soit en cours de production pour une telle
vente, ou encore sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées
dans le processus de production ou de prestation de services.
En d’autres termes, il s’agit des biens ou services entrant dans le cycle d’exploitation de
l’entreprise pour être vendus en l’état ou après production ou transformation, ou être
consommés à la première utilisation. Ils doivent appartenir à l’entreprise, et celle-ci doit être
propriétaire au moment de l’inventaire, ce qui signifie en particulier que doivent être compris
dans les stocks les produits en cours d’acheminement ou reçus, mais dont la facture n’a pas
encore été comptabilisée, à l’inverse doivent être exclus les produits qui ont été livrés aux
clients mais non encore facturés.
1.2 Typologies d’inventaire de stock
1.2.1 L’inventaire physique
C'est le type d'inventaire le plus basique, où toutes les marchandises physiques sont
comptées et vérifiées manuellement. Cela implique généralement de compter les articles un par
un et de noter leur quantité réelle.
1.2.2 L'inventaire permanent ou d'inventaire perpétuel
C’est un système de suivi en temps réel des stocks d'une entreprise. Contrairement à
l'inventaire périodique, qui nécessite un comptage physique périodique des stocks, l'inventaire
permanent utilise un système informatisé pour enregistrer toutes les transactions liées aux
stocks au fur et à mesure qu'elles se produisent. Dans un système d'inventaire permanent,
65
chaque fois qu'une transaction de stock est effectuée, qu'il s'agisse d'achats, de ventes, de retours
ou de tout autre mouvement de marchandises, elle est immédiatement enregistrée dans la base
de données du système. Les principaux éléments suivis dans un inventaire permanent
comprennent:
- Les quantités d'articles en stock: Le système conserve un enregistrement précis de la
quantité disponible de chaque article dans l'entrepôt ou le point de vente.
- Les mouvements de stock: Toutes les entrées et sorties de stock sont enregistrées, y
compris les achats, les ventes, les transferts internes, les retours, etc.
- Les coûts d'inventaire: Le coût unitaire des articles en stock est également suivi, ce qui
permet de calculer la valeur totale de l'inventaire en fonction des quantités disponibles.
- Les niveaux de réapprovisionnement: Le système peut être configuré pour définir des
seuils de réapprovisionnement, déclenchant ainsi des alertes ou des commandes
automatiques lorsque les stocks atteignent un niveau défini.
Les avantages de l'inventaire permanent sont nombreux:
- Suivi en temps réel: L'entreprise dispose d'une visibilité continue sur ses niveaux de
stock, ce qui permet une gestion plus proactive et une réduction des risques de rupture
de stock.
- Précision des données: Étant donné que les transactions sont enregistrées au fur et à
mesure, les risques d'erreurs liées au comptage manuel sont minimisés.
- Optimisation des coûts : Une meilleure gestion des stocks permet de réduire les coûts
de stockage et d'éviter les surplus inutiles.
Cependant, la mise en place d'un système d'inventaire permanent peut nécessiter des
investissements en matière de logiciels, d'infrastructure et de formation du personnel. De plus,
pour que l'inventaire permanent soit efficace, il est essentiel de mettre en œuvre des processus
rigoureux de gestion des stocks et de formation du personnel pour s'assurer que toutes les
transactions sont correctement enregistrées dans le système.
1.2.3 L’inventaire tournant
Il est utilisée pour décrire une méthode de gestion des stocks basée sur un système de
rotation continues des articles en inventaire. Cette approche est également connue sous le nom
d'"inventaire roulant" ou "inventaire en flux". L'inventaire tournant repose sur le principe de la
rotation régulière des stocks pour minimiser les coûts liés au stockage, éviter les obsolescences
66
et maintenir un niveau d'inventaire optimal. Voici quelques éléments clés de l'inventaire
tournant:
- Analyse ABC:
L'analyse ABC est souvent utilisée pour classer les articles en fonction de leur valeur. Les
articles de haute valeur (classe A) sont surveillés de près et font l'objet d'un suivi rigoureux. Les
articles de valeur moyenne (classe B) font l'objet d'une attention modérée, tandis que les articles
de faible valeur (classe C) sont généralement moins prioritaires.
- Réapprovisionnement juste à temps:
L'inventaire tournant s'aligne souvent sur la philosophie du "juste à temps" (JIT) en matière de
réapprovisionnement. Les articles sont commandés ou produits uniquement lorsque la demande
se présente, évitant ainsi les stocks excédentaires et les coûts de stockage associés.
- Suivi des délais de rotation:
Chaque article en inventaire se voit attribuer un délai de rotation cible. Il s'agit de la durée
prévue pour que l'article soit vendu ou utilisé. En surveillant les délais de rotation, il est possible
de repérer les articles qui restent trop longtemps en stock et de prendre des mesures pour les
écouler plus rapidement.
- Gestion des obsolescences:
L'inventaire tournant vise à réduire les risques d'obsolescence en évitant l'accumulation
d'articles obsolètes ou dépassés. Cela peut impliquer des actions telles que des promotions, des
remises ou des liquidations pour écouler les stocks avant qu'ils ne deviennent obsolètes.
- Optimisation des flux de travail:
L'inventaire tournant nécessite une gestion proactive des flux de travail pour assurer une
rotation fluide des articles en stock. Cela peut inclure des pratiques telles que le réaménagement
de l'espace de stockage, l'amélioration des processus de réception et d'expédition, et la mise en
place de systèmes de suivi précis.
L'objectif principal de l'inventaire tournant est d'optimiser la gestion des stocks en réduisant les
coûts et les risques associés à un inventaire stagnant ou excédentaire. En maintenant une
rotation régulière des stocks, les entreprises peuvent maximiser l'utilisation de leurs ressources
et améliorer leur rentabilité.
67
1.3 La différence d’inventaire
Elle est expliquée par une possible différence entre le stock réel et le stock permanent. Pour
éviter cela le processus d’inventaire et repris plusieurs fois ou l’entreprise demande une audit
des stocks.
1.4 Les objectifs de l’audit de stock
Faire l’audit des stocks est bénéfique pour l’entreprise. Il permet: D’établir la crédibilité des
documents comptables; de s’assurer de la vraisemblance des soldes comptable; d’examiner la
séparation des exercices au niveau des opérations enregistrées; d’établir l’existence physique
du stock et la vraisemblance des chiffres des quantités en inventaire établis par le client; de
déterminer que les éléments en stock ont été correctement évalués, en accord avec une méthode
acceptable qui a été appliquée de manière continue et de déterminer que les opérations
administratives (transcriptions, calculs de valorisation et totalisations) ont été accomplies avec
une précision suffisante
SECTION 2: Les étapes fondamentales de la mission d’audit de stock
2.1 L’ ordre de mission
L’ ordre de la mission est l’ acte de naissance de la mission d’audit. Il peut s’ agir d’une « lettre
de mission » qui est un document contractuel échangé entre une entreprise et un intervenant
extérieur, ou d’un mandat donné par la Direction Générale à l’auditeur interne et répond à trois
principes essentiels:
- Premier principe: l’ Auditeur interne ne peut se saisir lui-même de ses missions. Il est
là pour réaliser les missions qui lui sont confiées et dont la décision ne lui appartient
pas.
- Deuxième principe: l’ ordre de mission doit émaner d’une autorité compétente, c’ est le
plus souvent la direction générale ou le comité d’audit s’il en existe un.
- Troisième principe: l’ ordre de mission permet l’ information à tous les responsables
concernés
2.2 La phase de préparation de l’audit de stock
Il est d’abord exiger que les auditeurs ont une capacité importante de lecture, d’attention et
d’apprentissage suivi d’une bonne connaissance de l’entreprise car il faut savoir où trouver la
bonne information et à qui la demander. Elle peut se définir comme la période au cours de
laquelle vont être réalisés tous les travaux préparatoires avant de passer à l’ action.
68
2.2.1 La prise de connaissance
Sans connaître nécessairement le métier de l’ entité à auditer, l’auditeur doit au moins en avoir
la culture pour être en mesure de comprendre les explications qu’il va chercher et solliciter,
plus généralement, pour se faire admettre aisément. L’auditeur va donc planifier sa prise de
connaissance en ayant soin de prévoir le ou les moyens les plus appropriés pour acquérir le
savoir nécessaire à la réalisation de sa mission. Ces moyens sont:
- Questionnaire de prise de connaissance:
Il est élaboré à partir les dossiers d’audits, rapports d’audits antérieurs, notes de services, les
documents à jour sur les méthodes et procédures de travail, les rapports et comptes rendus de
service à auditer, les notes relatives à des modifications récentes ou à venir dans l’organisation,
les responsabilités ou les méthodes de travail.
- Les interviews:
Elles sont tout à la fois un moyen de connaître et un moyen de se faire connaître.
- Les grilles d’analyse des tâches
Pour bien comprendre les principaux acteurs
- Flow Charts
Pour analyser le circuit des documents essentiels
- Rapprochements statistiques divers
En matière d’audit des stocks, l’auditeur doit avoir une connaissance de: La nature des produits
stockés; Les instructions de prise d’inventaire; La nature des systèmes comptable et de contrôle
interne utilisés en matière de stocks; Méthode d’évaluation et de valorisation des stocks.
2.2.2 Evaluation des risques
Il s’ agit d’une « identification des zones à risques », on identifie les endroits où les risques les
plus dommageables sont susceptibles de se produire, plutôt que d’analyser les risques eux-
mêmes. Le but est de construire de façon modulée un programme en fonction non seulement
des menaces mais également de ce qui a pu être mis en place pour y faire face.
Il existe deux pratiques pour identifier les risques:
- La première consiste à faire une impasse sur cet aspect en pensant avoir une bonne
connaissance du sujet, définissant aussitôt leur programme d’audit. C’ est approuvable
69
tant que le sujet est simple, dans le cas contraire, certaines entraves peuvent se présenter
tels que: L’ omission de certaines zones de risques essentiels, une importance exagérée
accordée aux questions accessoires.
- La seconde se focalise sur l’ identification des forces et des faiblesses en analysant en
détail les conséquences, en calculant le degré de confiance, en assortissant le tout de
commentaires. C’ est certes du bon audit, mais un peu trop excessif à ce stade car on
analyse l’ audit avant de l’ avoir commencé.
Ces deux pratiques correspondent à deux types d’analyse, elles ont des incidences directes sur
le contenu des phases ultérieures de la mission:
- Une approche « in abstracto »
Qui consiste à définir les risques potentiels à partir de considérations générales, ou de la
connaissance préalable que l’ on peut avoir de la situation au sein de l’ entreprise. Par exemple:
Risque de perte ultérieure dû à une mauvaise évaluation des stocks ou un risque fiscal suite à
une mauvaise valorisation de stock. Cette approche va entraîner, des observations réalisées sur
le terrain en grande quantité et de façon approfondie ; il y aura donc une phase de réalisation
d’autant plus importante que la phase préparatoire aura été brève.
- Une approche « in concreto »
Qui consiste à définir les risques réels en appliquant en sorte un audit avant audit à travers des
prises de contact, des observations. Cette approche va donc transformer la phase de réalisation
en une validation rapide sur le terrain des observations antérieures.
2.3 La phase de réalisation de l’audit de stock
Cet audit fait appel aux capacités d’observation, de dialogue et de communication. C’est à ce
stade que l’auditeur va procéder aux observations et constats qui vont lui permettre d’élaborer
la thérapeutique. Certains aspects de contrôle interne étant couverts dans les cycles achats ou
ventes, nous n’examinerons ici que: le contrôle comptable, l’identification et la protection des
stocks, l’imputation des coûts de production, la valorisation, les contrôles globaux de
vraisemblance.
2.3.1 Contrôle comptable
Généralement, un contrôle interne sera caractérisé par: L’utilisation et le contrôle de
pièces prénumérotées et approuvées pour mouvementer les stocks (bons de réception, bons de
livraison, bons de sortie de production…) ; L’existence d’inventaire permanent ou de fiches de
70
stock, de préférence tenus par d’autres personnes que les gardiens des marchandises (qui
souvent tiennent pour eux-mêmes un cahier des entrées et sorties ou des fiches de magasin);
L’utilisation de pièces comptables prénumérotées et approuvées pour mouvementer les
inventaires permanents comptables (généralement les doubles des documents décrits plus haut);
L’enregistrement correct des stocks à l’extérieur (tenue de fiches séparées par article, lieu
d’entreposage…); L’enregistrement correct des stocks n’appartenant pas à l’entreprise
(consignation, dépôt, prêts…) par la tenue de fiches par article et par bénéficiaire; Les contrôles
réciproques entre services (Réception, Expédition, Magasin) et une analyse des écarts; Un
contrôle adéquat des mouvements par les services de production, d’expédition et les
gestionnaires de stocks et une analyse des écarts.
2.3.2 Identification et protection des stocks
Les éléments suivants sont en général indicatifs d’un bon contrôle en la matière: La
responsabilité des stocks est confiée à une personne bien precise; Les stocks sont physiquement
protégés des risques naturels (assurances, bâtiment…) et des vols ou détériorations (endroits
clos, gardiens, extincteurs…); Des comptages physiques réguliers et un contrôle sont assurés
par une personne n’ayant pas la garde des stocks; Des procédures d’inventaire physique
adéquates permettant des comptages exacts ainsi que la description et l’identification des stocks
endommagés ou en quantité excessive; Un rapprochement entre quantités physiques et quantités
théoriques est opéré et une recherche des écarts est réalisée; Des feuilles de comptages
prénumérotées sont utilisées; Un contrôle réciproque entre services (Réception, Expédition,
Magasin) est effectué; Des procédures de séparation d’exercice appropriées sont définies, tant
pour les achats et les ventes que pour la production.
2.3.3 Imputation des coûts de production
Les principaux aspects positifs d’un bon contrôle interne à ce niveau sont les suivants: Existence
d’une comptabilité analytique rapprochée de la comptabilité générale et comprenant entre
autres:
- Une analyse correcte des consommations de matières grâce à des bons de production,
fiches suiveuses, etc, et l’émission d’un document pour tout mouvement physique des
magasins vers la chaîne, à l’intérieur de la chaîne, et de la chaîne vers les magasins de
produits finis.
- Une prise en compte des pertes et déchets et leur contrôle.
- Un traitement correct des temps morts, arrêts de production, etc,
- Une imputation correcte des frais généraux de production.
71
- La prise en compte de la sous-activité (à l’exclusion de la valorisation des stocks).
- Analyse de l’importance des écarts permettant de juger du caractère raisonnable du
système de coûts dans le cas où un système de coûts standard est utilisé.
2.3.4 Valorisation des stocks
Un contrôle interne satisfaisant à ce niveau doit permettre: De justifier à tout moment la
décomposition des coûts de revient et permettre leur rapprochement avec les coûts réels dans
le cas d’utilisation de coûts standards; L’existence d’un inventaire permanent ou de fiches de
stocks tenues en quantité et en valeur; L’existence de procédures permettant de déterminer le
prix du marché ou le prix de réalisation nette; Une revue régulière des stocks obsolètes
endommagés ou à faible rotation et la constitution de provisions adéquates.
2.3.5 Contrôles globaux de vraisemblance
On citera entre autres: La comparaison de prix unitaires entre exercices; La comparaison
des marges brutes et taux de rotation; Les statistiques comparées de production, consommation,
déchets; La revue finale des stocks et de leur valorisation par un responsable élevé dans la
hiérarchie.
2.4 La phase de conclusion de l’audit de stock
Cette phase exige une grande faculté de synthèse et une aptitude certaine à la rédaction.
L’ auditeur va élaborer et présenter son produit après avoir rassemblé les éléments de sa récolte.
Dans cette phase, l’ auditeur informe l’ entreprise des erreurs et les corrections éventuelles de
ces erreurs, il peut également proposer des améliorations.
En matière d’audit, le stock est souvent le composant le plus délicat à vérifier, l’auditeur aura
ainsi à se prononcer sur la fiabilité de la démarche et des calculs faits afin de garantir la
conformité, la sincérité et de l’image fidèle des états financiers.
72
CONCLUSION
L'audit financier est une pratique incontournable qui assure la crédibilité et la
transparence des informations financières d'une organisation. Il permet de garantir la fiabilité
des états financiers en identifiant les erreurs, les irrégularités et les fraudes potentielles, tout en
évaluant l'efficacité des systèmes de contrôle interne. Au fil des années, l'audit financier a
évolué pour faire face aux défis croissants de l'environnement économique et réglementaire.
Les auditeurs financiers doivent s'adapter aux nouvelles normes comptables internationales,
aux avancées technologiques et aux demandes croissantes de transparence et de responsabilité.
Leur rôle dépasse désormais la simple vérification des états financiers pour englober des aspects
tels que l'évaluation des risques, l'analyse des performances et la fourniture de conseils
stratégiques.
L'audit financier joue un rôle crucial dans la prise de décision des parties prenantes, qu'il
s'agisse d'investisseurs, de créanciers, de régulateurs ou de dirigeants d'entreprise. En
fournissant une assurance indépendante sur la qualité des informations financières, il renforce
la confiance et favorise la stabilité des marchés financiers. Cependant, l'audit financier n'est pas
sans défis. Les auditeurs doivent faire face à la complexité croissante des transactions
financières, à l'évolution des réglementations et à la nécessité de maintenir leur indépendance
et leur objectivité. Ils doivent également tenir compte des avancées technologiques telles que
l'automatisation et l'intelligence artificielle, qui peuvent à la fois faciliter le processus d'audit et
présenter de nouveaux risques.
En conclusion, l'audit financier demeure un pilier essentiel de la confiance et de la
transparence dans le domaine des affaires. Son rôle en tant que garant de la fiabilité des
informations financières et de la stabilité des marchés ne cesse de croître. Les avancées
technologiques et les évolutions réglementaires continueront de façonner l'audit financier, mais
son objectif fondamental de fournir une assurance indépendante restera inchangé.
vi
BIBLIOGRAPHIE
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Zied BOUDRIGA, L’audit interne : Organisation et pratiques, Tunisie, septembre 2012
Jacques RENARD et Sophie NUSSBAUMER, Audit interne et contrôle de gestion, 75240 Paris
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Jacques RENARD ? Théorie et pratique de l’audit interne, 75240 Paris Cedex 05, ISBN : 978-
2-212-54497-8
Jean-Marie PERETTI et Jacques IGALENS, Audit social meilleures pratiques, méthodes,
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Eric DUCASSE, Anne JALLET-AUGUSTE, Stephane OUVRARD et Christian PART
Normes comptables internationales IAS/IFRS, Belgique
Plan comptable général 2005
vii
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- https://www.researchgate.net , consulté le 11 juin 2023
- https://core.ac.uk , consulté le 17 juin 2023
- http://biblio.univ-antananarivo.mg , consulté de 27 juin 2023
viii
ANNEXE : LISTE DES MOTS CLE
Audit
Audit en général
Audit financier
Histoire de l’Audit
Bibliographie sur Typologie Audit
Type d’Audit
Audit Interne / Externe
Plan d’Audit
Procédure d’élaboration d’Audit
Evaluation Contrôle Interne
Auditeur Senior
Comment fixer un Budget
Capital Minimum à Madagascar SARL, SA
Audit financier des opérations de stock
- Stock
- Gestion administrative
- Origine écart
Type d’inventaire
- Inventaire permanent
- Inventaire tournant
• Rotation de stock
• Stock moyen
- Inventaire intermittent lié aux opérations de vente
Gestion Physique de stock
Typologie de stockage
- Stock destiné à la vente
- Stock consigné ou stock de dépôt
ix
Commande client
Différence inventaire
Evaluation Contrôle Interne
- Stock de l’entreprise
- Capital
- Immobilisations
Contrôle Interne Capitaux permanent (classe 1)
Risque de l’entreprise
Audit en évidence
Comment définir le poste (Mission, Rôle, Attribution)
Définition Méthode
Contrôle Interne d’Achat
Examen
Standard d’Audit
Domaine de l’Audit
Opinion d’auditeur
Examen des comptes et des Etats Financiers
Audit Risque (Français, Anglais)
IAS
Outil de l’auditeur
x
TABLE DES MATIERES
REMERCIEMENTS .............................................................................................................I
SOMMAIRE ........................................................................................................................ II
LISTE DES TABLEAUX .................................................................................................. IV
LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES ..................................................................... V
LISTE DES ABREVIATIONS ......................................................................................... VI
INTRODUCTION ................................................................................................................ 1
PARTIE 1 : APPROCHE DE L’AUDIT (STANDARDS 200-299) ................ 2
CHAPITRE 1 : NOTION SUR L’AUDIT ET L’AUDITING.......................................... 2
SECTION 1 : Définitions ................................................................................................. 2
SECTION 2 : Etymologie et évolution des méthodes à travers le temps .................... 4
2.1 L’histoire de l’audit .................................................................................................. 4
2.2 Evolution des méthodes d’audit à travers le temps .................................................. 5
2.2.1 Pointage détaillé (période allant du 1927 jusqu’au 1936) ................................. 5
2.2.2 Contrôle analytique ........................................................................................... 6
2.2.3 L’approche systémique (à partir de l’année 1920) ............................................ 7
2.2.4 L’ère de l’audit informatique (Au-delà des années 60) ..................................... 8
2.2.5 L’approche par les risques................................................................................. 8
SECTION 3 : Objectifs et intérêts de l’audit financier ................................................ 9
3.1 Les objectifs fondamentaux ..................................................................................... 9
3.2 Les objectifs particuliers ........................................................................................ 10
3.3 Les intérêts de la pratique d’audit .......................................................................... 10
SECTION 4 : Assertions de l’audit financier .............................................................. 11
CHAPITRE 2 : LES TYPOLOGIES D’AUDIT FINANCIER ...................................... 12
SECTION 1 : Selon la position de la fonction ............................................................. 12
1.1 L’audit interne .................................................................................................... 12
1.2 L’audit externe ................................................................................................... 12
xi
SECTION 2 : Selon le caractère facultatif ou obligatoire .......................................... 12
2.1 A titre facultatif ...................................................................................................... 12
2.2 A titre obligatoire ................................................................................................... 13
SECTION 3 : Selon son domaine d’application et ses objectifs ................................. 14
3.1 L’audit comptable et financier ............................................................................... 14
3.2 L’audit opérationnel ............................................................................................... 14
3.3 L’Audit légal .......................................................................................................... 14
3.4 L’audit fiscal .......................................................................................................... 14
CHAPITRE 3 : LES NORMES D’AUDIT ...................................................................... 15
SECTION 1 : Les normes comptables internationales ............................................... 15
1.1 International Standard on Auditing (ISA) .......................................................... 15
1.2 International financial reporting standards (IFRS) ............................................. 17
1.2.1 Les grands principes de l’IFRS ....................................................................... 17
1.2.2 Liste des IFRS ................................................................................................. 18
1.3 Les principes des normes comptables internationales ............................................ 19
SECTION 2 : Les normes comptables nationales (PCG 2005) .................................. 19
2.1 Le cadre conceptuel ................................................................................................ 20
2.1.1 Objectifs .......................................................................................................... 20
2.1.2 Les conventions comptables............................................................................ 20
2.1.3 Les caractéristiques du cadre conceptuel ........................................................ 20
2.1.4 Les principes comptables ................................................................................ 21
2.2 L’organisation de la comptabilité, la nomenclature et le fonctionnement des comptes
...................................................................................................................................... 21
2.3 Champs d’application ............................................................................................. 22
SECTION 3 : Les normes de l’international federation of accountants (IFAC) ..... 22
3.1 Les normes de comportement (ISA 200) ............................................................... 22
3.2 Les normes de travail ............................................................................................. 23
xii
3.2.1 La mission d’audit ........................................................................................... 23
3.2.1.1 Les missions d’examen limité .................................................................. 24
3.2.1.2 Les missions d’examen sur la base de procédures convenues ................. 24
3.2.1.3 Les missions de compilation d’informations financières ...................... 24
3.2.2 Les caractéristiques du travail d’audit ............................................................. 25
3.2.2.1 Une bonne planification......................................................................... 25
3.2.2.2 Un respect scrupuleux des calendriers et supervision des collaborateurs
25
3.2.2.3 La tenue correcte des dossiers et papiers de travail en tant que moyens de
preuve des conclusions d’audit ISA 230 .............................................................. 26
3.2.2.4 Une évaluation du contrôle interne ........................................................ 27
3.2.2.5 Un contrôle de qualité de la mission d’audit (ISA 220) ........................... 27
3.2.2.6 La prise en considération des risques de fraudes et erreurs ..................... 27
3.2.2.7 La collecte des informations probantes suffisantes .................................. 29
3.3 Les normes de rapport ........................................................................................ 30
3.3.1 Les types du rapport d’audit ............................................................................ 30
3.3.2 Les éléments constitutifs du rapport................................................................ 30
3.3.2.1 L’Intitulé................................................................................................... 31
3.3.2.2 Le destinataire .......................................................................................... 31
3.3.2.3 Le paragraphe d'introduction .................................................................... 31
3.3.2.4 La mention de la responsabilité de la direction dans l'établissement et la
présentation des états de synthèse ........................................................................ 31
3.3.2.5 L’opinion de l'auditeur ............................................................................. 31
3.3.2.6 Autres obligations pour lesquelles l'auditeur doit rendre compte ............ 32
3.3.2.7 La signature de l'auditeur ......................................................................... 32
3.3.2.8 La date du rapport d’audit ........................................................................ 32
3.3.2.9 L’adresse de l'auditeur .............................................................................. 32
3.3.3 La structure du rapport d’audit ........................................................................ 32
xiii
PARTIE 2 : LA DEMARCHE DE L’AUDIT FINANCIER ......................... 33
CHAPITRE 1 : ORGANISATION DE LA MISSION (STANDARDS 300-399) ......... 33
SECTION 1 : Diverses notions utiles............................................................................ 33
SECTION 2 : La planification de la mission (ISA 300) .............................................. 34
2.1 Définitions des termes et de l’ordre de la mission (lettre de mission) (ISA 210) .. 34
2.1.1 Lettre de mission ............................................................................................. 34
2.1.2 Ordre de mission ............................................................................................. 35
2.2 Prise de connaissance de la mission et de l’entité à auditer ................................... 35
2.2.1 Sur l’entreprise (dossier permanent) ............................................................... 35
2.2.1.1 Nature des informations à collecter ....................................................... 35
2.2.1.2 Outils de collecte ................................................................................... 38
2.2.2 Lettre d’engagement (de mission) : ................................................................. 39
2.2.3 L’importance des informations dans la planification .................................. 39
2.3 Prise en considération des risques (ISA 315) ......................................................... 39
2.3.1 Les différents risques d’audit .......................................................................... 40
2.3.2 Les estimations des risques ............................................................................. 40
2.3.3 L’approche de l’auditeur faces aux risques ..................................................... 40
2.3.4 Les mesures préalables du risque de la mission .............................................. 40
2.3.4.1 Une assurance élevée pour les missions d’audit ...................................... 41
2.3.4.2 Une assurance modérée ou limitée pour les missions d’examen ; ........... 41
2.3.4.3 Aucune véritable assurance pour les autres missions............................... 41
2.4 La programmation d’audit ...................................................................................... 41
2.4.1 Définition des objectifs et des axes d’audit (ISA 300) .................................... 41
2.4.1.1 Les principaux axes de l’audit financier................................................... 41
2.4.1.2 Définition des objectifs ............................................................................ 43
2.4.2 Mise en œuvre des procédures à suivre ........................................................... 43
2.4.2.1 Contrôles sur pièces ................................................................................. 43
xiv
2.4.2.2 Observation physique ............................................................................... 43
2.4.2.3 Confirmation directe ................................................................................ 43
2.4.2.4 Examen analytique ................................................................................... 44
2.4.3 Mise en place du personnel compétent ISA 220.2 .......................................... 44
2.4.4 Détermination du seuil de matérialité ou de signification ............................... 45
2.4.5 L’élaboration du budget .................................................................................. 46
2.4.5.1 La quantification des besoins ................................................................... 46
2.4.5.2 Allocation des ressources ......................................................................... 46
2.4.5.3 Valorisation du budget ............................................................................. 47
2.4.5.4 Suivie et contrôle du budget ..................................................................... 47
2.4.5.5 Esquisse budgétaire .................................................................................. 47
SECTION 3 : Mémorandum stratégique d’audit (MSA) ........................................... 48
3.1 Ses objectifs............................................................................................................ 48
3.2 Le contenu du M.S.A ............................................................................................. 48
CHAPITRE 2 : LE CONTROLE INTERNE (STANDARDS 400-499)........................ 49
SECTION 1 : Notion de contrôle interne ..................................................................... 49
SECTION 2 : Evaluation et analyse du contrôle interne ........................................... 49
2.1 Evaluation préliminaire ou théorique ..................................................................... 49
2.2 Evaluation pratique ................................................................................................ 50
2.2.1 Test de permanence ......................................................................................... 50
2.2.2 Test de conformité ........................................................................................... 51
2.2.3 Test de confirmation ................................................................................... 51
2.3 Evaluation définitive .............................................................................................. 51
CHAPITRE 3 : L’EXAMEN DES COMPTES ET DES ETATS FINANCIERS ........ 52
SECTION 1 : Notion d’états financiers........................................................................ 52
1.1 Définition des états financiers et leurs objectifs ..................................................... 52
1.2 Objets des examens des états financiers ................................................................. 52
xv
SECTION 2 : L’examen analytique des états financiers ............................................ 53
2.1 Etapes préalables à l’examen des comptes : ........................................................... 53
2.2 Aspects de l’examen analytique : ........................................................................... 53
2.3 Les principaux outils de l’examen analytique des comptes : ................................. 53
SECTION 3 : Le processus d’examen des comptes .................................................... 54
3.1 Détermination des conséquences de l’évaluation du contrôle interne ................... 54
3.2 Les tests .................................................................................................................. 55
3.2.1 Tests physiques ............................................................................................... 55
3.2.2 Tests de cohérence ...................................................................................... 55
3.2.3 Tests de vraisemblance ............................................................................... 55
3.2.4 Tests de validation et de cohérence............................................................. 56
3.3 La confirmation externe ..................................................................................... 56
CHAPITRE 4 : L’ACHEVEMENT DU TRAVAIL ....................................................... 57
SECTION 1 : Les travaux de fin de mission ................................................................ 57
1.1 La réunion de clôture.......................................................................................... 57
1.2 Les modalités de clôture ......................................................................................... 57
SECTION 2 : La terminologie du travail d’audit ....................................................... 57
SECTION 3 : Les types d’opinions de l’auditeur........................................................ 58
SECTION 4 : Le rapport d’Audit ................................................................................ 58
4.1 Les principes du rapport d’audit ............................................................................. 58
4.2 La forme du rapport ................................................................................................ 59
4.3 La démarche de l’élaboration du rapport ............................................................... 59
4.3.1 L’établissement d’un rapport préliminaire .................................................. 59
4.3.2 Le feedback de l’audité ou retour de l’entité ................................................... 59
4.4 La structure du rapport d’audit ........................................................................... 60
PARTIE 3: LES MODULES D’APPLICATION DE L’AUDIT
FINANCIER ...................................................................................................... 61
xvi
CHAPITRE 1 : AUDIT SUR ACHAT ............................................................................. 61
SECTION 1 : Généralités de la fonction Achat ........................................................... 61
1.1 Le rôle de la fonction ............................................................................................. 61
1.2 Les services intervenants dans le processus d’achats ......................................... 61
1.3 Les normes à respecter lors du processus d’achat .................................................. 62
1.3 Exemple de procédure d’achat : ......................................................................... 62
SECTION 2 : Les principaux axes de l’audit de la fonction achats .......................... 62
SECTION 3 : Identifications des risques d’audit sur achat ...................................... 63
CHAPITRE 2 : AUDIT SUR STOCK.............................................................................. 64
SECTION 1: Généralités sur les stocks ........................................................................ 64
1.1 Définitions .............................................................................................................. 64
1.2 Typologies d’inventaire de stock ........................................................................... 64
1.2.1 L’inventaire physique ...................................................................................... 64
1.2.2 L'inventaire permanent ou d'inventaire perpétuel ........................................... 64
1.2.3 L’inventaire tournant ....................................................................................... 65
1.3 La différence d’inventaire ...................................................................................... 67
1.4 Les objectifs de l’audit de stock ............................................................................. 67
SECTION 2: Les étapes fondamentales de la mission d’audit de stock .................... 67
2.1 L’ ordre de mission ................................................................................................ 67
2.2 La phase de préparation de l’audit de stock ........................................................... 67
2.2.1 La prise de connaissance ................................................................................. 68
2.2.2 Evaluation des risques ..................................................................................... 68
2.3 La phase de réalisation de l’audit de stock ............................................................. 69
2.3.1 Contrôle comptable ......................................................................................... 69
2.3.2 Identification et protection des stocks ............................................................. 70
2.3.3 Imputation des coûts de production ................................................................ 70
2.3.4 Valorisation des stocks .................................................................................... 71
xvii
2.3.5 Contrôles globaux de vraisemblance ............................................................... 71
2.4 La phase de conclusion de l’audit de stock ............................................................ 71
CONCLUSION ................................................................................................................... 72
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................. vi
WEBOGRAPHIE ............................................................................................................... vii
ANNEXE : LISTE DES MOTS CLE .............................................................................. viii
TABLE DES MATIERES ................................................................................................... x