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Fascicule Math Pro TS2

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REPUBLIQUE DU SENEGAL

Unpeuple-Unbut-Unefoi

Présentation : MOUSSA FALL

Email :[email protected]

Tél : 78 295 28 01/76 027 68 81 Terminale S2

FASCICULE DE MATHÉMATIQUE
Cet ouvrage (fascicule) est un outil destiné à vous, élèves de Terminale S2, pour vous aider à
préparer les devoirs de classe, mais aussi le Baccalauréat. Il comprend :
des résumés de cours pour servir de fiches de leçons, vous facilitant la rétention des
notions fondamentales du programme.
des exercices d’application prenant en charge les compétences exigibles du programme,
et leurs corrigés pour vous apprendre à répondre à des questions types.
des exercices d’entrainement gradués et variés, pour le renforcement de vos capacités
durant l’année scolaire.
des problèmes et des sujets de Baccalauréat, pour vous permettre de jauger votre niveau
par rapport à ce qui vous attend à l’examen.

Il ne fait aucun doute, que cet ouvrage, bien utilisé, contribuera grandement à votre réussite au
Baccalauréat.
Nous accueillerons avec reconnaissance les remarques, critiques et suggestions qui nous
permettront de l’améliorer.
Nous remercions M. MBAYE professeur Mathématiques au lycée de Bambey et tous nos
enseignants pour leurs contributions.
Nous dédions cet ouvrage à nos familles bien-aimées.

Auteur ;
Moussa fall
Table des matières
Théme1 : Analyse

Leçon1 : Limites et continuités .................................................................................................................................... 4


Leçon2 : Dérivées et applications .............................................................................................................................. 10
Leçon 3 : Rappels sur la trigonométrie ...................................................................................................................... 14
Leçon 4 : Calcul de la primitive .................................................................................................................................. 17
Leçon 5 : Fonctions logarithmes népériennes ............................................................................................................ 19
Leçon 6 : Fonctions exponentielles ............................................................................................................................ 24
Leçon 7 : Fonctions puissances .................................................................................................................................. 29
Leçon 8: Suites numériques ...................................................................................................................................... 33
Théme2 : Géométrie

Leçon 9: Études de nombres complexes .................................................................................................................... 38


Leçon 10: Nombres complexes et géométrie ............................................................................................................. 52
Théme3 : Algèbre

Leçon 11: Équations différentielles ........................................................................................................................... 58


Leçon 12: Calcules intégrales .................................................................................................................................... 65
Théme4 : Etudes de probabilité

Leçon 13: Dénombrement ........................................................................................................................................ 69


Leçon 14: Etudes de la probabilités ........................................................................................................................... 72
Théme5 : Etudes statistiques

Leçon 15: Statistiques ............................................................................................................................................... 82


Séries d'exercices

LIMITE-CONTINUITE-DERIVATION ......................................................................................................................... 88
PRIMITIVES – CALCUL INTEGRAL− EQUATIONS DIFFERENTIELLES ........................................................................ 112
FONCTIONS LOGARITHME NEPERIEN ET EXPONENTIELLES .................................................................................. 119
SUITES NUMERIQUES .......................................................................................................................................... 138
NOMBRES COMPLEXES ET TRANSFORMATION DU PLAN ..................................................................................... 143
DENOMBREMENT- PROBABILITE ......................................................................................................................... 152
THEME1 : ANALYSE
Leçon1 : Limites et continuités
Rappels et compléments

A/ Rappels

1-Rappels sur la continuité

1-a Définition

•Continuité en un point

Soit une fonction ƒ définie sur un intervalle I et 𝑥0 un point de I, on dit que la fonction ƒ est continue en 𝑥0
lorsque ƒ admet une limite en 𝑥0. Cette limite est nécessairement ƒ(𝑥 0) c’est-à-dire
lim 𝑓(𝑥0) = lim+ 𝑓 (𝑥0) =ƒ(𝑥0).
𝑥→𝑥0− 𝑥→𝑥0

Une condition nécessaire est suffisante pour qu’une fonction soit continue en un point : que sa limite à
gauche et à droite en ce point soient finie et égalent à l’image de ƒ en ce point.
•Continuité sur un intervalle
Soit une fonction ƒ définie sur un intervalle I, alors elle est continue en tout point appartenant à cet intervalle.

Remarque : toute fonction définie est continue sur son ensemble de définition.

 Les fonctions polynômes sont définies sur IR, alors elles sont continuées sur IR.
 Les fonctions ƒ : x |𝑥 | sont définies sur IR, alors elles sont continues sur IR.
1
 Les fonctions ƒ : x | | sont définies sur IR\ {0}, alors elles sont continues sur IR\ {0}.
𝑥
 Les fonctions ƒ : x √𝑥 sont définies sur [0; +∞[ , alors elles sont continues sur [0; +∞[ .
 Les fonctions ƒ : x sin 𝑥 et x cos 𝑥 sont définies sur IR, alors elles sont continues
sur IR.
𝜋
 Les fonctions ƒ : x tan 𝑥 sont définies sur IR\ { + K𝜋} avec k ∈ 𝑍 alors elles sont continues
2
𝜋
sur IR\ { + K𝜋}.
2

A Retenir
• Iƒ(x)I >0 ou Iƒ(x)I ≤0 ↔ ƒ(x)≠0 la solution est sous la forme S=IR\ { 𝑥1 ; 𝑥2 ; 𝑥3 …}
• Iƒ(x)I <0 ↔ impossible la solution est S= ∅
•Iƒ(x)I≥ 0 ↔ toujours vrai la solution est S=IR

1-b Prolongement par continuité

Soit ƒ une fonction définie et continue sur un intervalle I et 𝑥0 un réel tel que 𝑥0 n’appartient pas à
l’intervalle I.

Si ƒ admet une limite finie 𝛼 en 𝑥0 alors la fonction 𝑔 définie par :

𝑔(x)=ƒ(x) si 𝑥 appartient à l’intervalle I

𝑔(x)=𝛼 si 𝑥 n’appartient pas à l’intervalle I


est appelée prolongement par continuité de la fonction ƒ en 𝑥0.

1-c Image d’un intervalle par une fonction continue

Soit ƒ une fonction définie ; continue et strictement monotone sur un intervalle I ; a et b deux réels
appartenant à l’intervalle I, alors l’image de l’intervalle I par rapport à ƒ est un intervalle de même nature.
On a les résultats suivants :

Intervalle I Monotonie de la fonction ƒ L’image de l’intervalle

[a ; b] ƒ est croissante [ƒ(a) ; ƒ(b)]

[a ; b] ƒ est décroissante [ƒ(b) ; ƒ(a)]

] a ; b] ƒ est croissante ]lim ƒ(x) ; ƒ(𝐛)]


𝑥→𝒂

] a ; b] ƒ est décroissante [ƒ(b) ; lim ƒ(x)[


𝑥→𝒂

]lim ƒ(x) ; lim ƒ(x) [


𝑥→𝒂 𝑥→𝒃
]a ; b[ ƒ est croissante
]lim ƒ(x) ; lim ƒ(x) [
𝑥→𝒃 𝑥→𝒂
]a ; b[ ƒ est décroissante

NB :
- L’image d’un intervalle est toujours un intervalle.
- L’image d’un point est toujours un point.

2-Rappels sur les limites

2-a les limites usuelles


1 1
• lim =0 • lim √𝑋=+∞ • lim =+∞
𝑥→+∞ √𝑋 𝑥→+∞ 𝑥→+𝟎 √𝑋

sin 𝑋 1
• lim =1 • lim =0 • lim |𝑋|=+∞
𝑥→+∞ 𝑋 𝑥→+∞ 𝑥 𝑛 𝑥→−∞

+∞ 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑖𝑟


• lim 𝑥 𝑛 =
𝑥→−∞

−∞ 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟

2-b Opérations sur les limites

Soient ƒ et 𝑔 deux fonctions 𝑥0, 𝑙, 𝑒𝑡 𝛼 des nombres réels non nuls, on a les propriétés suivantes :
-limite de la somme : c’est la somme des limites

lim ƒ(x) 𝑙 𝑙 +∞ −∞ +∞
𝑥→𝑥0
lim𝑔(x) 𝛼 ∞ +∞ −∞ −∞
𝑥→𝑥0
lim ( ƒ(x) + 𝑔(x) ) 𝑙+ 𝛼 ∞ +∞ −∞ FI
𝑥→𝑥 0

-Limite du produit : c’est le produit des limites

lim ƒ(x) 𝑙 𝑙≠0 +∞ −∞ ∞


𝑥→𝑥0
lim𝑔(x) 𝛼 ∞ −∞ −∞ 0
𝑥→𝑥0
lim ( ƒ(x) × 𝑔(x) ) 𝑙 × 𝛼 ∞ −∞ +∞ FI
𝑥→𝑥 0

-Limite du quotient : c’est le quotient des limites

lim ƒ(x) 𝑙 ∞ 0 0 𝑙 0 ∞
𝑥→𝑥0
lim𝑔(x) 𝛼≠0 𝛼≠0 ∞ 𝛼≠0 0 0 ∞
𝑥→𝑥0
lim ( ƒ(x) ÷ 𝑔(x) ) 𝑙 ÷ 𝛼 ∞ 0 0 ∞ FI FI
𝑥→𝑥 0

Remarque :
∞ 0
Nous avons 4 FI (quatre formes indéterminées) : −∞ + ∞ ; ∞ × 0 ; ;
∞ 0

B/ Compléments

1-Compléments sur les limites

1-a Comparaison sur les limites

Soient ƒ et 𝑔 deux fonctions 𝑥0, 𝑙, 𝑒𝑡 𝛼 des nombres réels, on a :


•si ƒ(x) ≤ 𝑔(x) et lim ƒ(x) → +∞ alors lim 𝑔(x) → +∞
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0

•si ƒ(x) ≥ 𝑔(x) et lim ƒ(x) → −∞ alors lim 𝑔(x) → −∞


𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0

•soit ℎ une fonction telle que : ƒ(x) ≤ ℎ(x) ≤ 𝑔(x) ; si lim ƒ(x) = lim 𝑔(x) = 𝑙, alors lim ℎ(x) = 𝑙 (c’est le
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0
théorème de gendarme)
•si |ƒ(x) − 𝑙 | ≤ 𝑔(x) et lim 𝑔(x) → 0 alors lim 𝑓(x) → 𝑙 (c’est la conséquence du théorème de
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0
gendarme)

1-b limites des fonctions composées

Soient ƒ et 𝑔 deux fonctions telles que ƒo𝑔(𝑥) soit une fonction composée ; 𝑥0, 𝛽, 𝑒𝑡 𝛼 des nombres réels,
alors lim ƒo𝑔(𝑥)= lim ƒ [𝑔(𝑥)]. On a ainsi :
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0

Si lim 𝑔(x) = 𝛽
𝑥→𝑥0 alors lim ƒo𝑔(𝑥)= 𝛼
𝑥→𝑥0
et lim ƒ(x) = 𝛼
𝑥→𝛽
Exemple : lim √2𝑥 − 4
𝑥→5

Soit 𝑓 (𝑥 ) = √2𝑥 − 4 tel que 𝑔(𝑥 ) = 2𝑥 − 4 et ℎ(𝑥 ) = √𝑥 alors


𝑓 (𝑥 ) 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠é𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒 ℎo𝑔(𝑥) on ainsi
lim 𝑔 (𝑥) = lim 2𝑥 − 4=6
𝑥→+5 𝑥→+5

lim ℎ(𝑥 ) = lim √𝑥 =√6 alors lim √2𝑥 − 4 = √6


𝑥→6 𝑥→6 𝑥→5

2-Complèments sur la continuité

2-a Théorème des valeurs intermédiaires

Soit ƒ une fonction continue sur un intervalle [a ; b] avec (a et b) ∈ IR tel que a<b alors pour tout réel 𝛽
compris entre 𝑓 (𝐚) 𝑒𝑡 𝑓 (𝐛), il existe au moins un réel 𝛼 ∈ [a ; b] tel que 𝑓(𝛼 ) = 𝛽 autrement dit l’équation
𝑓 (𝑥 ) = 𝛽 admet au moins une solution dans l’intervalle [a ; b].

2-b Corollaire du théorème des valeurs intermédiaires

•Si ƒ une fonction continue sur un intervalle [a ; b] et 𝑓 (𝐚) × 𝑓(𝐛) < 0 alors l’équation 𝑓 (𝑥 ) = 0 admet
au moins une solution sur ]a ; b[
• Si ƒ une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle [a ; b] et 𝑓 (𝐚) × 𝑓 (𝐛) < 0 alors
l’équation 𝑓(𝑥 ) = 0 admet une unique solution sur ]a ; b[
3-Complèments sur les asymptotes et les branches infinies

3-a Compléments sur les asymptotes

Soit ƒ une fonction et a ; b et 𝑥0 des réels : on a


•si lim ƒ(x)=∞ alors l’équation 𝑥 = 𝑥0 est une asymptote verticale c’est-à-dire parallèle à l’axe des
𝑥→𝑥0
ordonnés (y; 0; y′)
•si lim ƒ(x)=𝑥0 alors l’équation 𝑦 = 𝑥0 est une asymptote horizontale c’est-à-dire parallèle à l’axe des
𝑥→∞
abscisses (𝑥; 0; 𝑥′)
•soit (D) : 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃 une droite d’équation, si lim [ƒ(x) − 𝑦] = 0 alors la droite d’équation
𝑥→∞
(D) : 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃 est une asymptote oblique.
Interprétation graphique de l’asymptote oblique par rapport à la courbe (∁𝑓)
Soit ƒ une fonction et la droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃 une asymptote oblique alors :
•si [ƒ(x) − y] > 0 alors (∁𝑓) est au-dessus de la droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃.

•si [ƒ(x) − y] < 0 alors (∁𝑓) est en dessous de la droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃.
•si [ƒ(x) − y] = 0 alors (∁𝑓) et (D) : 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃 sont asymptotiques.

3-b Complément sur les branches infinies

Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I et (∁𝑓) sa courbe représentative :

Si lim ƒ(x)=∞, on a les propriétés suivantes :


𝑥→∞

ƒ(x)
•si lim = 0 alors la courbe (∁𝑓) admet une branche parabolique de direction l’axe des abscisses
𝑥→+∞ 𝑥
(𝑥; 0; 𝑥′).
ƒ(x)
•si lim 𝑥
= ∞ alors la courbe (∁𝑓) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées
𝑥→+∞

(𝑦; 0; 𝑦 ).
Remarque :
ƒ(x)
Si lim =a (avec a ∈ IR et a ≠ 𝟎)
𝑥→+∞ 𝑥
alors 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃 est une asymptote oblique.
lim [𝑓(𝑥 ) − 𝐚𝑥] =b (avec b ∈ IR)
𝑥→+∞

NB :
Si lim [𝑓(𝑥 ) − 𝐚𝑥] = ∞ alors (∁𝑓) admet une branche parabolique d’équation 𝑦 = 𝒂𝒙 de direction l’axe
𝑥→+∞
des ordonnées (𝑦; 0; 𝑦 ′ ).
THEME1 : ANALYSE
Leçon2 : Dérivées et applications
𝑰- Rappels sur les dérivées

1-Définition
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
 Une fonction 𝑓 est dérivable en un point fini 𝑥0 si 𝑓 est définie en 𝑥0 et lim =𝛼 (avec
𝑥→𝑥 0 𝑥−𝑥0
𝛼 ∈ IR). Ce réel 𝛼 est appelé nombre de dérivée de la fonction 𝑓 en 𝑥0 noté 𝑓′(𝑥0)
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
 lim− = 𝛼1 alors 𝑓 est dérivable à gauche de 𝑥0 et sa fonction dérivée 𝑓′(𝑥0− )= 𝛼 1
𝑥→𝑥 0 𝑥−𝑥0
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
 lim = 𝛼2 alors 𝑓 est dérivable à droite de 𝑥0 et sa fonction dérivée 𝑓′(𝑥0+ )= 𝛼 2
𝑥→𝑥 + 0 𝑥−𝑥0

Remarque :
 Si 𝛼1= 𝛼2 alors 𝑓 est dérivable en 𝑥0
 Si 𝛼1≠ 𝛼2 alors 𝑓 n'est pas dérivable en 𝑥0
 Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, alors 𝑓 est dérivable sur cet intervalle si elle est dérivable
en tout point appartenant à cet intervalle.

2-Interprétation graphique

 si 𝑓 est dérivable en 𝑥0 alors (∁𝑓) admet une tangente de coefficient directeur 𝑓′(𝑥0). Cette tangente
a pour droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝑓′(𝑥0)(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓(𝑥0)
 Si 𝛼1= 𝛼2 alors 𝑓 est dérivable en 𝑥0 alors (∁𝑓) admet une seule tangente de coefficient directeur
𝑓′(𝑥0) et de droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝑓′(𝑥0)(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓 (𝑥0)
 Si 𝛼1≠ 𝛼2 alors 𝑓 n'est pas dérivable en 𝑥0 alors (∁𝑓) admet une deux demi-tangentes de coefficients

directeurs respectives, 𝑓 ′(𝑥 ) et 𝑓′(𝑥0+ )de droites d’équations respectives
0

(D1) : 𝑦 = 𝑓′(𝑥0− )(𝑥0)(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓 (𝑥0) et (D2) : 𝑦 = 𝑓′(𝑥0+ )(𝑥0)(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓 (𝑥0) ainsi, il existe un point
anguleux A(𝑥0 ; 𝑓(𝑥0)) ; point d’intersection entre les deux demi-tangentes.
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
 lim =∞ alors 𝑓 n’est pas dérivable en 𝑥 et (∁𝑓) admet une demi-tangente verticale en un
0
𝑥→𝑥 0 𝑥−𝑥0
point A(𝑥0 ; 𝑓(𝑥0)).
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
 lim =0 alors 𝑓est pas dérivable en 𝑥 et (∁𝑓) admet une demi-tangente horizontale de
0
𝑥→𝑥 0 𝑥−𝑥0
droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝑓 (𝑥0)
NB :

 soit 𝑓 une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I et 𝑥 0 un réel appartenant à cet intervalle ;
on désigne 𝑓′′(𝑥 ) sa fonction dérivée seconde.
 Si 𝑓′′(𝑥 ) s’annule et change de signe alors le point A(𝑥0 ; 𝑓(𝑥0)) est une point d’inflexion pour la
courbe (∁𝑓). Ce point est un point de concavité tel que :
 si 𝑓 ′′ (𝑥) > 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑜𝑛 𝑎 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 converge
 si 𝑓 ′′ (𝑥) < 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑜𝑛 𝑎 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 concave
 Toute fonction dérivable sur un intervalle est aussi continue sur cet intervalle ; l’inverse est faux.
𝑰𝑰 − Règles de dérivabilité :

1-Tableau de dérivées des fonctions usuelles

𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑓(𝑥 ) 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑é𝑟𝑖𝑣é𝑒 𝑓 ′ (𝑥) Intervalle de dérivabilité


K (k=constante) 0 IR
X (x=inconnu) 1 IR
𝑥𝑛 (𝑛 ≥ 2) 𝑛𝑥 𝑛−1 IR
1 1
− 2
(𝑥 ≠ 0) 𝑥
𝑥 IR\{0}
1
√𝑥
2√ 𝑥 ] 0 ; +∞[
cos 𝑥 −sin 𝑥 IR
sin 𝑥 cos 𝑥 IR
tan 𝑥 1 + tan2 𝑥 𝜋
IR\{ + 𝐾𝜋}
2

2- Dérivées et opérations sur les dérivées

 Soient 𝐔 et 𝐕 deux fonctions dérivables sur un intervalle 𝑰 ; et 𝑘 ∈ 𝐼𝑅∗ les fonctions 𝑘𝐔 ; 𝐔 + 𝑉 et


𝐔𝑉 sont aussi dérivables sur l’intervalle 𝑰 et :

(𝑘𝐔)′ = 𝑘𝐔′ (𝐔 + 𝑉 )'= 𝐔′ + 𝐕′ (𝐔𝑉 )'= 𝐔′𝐕 + 𝐔𝐕′


1 𝐔
 Si de plus 𝑉 ne s’annule pas sur l’intervalle 𝑰 alors 𝑒𝑡 sont aussi dérivables sur cet intervalle
𝐕 𝐕
1 𝑉′ 𝐔 𝐔′𝐕−𝐔𝐕′
( )′ = − 2 et ( )′ =
𝐕 𝑉 𝐕 𝑉2
 Soit 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle 𝑰 définie par 𝑓 (𝑥 ) = 𝐔(𝑥 )𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 un entier naturel
alors : 𝑓′(𝑥 ) = 𝑛𝐔′[𝐔(𝑥)]𝑛−1

3-Dérivée d’une fonction composée

Soit 𝑔 une fonction dérivable sur un intervalle 𝑰 et 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle 𝐽 tel que pour
tout 𝑥 ∈ 𝑰 , 𝑔(𝑥) ∈ 𝐽 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑖𝑡 𝒈(𝑰)∁𝑱 alors la fonction composée ƒo𝑔(𝑥) est dérivable sur
l’intervalle 𝑰 et (ƒo𝑔(𝑥))′ = ƒ ′o𝑔(𝑥) × 𝑔′(𝑥)

Remarque :
cos′ 𝐔(𝑥 ) = −𝐔′(𝑥) sin 𝐔(𝑥 ) et sin′ 𝐔(𝑥 ) = 𝐔′(𝑥) cos 𝐔(𝑥 )

𝑰𝑰- Applications sur les dérivées

1- Sens de variation

Soit 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle 𝑰 et 𝑓′(𝑥) sa fonction dérivée :


 si 𝑓′(𝑥 ) > 0 sur l’intervalle 𝑰 alors la fonction 𝑓 est strictement croissante sur cet intervalle.
 si 𝑓′(𝑥 ) < 0 sur l’intervalle 𝑰 alors la fonction 𝑓 est strictement décroissante sur cet intervalle.
 si 𝑓′(𝑥 ) = 0 sur l’intervalle 𝑰 alors la fonction 𝑓 est constante sur cet intervalle.
NB :
Etudier les variations d’une fonction 𝑓 revient à étudier le signe de sa fonction dérivée sur son ensemble de
définition. On peut ainsi résoudre l’équation 𝑓′(𝑥 ) = 0 ou discuter suivant les valeurs de 𝑥.

Exemple : étudions les variations de la fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 + 2𝑥 − 2

Cette fonction est définie sur IR ; alors elle est dérivable sur IR et 𝑓′(𝑥 ) = 2𝑥 + 2
Pour étudier les variations de 𝑓, on pose 𝑓′(𝑥 ) = 0 2𝑥 + 2 = 0 𝑥 = −1
•pour tout 𝑥 ∈] − ∞; −1[ 𝑓′(𝑥) < 0 alors la fonction 𝑓 est strictement décroissante sur
cet intervalle.
•pour tout 𝑥 ∈] − 1; +∞[ 𝑓′(𝑥 ) > 0 alors la fonction 𝑓 est strictement croissante sur
cet intervalle.

2 Les extrémums relatifs

Soit 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle 𝑰 et 𝑓′(𝑥) sa fonction dérivée :


Si 𝑓′(𝑥) s’annule et change de signe sur cet intervalle en un point 𝑥0 alors 𝑓 admet un extrémum relatif. On
distingue deux extrémums relatifs : un maximum local et un minimum local.
 Si 𝑓 est croissante puis décroissante en 𝑥0 sur l'intervalle 𝑰 alors le réel 𝑓(𝑥0) est un maximum.

 Si 𝑓 est décroissante puis croissante en 𝑥0 sur l'intervalle 𝑰 alors le réel 𝑓(𝑥0) est un minimum.
Remarque :

 si 𝑓 admet un maximum négatif alors 𝑓(𝑥 ) < 0 sur l'intervalle 𝑰


 si 𝑓 admet un minimum positif alors 𝑓 (𝑥 ) > 0 sur l'intervalle 𝑰

3- Dérivée de la fonction réciproque

Théorème

Si 𝑓 est dérivable et strictement monotone sur un intervalle 𝑰 alors elle réalise une bijection sur cet intervalle
vers un intervalle 𝑱 = 𝑓 (𝑰) , ainsi elle admet une fonction réciproque notée 𝑓 −1 .
Propriété
Soit 𝑓 une fonction dérivable et bijective sur un intervalle 𝑰 vers un intervalle 𝑱 = 𝑓(𝑰) et 𝑓 −1 sa fonction
réciproque ; on a :
𝑓: 𝑰 𝑱 𝑓 −1 : 𝑱 𝑰
𝒙 𝒚 = 𝑓(𝑥) 𝒚 𝒙 = 𝑓 −1 (𝑦)
Ainsi la fonction dérivée de la fonction réciproque est définie par :

1
𝑓 ′ −1 (𝑦) =
𝑓′[𝑓−1 (𝑦)]
Remarque
 si 𝑓 est définie sur 𝑰 alors 𝑓 −1 est définie sur 𝑱
 si 𝑓 est continue sur 𝑰 alors 𝑓 −1 est continue sur 𝑱
 si 𝑓 est dérivable sur 𝑰 alors 𝑓 −1 est dérivable sur 𝑱 si et seulement si, pour tout 𝑥 ∈ 𝑰; 𝑓 ′ (𝑥) ≠ 0

4-Théorème de l’inégalité des accroissements finies

Soit 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle 𝑰, a et b deux réels appartenant à 𝑰.

S’il existe des réels M et m tel que m≤ 𝑓 ′ (𝑥) ≤M alors on a : m(b−a) ≤ 𝑓( 𝐛 ) − 𝑓( 𝐚 ) ≤M(b−a)

Conséquence : Soit 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle 𝑰, a et b deux réels appartenant à 𝑰. S’il
existe un réel M tel que |𝑓 ′ (𝑥)| ≤ M alors |𝑓( 𝐛 ) − 𝑓( 𝐚 )| ≤ M|(𝐛 − 𝐚)|
THEME1 : ANALYSE
Leçon 3 : Rappels sur la trigonométrie

1-Valeurs remarquables

𝑥 0 𝝅 𝝅 𝝅 𝝅 𝝅
𝟔 𝟒 𝟑 𝟐
cos 𝑥 √𝟑 √𝟐 𝟏
1 𝟐 𝟐 𝟐 0 −𝟏
sin 𝑥 𝟏 √𝟐 √𝟑
0 𝟐 𝟐 𝟐 1 0
tan 𝑥 √𝟑
0 𝟑 1 √𝟑 0

Remarque

 Si 𝛼∈ [0 ; 𝜋2], cos𝛼 et sin𝛼 sont positifs


 Si 𝛼∈ [𝜋2; 𝜋], cos𝛼 est négatif et sin𝛼 est positif
 Si 𝛼∈ [𝜋 ; 3𝜋2], cos𝛼 et sin𝛼 sont négatifs
 Si 𝛼∈ [3𝜋2;2𝜋], cos𝛼 est positif et sin𝛼 est négatif

2-Transformations élémentaires

cos(− 𝑥) = cos 𝑥 et sin(−𝑥) = − sin 𝑥


cos(𝜋 − 𝑥 ) = − cos 𝑥 et sin(𝜋 − 𝑥) = sin 𝑥
cos(𝜋 + 𝑥 ) = − cos 𝑥 et sin(𝜋 + 𝑥) = − sin 𝑥

cos( 𝑥 + 2𝑘𝜋) = cos 𝑥 et sin(𝑥 + 2𝑘𝜋) = sin 𝑥 Pour tout 𝑘 ∈ 𝑍


sin 𝑥 𝜋
tan 𝑥 = ; 𝑥 ≠ + 𝑘𝜋
cos 𝑥 2

𝑐𝑜𝑠 2(𝑥) + 𝑠𝑖𝑛2 (𝑥)


=1
1

𝜋−𝑥 𝑥

-1 0 1
𝜋+𝑥 −𝑥

-1
3-Formules d’addition

cos(𝒂 + 𝒃) = cos 𝒂 𝑐𝑜𝑠𝒃 − 𝑠𝑖𝑛𝒂𝑠𝑖𝑛𝒃 et sin(𝒂 + 𝒃) = cos 𝒂 𝑐𝑜𝑠𝒃 + 𝑠𝑖𝑛𝒂𝑠𝑖𝑛𝒃


cos(𝒂 − 𝒃) = cos 𝒂 𝑐𝑜𝑠𝒃 + 𝑠𝑖𝑛𝒂𝑠𝑖𝑛𝒃 et sin(𝒂 − 𝒃) = cos 𝒂 𝑐𝑜𝑠𝒃 − 𝑠𝑖𝑛𝒂𝑠𝑖𝑛𝒃

4-Formules de duplication

sin 𝟐𝒂 = 2cos 𝒂 𝑠𝑖𝑛𝒂


Cos𝟐𝐚 = 𝑐𝑜𝑠 𝟐 𝒂 − 𝑠𝑖𝑛𝟐 𝒂 = 2𝑐𝑜𝑠 𝟐 𝒂 − 𝟏 = 𝟏 − 2𝑠𝑖𝑛𝟐 𝒂

5-Formules de linéarisation
𝟏+Cos𝟐𝐚 𝟏−Cos𝟐𝐚
𝑐𝑜𝑠 𝟐 𝒂 = et 𝑠𝑖𝑛𝟐 𝒂 =
𝟐 𝟐

6-Equations trigonométriques

𝒂 + 2𝑘𝜋
cos 𝑥 = 𝑐𝑜𝑠𝒂 𝑥= avec 𝑘 ∈ 𝑍
−𝒂 + 2𝑘𝜋

𝒂 + 2𝑘𝜋
sin 𝑥 = 𝑠𝑖𝑛𝒂 𝑥= avec 𝑘 ∈ 𝑍
𝝅 − 𝒂 + 2𝑘𝜋

Cas particuliers
𝝅
cos 𝑥 = 0 𝑥= + 𝑘𝜋 avec 𝑘 ∈ 𝑍 et sin 𝑥 = 0 𝑥 = 𝑘𝜋 avec 𝑘 ∈ 𝑍
𝟐
7-Transformations de sommes en produits
𝒑+𝒒 𝒑−𝒒
En posant 𝑝 = 𝒂 + 𝒃 𝑒𝑡 𝑞 = 𝒂 − 𝒃 𝑑𝑎𝑛𝑠 3-, on a : 𝒂 = 𝑒𝑡 𝒃 = , on obtient ainsi
𝟐 𝟐

𝑝+𝑞 𝑝−𝑞 𝑝+𝑞 𝑝−𝑞


cos 𝑝 + cos 𝑞 = 2 cos ( ) 𝑐𝑜𝑠 ( ) et sin 𝑝 + sin 𝑞 = 2 sin ( ) 𝑐𝑜𝑠 ( )
2 2 2 2

𝑝+𝑞 𝑝−𝑞 𝑝−𝑞 𝑝+𝑞


cos 𝑝 − cos 𝑞 = −2 sin ( ) 𝑠𝑖𝑛 ( ) et sin 𝑝 − sin 𝑞 = 2 sin ( ) 𝑐𝑜𝑠 ( )
2 2 2 2
THEME1 : ANALYSE
Leçon 4 : Calcul de la primitive
𝑰-Notion de primitive

1-Définition

Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, on appelle primitive de ƒ sur l’intervalle I toute fonction F
dérivable sur cet intervalle tel que F′(𝑥 ) = 𝑓 (𝑥).

2-Conditions d’existences

Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, si ƒ est continue sur cet intervalle alors elle admet une primitive
sur cet intervalle.

3-Ensemble de définition

Toute fonction continue sur un intervalle I admet une infinité de primitive. Si F et G sont des primitives de la
fonction ƒ sur l’intervalle I alors F(𝑥 ) =G(𝑥 ) + 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒.

4-Primitive d’une fonction vérifiant les conditions initiales

Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, F sa fonction primitive et 𝑥0 un élément de l’intervalle I : pour
tout 𝑦𝑜 ∈ 𝐼𝑅, il existe une seule primitive de F sur I qui prend les valeurs 𝑦𝑜 𝑒𝑛 𝑥𝑜 .

Si F est une primitive de ƒ sur I alors 𝑐𝑠𝑡𝑒 = − F( 𝑥𝑜 ) + 𝑦𝑜 d’où

𝑥 F(𝑥 ) − 𝐅( 𝑥𝑜 ) + 𝑦𝑜 est une primitive de ƒ sur I qui prend les valeurs 𝑦𝑜 𝑒𝑛 𝑥𝑜 ; cette primitive
est unique.

𝑰𝑰-Détermination de primitive

1-Primitive des fonctions usuelles

fonction ƒ Primitive F(𝑥 ) Intervalle I


a ; (a∈ 𝐼𝑅) a 𝑥 + 𝑐𝑠𝑡𝑒 IR

𝑥 𝑛 ; (𝑛 ∈ 𝑁 ∗) 1
𝑥 𝑛+1 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
IR
𝑛+1
1 1 𝐼𝑅∗
− + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝑥𝑛 (𝑛+1)𝑥 𝑛−1
1
√𝑥 2√𝑥 + 𝑐𝑠𝑡𝑒 ] 0 ; +∞[

sin 𝑥 − cos 𝑥 + 𝑐𝑠𝑡𝑒 IR


cos 𝑥 sin 𝑥 + 𝑐𝑠𝑡𝑒 IR

2-Formules de primitive

Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, F sa fonction primitive sur cet l’intervalle I on a :
fonction ƒ Primitive F(𝑥 )

U'+V' U+V

U'𝐔 𝒏 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 1
𝑼𝑛+1 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝑛+1

𝐔′ 1
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 > 1 − + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝐔𝒏 (𝑛+1)𝐔𝑛−1
𝐔′
2√𝑼 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
√𝐔
𝐔′ sin 𝑼 − cos 𝑼 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝐔′cos 𝑼 sin 𝑼 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝐔′ × 𝑽′o𝑼 𝑽o𝑼 + 𝑐𝑠𝑡𝑒

Propriétés

Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, F sa fonction primitive sur cet l’intervalle I, la fonction
1
𝑥 ƒ (a 𝑥 + 𝒃) a pour primitive F(a 𝑥 + 𝒃) + 𝑐𝑠𝑡𝑒.
𝐚

Remarque
1
Si ƒ (𝑥) = cos(𝐚 𝑥 + 𝒃) alors F(𝑥) = 𝐚 sin(𝐚 𝑥 + 𝒃) + 𝑐𝑠𝑡𝑒.
1
Si ƒ (𝑥) = sin(𝐚 𝑥 + 𝒃) alors F(𝑥) = − 𝐚 cos(𝐚 𝑥 + 𝒃) + 𝑐𝑠𝑡𝑒.
THEME1 : ANALYSE
Leçon 5 : Fonctions logarithmes népériennes
𝑰-Définition et propriétés

1-Définition
1
La fonction 𝑥 est définie pour tout 𝑥 ≠ 0. Ainsi, sur l’intervalle ]0; +∞[ elle admet au moins
𝑥
1
une primitive. On appelle fonction logarithme népérienne la primitive de la fonction sur l’intervalle
𝑥
]0; +∞[ et qui s’annule en 1 : elle est notée ln 𝑥.

Conséquence

La fonction logarithme népérienne notée ln 𝑥 est définie sur l’intervalle ]0; +∞[ alors on a
1
 pour tout 𝑥 ∈ ]0; +∞[, la dérivée de la fonction logarithme est : (ln 𝑥)′ = .Cette fonction dérivée
𝑥
est positive sur ]0; +∞[ ainsi la fonction logarithme népérienne est strictement croissante sur
]0; +∞[.
 la fonction logarithme s’annule en 1 c’est-à-dire ln 1 = 0.

NB : ln 0 n’existe pas

2-Propriétés

Pour tout a> 0 𝑒𝑡 𝒃 > 0 alors on la propriété fondamentale suivante :

ln(𝐚 × 𝒃) = ln 𝐚 + ln 𝒃

3-Autres propriétés

Pour tout a> 0 𝑒𝑡 𝒃 > 0 on a.


1 𝐚
ln 𝒃 = ln 𝐚 − ln 𝒃
ln = − ln 𝒃
𝒃

𝟏 ln 𝐚𝒏 = 𝑛 ln 𝐚
ln √𝐚 = ln 𝐚
𝟐

𝑰𝑰- Etude de la fonction logarithme

1-Ensemble de définition et continuité

Soit ƒ une fonction logarithme définie par ƒ (𝑥) = ln 𝑥, alors Dƒ = ]0; +∞[ d’où ƒ est continue sur cet
intervalle. Autrement dit, pour tout a∈ ]0 ; +∞[, si lim ln 𝑥 = ln 𝐚 alors ƒ est continu en a.
𝑥→𝐚

2-Limite aux bornes

La fonction ƒ (𝑥) = ln 𝑥 est définie sur l’intervalle ]0; +∞[, on a :


lim ln 𝑥 = +∞ 𝑒𝑡 lim ln 𝑥 = −∞
𝑥→+∞ 𝑥→+𝟎+
Limites usuelles

lim ln 𝑥 = +∞ ln 𝑥 ln 𝑥
𝑥→+∞ lim =0 lim =0
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝑛

lim ln 𝑥 = −∞ lim 𝑥 ln 𝑥 = 0 ln(1 + 𝑥 )


𝑥→𝟎+ 𝑥→𝟎 lim =1
𝑥→𝟎 𝑥

ln 𝑥 ln 𝑥
lim =1 lim+ = −∞
𝑥→𝟏 𝑥 − 1 𝑥→𝟎 𝑥

Interprétation graphique sur les limites


 lim+ ln 𝑥 = −∞ alors (∁𝑓) admet une asymptote verticale de droite d’équation 𝑥 = 0.
𝑥→𝟎
ln 𝑥
 lim = 0 alors (∁𝑓) admet une branche parabolique de direction l’axe des abscisses (𝑥; 0; 𝑥′).
𝑥→+∞ 𝑥

3-Dérivée et sens de variation

Soit la fonction ƒ(𝑥) = ln 𝑥 définie sur l’intervalle ]0; +∞[ , Pour tout 𝑥 ∈ ]0; +∞[ 𝑓 est dérivable et sa
1
fonction dérivée est définie par ƒ′(𝑥) = 𝑥 .

Pour tout 𝑥 ∈ ]0; +∞[ ƒ′(𝑥) > 0 d’où ƒ est strictement croissante sur cet intervalle.

Tableau de variation

ln 1 = 0 et ln e = 𝟏

ln 𝑥 étant continue et strictement croissante sur ]0 ; +∞[ donc elle réalise une bijection de ]0 ; +∞[ vers
IR. On admet que 0 ∈ 𝐼𝑅 donc l’équation ln 𝑥 = 0 admet donc une unique solution 𝑥 = 1 sur cet intervalle.
4-Equation de la demi-tangente en 1 et en e

 En 1 : 𝒚 = 𝒇′(𝟏)(𝒙 − 𝟏) + 𝒇(𝟏) y=x-1


1
 En e : 𝒚 = 𝒇′(e)(𝒙 − e) + 𝒇(e) y= e (x-e)+1

NB : 2,717 < e < 2,718 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 e ≅ 2,71

Courbe de la fonction logarithme

Si 𝑥 ∈ ]0; 1[ ln 𝑥 < 0 Si 𝑥 ∈ ]1; +∞[ ln 𝑥 > 0

5-Etude de la fonction composée lno𝑼

5-a Domaine de définition et calcul de limite

 Soit 𝑓 (𝑥 ) = lno𝑼 une fonction composée avec 𝑼 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑎𝑙𝑙𝑒 𝐼,
alors cette fonction 𝑓 est définie si et seulement si 𝑼(𝑥 ) > 0. Elle est aussi notée ln𝐔(𝑥).
 Soit 𝑥0 ∈ 𝐼 et (𝛼 𝑒𝑡 𝛽 ) ∈ 𝐼𝑅, on a :
Si lim 𝑼(𝑥 ) = 𝛼
𝑥→𝑥0

lim ln 𝑼(𝑥 ) = alors lim ln 𝑼(𝑥) = 𝛽


𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0

Et lim ln 𝑥 = 𝛽
𝑥→𝛼

Application

Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓 (𝑥 ) = ln(𝑥2 − 1).

•Déterminons l’ensemble de définition

𝑓(𝑥 ) existe si et seulement si 𝑥 2 − 1 >. On pose 𝑥 2 − 1 = 0 ; 𝑜𝑛 𝑎 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 = 𝑥1 − 1 𝑒𝑡 𝑥2 = 1


X −∞ −1 1 +∞
2
𝑥 −1 + − + 𝐷𝑓=]−∞;−1[∪]1;+∞[
•Les limites aux bornes
lim 𝑥2 − 1 = +∞
𝑥→−∞
lim ln(𝑥2 − 1) = alors lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑓(𝑥) = +∞
𝑥→−∞ 𝑥→−∞ 𝑥→+∞
lim ln𝑥 =+∞
𝑥→+∞

lim 𝑥 2 − 1 = 0+
𝑥→−1−

lim ln(𝑥 2 − 1) = alors lim − 𝑓(𝑥) = lim+ 𝑓(𝑥) = −∞


𝑥→−1− 𝑥→−1 𝑥→1

lim ln𝑥 = −∞
𝑥→0+

5-b Dérivée et sens de variation

Soit 𝑓(𝑥 ) = lno𝐔(𝑥) une fonction composée avec 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑎𝑙𝑙𝑒 𝐼. Si 𝑼(𝑥 )
est dérivable et strictement positive sur cet intervalle, la fonction ln(𝑥) est aussi dérivable sur l’intervalle

𝑱 = ]0 ; +∞[ tel que 𝑼(𝐼 )∁ 𝑱 alors lno𝑼(𝑥) est aussi dérivable 𝐼.

Pour tout 𝑥 ∈ 𝐼, cette fonction composée admet une fonction dérivée sur cet intervalle définie par
𝑼′(𝑥)
𝑓′(𝑥 ) =
𝑼(𝑥)

NB : étudier le sens de variation de cette fonction revient à étudier le signe du numérateur c’est-à-dire
celle de 𝑼′(𝑥 )
Application

Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓 (𝑥 ) = ln(𝑥2 − 1).

•Déterminons la fonction dérivée et le sens de variation


2𝑥
Pour tout 𝑥 ∈ ]−∞; −1[ ∪ ]1; +∞[ 𝑓 est dérivable et 𝑓′(𝑥 ) =
𝑥2 −1

Pour tout 𝑥 ∈ ]−∞; −1[ ∪ ]1; +∞[ 𝑥2 − 1 > 0, 𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 2𝑥 = 0 𝑥 = 0 or


0 𝑛 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠 à ]−∞; −1[ ∪ ]1; +∞[ alors pour tout 𝑥 ∈ −∞; −1 ∪ 1; +∞[ 𝑓′(𝑥 ) > 0 d’où 𝑓 est
′ ] [ ]
stictement croissante sur cet intervalle.
•Tableau de variation

X −∞ −1 0 1 +∞

𝑓′(𝑥 ) + − +

−∞ +∞

+∞ −∞

6-Equations et inéquations des fonctions logarithmes

La fonction logarithme étant continue et strictement croissante sur l’intervalle ]0 ; +∞[ donc elle réalise une
bijection de ]0 ; +∞[ 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝐼𝑅 .

Propriétés

Soient 𝛼 𝑒𝑡 𝛽 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑟é𝑒𝑙𝑠 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝛼 > 0 𝑒𝑡 𝛽 > 0, on a les propriétés suivantes,
•si ln 𝛼 = ln 𝛽 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝛼 = 𝛽 •si ln 𝛼 > ln 𝛽 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝛼 > 𝛽
•si ln 𝛼 ≤ ln 𝛽 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝛼 ≤ 𝛽
𝑼′(𝑥)
7-Primitive de
𝑼(𝑥)

Si 𝑈 est une fonction dérivable et ne s’annulant pas sur un intervalle 𝐼 alors la fonction ln|𝑈 (𝑥)| est la
𝑼′(𝑥)
primitive de la fonction 𝑼(𝑥) sur cet intervalle.
THEME1 : ANALYSE
Leçon 6 : Fonctions exponentielles
𝑰-Définition et propriétés

1-Définition

On appelle fonction exponentielle la fonction réciproque de ln 𝑥. Elle est définie sur IR à valeur dans
]0 ; +∞[ et est notée 𝑒𝑥𝑝(𝑥 ) ou encore 𝒆𝑥 .

Remarque :

Quel que soit 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝒆𝑥 > 0 . Si 𝑥 ∈ 𝐼𝑅+ ∗ 𝑒𝑡 𝑦 ∈ 𝐼𝑅 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 ln 𝑥 = 𝑦 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 = 𝑒𝑥𝑝(𝑦)

Cas particuliers
 ln 1 = 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝒆0 = 1
 ln 𝑒 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑒 1 = 𝑒
Remarque :

•𝑒 ln 𝑥 = 𝑥 𝑒𝑡 • ln 𝑒 𝑥 = 𝑥

2-Propriétés

Soient a et b deux réels appartenant à IR, on a la propriété fondamentale suivante : 𝑒 (𝐚+𝐛) = 𝑒 𝐚 × 𝑒 𝐛


Autres propriétés
Soient a et b des réels appartenant à IR, on a les propriétés suivants :
𝑒𝐚 𝑛
(𝑒𝐚 ) = 𝑒𝐚n
1
𝑒 −𝐚 = 𝑒 (𝐚−𝐛) =
𝑒𝐚 𝑒𝐛

𝑰𝑰-Etude de la fonction exponentielle

1-Ensemble de définition et continuité

Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓(𝑥) = 𝒆𝑥 . Cette fonction est la fonction réciproque de la fonction ln 𝑥 de
]0 ; +∞[ 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝐼𝑅 donc elle est définie sur 𝐼𝑅.

Pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅 la fonction exponentielle est continue.

2-Limites aux bornes

lim 𝒆𝑥 = +∞ et lim 𝒆𝑥 = 0+
𝑥→+∞ 𝑥→−∞

Limites usuelles
lim 𝒆𝑥 = +∞ lim 𝒆𝑥 = 0+ 𝒆𝑥
𝑥→+∞ 𝑥→−∞ lim = +∞
𝑥→+∞ 𝑥

lim 𝒆𝑥 = 1 lim 𝑥 𝑛 𝒆−𝑥 = 0


𝑥→+∞
lim 𝑥𝒆𝑥 = 0
𝑥→−∞
𝑥→𝟎

𝒆𝑥 − 1
lim =1
𝑥→𝟎 𝑥

Interprétation sur les limites


Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓(𝑥) = 𝒆𝑥 et (∁𝑓) sa courbe représentative:
 lim 𝒆𝑥 = 0+ donc (∁𝑓) admet une asymptote horizontale d’équation 𝑦 = 0
𝑥→−∞
𝒆𝑥
 lim = +∞ donc (∁𝑓) admet une branche parabolique l’axe des ordonnées (𝑦; 0; 𝑦′).
𝑥→+∞ 𝑥

3-Dérivée et sens de variation

La fonction ln 𝑥 étant continue et strictement croissante sur l’intervalle ]0 ; +∞[ alors elle réalise une
bijection de ]0 ; +∞[ 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝐼𝑅 alors sa fonction réciproque 𝒆𝑥 est dérivable sur 𝐼𝑅 et la fonction dérivée
(𝒆𝑥 )′ = 𝒆𝑥 . Pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, (𝒆𝑥 )′ > 0 alors la fonction exponentielle est strictement croissante sur 𝐼𝑅.

Tableau de variation

𝒆𝟎 = 𝟏 𝒆𝟏 = 𝐞

La courbe de la fonction exponentielle


NB :

La courbe de la fonction exponentielle est symétrique à celle de la fonction logarithme par rapport à la
droite d’équation (𝐷): 𝑦 = 𝑥.
𝑰𝑰𝑰-Etude de la fonction composée 𝒆𝒖

1-Domaine de définition et calcule de limites

1-a Domaine de définition

Soit 𝑈(𝑥 ) une fonction définie sur un intervalle 𝐼 𝑑𝑒 𝐼𝑅, alors la fonction composée 𝑒 𝑢(𝑥) est définie sur cet
intervalle.

1-b Calcule de limite

Soit 𝑥0 𝑢𝑛 𝑟é𝑒𝑙 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 à 𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑎𝑙𝑙𝑒 𝐼 et (𝛼 𝑒𝑡 𝛽 ) ∈ 𝐼𝑅, on a :


Si lim 𝑈 (𝑥) = 𝛼
𝑥→𝑥0

lim 𝑒 𝑢(𝑥) = alors lim 𝑒 𝑢(𝑥) = 𝛽


𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0

et lim 𝑒 𝑥 = 𝛽
𝑥→𝛼

Application
2 −1)
Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑒(𝑥

Déterminons l’ensemble de définition


2 −1)
La fonction 𝑥 2 − 1 est définie sur IR alors 𝑒 (𝑥 est définie sur IR d’où 𝐷𝑓 = 𝐼𝑅 .

lim = 𝑥2 − 1 = +∞
𝑥→−∞
(𝑥2 −1)
lim 𝑒 = alors lim 𝑒(𝑥
2 −1)
= +∞
𝑥→−∞
lim 𝑒𝑥 = +∞ 𝑥→−∞
𝑥→+∞

lim = 𝑥2 − 1 = +∞
𝑥→+∞
2 −1) 2 −1)
lim 𝑒(𝑥 = alors lim 𝑒(𝑥 = +∞
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
lim 𝑒𝑥 = +∞
𝑥→+∞

2-Dérivée et sens de variation

Soit 𝑈(𝑥 ) une fonction définie sur un intervalle 𝐼 alors la fonction composée 𝑓 définie par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑒𝑈(𝑥) est
dérivable sur 𝐼 et sa fonction dérivée est 𝑓′(𝑥 ) = 𝑈′𝑒 𝑈(𝑥)

NB : le signe de 𝑓′(𝑥 ) dépend uniquement de celui de la fonction 𝑈′ car ; pour tout 𝑥 ∈ 𝐼 𝑒𝑈(𝑥) > 0 .
Application
(𝑥2 −1)
Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑒 .
•Déterminons la fonction dérivée et le sens de variation

= 2𝑥𝑒(𝑥 −1)
2
Pour tout 𝑥 ∈ ]−∞; +∞[ 𝑓 est dérivable et 𝑓′(𝑥 )
2−1
Pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅 𝑒𝑥 > 0, 𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 2𝑥 = 0 𝑥 = 0 or 0 ∈ 𝐼𝑅 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠,

pour tout 𝑥 ∈ ]−∞; 0[ 𝑓′(𝑥 ) < 0 d’où 𝑓 est strictement décroissante sur cet intervalle.
pour tout 𝑥 ∈ ]0; +∞[ 𝑓′(𝑥 ) > 0 d’où 𝑓 est stictement croissante sur cet intervalle.
•Tableau de variation

X −∞ 0 +∞
𝑓′(𝑥) − 0 +
+∞ +∞

3-Primitive de la fonction 𝑈 ′ 𝑒 𝑈(𝑥)

Si 𝑈 est une fonction dérivable sur un intervalle 𝐼 alors la primitive de la fonction 𝑈 ′ 𝑒 𝑈(𝑥) sur cet intervalle
est 𝑒 𝑈(𝑥).
THEME1 : ANALYSE
Leçon 7 : Fonctions puissances
𝑰- Puissance d’un nombre réel strictement positif

1-Définition

Soit 𝛼 un nombre réel positif et 𝑛 un entier naturel on a :

ln 𝛼 𝑛 = 𝑛 ln 𝛼
𝑛
𝑒 ln 𝛼 = 𝑒 𝑛 ln 𝛼 𝛼 𝑛 = 𝑒𝑛 ln 𝛼

2- Propriétés

Soit a et b deux nombres positifs et différents de 0, pour tout réels 𝛼 𝑒𝑡 𝛽 on a :

 𝐚𝜶 × 𝐚𝜷 = 𝐚(𝛂+𝛃) (𝐚𝐛)𝛼 = 𝐚𝜶 × 𝐛𝜶 (𝐚𝛼 )𝛽 = 𝐚(𝛂×𝛃)

𝐚 𝜶 𝐚𝜶 𝐚𝜶 𝟏
 ( ) = = 𝐚(𝛂−𝛃) = 𝐚−𝜶
𝒃 𝐛𝜶 𝐛𝜷 𝐚𝜶

Remarque
Quel que soit le réel 𝛼 ∈ 𝐼𝑅, 1𝛼 = 1

3- Autres propriétés

Soit a un réel positif différent de 0, pour tout réels 𝛼 𝑒𝑡 𝛽 on a

 si a≠ 𝟏 alors 𝐚𝛼 = 𝐚𝛽 𝛼=𝛽
𝛼 𝛽
 si a> 𝟏 alors 𝐚 > 𝐚 𝛼>𝛽
 si 0 <a< 𝟏 alors 𝐚𝛼 > 𝐚𝛽 𝛼<𝛽
𝑰𝑰- Etude de la fonction puissance

1-Définition et ensemble de définition

Etant donné 𝛼 un réel, on appelle fonction puissance notée 𝑓𝛼 la fonction définie par :

𝑓𝛼 : ]𝑂; +∞[ ]𝑂; +∞[

𝑥 𝑥𝛼
Cette fonction est alors définie sur ]𝑂; +∞[ et on a 𝑥 𝛼 = 𝛼 ln 𝑥

2-Calcule de limites

Soit 𝑓 une fonction puissance tel que 𝑓𝛼 = 𝑥𝛼 avec 𝛼 ∈ 𝐼𝑁 et définie sur ]𝑂; +∞[
 si 𝛼 > 0 on a :
lim = 𝛼 ln𝑥 = +∞
𝑥→+∞

lim = 𝑥 𝛼 = lim 𝑒 𝛼 ln𝑥 = alors lim 𝑓𝛼 = +∞


𝑥→+∞ 𝑥→+∞
lim 𝑒𝑥 = +∞ 𝑥→+∞
𝑥→+∞
lim = 𝛼 ln 𝑥 = −∞
𝑥→0+

lim = 𝑥 𝛼 = lim+𝑒 𝛼 ln 𝑥 = lim 𝑓𝛼 = 0


𝑥→0+ 𝑥→0 alors 𝑥→0+
+
lim 𝑒𝑥 =0
𝑥→−∞

 si 𝛼 < 0 on a :

lim = 𝛼 ln 𝑥 = −∞
𝑥→+∞
alors lim 𝑓𝛼 = 0
lim = 𝑥 𝛼 = lim 𝑒 𝛼 ln 𝑥 = 𝑥→+∞
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ +
lim 𝑒𝑥 = 0
𝑥→−∞

lim = 𝛼 ln 𝑥 = +∞
𝑥→0+

lim = 𝑥 𝛼 = lim+𝑒 𝛼 ln 𝑥 = alors lim 𝑓𝛼 = +∞


𝑥→0+ 𝑥→0 𝑥→0+
lim 𝑒𝑥 = +∞
𝑥→+∞

Interprétation sur les limites

Soit (𝐶𝑓𝛼 ) la courbe représentative de la fonction puissance définie par 𝑓𝛼 = 𝑥 𝛼

 pour tout 𝛼 > 0 et lim 𝑓𝛼 = 0 donc 𝑓𝛼 admet un prolongement par continuité en 0.


𝑥→0+
 pour tout 𝛼 < 0 et lim 𝑓𝛼 = 0 donc (𝐶𝑓𝛼 ) admet une asymptote verticale de droite d’équation
𝑥→+∞
(D) :𝑦 = 0.
 pour tout 𝛼 < 0 et lim 𝑓𝛼 = +∞ donc (𝐶𝑓𝛼 ) admet une asymptote horizontale de droite d’équation
𝑥→0+
(D) :𝑥 = 0.
Remarque :
𝑓𝛼
Pour tout 𝛼 > 0 et lim 𝑓𝛼 = +∞ alors la courbe (𝐶𝑓𝛼 ) admet une branche infinie ; on calcule ainsi lim
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥
𝑓𝛼 𝑥𝛼
. On admet que lim = lim = lim 𝑥 (𝛼−1)
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞

 𝑠𝑖 𝛼 > 1 alors lim 𝑥 (𝛼−1) = +∞ d’où (𝐶𝑓𝛼 ) admet une branche parabolique de direction l’axe des
𝑥→+∞
ordonnées (𝑦; 0; 𝑦′).
 𝑠𝑖 0 < 𝛼 < 1 alors lim 𝑥 (𝛼−1) = 0 d’où (𝐶𝑓𝛼 ) admet une branche parabolique de direction l’axe
𝑥→+∞
des abscisses (𝑥; 0; 𝑥′).

3-Dérivée et sens de variation

Soit la fonction puissance 𝑓𝛼 = 𝑥 𝛼 définie sur ]𝑂; +∞[ ; alors pour tout 𝑥 ∈ ]𝑂; +∞[, 𝑓𝛼 est dérivable et sa
fonction dérivée est donnée par 𝑓𝛼 ′(𝑥 ) = 𝛼𝑥 𝛼−1 .

Le signe de la fonction dérivée dépend de celui du réel 𝛼 car ∈ ]𝑂; +∞[ , 𝑥 𝛼−1 > 0
 Si 𝛼 > 0 donc 𝑓𝛼 ′(𝑥 ) > 0 d’où 𝑓𝛼 est strictement croissante sur ]𝑂; +∞[
 Si 𝛼 < 0 donc 𝑓𝛼 ′(𝑥 ) > 0 d’où 𝑓𝛼 est strictement décroissante sur ]𝑂; +∞[
Tableau de variation

Pour tout 𝜶 > 𝟎 Pour tout 𝜶 < 𝟎

X 0 1 +∞ X 0 1 +∞

𝑓𝛼 ′(𝑥 ) + 𝑓𝛼 ′(𝑥 ) −
+∞ +∞

𝑓𝛼 𝑓𝛼

0 0

Courbe de la fonction puissance

NB :

Soit les fonctions logarithme (ln 𝑥 ), exponentielle (𝑒 𝑥 ) et puissance (𝑥 𝛼 ) : on peut utiliser la méthode de
la croissance comparée pour calculer la limite des rapports en +∞ en admettant que la fonction 𝑒 𝑥 domine
la fonction 𝑥 𝛼 qui à son domine la fonction ln 𝑥.
Technique d’utilisation de cette méthode
Pour calculer la limite des rapports des fonctions ln 𝑥 , 𝑒𝑥 𝑒𝑡 𝑥𝛼 en +∞ on considère la fonction la plus
faible comme étant une constante puis on respecte les règles de calcule des limites.
𝑒𝑥
Exemple : calculons la limite de la fonction définie par 𝑓(𝑥 ) = en +∞
𝑥𝛼
𝑥 𝛼
La fonction 𝑒 domine la fonction 𝑥 ainsi on considère cette dernière comme une constante
𝛼
(𝑥 = 𝑙 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 𝐼𝑅; on a :
𝑒𝑥 𝑒𝑥 +∞
lim 𝑓(𝑥) = +∞
lim = lim = = +∞ ainsi
𝑥→+∞ 𝑥𝛼 𝑥→+∞ 𝑙 𝑙 𝑥→+∞
4- Primitive de la fonction 𝑼′𝑼𝜶

Soit 𝑓𝛼 = 𝑼′𝑼𝜶 une fonction puissance, si 𝑼 est une fonction dérivable et strictement positive sur un
1
intervalle 𝐼, alors elle admet une primitive sur cet intervalle définie par 𝐹 = 𝑼𝜶+𝟏
𝛼+1

Remarque : pour calculer la limite des fonctions exp(𝑥), 𝑋 𝛼 et ln 𝑥, il est plus facile
d’utiliser la méthode de la croissance comparée sachant que la fonction exp(𝑥)
domine la fonction puissance qui à son tour domine la fonction ln 𝑥.
THEME1 : ANALYSE
Leçon 8: Suites numériques
𝑰-Généralité
1-Définition

Une suite numérique est une fonction numérique définie sur l’ensemble des entiers naturels 𝐼𝑁. Elle est
donnée telle que : 𝑈 : 𝐼𝑁 𝐼𝑅. Elle aussi notée 𝑈𝑛
𝑛 𝑈𝑛

𝑈𝑛 est appelée terme générale de la suite numérique et 𝑛 l’indice ou le rang du terme de la suite numérique.
2-Mode de définition d’une suite numérique

2-a Suite définie de manière explicite

On dit qu’une suite est définie de manière explicite ou fonctionnelle si l’on connait la fonction 𝑓 tel que pour
tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 on a 𝑈𝑛 = 𝑓 (𝑛) ainsi on pourra calculer n’importe quel terme de la suite pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁.
Exemple : soit 𝑈𝑛 = 2𝑛 − 4 une suite numérique. Calculons les trois premiers termes de la suite pour tout
𝑛 > 0.

𝑈1 = 2(1) − 4 = −2 𝑈2 = 2(2) − 4 = 0 𝑈3 = 2(3) − 4 = 2

2-b Suite définie de manière récurrente

Une suite est définie par récurrence en donnant la valeur de son premier terme 𝑈𝑘 avec 𝑘 ∈ 𝐼𝑁 et par une
relation de récurrence entre deux termes consécutifs en général 𝑈𝑘+1 et 𝑈𝑘 . Cette relation de récurrence
permet de passer d’un terme au terme suivant.

Exemple : soit 𝑈𝑛 une suite numérique définie par 𝑈1 = 2 avec 𝑛 > 0


𝑈𝑛+1 = −4𝑈𝑛 + 7
Calculons les trois premiers termes de cette suite
 𝑈1 = 2 donc U2 = −4𝑈1 + 7 d’où 𝑈2 = −1
 𝑈2 = −1 donc U3 = −4𝑈2 + 7 d’où 𝑈3 = 11
 𝑈3 = 11 donc U4 = −4𝑈3 + 7 d’où 𝑈4 = −37

3-Sens de variation : monotonie

Soit 𝑈𝑛 une suite numérique, 𝑈𝑛 est dite monotone si elle est croissante ou décroissante sur un intervalle 𝐼.
Etudier les variations d’une suite numérique sur l’intervalle 𝐼 revient à étudier le signe de 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 sur
cette intervalle :
 si 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 > 0 alors la suite 𝑈𝑛 est strictement croissante sur cet intervalle.
 si 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 < 0 alors la suite 𝑈𝑛 est strictement décroissante sur cet intervalle.
 si 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 = 0 alors la suite 𝑈𝑛 est constante sur cet intervalle.
Remarque :
𝑈𝑛+1
 Si les termes de la suite sont positifs sur l’intervalle 𝐼 alors on peut comparer à 1.
𝑈𝑛
𝑈𝑛+1
 si > 1 alors la suite 𝑈𝑛 est strictement croissante sur cet intervalle.
𝑈𝑛
𝑈𝑛+1
 si < 1 alors la suite 𝑈𝑛 est strictement décroissante sur cet intervalle.
𝑈𝑛
𝑈𝑛+1
 si = 1 alors la suite 𝑈𝑛 est constante sur cet intervalle.
𝑈𝑛
 Si 𝑈𝑛 = 𝑓 (𝑥 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑛 = 𝑥 alors on peut étudier les variations de 𝑓 sur [0; +∞[ pour déterminer
la monotonie de la suite 𝑈𝑛 .

4-Suite bornée

𝑈𝑛 est une suite numérique définie pour 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 et (𝐦; 𝐌 ) deux réels différents de 0 :
 La suite 𝑈𝑛 est dite minorée s’il existe un réel m tel que pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑈𝑛 ≥ 𝐦.
 La suite 𝑈𝑛 est dite majorée s’il existe un réel M tel que pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑈𝑛 ≤ 𝐌.
 La suite 𝑈𝑛 est dite bornée si elle est à la foi majorée et minorée autrement dit, il existe deux réels
m et M tel quel m≤ 𝑈𝑛 ≤ 𝐌.

NB :
Les réels M et m sont appelés respectivement majorant et minorant.

5-Démonstration par récurrence

On désigne par 𝑃𝑛 une propriété vérifié par la suite 𝑈𝑛 , pour montrer que la propriété 𝑃𝑛 est vraie pour tout
𝑛 ∈ 𝐼𝑁,
 on vérifie que 𝑃𝑛 est vraie au premier rang c’est-à-dire premier terme de la suite (𝑈0 )
 On suppose que la propriété 𝑃𝑛 est vraie à un certain rang 𝑛 autrement dit on suppose que 𝑃𝑛 est
vraie au rang 𝑛.
 On montre que la propriété 𝑃𝑛 est vraie au rang 𝑛 + 1 c’est-à-dire 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑃𝑛 (𝑛 + 1 ) est vraie.

𝑰𝑰-Les types de suites numériques


Nous étudierons deux types de suites numériques : la suite arithmétique et la suite géométrique.

1-La suite arithmétique

1-a Définition

Soit 𝑈𝑛 une suite numérique. On dit que la suite 𝑈𝑛 est arithmétique s’il existe un réel 𝒓 tel pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁
𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 = 𝒓. Ce réel 𝒓 est appelé la raison da la suite arithmétique.

1-b Les relations des termes de la suite arithmétique

Soit 𝑈𝑛 une suite arithmétique de raison 𝒓 et de premier terme 𝑈𝑘 on a :


𝑈𝑛 = 𝑈𝑘 + (𝑛 + 𝑘) 𝒓 et si 𝑘 = 0 alors 𝑈𝑛 = 𝑈0 + 𝑛 𝒓

1-C Sens de variation de la suite arithmétique

Soit 𝑈𝑛 une suite arithmétique de raison 𝒓


 si 𝒓 > 𝟎 alors 𝑈𝑛 est strictement croissante.
 si 𝒓 < 𝟎 alors 𝑈𝑛 est strictement décroissante.
 si 𝒓 = 𝟎 alors 𝑈𝑛 est constante.

1-d Somme des termes d’une suite arithmétique

Soit 𝑈𝑛 une suite arithmétique de raison 𝒓 on désigne par 𝑆𝑛 la somme des termes consécutifs. A partir du
premier terme 𝑈0 jusqu’au terme de rang 𝑛 alors
𝑛+1
𝑆𝑛 = 𝑈0 + 𝑈1 + 𝑈2 + ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ + 𝑈𝑛 = (𝑈0 + 𝑈𝑛 )
2

De manière générale : à partir d’un terme de rang 𝑘 jusqu’au terme de rang ,


𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒
𝑆𝑛 = (𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 + 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒𝑟 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 ) autrement dit
2

(𝑛 − 𝑘 + 1)
𝑆𝑛 = × (𝑈𝑘 + 𝑈𝑛 )
2

2-Suite géométrique

2-a Définition

Soit 𝑉𝑛 une suite numérique. On dit que la suite 𝑉𝑛 est une géométrique s’il existe un réel 𝒒 tel pour tout
𝑉𝑛+1
𝑛 ∈ 𝐼𝑁 = 𝒒. Ce réel 𝒒 est appelé la raison da la suite.
𝑉𝑛

2-b Les relations des termes de la suite géométrique

Soit 𝑉𝑛 une suite géométrique de raison 𝒒 et de premier terme 𝑉𝑘 on a : 𝑉𝑛 = 𝑉𝑘 𝑞𝑛−𝑘 et si 𝑘 = 0 alors


𝑉𝑛 = 𝑉0 𝑞𝑛

2-C Sens de variation de la suite géométrique

Soit 𝑉𝑛 une suite géométrique de raison 𝒒 et de premier terme 𝑉0


 si 𝑉0 = 𝟎 ou bien 𝒒 = 𝟎 alors 𝑉𝑛 est constante.
 si 𝒒 < 𝟎 alors 𝑉𝑛 n’est ni croissante ni décroissante : la suite est alternative et dépend de 𝑛.
 si 𝒒 > 𝟎 alors les variations de la suite 𝑉𝑛 sont données par le tableau suivent
Si et alors

𝑉0 > 0 𝑉𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒

𝒒>𝟏 𝑉0 < 0 𝑉𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑑é𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒


𝒒=𝟏 𝑉0 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑐𝑜𝑛𝑞𝑢𝑒 𝑉𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
𝑉0 > 0 𝑉𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑑é𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒
𝟎<𝒒<𝟏
𝑉0 < 0 𝑉𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒

2-d Somme des termes d’une suite arithmétique

Soit 𝑉𝑛 une suite géométrique de raison 𝒒 on désigne par 𝑆𝑛 la somme des termes consécutifs. A partir du
premier terme 𝑉0 jusqu’au terme de rang 𝑛 alors
1−𝒒𝑛+1
𝑆𝑛 = 𝑉0 + 𝑉1 + 𝑉2 + ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ + 𝑉𝑛 = 𝑉0 ×
1−𝒒

De manière générale : à partir d’un terme de rang 𝑘 jusqu’au terme de rang ,


1−𝒒𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒕𝒆𝒓𝒎𝒆 1−𝒒𝑛+1
𝑆𝑛 = 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 × autrement dit 𝑆𝑛 = 𝑉0 ×
1−𝒒 1−𝒒
NB :
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 = (𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒𝑟 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 − 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 ) + 1

𝑰𝑰-Convergence d’une suite numérique


1-Définition

Soit 𝑈𝑛 une suite numérique définie pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁. La suite 𝑈𝑛 est dite convergente si et seulement si le
limite de la suite 𝑈𝑛 est finie c’est-à-dire lim 𝑈𝑛 = 𝑙 (𝑙 ∈ 𝐼𝑅).
𝑥→+∞

On peut ainsi dire que la suite 𝑈𝑛 converge vers le réel 𝑙.


Remarque

Toute suite qui n’est pas convergente est divergente ; c’est le cas où lim 𝑈𝑛 = ∞.
𝑥→+∞

2-Convergence de type 𝑈𝑛 = 𝑓 (𝑥 )

Soit 𝑈𝑛 une suite numérique définie par 𝑈𝑛 = 𝑓(𝑥 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 = 𝑥 où 𝑓 (𝑥 ) est une fonction numérique. Alors
étudier la convergence de la suite 𝑈𝑛 revient à calculer la limite de la fonction 𝑓 (𝑥 ) en +∞.

 Si lim 𝑓(𝑥) = 𝑙 alors lim𝑈𝑛 = 𝑙 avec (𝑙 ∈ 𝐼𝑅) d’où la suite 𝑈𝑛 est convergente et converge
𝑥→+∞
vers le réel 𝑙.
 Si lim 𝑓(𝑥) = ∞ alors lim𝑈𝑛 = ∞ d’où la suite 𝑈𝑛 est divergente.
𝑥→+∞

Remarque
Les propriétés pour les méthodes de calcul des limites des fonctions numériques sont aussi valables pour les
suites numériques.
Propriétés
Soient 𝑈𝑛 et 𝑉𝑛 deux suites numériques définies pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 :

 si 𝑈𝑛 > 𝑉𝑛 et lim𝑉𝑛 = +∞ alors lim𝑈𝑛 = +∞


 si 𝑈𝑛 < 𝑉𝑛 et lim𝑉𝑛 = −∞ alors lim𝑈𝑛 = −∞
 s’il existe un réel 𝑙 tel que |𝑈𝑛 − 𝑙 | ≤ 𝑉𝑛 et lim𝑉𝑛 = 0 alors lim𝑈𝑛 = 𝑙
 soit 𝑊𝑛 une suite numérique tel que 𝑈𝑛 ≤ 𝑊𝑛 ≤ 𝑉𝑛 si lim𝑈𝑛 = lim𝑉𝑛 = 𝑙 alors lim𝑊𝑛 = 𝑙

3-Convergence de type 𝑈𝑛 = 𝑓 (𝑉𝑛 )

Soit 𝑉𝑛 une suite définie et 𝑓 une fonction numérique définie sur un intervalle 𝐼 et a,b deux réels :

Si lim 𝑉𝑛 = 𝐚 et lim 𝑓(𝑥) = 𝐛 alors lim𝑈𝑛 = 𝐛 alors la suite 𝑈𝑛 converge vers le réel 𝐛.
𝑥→+∞ 𝑥→𝐚
Théorème1 :
Si la suite 𝑈𝑛 définie par 𝑈𝑛 = 𝑓 (𝑉𝑛 ) converge vers 𝐛 et si 𝑓 est continue en 𝐛, alors 𝐛 est l’unique solution
de l’équation 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥.

Théorème2 :

 Toute suite croissante et majorée converge vers le majorant.


 Toute suite décroissante et minorée converge vers le minorant.

4-Convergence d’une suite arithmétique et géométrique

4-a Convergence d’une suite arithmétique

Soit 𝑈𝑛 une suite numérique de premier terme 𝑈𝑘 définie par 𝑈𝑛 = 𝑈𝑘 + (𝑛 + 𝑘)𝒓 , on a :


𝑈𝑘 𝑠𝑖 𝒓 = 0
lim𝑈𝑛 = +∞ 𝑠𝑖 𝒓 > 0
−∞ 𝑠𝑖 𝒓 < 0
Une suite arithmétique converge si et seulement si sa raison est nulle (𝒓 = 𝟎) et elle converge vers son
premier terme (𝑈𝑘 ).

4-b Convergence d’une suite géométrique

Soit 𝑉𝑛 une suite numérique de premier terme 𝑉𝑘 définie par 𝑉𝑛 = 𝑉𝑘 𝑞𝑛−𝑘 on a :


𝑉𝑘 𝑠𝑖 𝒒 = 1
lim𝑉𝑛 = +∞ 𝑠𝑖 𝒒 > 1
0 𝑠𝑖 − 1 < 𝒒 < 1
Une suite géométrique est convergente si −1 < 𝒒 < 1 et elle converge vers 0.
Remarque
La limite n’existe pas si 𝒒 ≤ −𝟏.

𝑰𝑰-Suite adjacente
1-Définition

Soient 𝑈𝑛 et 𝑉𝑛 deux suites numériques tel que 𝑈𝑛 est croissante et 𝑉𝑛 est décroissante :
Si lim (𝑉𝑛 − 𝑈𝑛 ) = 0 alors les suites 𝑈𝑛 et 𝑉𝑛 sont dites adjacentes.
𝑥→+∞

2-Propriété

Si 𝑈𝑛 et 𝑉𝑛 sont deux suites adjacentes alors elles convergent vers la même limite. Cette limite est finie
pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 et peut être notée 𝑙, on a :
𝑈𝑛 ≤ 𝑈𝑛+1 ≤ 𝑙 ≤ 𝑉𝑛+1 ≤ 𝑉𝑛
THEME2 : GEOMETRIE
Leçon 9: Études de nombres complexes
INTRODUCTION

𝑰- Généralité
1-Activité : soit (𝐸 ): 𝑥 2 + 1 = 0, résolvons cette équation dans IR.
Cette équation n’admet pas de solutions dans IR car le carré d’un nombre n’est jamais négatif, ce qui montre
les limites de l’ensemble IR d’où la création d’un autre ensemble appelé ensemble des nombres complexes
noté ¢. Pour résoudre une telle équation dans l’ensemble ¢ on introduit un nombre complexe 𝒊 tel que
𝒊2 = −1. Par conséquent on a :

𝑥 2 = 𝒊2 𝑥 = 𝒊 𝑜𝑢 𝑥 = −𝒊 ainsi 𝑆¢ = {−𝒊; 𝒊 }

2-Définition

On appelle nombre complexe tout nombre de la forme 𝑍 = a +𝒊b avec a et b deux réels et 𝒊 un nombre
complexe tel que 𝒊2 = −1. L’ensemble des nombres complexes sont définie sur un grand ensemble noté ¢.
Les nombres complexes définies par 𝑍 = a +𝒊b comprennent deux parties : une partie réel notée 𝑅𝑒(𝑧)tel
que 𝑅𝑒(𝑧) = 𝐚 et une partie imaginaire notée 𝐼𝑚(𝑧) tel que 𝐼𝑚(𝑧) = 𝐛.

𝑰𝑰-Les formes d’écritures d’un nombre complexe


1- La forme algébrique

1-a Définition

Soient a et b deux nombres réels et 𝒊 un nombre complexe, l’écriture du nombre complexe 𝑍 = a +𝒊b est
sous la forme algébrique.
 Représentation graphique
Soit le point M (𝐚; 𝐛). A ce point on peut faire correspondre un nombre complexe définie par 𝑍 = a +𝒊b.
On dit que l’application 𝑃 𝑑𝑎𝑛𝑠 ¢ pour tout 𝑀, fait correspondre son affixe 𝑍 = a +𝒊b on écrit
𝑃 ¢
𝑀 𝑍 = a +𝒊b
Ce point 𝑀 est appelé point image de 𝑍 et on note 𝑀(𝑧). La représentation de ce point se fait dans un plan
complexe mini d’un repère orthonormé dont l’axe des abscisses est appelé l’axe des réels et l’axe des
ordonnés est appelé l’axe des imaginaires purs.
Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 est appelé vecteur image de z.
Propriétés :
Soient A, B et C trois points du plan complexe d’affixes respectifs 𝒁𝑨 , 𝒁𝑩 et 𝒁𝑪 on a :

 l’affixe du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗


𝐴𝐵 noté 𝒁⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 est défini par 𝒁⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = 𝒁𝑩 − 𝒁𝑨
𝒁𝑩 +𝒁𝑨
 Si 𝐼 est le milieu du segment [𝐴𝐵], l’affixe du point 𝐼 noté 𝒁𝐼 est : 𝒁𝐼 =
𝟐
𝜶𝒁𝑨 +𝜷𝒁𝑩 +𝜹𝒁𝑪
 Si 𝐺 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐴; 𝛼 ), (𝐵; 𝛽 ), (𝐶; 𝛿 )} alors l’affixe du point 𝐺 noté 𝒁𝐺 est : 𝒁𝐺 =
𝟑
 Si 𝐺 est isobarycentre des points (𝐴; 𝛼 ), (𝐵; 𝛽 ) 𝑒𝑡 (𝐶; 𝛿 ) alors l’affixe du point 𝐺 noté 𝒁𝐺 est :
𝒁𝑨 +𝒁𝑩 +𝒁𝑪
𝒁𝐺 =
𝟑

1-b Opération dans ¢


Les règles de calcul des nombres réels se prolongent dans l’ensemble ¢. On a les propriétés suivantes :

Pour tout nombre Z définie par 𝑍 = a +𝑖b alors :


 𝑍 2 = (a + 𝑖b)2 = a2 − b2 + 2𝑖ab 𝑍 2 = (a − 𝑖b)2 = a2 − b2 − 2𝑖ab
1 a −𝑖b
 (a + 𝑖b)(a − 𝑖b) = a2 + b2 =
a +𝑖b a2 +b2

1-c Conjugué d’un nombre complexe

 Définition

Soit Z un nombre complexe définie par 𝑍 = a +𝑖b on appelle conjugué du nombre complexe Z, le nombre
̅ tel que 𝑍̅ = a̅̅̅̅̅̅̅̅̅
complexe noté 𝑍 + 𝑖b = a − 𝑖b
Interprétation géométrique du conjugué
Soient les point M et M’ d’affixes respectifs Z et 𝑍̅ alors ces deux points sont symétriques par rapport à l’axe
des réels. On a ainsi :

 Propriétés

Soit Z un nombre complexe non nul définie par 𝑍 = a +𝑖b et 𝑍̅ sa conjugué définie par 𝑍̅ = a – 𝑖b on a :

𝑍̿ = 𝑍
𝑍 + 𝑍̅ = 2𝑅𝑒(𝑧) 𝑍 − 𝑍̅ = 2𝐼𝑚(𝑧)
𝑍 = a +𝑖b
𝑍 + 𝑍̅ = a +𝑖b+ a – 𝑖b=2a donc 𝑍 − 𝑍̅ = a +𝑖b− a +𝑖b= 2 𝑖b
𝑍̅ = a – 𝑖b 𝑍 + 𝑍̅ = 2𝑅𝑒(𝑧)
donc 𝑍 − 𝑍̅ = 2𝐼𝑚(𝑧)
𝑍̿ = a + 𝑖b donc 𝑍̿ = 𝑍

Soient 𝑍1 𝑒𝑡 𝑍2 deux nombres complexes non nuls, on a ;

̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅1 + 𝑍
̅̅̅2 ̅̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅1 × ̅̅̅ ̅
1 1 ̅̅̅̅̅
𝑍 ̅̅̅
𝑍
𝑍1 + 𝑍2 = 𝑍 𝑍1 𝑍2 = 𝑍 𝑍2 ( )= ̅̅̅
( 1 ) = ̅̅̅1
𝑍1 𝑍 1 𝑍2 𝑍2

2-La forme trigonométrique

2-a Module d’un nombre complexe

 Définition

Soit Z un nombre complexe non nul définie par 𝑍 = a +𝑖b, on appelle module de noté |𝑍 | le réel positif
définie par |𝑍| = √a2 + b 2 autrement dit |𝑍| = √𝑍𝑍̅ .
NB :
Pour tous points du plan A et B d’affixes respectifs 𝒁𝑨 et 𝒁𝑩 alors |𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 | = 𝐴𝐵

 Propriétés

Soient 𝑍1 𝑒𝑡 𝑍2 deux nombres complexes tel que 𝑍2 ≠ 0 et 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 ∗ , on a les propriétés suivantes :


𝑍 |𝑍 | 1 1
|𝑍1 𝑍2 | = |𝑍1 | × |𝑍2 | | 1 | = |𝑍1 | | | = |𝑍
𝑍2 2 𝑍2 2|

|𝑍𝑛 | = |𝑍|𝑛 |𝑍|2 = 𝑍𝑍̅


Interprétation du module
Soient les points M, A et B d’affixes respectifs Z, 𝑍𝐴 et 𝑍𝐵 𝑒𝑡 𝑘 ∈ 𝐼𝑅 ∗. Dans le plan complexe mini d’un repère
𝐴𝑀
orthonormé (0; ⃗⃗⃗𝑒1 ; 𝑒⃗⃗⃗2 ), |𝑍| = 𝑂𝑀 ; |𝑍 − 𝑍𝐴 | = 𝐴𝑀 et |𝑍 − 𝑍𝐵 | = 𝐵𝑀. Ainsi pour tout = 𝑘 on a :
𝐵𝑀

 𝑠𝑖 𝑘 < 0 alors l’ensemble des points 𝑀 𝑑𝑢 𝑝𝑙𝑎𝑛 𝑛é𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑠.


𝐴𝑀
 𝑠𝑖 𝑘 = 0 alors =0 𝐴𝑀 = 0 ainsi l’ensemble des points 𝑀 du plan sont réduits au
𝐵𝑀
point 𝐴. Autrement dit les points 𝐴 𝑒𝑡 𝑀 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑜𝑛𝑑𝑢𝑠.
𝐴𝑀
 𝑠𝑖 𝑘 = 1 alors =1 𝐴𝑀 = 𝐵𝑀 ainsi l’ensemble des points 𝑀 représente la médiatrice
𝐵𝑀
du segment [𝐴𝐵].
𝐴𝑀
 𝑠𝑖 𝑘 > 1 alors =𝑘 𝐴𝑀 = 𝑘𝐵𝑀
𝐵𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗2 − 𝑘 2 𝐵𝑀 = 0
𝐴𝑀

(⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) (𝐴𝑀


𝐴𝑀 − 𝑘 𝐵𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑘𝐵𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 0

On choisit deux points 𝐼 𝑒𝑡 𝐽 tel que 𝐼 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐴; 1), (𝐵; −𝑘)} et 𝐽 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐴; 1), (𝐵; 𝑘)} :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 − 𝑘𝐵𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (1 − 𝑘)𝐼𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑘 𝐵𝑀
𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (1 + 𝑘)𝐽𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗ alors :

(⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) (𝐴𝑀


𝐴𝑀 − 𝑘 𝐵𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑘𝐵𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 0 ((1 − 𝑘)⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 0
𝐼𝑀) ((1 + 𝑘)𝐽𝑀

⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐽𝑀
((1 − 𝑘)(1 + 𝑘))𝐼𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 0

⃗⃗⃗⃗⃗
𝐼𝑀. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐽𝑀 = 0 car (1 − 𝑘)(1 + 𝑘) ≠ 0
L’ensemble des points 𝑀 du plan est le cercle de diamètre [𝐼𝐽].

2-b Argument d’un nombre complexe

 Définition

Soit 𝑃 le plan complexe mini d’un repère orthonormé (0; ⃗⃗⃗


𝑒1 ; 𝑒⃗⃗⃗2 ) et 𝑍 un nombre complexe non nul définie
par 𝑍 = a +𝑖b avec 𝑀 son image, on appelle argument d’un nombre complexe noté 𝑎𝑟𝑔(𝑍 ) toute mesure
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ).
en radian de l’angle orienté ( 𝑒⃗⃗⃗1 ; 𝑂𝑀

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )[2𝜋] ou 𝑎𝑟𝑔(𝑍) = 𝜃 + 2𝑘𝜋 𝑎𝑣𝑒𝑐 ( 𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


On a ainsi 𝑎𝑟𝑔(𝑍) = ( 𝑒⃗⃗⃗1 ; 𝑂𝑀 𝑂𝑀) = 𝜃 𝑒𝑡 𝑘 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑓.
On lit 𝜃 𝑚𝑜𝑑𝑖𝑙𝑜 2𝜋.
 Propriétés

Propriété 1

Soit 𝑍 un nombre complexe d’argument 𝜃 et 𝑍̅ sa conjugué, on a :

𝑎𝑟𝑔(𝑍̅) = −𝜃 𝑎𝑟𝑔 (−𝑍̅) = 𝜋 − 𝜃 𝑎𝑟𝑔(−𝑍) = 𝜋 + 𝜃

Propriété2
Soient 𝑍1 𝑒𝑡 𝑍2 deux nombres complexes tel que 𝑍2 ≠ 0 et 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 ∗ , on a les propriétés suivantes :
𝑍 1
𝑎𝑟𝑔 ( 1 ) = 𝑎𝑟𝑔(𝑍1 ) − 𝑎𝑟𝑔(𝑍2 ) 𝑎𝑟𝑔 ( ) = −𝑎𝑟𝑔(𝑍2 )
𝑍2 𝑍2
𝑎𝑟𝑔(𝑍1 × 𝑍2 ) = 𝑎𝑟𝑔(𝑍1 ) + 𝑎𝑟𝑔(𝑍2 ) 𝑎𝑟𝑔(𝑍)𝑛 = 𝑛𝑎𝑟𝑔(𝑍)
•Détermination de l’argument
Soit Z un nombre complexe non nul définie dans un plan complexe par 𝑍 = a +𝑖b et d’argument 𝜃 tel que
̂ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) ; on a
𝜃 = (𝑒⃗⃗⃗⃗1 ; 𝑂𝑀
a
cos 𝜃 =
√a2 +b2
b
sin 𝜃 =
√a2 +b2

Remarque
 Les nombres réels positifs ont pour argument 𝜃 = 0
 Les nombres réels négatifs ont pour argument 𝜃 = 𝜋
𝜋
 Les nombres imaginaires purs positifs ont pour argument 𝜃 =
2
𝜋
 Les nombres imaginaires purs négatifs ont pour argument 𝜃 = − 2

•Configuration géométrique
Propriétés

Soient A, B, C et D quatre points du plan complexe d’affixes respectifs 𝑍𝐴 , 𝑍𝐵 , 𝑍𝐶 𝑒𝑡 𝑍𝐷 ; on a :

𝑎𝑟𝑔(𝐀𝐁 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝑎𝑟𝑔 (𝑍𝐶 −𝑍𝐴 ) [2𝜋] et 𝑎𝑟𝑔(𝐀𝐁


⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐀𝐂 ⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑍 −𝑍
𝐂𝐃 ) = 𝑎𝑟𝑔 ( 𝐷 𝐶 ) [2𝜋]
𝑍𝐵 −𝑍𝐴 𝑍𝐵 −𝑍𝐴

Interprétation graphique
Soient A, B, C et D quatre points du plan complexe d’affixes respectifs 𝑍𝐴 , 𝑍𝐵 , 𝑍𝐶 𝑒𝑡 𝑍𝐷 et M le point image
du nombre complexe Z défini par 𝑍 = a +𝑖b, on a :
𝑍𝐶 −𝑍𝐴 𝑍𝐶 −𝑍𝐴
 𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( ) = 0 [𝜋] ou = 𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ 𝐼𝑅 ∗ alors les points A, B et C sont alignés.
𝑍𝐵 −𝑍𝐴 𝑍𝐵 −𝑍𝐴

𝑍𝐷 −𝑍𝐶 𝜋 𝑍𝐷 −𝑍𝐶
 𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( )= [𝜋] ou = 𝑖𝑘 alors les droites ( 𝐀𝐁) 𝑒𝑡 (𝐂𝐃) sont perpendiculaires.
𝑍𝐵 −𝑍𝐴 2 𝑍𝐵 −𝑍𝐴

Soient A et B deux points du plan complexe et M le point image du nombre complexe Z défini par 𝑍 = a +𝑖b
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐌𝐁
tel que (𝐌𝐀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜃 on a

 𝑠𝑖 𝜃 = 0 [2𝜋] alors l’ensemble des points M est la droite (𝐴𝐵) privée du segment [𝐴𝐵], on note
ainsi (𝐴𝐵)\{[𝐴𝐵]}.
 𝑠𝑖 𝜃 = 0 [𝜋] alors l’ensemble des points M est la droite (𝐴𝐵) privée des points A et B on note ainsi
(𝐴𝐵)\{(𝐴; 𝐵)}.
 𝑠𝑖 𝜃 = 𝜋 [2𝜋] alors l’ensemble des points M est le demi-cercle de diamètre [𝐴𝐵] privé des points A
et B on note [𝐴𝐵]\{(𝐴; 𝐵)}.
 𝑠𝑖 𝜃 = 𝜋 [𝜋] alors l’ensemble des points M est le cercle de diamètre [𝐴𝐵] privé des points A et B on
note [𝐴𝐵]\{(𝐴; 𝐵)}.
Méthode de construction de l’ensemble des points M du plan

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐌𝐁
Soit (𝐌𝐀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜃
Pour construire l’ensemble des points M du plan on doit procéder comme suite :
 On trace le segment [𝐴𝐵]
⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
 On place un point T tel que (AT AB ) = 𝜃.
Si 𝜃 > 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑇 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑑𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡 [𝐴𝐵]

Si 𝜃 < 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑇 𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑢 𝑑𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡 [𝐴𝐵]


 On trace la droite (𝐷) passant par le point A et perpendiculaire à la droite (𝐴𝑇)
 On trace la médiatrice de du segment [𝐴𝐵] notée (∆)
 On place un point M, point de rencontre entre les droites (𝐷 ) et (∆), centre du cercle (𝐶 ) passant
par les points A et B.

𝜃>0 (∆)

(𝐷 )

•M

A B
𝜃

NB : Le segment [𝐴𝐵] est la frontière des deux demi-cercles qui forment le cercle (𝐶 ).

Ecriture complexe

Soit Z un nombre complexe défini par 𝑍 = a +𝑖b d’argument 𝜃 et de module |𝑍| alors la forme
trigonométrique du nombre complexe Z s’écrit : 𝑍 = |𝑍|(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃).
•Configuration plane
Soient A, B, C et D quatre points du plan complexe d’affixes respectifs 𝑍𝐴 , 𝑍𝐵 , 𝑍𝐶 𝑒𝑡 𝑍𝐷 on a :
𝑍𝐶 −𝑍𝐴 𝜋 𝑍𝐶 −𝑍𝐴
 𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( ) = [𝜋] ou = 𝑖𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ 𝐼𝑅 ∗ alors les points A, B et C forment un
𝑍𝐵 −𝑍𝐴 2 𝑍𝐵 −𝑍𝐴
triangle rectangle au point A.
𝑍𝐶 −𝑍𝐴
 𝑠𝑖 | |=1 |𝑍𝐶 − 𝑍𝐴 | = |𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 | ainsi les points A, B et C forment un triangle
𝑍𝐵 −𝑍𝐴
rectangle et isocèle au point A.
𝑍𝐶 −𝑍𝐴 𝜋 𝑍𝐶 −𝑍𝐴 1 √3
 𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( ) = [𝜋] ou = +𝑖 alors les points A, B et C forment un triangle
𝑍𝐵 −𝑍𝐴 3 𝑍𝐵 −𝑍𝐴 2 2
équilatéral.
𝑍𝐴 −𝑍𝐶 𝑍𝐴 −𝑍𝐷 𝑍𝐴 −𝑍𝐶 𝑍𝐴 −𝑍𝐷
 𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( ) = 𝑎𝑟𝑔 ( ) ou ÷ = 𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ 𝐼𝑅 ∗ alors les points A,
𝑍𝐵 −𝑍𝐶 𝑍𝐵 −𝑍𝐷 𝑍𝐵 −𝑍𝐶 𝑍𝐵 −𝑍𝐷
B, C et D sont cocycliques c’est-à-dire appartiennent à un même cercle.

2-c Formule de Moivre

Soit 𝜃 ∈ 𝐼𝑅 𝑒𝑡 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 ∗ on a :
(cos 𝜃 + sin 𝜃 )𝑛 = cos 𝑛𝜃 + sin 𝑛𝜃
(cos 𝜃 − sin 𝜃 )𝑛 = cos 𝑛𝜃 − sin 𝑛𝜃

3-La forme exponentielle

3-a Définition

Soit Z un nombre complexe non nul d’écriture trigonométrique 𝑍 = |𝑍|(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 ) ; en admettant que
cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 = 𝑒 𝑖𝜃 , on appelle écriture exponentielle tout nombre complexe défini par 𝑍 = |𝑍|𝑒 𝑖𝜃 .

3-b Propriétés

Soient 𝑍1 et 𝑍2 deux nombres complexes définis respectivement par 𝑍1 = |𝑍1 |𝑒 𝑖𝜃1 et 𝑍2 = |𝑍2 |𝑒 𝑖𝜃2 :
𝑍1 |𝑍 |
𝑍1 × 𝑍2 = (|𝑍1 | × |𝑍2 |)𝑒 𝑖(𝜃1 +𝜃2 ) = (|𝑍1 |) 𝑒 𝑖(𝜃1 −𝜃2 )
𝑍2 2

1 1 𝑛
= (|𝑍 |) 𝑒 −𝑖𝜃2 𝑍1 𝑛 = (|𝑍1 |𝑒 𝑖𝜃1 ) = |𝑍1 |𝑛 𝑒 𝑖𝑛𝜃1
𝑍2 2

3-C Formule d’Euler

Soit 𝜃 ∈ 𝐼𝑅 on a :

𝑒 𝑖𝜃 +𝑒 −𝑖𝜃 𝑒 𝑖𝜃 −𝑒 −𝑖𝜃
cos 𝜃 = et sin 𝜃 =
2 2
𝑰𝑰𝑰- Equations de dans ¢

1 Racine n-ième de l’unité

1-a Définition

Soit 𝑛 un entier naturel non nul et Z un nombre complexe non nul tel que |𝑍| = 𝛼 et d’argument 𝜃. On
appelle racine n-ième de l’unité tout nombre complexe Z tel que 𝑍 𝑛 = 1. Cette équation se résolu dans ¢.

1-b Détermination des solutions de l’équation 𝒁𝒏 = 𝟏


Soit 𝒁𝒏 = 𝟏 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙. En admettant que Z est un nombre complexe tel que |𝑍| = 𝛼 ,
𝑎𝑟𝑔(𝑍) = 𝜃 et d’écriture exponentielle Z= 𝛼𝑒 𝑖𝜃 ,

On pose A=1 on a : | 𝐀| = |1| = 1 𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑔 ( 𝐀) = 𝑎𝑟𝑔(1) = 0 ainsi l’écriture exponentielle de A est :


A= 𝟏𝑒𝑖0

𝛼 𝑛 𝑒𝑖𝑛𝜃 = 1𝑒 𝑖0 par identification on a :


𝒏
𝒁𝒏 = 𝟏 (𝛼𝑒𝑖𝜃 ) = 1𝑒𝑖0

𝛼𝑛 = 1 𝛼=1
2𝑘𝜋
𝑛𝜃 = 0 + 2𝑘𝜋 𝜃= avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}
𝑛

L’ensemble des solutions de cette équation sont les complexes définis par :

2𝑘𝜋
𝑍𝑘 = 𝑒 𝑖 𝑛 avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 −
1}
NB : La somme des racines n-iène de l’unité est nulle.
Si l’équation admet trois solutions alors la somme des racines cubiques est nulle et ces points images 𝑧0 , 𝑧1
et 𝑧2 forment un triangle inscrit dans un cercle de centre 𝐼(0; 0) et de rayon 𝑟 = 1.

2- Racine n-ième d’un nombre complexe non nul

2-a Définition

Soit Z un nombre complexe non nul et 𝑛 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙 𝑛𝑜𝑛 𝑛𝑢𝑙 : on appelle racine n-ième d’un nombre
complexe non nul noté A toute expression de la forme 𝑍 𝑛 = 𝐀.

Résoudre une telle équation revient à déterminer les complexes 𝑍𝑘 solutions de l’équation 𝑍 𝑛 = 𝐀 avec
𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}
2-b Détermination des solutions de l’équation 𝒁𝒏 = 𝑨

Soit 𝒁𝒏 = 𝑨 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙. En admettant que Z est un nombre complexe tel que |𝑍| = 𝛼 ,
𝑎𝑟𝑔(𝑍) = 𝜃 et d’écriture exponentielle Z= 𝛼𝑒 𝑖𝜃 ,

A ∈ ¢ ; | 𝐀| ≠ 0 𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑔( 𝐀) ≠ 0 , on note | 𝐀| = 𝛽 𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑔( 𝐀) = 𝜔 ainsi l’écriture exponentielle de A


est : A= 𝛽𝑒 𝑖𝜔

𝛼 𝑛 𝑒𝑖𝑛𝜃 = 𝛽𝑒𝑖𝜔 par identification on a :


𝒏
𝒁𝒏 = 𝑨 (𝛼𝑒𝑖𝜃 ) = 𝛽𝑒𝑖𝜔

𝛼𝑛 = 𝛽 𝛼 = 𝑛√𝛽
𝜑 2𝑘𝜋
𝑛𝜃 = 𝜔 + 2𝑘𝜋 𝜃= + avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}
𝑛 𝑛

L’ensemble des solutions de cette équation sont les complexes définis par :
𝜑 2𝑘𝜋
𝑖( + )
𝑍𝑘 = √𝛽𝑒𝑛
𝑛 𝑛 avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}

Généralité
Soit 𝒁𝒏 = 𝑨 tel que Z= | 𝐙|𝑒 𝑖𝜃 et A= | 𝐀|𝑒 𝑖(𝑎𝑟𝑔( 𝐀)) alors l’ensemble des solutions de cette équation
sont les complexes définis par
𝑎𝑟𝑔( 𝐀)+2𝑘𝜋
𝑛 𝑖( )
𝑍𝑘 = √| 𝐀|𝑒 𝑛 avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}

3-Equation du second degré

On parle d’équation du second degré, toute équation qui s’écrit de la forme a𝑧 2 + 𝒃𝑧 + 𝒄 = 𝟎 avec a, b et
c des nombres complexes avec a≠ 𝟎. Résoudre une telle équation revient à discuter suivant les valeurs de
∆ avec ∆= 𝑏2 − 4𝑎𝑐
𝑏
 Si ∆= 0 alors l’équation admet une double solution 𝑍0 = −
2𝑎
 Si ∆> 0 alors l’équation admet deux solutions réels 𝑍1 𝑒𝑡 𝑍2 tel que :

−𝑏 + √∆ −𝑏 − √∆
𝑍1 = 𝑒𝑡 𝑍2 =
2𝑎 2𝑎
 Si ∆< 0 alors l’équation admet deux solutions complexes 𝑍1 𝑒𝑡 𝑍2 tel que :

−𝑏 + i√−∆ −𝑏 − i√−∆
𝑍1 = 𝑒𝑡 𝑍2 =
2𝑎 2𝑎
Remarque : dans le cas où ∆ est un nombre complexe on a :

Si ∆≠ 0 on cherche les racines carrés de ∆ définies par ∆1 𝑒𝑡 ∆2 tel que ∆= 𝛿 2 .


∆1 + ∆2 = 0 ainsi les solutions de l’équation sont données par :
−𝑏 + ∆1 −𝑏 + ∆2
𝑍1 = 𝑒𝑡 𝑍2 =
2𝑎 2𝑎
4-Equation de degré supérieur à 2

Application
Soient les équations définies par :
(𝐸 )1 : 𝑧 3 − (6 + 4𝑖 )𝑧 2 + (8 + 14𝑖 )𝑧 − 12𝑖 = 0
(𝐸 )2 : 𝑖𝑧 3 + (1 + 𝑖√3)𝑧 2 + (√3 − 1)𝑧 + 𝑖 = 0
1) Montrer que l’équation(𝐸 )1 admet une solution réelle.
2) Montrer que l’équation(𝐸 )2 admet une solution imaginaire pure que l’on déterminera.
En déduire toutes les solutions de cette équation ; on notera 𝑧1 la solution dont la partie réelle est
strictement positive.
3) Soit Z= 𝑧1 − 1
A) Donner toutes les formes d’écriture de Z.
√3−𝑖
B) Résoudre dans ¢ l’équation 𝑍 2 =
2
11𝜋 11𝜋
c) En déduire les valeurs exactes de cos et sin
12 12
Résolution
1) Montrons que l’équation(𝑬)𝟏 admet une solution réelle.
On donne : (𝐸 )1 : 𝑧 3 − (6 + 4𝑖 )𝑧 2 + (8 + 14𝑖 )𝑧 − 12𝑖 = 0
Soit 𝑧0 la solution réelle de (𝐸 )1 , on pose 𝑧0 = 𝑥 , on a :
𝑥 3 − (6 + 4𝑖 )𝑥 2 + (8 + 14𝑖 )𝑥 − 12𝑖 = 0 ↔ 𝑥 3 − 6𝑥 2 + 8𝑥 + 𝑖(−4𝑥 2 + 14𝑥 − 12) = 0
Puis que (𝐸 )1 admet une solution réelle, la partie imaginaire est donc nulle et on pose
3
−4𝑥 2 + 14𝑥 − 12 = 0 avec 𝑥1 = 2 𝑒𝑡 𝑥2 = 𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠.
2
𝑥1 annule la partie imaginaire c’est-à-dire (2)3 − 6(2)2 + 8(2) = 0 alors
𝑧0 = 2 est une solution réelle de l’équation (𝐸 )1 .

2) Montrons que l’équation(𝑬)𝟐 admet une solution imaginaire pure.


On donne : (𝐸 )2 : 𝑖𝑧 3 + (1 + 𝑖√3)𝑧 2 + (√3 − 1)𝑧 + 𝑖 = 0
Soit 𝑧0 la solution imaginaire pure de (𝐸 )2 , on pose 𝑧0 = 𝑖𝑥 , on a :
𝑖(𝑖𝑥 )3 + (1 + 𝑖√3)(𝑖𝑥 )2 + (√3 − 1)(𝑖𝑥) + 𝑖 = 0 ↔ 𝑥 3 − 𝑥 2 + 𝑖(−√3𝑥 2 + √3𝑥 − 𝑥 + 1) = 0
Puis que (𝐸 )2 admet une solution imaginaire pure alors la partie réelle est donc nulle et on pose
𝑥 3 − 𝑥 2 = 0 ↔ 𝑥 2 (𝑥 − 1) ↔ 𝑥 2 = 0 𝑜𝑢 𝑥 − 1 = 0 alors 𝑥1 = 0 𝑒𝑡 𝑥2 = 1
𝑥2 annule la partie imaginaire c’est-à-dire −√3(1)2 + √3(1) − (1) + 1 = 0 alors
𝑍0 = 𝑖 est la solution imaginaire pure de l’équation (𝐸 )2 .

En déduisons les autres de l’équation (𝑬)𝟐


𝑧0 = 𝑖 est la solution imaginaire pure de l’équation (𝐸 )2 , alors on a : (𝐸 )2 : (𝑧 − 𝑖 )𝑄(𝑧) = 0 avec 𝑄(𝑧) une
équation de degré 2
Déterminons 𝑄(𝑧)

𝑖 1 + 𝑖√3 √3 − 1 𝑖
𝑖 ↓ −1 −√3 −𝑖
𝑖 𝑖√3 −1 0

Alors 𝑄(𝑧) = 𝑖𝑧 2 + 𝑖√3𝑧 − 1, on a maintenant (𝐸 )2 : (𝑍 − 𝑖 )(𝑖𝑧 2 + 𝑖√3𝑧 − 1) = 0


On pose 𝑖𝑧 2 + 𝑖√3𝑧 − 1 = 0 avec ∆= −3 + 4𝑖
∆ est un nombre complexe alors on cherche les carrés de ∆ ; on pose ainsi 𝛿 2 = ∆ tel que
𝛿 = 𝑥 + 𝑖𝑦 ↔ 𝛿 2 = 𝑥 2 − 𝑦 2 + 2𝑖𝑥𝑦 alors 𝛿 2 = ∆ ↔ 𝑥 2 − 𝑦 2 + 2𝑖𝑥𝑦 = −3 + 4𝑖
et |𝛿 |2 = |∆| ↔ 𝑥 2 + 𝑦 2 = 5
𝑥 2 − 𝑦 2 = −3 1
Par identification 𝑥2 + 𝑦2 = 5 2
𝑥𝑦 = 2 3

1 + 2 ↔ 2𝑥 2 = 2 ↔ 𝑥 2 = 1 ↔ 𝑥1 = 1 𝑒𝑡 𝑥2 = −1
Dans 2 on remplace 𝑥 2 par sa valeur alors 𝑦 2 = 4 ↔ 𝑦1 = 2 𝑒𝑡 𝑦2 = −2
On choisit ainsi 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 tel que 𝑥𝑦 vérifie 3. On a : 𝛿1 = 1 + 2𝑖 𝑒𝑡 𝛿2 = −1 − 2𝑖 alors

−𝑏+∆ 1 −𝑖 √3+1+2𝑖 √3−2 1 −𝑏+∆2 −𝑖√3−1−2𝑖 √3+2 1


𝑍1 = = =− − 𝑖 𝑒𝑡 𝑍2 = = =− + 𝑖
2𝑎 2𝑖 2 2 2𝑎 2𝑖 2 2

Ainsi les solutions de (𝐸 )2 sont données par 𝑆¢ = {𝑍0 , 𝑍1 , 𝑍2 }


3) Soit Z= 𝒛𝟏 − 𝟏
A) Donnons toutes les formes d’écriture de Z
L’écriture algébrique
√3−2 1
𝑍 =− − 𝑖−1 √3 1
2 2 𝑍=− − 𝑖
2 2
L’écriture trigonométrique
2
√3 1 2
On a |𝑍| = √(− 2 ) + (− ) = 1
2
√3 1 7𝜋
Soit 𝜃 = 𝑎𝑟𝑔(𝑍) : cos 𝜃 = − 𝑒𝑡 sin 𝜃 = − alors 𝜃 = (2𝜋) alors
2 2 6

7𝜋 7𝜋
𝑍 = cos ( ) + sin ( )
6 6

L’écriture exponentielle
7𝜋 7𝜋
On a |𝑍 | = 1 𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑔 (𝑍) = (2𝜋) alors )
6 𝑍 = 𝑒 𝑖( 6

B) Résolvons dans ¢ l’équation suivante


√3−𝑖
𝑍2 = . Soit 𝑍 = 𝑥 + 𝑖𝑦 alors 𝑍 2 = 𝑥 2 − 𝑦 2 + 2𝑖𝑥𝑦 on a alors
2
√3 1 √3−𝑖
𝑥 2 − 𝑦 2 + 2𝑖𝑥𝑦 = 2 − 𝑖 avec |𝑍|2 = | | ↔ 𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 Par identification on a :
2 2
2 2 √3
𝑥 −𝑦 = 1
2
𝑥2 + 𝑦2 = 1 2
1
𝑥𝑦 = − 3
4

√√3+2 √√3+2
1 + 2 ↔ 𝑥 2 = √3+2 ↔ 𝑥1 = 𝑒𝑡 𝑥2 = −
4 2 2
2−√3 √2−√3 √2−√3
↔ 𝑦2 = 4
↔ 𝑦1 = 2
𝑒𝑡 𝑦2 = − 2
√√3 + 2 √2 − √3 √√3 + 2 √2 − √3
𝑍0 = − 𝑖 𝑒𝑡 𝑍1 = − + 𝑖
2 2 2 2

Ainsi les solutions de cette équation sont données par 𝑆¢ = { 𝑍0 , 𝑍1 }


11𝜋 11𝜋
c) En déduire les valeurs exactes de cos et sin
12 12
2 √3−𝑖
On a : 𝑍 =
2
Soit Z un nombre complexe tel que |𝑍| = 𝛼 , 𝑎𝑟𝑔(𝑍) = 𝜃 et d’écriture exponentielle Z= 𝛼𝑒 𝑖𝜃 ↔ Z=
𝑖𝜃 2
(𝛼𝑒 ) ↔ Z = 𝛼 2 𝑒 𝑖2𝜃
√3−𝑖 √3 1
On pose A= autrement dit A= 1( − 𝑖 ): alors | 𝐀| = 1 𝑒𝑡
2 2 2
𝜋
𝜋 𝑖(− )
𝑎𝑟𝑔( 𝐀) = − (2𝜋) ainsi l’écriture exponentielle de A est : A= 1𝑒 6
6
𝜋
√3−𝑖 𝑖(− )
D’où : 𝑍 2 = ↔ 𝛼 2𝑒 𝑖2𝜃 = 1𝑒 6 par identification :
2
2
𝛼2 = 1 𝛼 = √1 = 1
𝜋 𝜋
2𝜃 = − + 2𝑘𝜋 𝜃 = − + 𝑘𝜋
6 12

L’ensemble des solutions de cette équation sont les complexes définies par :
𝜋
𝑖(− +𝑘𝜋)
𝑍𝑘 = 1𝑒 12 avec 𝑘 = {0 ; 1}
𝜋
𝑖(−12 )
 𝑆𝑖 𝑘 = 0, 𝑍0 = 1𝑒
𝜋 11𝜋
𝑖(−12+𝜋 ) 𝑖( 12 )
 𝑆𝑖 𝑘 = 1, 𝑍1 = 1𝑒 ↔ 𝑍1 = 1𝑒 on peut écriture 𝑍1 sous la forme
11𝜋 11𝜋
exponentielle : 𝑍1 = cos ( 12 ) + sin ( )
12

√√3+2 √2−√3
Dans B) on a : 𝑍1 = − 2
+ 2
𝑖

11𝜋 √√3 + 2 11𝜋 √2 − √3


Par identification on a : cos ( )=− 𝑒𝑡 sin ( )=
12 2 12 2

5- Equation de type 𝒁𝒏 = 𝒖

5-a Définition

Soit 𝒖 un nombre complexe non nul. Si 𝛼 est une racine n-ième alors on obtient toutes les racines n-ième
de 𝒖 en multipliant 𝛼 par les racines n-ième de l’unité.

5-b Propriété

Soit l’équation 𝒁𝒏 = 𝒖

𝑛 𝑛 𝑛 𝑍𝑛 𝑍 𝑛
Si 𝛼 = 𝑢 alors 𝑍 = 𝛼 ↔ =1 ↔ ( ) =1
𝛼𝑛 𝛼
𝑍 𝑛
En posant £=𝛼 ↔ £ = 1 ainsi l’ensemble des solutions de l’équation 𝑍 𝑛 = 𝑢 sont les complexes

définies par £𝑘 = 𝛼𝑍𝑘 avec 𝑘 = {0 ; 1 ; 2 ; 3 … 𝑛 − 1}

Généralité
Soit l’équation 𝒁𝒏 = 𝒖

Si 𝛼 𝑛 = 𝑢 alors l’ensemble des solutions de l’équation 𝑍 𝑛 = 𝑢 sont les complexes définies par
2𝑘𝜋
𝑖( )
£𝑘 = 𝛼𝑒 𝑛 avec 𝑘 = {0 ; 1 ; 2 ; 3 … 𝑛 − 1}
Application
Soit 𝑍 = (−2𝑖 )3
1) Calculer 𝑍
2) Donner toutes les racines n-ième de l’unité de 𝑍
3
3) En déduire les solutions de l’équation 𝑍 = 8𝑖

Résolution
1) Calculons 𝑍
On donne 𝑍 = (−2𝑖 )3 alors 𝑍 = 8𝑖

2) Donnons toutes les racines n-ième de l’unité de 𝒁


3
Soit 𝑍 = 1
L’ensemble des solutions de cette équation sont les complexes définies par

2𝑘𝜋
𝑖( )
𝑍𝑘 = 𝑒 avec 𝑘 = {0 ; 1 ; 2}
3

 𝑆𝑖 𝑘 = 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑍0 = 𝑒 𝑖(0) = 1
2𝜋 1
) √3
 𝑆𝑖 𝑘 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑍1 = 𝑒 𝑖( 3 = − + 𝑖
2 2
4𝜋 1
𝑖( 3 ) √3
 𝑆𝑖 𝑘 = 2 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑍2 = 𝑒 =− −𝑖
2 2

𝑆¢ = {𝑍0 , 𝑍1 , 𝑍2 }

𝟑
3) Déduisons en les solutions de l’équation 𝒁 = 𝟖𝒊
3
On donne 𝑍 = 8𝑖 or (−2𝑖 )3 = 8𝑖 ainsi on a :

𝑍3 𝑍 3
𝑍3 = (−2𝑖)3 ↔ (−2𝑖)3
=1 ↔ ( ) =1
−2𝑖

𝑍 3
On pose £ = −2𝑖 ↔ £ = 1 ainsi l’ensemble des solutions de l’équation 𝑍 𝑛 = 𝑢 sont les complexes
définies par £𝑘 = (−2𝑖 )𝑍𝑘 avec 𝑘 = {0 ; 1 ; 2}

 𝑆𝑖 𝑘 = 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑍0 = 1 d’où £0 = (−2𝑖 )(1) = −2𝑖


1 √3 1 √3
 𝑆𝑖 𝑘 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑍1 = − + 𝑖 d’où £1 = (−2𝑖 ) (− + 𝑖 ) = √3 + 𝑖
2 2 2 2
1 √3 1 √3
 𝑆𝑖 𝑘 = 2 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑍2 = − − 𝑖 d’où £2 = (−2𝑖 ) (− − 𝑖 ) = −√3 + 𝑖
2 2 2 2

𝑆¢ = {𝑍0 , 𝑍1 , 𝑍2 }
THEME2 : GEOMETRIE
Leçon 10: Nombres complexes et géométrie
𝑰-Transformation du plan

1-Définition

Pour tout point 𝑀 du plan 𝑃 d’affixe 𝑍, on note 𝑀′ d’affixe 𝑍′ son point image.
Soit 𝐹: 𝑃 𝑃
𝑀 𝑀′

à 𝐹 on associe l’unique application 𝑓 définie par :

𝑓: ¢ ¢

𝑍 𝑓 (𝑍) = 𝑍′
Cette application est bijection , 𝑓 est appelée la représentation complexe de la translation et 𝑓 (𝑍) = 𝑍′
est l’écriture complexe de cette transformation ; elle est définie par : 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 avec
𝒂 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑒𝑥𝑒 𝑛𝑜𝑛 𝑛𝑢𝑙. Cette écriture est l’écriture de toute transformation plane.
Soit 𝑓1 la représentation complexe de la transformation 𝐹 d’écriture complexe 𝑍1 ′ = 𝑎1 𝑧 + +𝑏1 et 𝑓2 la
représentation complexe de la transformation 𝐹′ d’écriture complexe 𝑍2 ′ = 𝑎2 𝑧 + +𝑏2 .
On définit alors 𝑓1 𝑜𝑓2 la représentation complexe de la transformation plane d’écriture complexe
−1
𝑍′ = 𝑎1 (𝑎2 𝑧 + +𝑏2 ) + +𝑏1 . L’application 𝑓 est alors bijective et on note 𝑓 la représentation complexe
−1 1 𝑏
de la transformation 𝐹 définie par : 𝑍 ′ = 𝑧 −
𝑎 𝑎

2-Point invariant

On a 𝐹: 𝑃 𝑃 et 𝑓:¢ ¢
𝑀 (𝑧 ) 𝑀′(𝑧′)
𝑍 𝑓 (𝑍) = 𝑍′

𝑀 est un point invariant de 𝐹 si et seulement si 𝑀 = 𝑀′ c’est-à-dire 𝑓 (𝑍) = 𝑍′ = 𝑍


𝑏
Si 𝑓est la transformation qui a pour écriture ′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 , le point invariant est défini par 𝑍𝜔 = ou
1−𝑎
𝑏
𝜔( )
1−𝑎

𝑰𝑰- Les types de transform


1-Translation de vecteur 𝒖

1-a Définition

⃗ si 𝑎 = 1 et
Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation. On parle de translation de vecteur 𝒖
⃗ (𝑏) est l’élément caractéristique de la transformation.
⃗𝒖
1-b Ecriture complexe de la translation
Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation, l’écriture complexe de la translation est 𝑍′ = 𝑧 + +𝑏
Exemple1

Enoncé : Soit 𝑍 ′ = 𝑧 − 1 + 2𝑖 l’écriture d’une transformation. Afin de déterminer la nature de cette


transformation, donner l’élément caractéristique.

Résolution : Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation, par identification :

𝑎 = 1 𝑒𝑡 𝑏 = −1 + 2𝑖 ; alors cette transformation est une translation de vecteur et l’élément


⃗ (−1 + 2𝑖 ).
caractéristique est ⃗𝒖

Exemple2
1
Enoncé : Donner l’écriture complexe de la translation de vecteur ⃗𝒖
⃗ d’affixe +𝑖.
2

⃗⃗ (𝑏), si 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de
Résolution : Cette transformation est une translation de vecteur 𝒖
1 1
toute transformation alors l’écriture complexe de cette translation de vecteur ⃗𝒖 ( + 𝑖) est 𝑍′ = 𝑧 + + 𝑖
2 2

2-Homothétie de centre ∆ et de rapport 𝒌

2-a Définition

Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation. On parle d’homothétie si 𝑎 est un nombre réel


différent de 1 (𝑎 ∈ 𝐼𝑅∗ \{1}). Les éléments caractéristiques sont : le centre ∆ qui est un point invariant
𝑏
définie par ∆ (𝑍∆ = ) et de rapport 𝒌 = 𝑎
1−𝑎

2-b Ecriture complexe de l’homothétie

Soit 𝑀 un point du plan complexe d’affixe 𝑧 et 𝑀′ son point image d’affixe 𝑧′, si ℎ (∆ ; 𝑘) est une écriture
de l’homothétie de centre ∆ d’affixe 𝑍∆ et de rapport 𝑘, on a :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑘∆𝑀
ℎ(∆ ; 𝑘)𝑀 = 𝑀′ et ∆𝑀′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ↔ 𝑍′ − 𝑍∆ = 𝑘(𝑍 − 𝑍∆ ) ; ainsi l’écriture complexe de l’homothétie
est 𝑍′ = 𝑘𝑧 + 𝑍∆ (1 − 𝑘).
Exemple1

Enoncé : Soit 𝑍 ′ = −2𝑧 + 1 − 𝑖 l’écriture d’une transformation. Afin de déterminer la nature de cette
transformation, donner les éléments caractéristiques.

Résolution : Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation, par identification :


𝑎 = −2 𝑒𝑡 𝑏 = 1 − 𝑖 ; alors cette transformation est une homothétie de rapport 𝑘 = −2 et de centre ∆
𝑏 1−𝑖 1 1
d’affixe 𝑍∆ = = = − 𝑖
1−𝑎 1−(−2) 3 3

1 1
on ainsi : ℎ (𝑘 = −2 ; ∆ ( − 𝑖))
3 3

Exemple2
1
Enoncé : Donner l’écriture complexe de l’homothétie qui a pour rapport 𝑘 = et de centre ∆(1 − 𝑖 )
2

1
Résolution : Cette transformation est une homothétie ℎ (𝑘 = ; ∆(1 − 𝑖)) si 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 écriture de
2
1 1
toute transformation alors on a : 𝑎 = 𝑘 = et 𝑏 = 𝑍∆ (1 − 𝑎) = (1 − 𝑖 ) (1 − )
2 2
1 1−𝑖
Ainsi l’écriture complexe de cette homothétie est : 𝑍′ = 𝑧 +
2 2

Remarque
Si 𝑘 = −1 alors l’homothétie de centre ∆ d’affixe 𝑍∆ et de rapport 𝑘 est une symétrie centrale de centre ∆
d’écriture complexe 𝑍′ − 𝑍∆ = −(𝑍 − 𝑍∆ ) autrement dit 𝑍′ = −𝑧 + 𝑏.

3- Rotation de centre 𝝋 d’angle 𝜽

3-a Définition

Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation. On parle de rotation si 𝑎 est un nombre complexe tel
que |𝑎| = 1 (𝑎 ∈ ¢∗ ). Les éléments caractéristiques sont : le centre 𝝋 qui est un point invariant définie
𝑏
par 𝝋 (𝑍𝝋 = ) et d’angle 𝜃 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝜃 = 𝑎𝑟𝑔(𝑎).
1−𝑎

3-b Ecriture complexe de la rotation

Soit 𝑀 un point du plan complexe d’affixe 𝑧 et 𝑀′ son point image d’affixe 𝑧′, si 𝑟(𝝋 ; 𝜃) est une écriture
d’une rotation de centre 𝝋 d’affixe 𝑍𝝋 et d’angle 𝜃, on a :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝝋𝑀
𝑟(𝝋 ; 𝜃)𝑀 = 𝑀′ alors 𝝋𝑀′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et (𝝋𝑀′ 𝝋𝑀) = 𝜃(2𝜋)

𝑍′−𝑍𝝋
| |=1 𝑍′ − 𝑍𝝋
𝑍−𝑍𝝋
= 𝑒 𝑖𝜃 ↔ 𝑍′ − 𝑍𝝋 = 𝑒 𝑖𝜃 (𝑍 − 𝑍𝝋 )
𝑍′−𝑍𝝋 𝑍 − 𝑍𝝋
𝑎𝑟𝑔 ( ) = 𝜃(2𝜋)
𝑍−𝑍𝝋

Ainsi l’écriture complexe de la rotation est : 𝑍′ = 𝑒 𝑖𝜃 𝑧 + 𝑍𝝋 (1 − 𝑒 𝑖𝜃 )

Remarque
Le rapport 𝑘 de la rotation est égal à l’unité (𝑘 = |𝑎| = 1)

Exemple1

Enoncé : Soit 𝑍 ′ = 𝑖𝑧 + 1 − 𝑖 l’écriture d’une transformation. Afin de déterminer la nature de cette


transformation, donner les éléments caractéristiques.

Résolution : Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation, par identification :


𝜋
𝑎 = 𝑖 et 𝑏 = 1 − 𝑖 ; 𝑎 ∈ ¢ , |𝑎| = 1 𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑔(𝑎) = (2𝜋) ; alors cette transformation est une
2
𝜋 𝑏 1−𝑖 𝜋
rotation d’angle 𝜃 = (2𝜋) de centre 𝝋 d’affixe 𝑍𝝋 =
2 1−𝑎
= = 1. On a ainsi : 𝑟 ( 𝜃 = ; 𝝋(1))
1−𝑖 2

Exemple2
𝜋
Enoncé : Donner l’écriture complexe de la rotation qui a pour centre 𝝋(1 − 𝑖 ) et d’angle 𝜃 =
2

𝜋
Résolution : Cette transformation est une rotation 𝑟 ( 𝜃 = ; 𝝋(1 − 𝑖)). si 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 écriture de
2
toute transformation alors on a :

𝑍′ = 𝑒 𝑖𝜃 𝑧 + 𝑍𝝋 (1 − 𝑒 𝑖𝜃 ), l’écriture complexe de la rotation


Par identification
𝜋 𝜋
𝑎 = 𝑒𝑖𝜃 𝑧 = 𝑒𝑖 2 𝑧 = 𝑖𝑧 𝑒𝑡 𝑏 = 𝑍𝝋 (1 − 𝑒𝑖𝜃 ) = (1 − 𝑖 ) (1 − 𝑒𝑖2 ) = (1 − 𝑖 )(1 − 𝑖)

Ainsi l’écriture complexe de cette rotation est : 𝑍′ = 𝑖𝑧 − 2𝑖

4- Similitude directe de centre 𝝋 d’angle 𝜽

4-a Définition

Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation. On parle de similitude directe si 𝑎 est un nombre


complexe tel que |𝑎| > 1 (𝑎 ∈ ¢∗ ). Les éléments caractéristiques sont : le rapport 𝑘 = |𝑎|, le centre 𝝋 qui
𝑏
est un point invariant définie par 𝝋 (𝑍𝝋 = ) et l’angle 𝜃 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝜃 = 𝑎𝑟𝑔(𝑎)
1−𝑎

4-b Ecriture complexe de la Similitude directe

Soit 𝑀 un point du plan complexe d’affixe 𝑧 et 𝑀′ son point image d’affixe 𝑧′, si 𝑆(𝑘; 𝝋 ; 𝜃) est une
écriture d’une similitude directe de rapport 𝑘 ; de centre 𝝋 d’affixe 𝑍𝝋 et d’angle 𝜃, on a :

𝑆(𝑘; 𝝋 ; 𝜃)𝑀 = 𝑀′ alors 𝝋𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et (𝝋𝑀′


⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑘𝝋𝑀′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝝋𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜃 (2𝜋)

𝑍′−𝑍𝝋
| |=𝑘 𝑍′ − 𝑍𝝋
𝑍−𝑍𝝋
= 𝑘𝑒 𝑖𝜃 ↔ 𝑍′ − 𝑍𝝋 = 𝑘𝑒 𝑖𝜃 (𝑍 − 𝑍𝝋 )
𝑍′−𝑍𝝋 𝑍 − 𝑍𝝋
𝑎𝑟𝑔 ( ) = 𝜃(2𝜋)
𝑍−𝑍𝝋

Ainsi l’écriture complexe de la rotation est : 𝑍′ = 𝑘𝑒 𝑖𝜃 𝑧 + 𝑍𝝋 (1 − 𝑘𝑒 𝑖𝜃 )

Exemple1

Enoncé : Soit 𝑍 ′ = 2𝑖𝑧 + 1 − 𝑖 l’écriture d’une transformation. Afin de déterminer la nature de cette
transformation, donner les éléments caractéristiques.

Résolution : Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation, par identification :


𝜋
𝑎 = 2 𝑖 et 𝑏 = 1 − 𝑖 ; 𝑎 ∈ ¢ , |𝑎| = 2 𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑔(𝑎) = (2𝜋) ;alors cette transformation est une
2
𝜋 𝑏 1−𝑖 3+𝑖
similitude de rapport 𝑘 = |𝑎| = 2 d’angle 𝜃 = (2𝜋) de centre 𝝋 d’affixe 𝑍𝝋 = 1−𝑎 = 1−2𝑖 =
2 5

𝜋 3+𝑖
On a ainsi : 𝑆 (𝑘 = 2 ; 𝜃 = ; 𝝋( ))
2 5

Exemple2

Enoncé : Donner l’écriture complexe de la similitude directe qui a pour rapport 𝑘 = 3, centre 𝝋(1 − 𝑖 ) et
𝜋
d’angle 𝜃 = −
2

𝜋
Résolution : Cette transformation est une similitude 𝑆 (𝑘 = 3 ; 𝜃 = − ; 𝝋(1 − 𝑖)). si 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏
2
est l’écriture de toute transformation alors on a :

𝑍′ = 𝑘𝑒 𝑖𝜃 𝑧 + 𝑍𝝋 (1 − 𝑘𝑒 𝑖𝜃 ), l’écriture complexe de la similitude directe.


𝜋
𝑖− 2
Par identification 𝑎 = 𝑘𝑒 𝑖𝜃 𝑧 = 3𝑒 𝑧 = −3𝑖𝑧 𝑒𝑡
𝜋
𝑏 = 𝑍𝝋 (1 − 𝑘𝑒 𝑖𝜃 ) = (1 − 𝑖 ) (1 − 3𝑒 𝑖− 2 ) = (1 − 𝑖 )(1 + 3𝑖 )
Ainsi l’écriture complexe de cette rotation est : 𝑍′ = −3𝑖𝑧 + 4 + 2𝑖
Remarque
 Toute rotation 𝑟 est une similitude de rapport 𝑘 = 1
 Toute homothétie est une similitude d’angle nul (𝜃 = 0)

4-C Détermination de l’écriture complexe de la similitude directe

 Connaissant le point invariant, un point et son image


Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 l’écriture de toute transformation. On donne 𝐼 un point invariant et 𝐴 un point du plan
complexe tel que 𝐴′ est son point image.
Déterminer l’écriture complexe de la similitude directe 𝑆 revient à déterminer les complexes 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 tel
que 𝑆: 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏
𝐼 est un point invariant donc 𝑆 (𝐼 ) = 𝐼 𝑍𝐼 = 𝑎𝑍𝐼 + 𝑏 1
𝐴′ est le point image de 𝐴 donc 𝑆 (𝐴) = 𝐴′ 𝑍𝐴′ = 𝑎𝑍𝐴 + 𝑏 2

𝑍𝐼 = 𝑎𝑍𝐼 + 𝑏
On a ainsi le système −
𝑍𝐴′ = 𝑎𝑍𝐴 + 𝑏
𝑍𝐼 −𝑍𝐴′
𝑍𝐼 − 𝑍𝐴′ = 𝑎(𝑍𝐼 − 𝑍𝐴 ) 𝑎=
𝑍𝐼 −𝑍𝐴
𝑍 −𝑍
Dans 1 𝑏 = 𝑍𝐼 − 𝑎𝑍𝐼 ; ainsi l’écriture complexe de la similitude directe est 𝑆: 𝑍′ = ( 𝑍𝐼 −𝑍𝐴′) 𝑧 + 𝑍𝐼 − 𝑎𝑍𝐼
𝐼 𝐴

 Connaissant deux points et leurs images


Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 l’écriture de toute transformation. On donne 𝐴 et 𝐵 deux points du plan complexe tel que
𝐴′ 𝑒𝑡 𝐵′ sont leurs points images respectifs.
Déterminer l’écriture complexe de la similitude directe 𝑆 revient à déterminer les complexes 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 tel
que 𝑆: 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏
𝐴′ est le point image de 𝐴 donc 𝑆 (𝐴) = 𝐴′ 𝑍𝐴′ = 𝑎𝑍𝐴 + 𝑏 1
𝐵′ est le point image de 𝐵 donc 𝑆 (𝐵) = 𝐵′ 𝑍𝐵′ = 𝑎𝑍𝐵 + 𝑏 2

𝑍𝐴′ = 𝑎𝑍𝐴 + 𝑏
On a ainsi le système −
𝑍𝐵′ = 𝑎𝑍𝐵 + 𝑏
𝑍𝐴′ −𝑍𝐵′
𝑍𝐴′ − 𝑍𝐵′ = 𝑎(𝑍𝐴 − 𝑍𝐵 ) 𝑎= 𝑍𝐴−𝑍𝐵

Dans 1 𝑏 = 𝑍𝐴′ − 𝑎𝑍𝐴 ; ainsi l’écriture complexe de la similitude directe est


𝑍 −𝑍
𝑆: 𝑍′ = ( 𝑍𝐴′−𝑍𝐵′) 𝑧 + 𝑍𝐴′ − 𝑎𝑍𝐴
𝐴 𝐵

4-D Propriétés

 Toute similitude directe transforme les droites en droites, les segments en segments.
 Toute similitude directe de rapport 𝑘 multiplie les distances par 𝑘 et les aires par 𝑘 2 .
 Toute similitude directe conserve le barycentre c’est-à-dire :si 𝐺 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐴; 𝛼 ), (𝐵; 𝛽 ), (𝐶; 𝛿 )} alors
son point image est 𝐺′ = 𝑏𝑎𝑟{(𝐴′; 𝛼 ), (𝐵′; 𝛽 ), (𝐶′; 𝛿 )}
⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐴𝐶
 Toute similitude directe conserve les angles orientés c’est-à-dire : (𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐴′𝐶′
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = (𝐴′𝐵′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
 L’image d’un cercle (𝐶 ) de centre 𝜔 et de rayon 𝑟 par la similitude directe 𝑆 de rapport 𝑘 est le
cercle (𝐶′) de centre 𝜔′ et de rayon 𝑟′ tel que 𝜔′ = 𝑆 (𝜔 ) et 𝑟′ = 𝑘𝑟
THEME3 : ALGEBRE
Leçon 11: Équations différentielles
𝑰- Généralité

1-Définition

On appelle équation différentielle toute expression dans laquelle figure un inconnu qui est une fonction 𝑓
et ses dérivées successives 𝑓 ′ , 𝑓 ′′ , 𝑓 ′′′ … cette fonction est a priori définie sur une partie de 𝐼𝑅, son ensemble
de définition et est à valeurs réelles ou complexes.
La fonction inconnue 𝑓 est plus souvent remplacée par 𝑦, on a ainsi pour tout 𝑦 une fonction, et 𝑦 ′ , 𝑦 ′′ , 𝑦 ′′′ …
ses fonctions dérivées, alors l’expression 𝑎𝑦 ′′ +, 𝑏𝑦 ′ + 𝑐𝑦 = 0 est une équation différentielle.
Si on fixe un intervalle 𝐼 ∈ 𝐼𝑅, résoudre une telle équation sur 𝐼 revient à trouver toutes les fonctions
𝑓: 𝐼 → 𝐼𝑅 qui vérifie l’équation.

2-Les différentes types d’équations différentielles

On note essentiellement quatre (4) formes d’équations différentielles en classe de terminale:


 Equations différentielles (𝐸𝐷) du premier ordre sans second membre. Elles sont aussi dites (𝐸𝐷)
linaires de degré 1 à coefficients constants, « homogènes ». Elles sont de types : (𝐸 ): 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 0,
où 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑒𝑙𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜é𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝐸𝐷.
Exemple
L’équation 3𝑦′ + 5𝑦 = 0 est une 𝐸𝐷 d’ordre 1 à coefficient constants, homogène. Les coefficients sont les
réels 3 et 5.
 Equations différentielles (𝐸𝐷) du premier ordre avec second membre. Elles sont aussi dites (𝐸𝐷)
linaires d’ordre 1 à coefficients constants, «hétérogène ». Elles sont de types : (𝐸 ): 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 𝑔(𝑥 ),
où 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑒𝑙𝑠. Le second membre, 𝑔(𝑥 ) est le plus souvent une fonction linéaire définie
sur 𝐼𝑅 à variable 𝑥 ou une constante, un réel.
Exemple
L’équation 3𝑦′ + 5𝑦 = 𝑥 − 4 est une 𝐸𝐷 d’ordre 1 à coefficients constants, avec second membre. Les
coefficients sont les réels 3 et 5 et la fonction 𝑥 − 4 est le second membre.
 Equations différentielles (𝐸𝐷) du deuxième ordre sans second membre. Elles sont aussi dites (𝐸𝐷)
linaires de degré 2 à coefficients constants, homogène. Elles sont de types :
(𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0, où 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑒𝑙𝑠, les coefficients de 𝐸𝐷.

Exemple
L’équation 2𝑦′′ + 3𝑦′ − 𝑦 = 0 est une 𝐸𝐷 d’ordre 1 à coefficients constants, homogène. Les coefficients
sont les réels 2, 3 et −1.
 Equations différentielles (𝐸𝐷) du deuxième ordre avec second membre. Elles sont aussi dites (𝐸𝐷)
linaires de degré 2 à coefficients constants, «hétérogène ». Elles sont de types :
(𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 𝑔(𝑥 ), où 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑒𝑙𝑠. Le second membre, 𝑔(𝑥 ) est le plus
souvent une fonction linéaire définie sur 𝐼𝑅 à variable 𝑥.
Exemple
L’équation 3𝑦′′ + 5𝑦 + 6𝑦 = 7𝑥 + 3 est une 𝐸𝐷 d’ordre 2 à coefficients constants, avec second membre.
Les coefficients sont les réels 3, 5, 𝑒𝑡 6 et la fonction 7𝑥 + 3 est le second membre.

𝑰𝑰- Résolution d’équation différentielle

1-Résolution d’équation différentielle du premier ordre sans second membre

1-a Détermination de la solution générale

Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 0. Résoudre cette équation revient à chercher 𝑦 vérifiant l’équation :

1ère cas : si 𝑦 = 0
Dans ce cas 𝑦 est solution de cette de équation car 𝑦 = 0 vérifie l’équation.
2ème cas : si 𝑦 ≠ 0
Dans cas on a :
𝑏 𝑦′ 𝑏 𝑦′ 𝑏 𝑏
𝑦′ = − 𝑦 → =− → ∫ 𝑑𝑥 = − ∫ 𝑑𝑥 → ln|𝑦| = − 𝑥 + 𝑐𝑠𝑡
𝑎 𝑦 𝑎 𝑦 𝑎 𝑎

𝑏 𝑏
 𝑒 ln|𝑦| = 𝑒 −𝑎𝑥 +𝑐𝑠𝑡 → 𝑒 ln|𝑦| = 𝑒 −𝑎𝑥 × 𝑒 𝑐𝑠𝑡
𝑏 𝑏
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑘 = 𝑒 𝑐𝑠𝑡 on a : 𝑒 ln|𝑦| = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 → |𝑦| = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥
𝑏
Ainsi les solutions de cette équation sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒−𝑎𝑥

Exemple
soient 𝑦 ′ − 2𝑦 = 0 et 4𝑦 ′ + 8𝑦 = 0
Résolvons les équations suivantes :

−(−2 )𝑥
 𝑦 ′ − 2𝑦 = 0 les solutions de cette équation sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒 1

alors 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒2𝑥
−(8)𝑥
 4𝑦 ′ + 8𝑦 = 0 les solutions de cette équation sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒 4
alors 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒−2𝑥

1-b Détermination d’une solution vérifiant les conditions initiales

Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 0 , cette équation admet une unique solution prenant une valeur en un nombre réel
donné. Soit la fonction 𝑓 une solution de cette équation prenant la valeur 𝑦𝑜 en 𝑥𝑜 c’est-à-dire
𝑓 (𝑥𝑜 ) = 𝑦𝑜 . Cette unique solution est alors définie par :

𝑏 𝑏
(𝑥−𝑥𝑜)
𝑓 (𝑥 ) = 𝑦𝑜 𝑒 −𝑎 Ou bien 𝑓(𝑥 ) = 𝑦𝑜 𝑒 𝑎
(𝑥𝑜 −𝑥)

Exemple
D’après l’exemple précédent, trouver la fonction vérifiant la condition 𝑓𝑜 = 1 et 𝑓1 = 2

 𝑦 ′ − 2𝑦 = 0 a pour solution 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒2𝑥 et 𝑓𝑜 = 1


Trouvons 𝑘

𝑓𝑜 = 1 → 𝑘𝑒 2(0) = 1 → 𝑘𝑒 0 = 1 → 𝑘 = 1 alors 𝑓(𝑥 ) = 𝑒2𝑥


 4𝑦 ′ + 8𝑦 = 0 a pour solution 𝑓(𝑥 ) = 𝑘𝑒−2𝑥 et 𝑓1 = 1
𝑏
(𝑥𝑜 −𝑥)
La solution de cette équation est donnée par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑦𝑜 𝑒 𝑎

Soit 𝑥𝑜 = 1 et 𝑦𝑜 = 2 alors 𝑓 (𝑥 ) = 2𝑒 2(1−𝑥)

2-Résolution d’équation différentielle du premier ordre avec second membre

2-a Détermination de la solution générale

Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 𝑐. Résoudre cette équation revient à chercher 𝑦 vérifiant l’équation. Les solutions de
𝑏 𝑐
cette équation sont les fonctions définies par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒−𝑎𝑥 + 𝑏

2-b Détermination d’une solution vérifiant les conditions initiales

Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 𝑐 cette équation admet une unique solution prenant une valeur en un nombre réel
donné. Soit la fonction 𝑓 une solution de cette équation prenant la valeur 𝑦𝑜 en 𝑥𝑜 c’est-à-dire 𝑓 (𝑥𝑜 ) = 𝑦𝑜 .
Cas particulier
𝑏
−𝑎(0) 𝑐 𝑐
si 𝑥𝑜 = 0 et 𝑦𝑜 = 0, alors on a : 𝑓 (𝑥𝑜 ) =0 → 𝑘𝑒 + = 0 → 𝑘 = − ainsi la solution 𝑓
𝑏 𝑏
vérifiant cette équation est : 𝑏
𝑓 (𝑥 ) = 𝑘 (1 − 𝑒−𝑎𝑥 )

3-Résolution d’équation différentielle du second ordre sans second membre

3- a Equation caractéristique

Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0, l’équation caractéristique (𝐸𝐶 ) de cette (𝐸𝐷) est l’équation du second
degré définie par : 𝑎𝑟 2 + 𝑏𝑟 + 𝑐 = 0 avec 𝑎 ≠ 0
Exemple
L’équation différentielle définie par (𝐸 ): 𝑦′′ − 3𝑦′ + 2𝑦 = 0 a pour équation caractéristique
𝑟 2 − 3𝑟 + 2 = 0

3-b Méthode de résolution

 Cas où le discriminant (∆) de l’équation caractéristique est nul (∆= 𝟎)


Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0 une (𝐸𝐷) et 𝑎𝑟 2 + 𝑏𝑟 + 𝑐 = 0 son (𝐸𝐶 ). Si (𝐸𝐶 ) admet un discriminant nul,
𝑏
autrement dit ∆= 𝟎 alors (𝐸𝐶 ) admet une solution double 𝑟0 tel que 𝑟0 = − ainsi les solutions de l’(𝐸𝐷)
2𝑎

sont les fonctions définies par :


𝑓(𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵 )𝑒 (𝑥𝑟0 ) Avec 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 des constantes réelles.
Application
Intégrer l’équation suivante : (𝐸 ): 𝑦′′ − 2𝑦′ + 𝑦 = 0
Cette équation a pour équation caractéristique 𝑟 2 − 2𝑟 + 1 = 0
Soit 𝑟 2 − 2𝑟 + 1 = 0

∆= 𝑏2 − 4𝑎𝑐 = (−2)2 − 4(1)(1) = 0 alors cette équation admet une solution double

𝑏 (−2)
𝑟0 = − = − 2(1) = 1
2𝑎

les solutions de l’(𝐸𝐷) sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 (𝑥𝑟0 )
Or 𝑟0 = 1 alors 𝑓 (𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 𝑥

 Cas où le discriminant (∆) de l’équation caractéristique est positif (∆> 𝟎)


Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0 une (𝐸𝐷) et 𝑎𝑟 2 + 𝑏𝑟 + 𝑐 = 0 son (𝐸𝐶 ). Si (𝐸𝐶 ) admet un discriminant
positif, autrement dit ∆> 𝟎 alors (𝐸𝐶 ) admet deux solutions 𝑟1 𝑒𝑡 𝑟2 tel que
−𝑏+√𝑏2 −4𝑎𝑐 −𝑏−√𝑏2 −4𝑎𝑐
𝑟1 = 𝑒𝑡 𝑟2 = ainsi les solutions de l’(𝐸𝐷) sont les fonctions définies par :
2𝑎 2𝑎

𝑓 (𝑥 ) = 𝐴𝑒 𝑥𝑟1 + 𝐵𝑒 𝑥𝑟2

Application
Résolvons l’équation suivante : (𝐸 ): 𝑦′′ − 3𝑦′ + 2𝑦 = 0
Soit 𝑟 2 − 3𝑟 + 2 = 0 son (𝐸𝐶 )
∆= 1 alors cette équation admet deux solutions 𝑟1 = 1 𝑒𝑡 𝑟2 = 2
Alors les solutions de cette (𝐸𝐷) sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝐴𝑒 𝑥 + 𝐵𝑒 2𝑥

 Cas où le discriminant (∆) de l’équation caractéristique est négatif (∆< 𝟎)


Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0 une (𝐸𝐷) et 𝑎𝑟 2 + 𝑏𝑟 + 𝑐 = 0 son (𝐸𝐶 ). Si (𝐸𝐶 ) admet un discriminant
négatif, autrement dit ∆< 𝟎 alors (𝐸𝐶 ) admet deux solutions conjuguées tel que :
𝑟1 = 𝛼 + 𝑖𝛽 𝑒𝑡 𝑟2 = 𝛼 − 𝑖𝛽 ; ces deux solutions sont alors des nombres complexes. Ainsi les solutions de
cette (𝐸𝐷) sont les fonctions définies par 𝑓 (𝑥 ) = (𝐴 cos 𝛽𝑥 + 𝐵 sin 𝛽𝑥 )𝑒 𝛼𝑥

Application
Résolvons l’équation suivante : (𝐸 ): 𝑦′′ − 𝑦′ + 𝑦 = 0
Soit 𝑟 2 − 𝑟 + 1 = 0 son (𝐸𝐶 )
2
∆= −3 ↔ ∆ = (𝑖 √3) alors cette équation admet deux solutions tel que

1 √3 1 √3
𝑟1 = + 𝑖 𝑒𝑡 𝑟2 = − 𝑖
2 2 2 2

1 √3
Soient 𝛼 = 𝑒𝑡 𝛽=
2 2
Ainsi les solutions de cette (𝐸𝐷) sont les fonctions définies par :
1
2𝑥
√3 √3
𝑓 (𝑥 ) = (𝐴 cos 𝑥
2
+ 𝐵 sin 𝑥)
2
𝑒

NB : dans tous les cas les réel 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 se détermine par les contions initiales.

3-c Détermination d’une solution vérifiant les conditions initiales

Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0 une (𝐸𝐷) et 𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 trois réels. Cette équation admet une unique
solution vérifient les conditions initiales telles que : 𝑓 (𝑥0 ) = 𝑦0 et 𝑓′(𝑥0 ) = 𝑧0
Exemple

Enoncé : Soit (𝐸 ): 𝑦′′ − 3𝑦′ + 2𝑦 = 0 une (𝐸𝐷) tel que 𝑓 (𝑂) = 0 et 𝑓′(0) = 1. Donnons la solution de
cette (𝐸𝐷) vérifiant les conditions initiales.

Résolution : Les solutions de cette (𝐸𝐷) sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝐴𝑒 𝑥 + 𝐵𝑒 2𝑥

Cette fonction est définie sur 𝐼𝑅 alors elle est dérivable sur 𝐼𝑅 et 𝑓′(𝑥 ) = 𝐴𝑒 𝑥 + 2𝐵𝑒 2𝑥

𝑓 (𝑂 ) = 0 𝐴𝑒 0 + 𝐵𝑒 2(0) = 0 → 𝐴+ 𝐵=0
𝑓′(0) = 1 𝐴𝑒 0 + 2𝐵𝑒 2(0) = 1 → 𝐴 + 2𝐵 = 1
On a alors :

𝐴+ 𝐵=0
𝐴 + 2𝐵 = 1
0 − 𝐵 = −1
Alors 𝐵 = 1 𝑒𝑡 𝐴 = −1 ; ainsi l’unique solution de cette (𝐸𝐷) est la fonction définie par :
𝑓 (𝑥 ) = −𝑒 𝑥 + 𝑒 2𝑥
4-Résolution d’équation différentielle du second ordre avec second membre

Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 𝑔(𝑥 ) une (𝐸𝐷) du second degré avec second membre,
(𝐸′): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0 une (𝐸𝐷 ) du second degré sans second membre et 𝑔(𝑥 ) une fonction
particulière.
Les solutions de (𝐸𝐷) du second degré avec second membre sont la somme des solutions de (𝐸𝐷) du
second degré sans second membre et les solutions particulières.
Soit 𝑌𝐴𝑀 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 (𝐸𝐷) du second degré avec second membre,
𝑌𝑆𝑀 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 (𝐸𝐷) du second degré sans second membre et 𝑌𝑃 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑖è𝑟𝑒𝑠

On a : 𝑌𝐴𝑀 = 𝑌𝐴𝑀 + 𝑌𝑃
Exercice d’application
1) Soit (𝐸 ): 𝑦′′ + 2𝑦′ + 𝑦 = 0 une (𝐸𝐷). Résoudre cette équation.
2) Soit (𝐸′): 𝑦′′ + 2𝑦′ + 𝑦 = 𝑥 + 3
a)Déterminer les réels 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 tel que la fonction ℎ(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏 soit solution de (𝐸′).
b) Démontrer que si la fonction (𝑔 − ℎ ) est solution de (𝐸 ), 𝑔 est solution de (𝐸′).
c) En déduire l’ensemble des solutions de (𝐸′).
3) Déterminer la solution de (𝐸 ) qui vérifie 𝑓(0) = 2 et 𝑓 ′ (0) = −1

Résolution
1) Résolvons l’équation différentielle définie par (𝐸 ): 𝑦 ′′ + 2𝑦 ′ + 𝑦 = 0
Soit (𝐸𝐶 ), son équation caractéristique définie par : 𝑟 2 + 2𝑟 + 1 = 0
∆= 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 (𝐸𝐶 ) 𝑎𝑑𝑚𝑒𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑜𝑢𝑏𝑙𝑒 𝑟0 = −1
Ainsi l’ensemble des solutions de (𝐸𝐷 ) sont les fonctions définies par
𝑓(𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 −𝑥 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑟é𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠.

2) Soit (𝐸𝐷) définie par (𝐸 ): 𝑦 ′′ + 2𝑦 ′ + 𝑦 = 𝑥 + 3


a) Trouvons les réels 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 tel que la fonction ℎ(𝑥 ) = 𝑎𝑥 + 𝑏 soit solution de (𝐸′).
ℎ(𝑥) est solution de cette équation si elle vérifie l’équation, c’est-à-dire :
ℎ′′(𝑥) + 2ℎ′(𝑥) + ℎ(𝑥 ) = 𝑥 + 3

ℎ(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏 ℎ′(𝑥 ) = 𝑎 ℎ′′(𝑥) = 0

on a alors 0 + 2𝑎 + 𝑎𝑥 + 𝑏 = 𝑥 + 3 𝑎𝑥 + (2𝑎 + 𝑏) = 𝑥 + 3
Par identification
𝑎 = 1 𝑒𝑡 2𝑎 + 𝑏 = 3. Alors les réelles 𝑎 = 1 𝑒𝑡 𝑏 = 1 ; ainsi ℎ(𝑥 ) = 𝑥 + 1

b) Démonstration
Pour une telle démonstration, on a deux méthodes :
•Supposons que 𝑔 est solution de (𝐸′),
Donc démontrons que (𝑔 − ℎ) est solution de l’équation (𝐸 )
Si 𝑔 est solution de (𝐸′) alors on a : 𝑔′′ + 2𝑔′ + 𝑔 = 𝑥 + 3 or ℎ est une solution de cette équation
alors : ℎ′′ + 2ℎ′ + ℎ = 𝑥 + 3 d’où

𝑔′′ + 2𝑔′ + 𝑔 = ℎ′′ + 2ℎ′ + ℎ 𝑔′′ + 2𝑔′ + 𝑔 − ℎ′′ − 2ℎ′ − ℎ = 0

(𝑔′′ − ℎ′′ ) + 2(𝑔′ − ℎ′ ) + (𝑔 − ℎ) = 0

(𝑔 − ℎ)′′ + (𝑔 − ℎ)′ + (𝑔 − ℎ) = 0

Alors si (𝑔 − ℎ) est solution de l’équation (𝐸 ), 𝑔 est solution de l’équation (𝐸′)


•Supposons que (𝑔 − ℎ) est solution de (𝐸 ) ,
Donc démontrons que 𝑔 est solution de l’équation (𝐸′)
Si (𝑔 − ℎ) est solution de (𝐸 ) alors on a : (𝑔 − ℎ)′′ + (𝑔 − ℎ)′ + (𝑔 − ℎ) = 0

(𝑔′′ − ℎ′′ ) + 2(𝑔′ − ℎ′ ) + (𝑔 − ℎ) = 0

𝑔′′ + 2𝑔′ + 𝑔 − ℎ′′ − 2ℎ′ − ℎ = 0

𝑔′′ + 2𝑔′ + 𝑔 = ℎ′′ + 2ℎ′ + ℎ or ℎ est solution de (𝐸′) et

ℎ′′ + 2ℎ′ + ℎ = 𝑥 + 3 alors 𝑔′′ + 2𝑔′ + 𝑔 = 𝑥 + 3 d’où 𝑔 est solution de l’équation (𝐸′).
Alors si (𝑔 − ℎ) est solution de l’équation (𝐸 ), 𝑔 est solution de l’équation (𝐸′)
c) Déduisons en l’ensemble des solutions de (𝐸′)
soient 𝑓 (𝑥) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 −𝑥 l’ensemble des fonctions solutions de (𝐸 ) et ℎ(𝑥 ) = 𝑥 + 1 la solution
particulière de (𝐸′)
Alors l’ensemble des solutions de (𝐸′) est la fonction 𝑔 définie par 𝑔(𝑥 ) = 𝑓 (𝑥 ) + ℎ(𝑥 )
D’où 𝑔(𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 −𝑥 + 𝑥 + 1

3) Déterminons les solutions de (𝐸 ) qui vérifie 𝑓(0) = 2 et 𝑓 ′ (0) = −1


Soit (𝐸 ): 𝑦 ′′ + 2𝑦 ′ + 𝑦 = 0 et 𝑓(𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 −𝑥 l’ensemble des solutions de (𝐸 ),

Pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅 et 𝑓′(𝑥 ) = 𝐴𝑒 −𝑥 − (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 −𝑥 :

𝑓 (0) = 2 (𝐴(0) + 𝐵)𝑒 −0 = 2 𝐵=2

𝑓 ′ (0) = −1 𝐴𝑒 −0 − (𝐴(0) + 𝐵)𝑒 −0 = −1 𝐴=1

Donc l’unique solution de cette équation vérifiant ces conditions est la fonction définie par :
𝑓(𝑥 ) = (𝑥 + 2)𝑒 −𝑥

NB
THEME3 : ALGEBRE
Leçon 12: Calcules intégrales
𝑰- Intégrale d’une fonction continue

1 Définition

Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏] 𝑎𝑣𝑒𝑐 (𝑎 < 𝑏) et 𝐹 sa fonction primitive quelconque
𝑏
définie sur cet intervalle. On appelle intégrale d’une fonction de 𝑎 à 𝑏 le réel noté ∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 défini par :
𝑏
∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 = [𝐹 (𝑥 )]𝑏𝑎 = 𝐹(𝑏) − 𝐹 (𝑎)
Les réels 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙é𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑜𝑟𝑛𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑙𝑒.

Exemple
1
Soit 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 3 . Calculons ∫0 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ; la fonction 𝑓 est définie sur 𝐼𝑅, alors pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 admet une
1
primitive 𝐹 sur cet intervalle définie par 𝐹(𝑥 ) = 𝑥 4 ainsi on a :
4

1 1 1 1 1 1 1 1
∫0 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 = ∫0 𝑥 3 𝑑𝑥 = [4 𝑥 4 ] = 4
[𝑥 4 ]10 = ((1)4 − (0)4 ) d’où ∫0 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 =
4 4
0

Interprétation graphique

Soit 𝑓 une fonction ayant une primitive sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏] et (𝐶𝑓 ) sa courbe représentative sur un
𝑏
repère orthonormé (𝑜 ; 𝑖 ; 𝑗). Si 𝑓 est positive sur cet intervalle alors : 𝐴 = ∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 est l’air exprimé en
unité d’air de la partie du plan compris entre la courbe (𝐶𝑓 ) et l’axe des abscisses et les droites d’équations
𝑥 = 𝑎 𝑒𝑡 𝑥 = 𝑏 ; autrement dit elle représente l’air de l’ensemble des points M de coordonnés (𝑥 ; 𝑦) tel
que :
𝑎≤𝑥≤𝑏 𝑒𝑡 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑓(𝑥)

Illustration
2 Propriétés

 Linéarité de l’intégral

Soient 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 deux fonctions continues sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏] et 𝛼 ∈ 𝐼𝑁; on a :


𝑏 𝑏 𝑏
 ∫𝑎 [𝑓(𝑥 ) + 𝑔(𝑥 )]𝑑𝑥 = ∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 + ∫𝑎 𝑔(𝑥 ) 𝑑𝑥
𝑏 𝑏
 ∫𝑎 𝛼𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 = 𝛼 ∫𝑎 𝑓(𝑥 ) 𝑑𝑥
 Linéarité de Chasles

Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏] et 𝑐 ∈ [𝑎 ; 𝑏] on a :


𝑏 𝑐 𝑏
∫𝑎 𝛼𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 = ∫𝑎 𝛼𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 + ∫𝑐 𝛼𝑓(𝑥) 𝑑𝑥

3 Intégralité et intégral
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏], pour tout 𝑥 ∈ [𝑎 ; 𝑏] on a :
𝑏
 si 𝑓 (𝑥 ) ≥ 0 alors ∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 ≥ 0
𝑏 𝑏
 si 𝑓 (𝑥 ) ≥ 𝑔(𝑥 ) alors ∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 ≥ ∫𝑎 𝑔(𝑥 ) 𝑑𝑥

Théorème

Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏], s’il existe deux réels 𝑚 𝑒𝑡 𝑀 tel que
𝑏
𝑚 ≤ 𝑓(𝑥 ) ≤ 𝑀 ; pour tout 𝑥 ∈ [𝑎 ; 𝑏]: on a alors : 𝑚(𝑏 − 𝑎) ≤ ∫𝑎 𝑓(𝑥 ) 𝑑𝑥 ≤ 𝑀 (𝑏 − 𝑎) .

Conséquence du théorème
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏],
𝑏
• s’il existe un réel 𝑚 tel que 𝑚 ≤ 𝑓(𝑥 ) et pour tout 𝑥 ∈ [𝑎 ; 𝑏] on a alors : 𝑚(𝑏 − 𝑎) ≤ |∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 |
𝑏
• s’il existe un réel 𝑀 tel que 𝑓 (𝑥 ) ≤ 𝑀 et pour tout 𝑥 ∈ [𝑎 ; 𝑏] on a alors : |∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 | ≤ 𝑀(𝑏 − 𝑎)
𝑰𝑰- Technique de calcul d’intégral

1- Technique par primitive

Exemple :
𝜋
Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓 (𝑥 ) = sin 𝑥 ; calculons ∫02 𝑓 (𝑥) 𝑑𝑥
𝜋
𝑓 est continue sur 𝐼𝑅 en particulier sur [0 ; ] donc elle est continue sur cet intervalle d’où 𝑓 admet une
2
primitive 𝐹 sur cet intervalle définie par 𝐹 (𝑥 ) = − cos 𝑥 alors :
𝜋 𝜋
𝑏 𝜋
∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 = [𝐹 (𝑥 )]𝑏𝑎 = 𝐹(𝑏) − 𝐹 (𝑎) ainsi, ∫0 sin 𝑥 𝑑𝑥 = [− cos 𝑥 ]0 = − cos 2 + cos 0 d’où
2 2

𝜋
2
∫ 𝑓 ( 𝑥 ) 𝑑𝑥 = 1
0

2- Technique d’intégration par partie

Soient 𝑈 𝑒𝑡 𝑉 deux fonctions dérivables sur un intervalle 𝐼 tel que 𝑈′ 𝑒𝑡 𝑉′ sont les fonctions dérivées
respectives continues sur cet intervalle : quelques soit (𝑎 ; 𝑏) ∈ 𝐼 on a :
𝑏 𝑏
∫𝑎 𝑈(𝑥 ). 𝑉′(𝑥 ) 𝑑𝑥 = [𝑈 (𝑥 ). 𝑉 (𝑥 )]𝑏𝑎 − ∫𝑎 𝑈′(𝑥 ). 𝑉 (𝑥 )
2
Exemple : calculons ∫1 𝑓 (𝑥) tel que 𝑓 (𝑥) = (𝑥 + 1) ln 𝑥

La fonction 𝑓 existe pour tout 𝑥 ∈ [0 ; +∞[


1
On pose 𝑉 (𝑥 ) = ln 𝑥 𝑉′(𝑥) =
𝑥
1
𝑈′(𝑥 ) = (𝑥 + 1) 𝑈 (𝑥 ) = 𝑥 2 + 𝑥
2

2 1 2 2 1 1
Ainsi : ∫1 (𝑥 + 1) ln 𝑥 = [( 𝑥 2 + 𝑥) (ln 𝑥 )] − ∫1 ( 𝑥 2 + 𝑥)
2 1 𝑥 2

2 1 2 2 1
∫1 (𝑥 + 1) ln 𝑥 = [(2 𝑥 2 + 𝑥) (ln 𝑥 )] − ∫1 (2 𝑥 + 1)
1

2 1 2 1 2
∫1 (𝑥 + 1) ln 𝑥 = [(2 𝑥 2 + 𝑥) (ln 𝑥 )] − [4 𝑥 2 + 𝑥]
1 1
2
7
∫ 𝑓 (𝑥 ) = 4ln 2 −
1 4
TABLEAU RECAPITILATIF
THEME4: ETUDEDE PROBABILITE
Leçon 13: Dénombrement

NB : dans toutes expériences ou épreuves où le résultat est caractérisé par un ordre avec répétition
possible de même que dans un tirage successif avec remise, on utilise la notion de p-liste.
NB :

→dans toutes expériences ou épreuves où le résultat est caractérisé par un ordre sans répétition possible de
même que dans un tirage successif sans remise, on utilise la notion de p-arrangement.

→dans toutes expériences ou épreuves où le résultat n’est pas caractérisé par un ordre sans répétition
possible de même que dans un tirage simultané ou au hasard, on utilise la notion de p-combinaison.
Formule du Binôme de Newton
•Tableau de Pascal
𝑝
Le tableau de Pascal permet de calculer de proche en proche l’entier 𝐶𝑛 en utilisant la
formule : 𝐶 𝑝 = 𝐶 𝑝−1 + 𝐶 𝑝
𝑛 𝑛−1 𝑛−1

𝒑
𝒏 0 1 2 3 4 5 6 7

0 𝐶00
1 𝐶10 𝐶11
2 𝐶20 𝐶21 𝐶22
3 𝐶30 𝐶31 𝐶32 𝐶33
4 𝐶40 𝐶41 𝐶42 𝐶43 𝐶44
5 𝐶50 𝐶51 𝐶52 𝐶53 𝐶54 𝐶55
6 𝐶60 𝐶61 𝐶62 𝐶63 𝐶64 𝐶65 𝐶66

7
𝐶70 𝐶71 𝐶72 𝐶73 𝐶74 𝐶75 𝐶76 𝐶77

Formule de binôme : soient a et b deux nombres réels et 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 on a :

(𝑎 + 𝑏)𝑛 = 𝐶0𝑛 𝑎𝑛 𝑏0 + 𝐶1𝑛 𝑎𝑛−1 𝑏1 + 𝐶2𝑛 𝑎𝑛−2 𝑏2 + ⋯ + 𝐶𝑛𝑛 𝑎0 𝑏𝑛

𝑛
𝑝 𝑝
(𝑎 + 𝑏 )𝑛 = ∑ 𝐶𝑛 𝑎𝑛−𝑝 𝑏
𝑝=0

M.so
THEME4: ETUDEDE PROBABILITE
Leçon 14: Etudes de la probabilités
M.so pro
Fascicule disponible
M.so pro
782952801/760276881
M.so pro [email protected] 782952801/760276881
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M.so pro
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M.so pro
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M.so pro
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M.so pro
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M.so pro
Fascicules disponible
M.so pro
Fascicule disponible
THEME5: ETUDEDE STATISTIQUES
Leçon 15: Statistiques
Tydes de variables (mesurés)
SERIES D’EXERCICES ET CORRECTION
EXERCICES
1. LIMITE-CONTINUITE-DERIVATION
ENONCES
Exercice 8 :

CORRECTIONS
8

2.
PRIMITIVES–CALCULINTEGRAL− EQUATIONSDIFFERENTIELLES
Enoncés
4

6
CORRECTIONS
4

5
6
²
FONCTIONSLOGARITHMENEPERIENETEXPONENTIELLES
Enoncés

Exercice 3
Exercice 4
Corrections
EXERCICE 3
EXERCICE 4
SUITESNUMERIQUES
ENONCES
CORRECTIONS
NOMBRESCOMPLEXESETTRANSFORMATIONDUPLAN
ÉNONCES
Exercice 1 :

Exercice 2 :

Exercice 3 :

Exercice 4 :
Exercice 5 ;
CORRECTIONS
Exercice 1 :
Exercice 2

Exercice 3 ;
Exercice 4 :
Exercice 5 :
DENOMBREMENT-PROBABILITE
ENONCES

Exercice 1

Exercice 2 ;

Exercice 3 ;
Exercice 4 :

Exercice 5 :
« Mon cœur est une fleure, il ouvre sa corolle, il régne au milieu de la nuit »

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