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Traduire Ou L'art D'interpréter, Tome 1...

مقالة دقيقة في موضوع اللغة والقانون

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2023 19:18

Revue générale de droit

Jean-Claude Gémar, Traduire ou l’art d’interpréter, tome 1 :


Fonctions, statuts et esthétique de la traduction : principes,
257 pages et tome 2 : Langue, droit et société : éléments de
jurilinguistique : application, 232 pages, Sainte-Foy, Presses de
l’Université du Québec, 1995, ISBN 2-7605-0824-2
Roxanne Guérard

Volume 28, numéro 3, septembre 1997

URI : https://id.erudit.org/iderudit/1035630ar
DOI : https://doi.org/10.7202/1035630ar

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Éditeur(s)
Éditions Wilson & Lafleur, inc.

ISSN
0035-3086 (imprimé)
2292-2512 (numérique)

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Citer ce compte rendu


Guérard, R. (1997). Compte rendu de [Jean-Claude Gémar, Traduire ou l’art
d’interpréter, tome 1 : Fonctions, statuts et esthétique de la traduction : principes,
257 pages et tome 2 : Langue, droit et société : éléments de jurilinguistique :
application, 232 pages, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, 1995,
ISBN 2-7605-0824-2]. Revue générale de droit, 28(3), 409–410.
https://doi.org/10.7202/1035630ar

Droits d'auteur © Faculté de droit, Section de droit civil, Université d'Ottawa, Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur. L’utilisation des
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l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à
Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche.
https://www.erudit.org/fr/
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
Jean-Claude GÉMAR, Traduire ou Vari d'in- traduction, l'interprétation du texte et l'esthéti-
terpréter, tome 1 : Fonctions, statuts et esthé- que de la traduction.
tique de la traduction : principes, 257 pages
Ce premier tome, consacré sur-
et tome 2 : Langue, droit et société : éléments
tout à l'étude plus générale de la traduction,
de jurilinguistique : application, 232 pages,
est complété par trois annexes où l'on re-
Sainte-Foy, Presses de l'Université du Qué-
trouve, entre autres, des exemples de traduc-
bec, 1995, ISBN 2-7605-0824-2.
tion d'un même texte, un lexique et une
« La rencontre fortuite de deux bibliographie générale.
"esprits des lois" diamétralement opposés pro- Le deuxième tome 2 s'intitule:
voque, de toute évidence, des effets inattendus, Langue, droit et société : éléments de jur¿lin-
notamment dans l'activité traduisante, où le guiste : application. Ce tome porte de façon
passage d'un système juridique à un autre pré- plus spécifique sur la traduction juridique. Il
sente des difficultés singulières ». L'auteur de comporte deux parties toutes deux subdivisées
ces lignes, Jean-Claude Gémar, est directeur en trois chapitres.
du département de linguistique et de traduction
de l'Université de Montréal et professeur titu- La première partie aborde l'eth-
laire de traduction et de jurilinguistique en nologie de la traduction sous l'angle « traduc-
plus d'être un collaborateur régulier de notre tion, droit et société ». Le professeur Gémar
Revue. Sa marque de commerce : la traduction relate au chapitre premier les origines de la tra-
et le droit. Rappelons-nous qu'il a publié, en duction juridique au Canada et la sociopoli-
1990, l'excellent livre intitulé : Les difficultés tique de la traduction où sont soulignés les
du langage du droit au Canada en collabora- enjeux culturels et sociaux de la traduction en
tion avec Vo Ho-Thuy. Dans son ouvrage men- milieu bilingue. Il affirme que pour des raisons
tionné en rubrique, il nous livre le fruit de ses historiques, la traduction juridique a profondé-
réflexions sur l'art de la traduction en 2 tomes. ment marqué l'expression du langage du droit
en français. Le cas du Canada est un cas d'es-
Le tome 1, divisé en deux parties, pèce puisqu'on y constate une étroite inter-
examine les principes sous-jacents aux fonc- action des aspects linguistiques, culturels et
tions, statut et esthétique de la traduction. sociopolitiques : « Aussi le passage d'une lan-
L'auteur y traite de la traduction en général et gue à une autre, d'un système à l'autre est-il
de la traduction juridique, en particulier. La porteur de conséquences dépassant de très loin
première partie est subdivisée en trois chapi- les seuls effets linguistiques, car c'est alors le
tres, où l'auteur aborde notamment, la nature droit (ou la loi) qui s'exprime. »
et la pratique de la traduction. Ce chapitre
nous renseigne sur les impressionnantes statis- Le deuxième chapitre porte sur le
tiques relatives à la traduction comme activité bilinguisme. L'auteur trace un portrait fort in-
économique. Les chapitres 2 et 3 portent téressant des enjeux que l'on retrouve en mi-
respectivement sur la théorisation de la traduc- lieu bilingue. À l'aide d'exemples historiques,
tion et l'enseignement de cette « activité tra- il traite des phénomènes d'assimilation et de
duisante». Le professeur Gémar y décrit les coexistence linguistiques. Il affirme que dans
difficultés pédagogiques de la traduction : mé- une communauté où le bilinguisme est imposé,
thodes d'enseignement, langue de départ et et même lorsque l'un des deux groupes est nu-
d'arrivée, culture générale, documentation, mériquement ou économiquement plus faible,
terminologie, etc. la traduction devient un acte unilatéral de com-
munication de dominant à dominé. Il ajoute
La deuxième partie du tome 1, que ce phénomène empêche l'enrichissement
divisée aussi en trois chapitres, porte sur la tra- intellectuel ou esthétique, ce qui aurait des in-
duction par l'interprétation du texte comme cidences certaines sur la qualité de la langue
étant une fonction anthropologique de la tra- d'arrivée. Le professeur Gémar conclut ce cha-
duction. Les chapitres portent respectivement pitre en affirmant que la langue française souf-
sur les fondements épistémologiques de la fre d'un mal profond au Canada. « Plus que les

(1997) 28 R.G.D. 409-410


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mots, ce sont les esprits, les mentalités qu'il de la langue, de ses nuances et subtilités. » Il
faudrait réformer. » discute des différences entre les démarches
dans l'exercice d'écriture des common lawyers
Dans cette optique, le chapitre 3 et des civilistes. De même, il dresse un intéres-
traite spécifiquement de la qualité de la « lan- sant tableau sur les obligations du traducteur
gue juridique » et de la lisibilité des textes lé- juridique selon la nature du texte à traduire.
gislatifs. Le concept de lisibilité est très Enfin, il conclut ce chapitre en présentant un
présent de nos jours dans les milieux législa- code de déontologie du traducteur juridique.
tifs. Les trois critères d'un texte de qualité
étant la clarté, la simplicité et la concision, Le professeur Gémar a effectué
ceux-ci sont revus par le professeur Gémar une brillante réflexion sur la traduction juri-
dans le contexte de l'écrit juridique. Cette ana- dique, exercice qui est trop souvent pris à la lé-
lyse est suivie d'un intéressant survol des ori- gère en pratique. Son ouvrage est d'un grand
gines de la langue juridique. intérêt pour la communauté juridique puisque
le bilinguisme impose souvent aux juristes
La deuxième partie concerne la canadiens, la traduction de textes de toutes
jurilinguistique. Le chapitre premier porte sur sortes. «Il revient au traducteur de faire l'in-
la langue du droit comme langue de spécialité. terprétation la plus juste possible du texte à
Le chapitre suivant traite spécifiquement des traduire pour en réexprimer optimalement les
aspects syntaxiques, stylistiques et séman- significations et, ce faisant, rendre justice à la
tiques du texte juridique. Enfin, le chapitre fois au droit et à la langue. » Il reprend ainsi en
troisième analyse les enjeux et nuances que ses propres termes le vieil adage de Montes-
comporte la traduction d'un texte juridique. Ce quieu voulant que les paroles des lois doivent
dernier chapitre est très intéressant puisque éveiller chez tous les hommes les mêmes
l'auteur y discute des obligations du traducteur idées.
juridique. Il affirme entre autres, que le juriste
n'est pas nécessairement un traducteur « natu- Roxanne GUÉRARD
rel » de textes juridiques : « Au-delà de la con- Conseiller juridique, Ottawa
naissance du droit, il y a la maîtrise essentielle

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