Fascicule Math Pro TS2
Fascicule Math Pro TS2
Unpeuple-Unbut-Unefoi
Email :[email protected]
FASCICULE DE MATHÉMATIQUE
Cet ouvrage (fascicule) est un outil destiné à vous, élèves de Terminale S2, pour vous aider à
préparer les devoirs de classe, mais aussi le Baccalauréat. Il comprend :
des résumés de cours pour servir de fiches de leçons, vous facilitant la rétention des
notions fondamentales du programme.
des exercices d’application prenant en charge les compétences exigibles du programme,
et leurs corrigés pour vous apprendre à répondre à des questions types.
des exercices d’entrainement gradués et variés, pour le renforcement de vos capacités
durant l’année scolaire.
des problèmes et des sujets de Baccalauréat, pour vous permettre de jauger votre niveau
par rapport à ce qui vous attend à l’examen.
Il ne fait aucun doute, que cet ouvrage, bien utilisé, contribuera grandement à votre réussite au
Baccalauréat.
Nous accueillerons avec reconnaissance les remarques, critiques et suggestions qui nous
permettront de l’améliorer.
Nous remercions M. MBAYE professeur Mathématiques au lycée de Bambey et tous nos
enseignants pour leurs contributions.
Nous dédions cet ouvrage à nos familles bien-aimées.
Auteur ;
Moussa fall
Table des matières
Théme1 : Analyse
LIMITE-CONTINUITE-DERIVATION ......................................................................................................................... 88
PRIMITIVES – CALCUL INTEGRAL− EQUATIONS DIFFERENTIELLES ........................................................................ 112
FONCTIONS LOGARITHME NEPERIEN ET EXPONENTIELLES .................................................................................. 119
SUITES NUMERIQUES .......................................................................................................................................... 138
NOMBRES COMPLEXES ET TRANSFORMATION DU PLAN ..................................................................................... 143
DENOMBREMENT- PROBABILITE ......................................................................................................................... 152
THEME1 : ANALYSE
Leçon1 : Limites et continuités
Rappels et compléments
A/ Rappels
1-a Définition
•Continuité en un point
Soit une fonction ƒ définie sur un intervalle I et 𝑥0 un point de I, on dit que la fonction ƒ est continue en 𝑥0
lorsque ƒ admet une limite en 𝑥0. Cette limite est nécessairement ƒ(𝑥 0) c’est-à-dire
lim 𝑓(𝑥0) = lim+ 𝑓 (𝑥0) =ƒ(𝑥0).
𝑥→𝑥0− 𝑥→𝑥0
Une condition nécessaire est suffisante pour qu’une fonction soit continue en un point : que sa limite à
gauche et à droite en ce point soient finie et égalent à l’image de ƒ en ce point.
•Continuité sur un intervalle
Soit une fonction ƒ définie sur un intervalle I, alors elle est continue en tout point appartenant à cet intervalle.
Remarque : toute fonction définie est continue sur son ensemble de définition.
Les fonctions polynômes sont définies sur IR, alors elles sont continuées sur IR.
Les fonctions ƒ : x |𝑥 | sont définies sur IR, alors elles sont continues sur IR.
1
Les fonctions ƒ : x | | sont définies sur IR\ {0}, alors elles sont continues sur IR\ {0}.
𝑥
Les fonctions ƒ : x √𝑥 sont définies sur [0; +∞[ , alors elles sont continues sur [0; +∞[ .
Les fonctions ƒ : x sin 𝑥 et x cos 𝑥 sont définies sur IR, alors elles sont continues
sur IR.
𝜋
Les fonctions ƒ : x tan 𝑥 sont définies sur IR\ { + K𝜋} avec k ∈ 𝑍 alors elles sont continues
2
𝜋
sur IR\ { + K𝜋}.
2
A Retenir
• Iƒ(x)I >0 ou Iƒ(x)I ≤0 ↔ ƒ(x)≠0 la solution est sous la forme S=IR\ { 𝑥1 ; 𝑥2 ; 𝑥3 …}
• Iƒ(x)I <0 ↔ impossible la solution est S= ∅
•Iƒ(x)I≥ 0 ↔ toujours vrai la solution est S=IR
Soit ƒ une fonction définie et continue sur un intervalle I et 𝑥0 un réel tel que 𝑥0 n’appartient pas à
l’intervalle I.
Soit ƒ une fonction définie ; continue et strictement monotone sur un intervalle I ; a et b deux réels
appartenant à l’intervalle I, alors l’image de l’intervalle I par rapport à ƒ est un intervalle de même nature.
On a les résultats suivants :
NB :
- L’image d’un intervalle est toujours un intervalle.
- L’image d’un point est toujours un point.
sin 𝑋 1
• lim =1 • lim =0 • lim |𝑋|=+∞
𝑥→+∞ 𝑋 𝑥→+∞ 𝑥 𝑛 𝑥→−∞
Soient ƒ et 𝑔 deux fonctions 𝑥0, 𝑙, 𝑒𝑡 𝛼 des nombres réels non nuls, on a les propriétés suivantes :
-limite de la somme : c’est la somme des limites
lim ƒ(x) 𝑙 𝑙 +∞ −∞ +∞
𝑥→𝑥0
lim𝑔(x) 𝛼 ∞ +∞ −∞ −∞
𝑥→𝑥0
lim ( ƒ(x) + 𝑔(x) ) 𝑙+ 𝛼 ∞ +∞ −∞ FI
𝑥→𝑥 0
lim ƒ(x) 𝑙 ∞ 0 0 𝑙 0 ∞
𝑥→𝑥0
lim𝑔(x) 𝛼≠0 𝛼≠0 ∞ 𝛼≠0 0 0 ∞
𝑥→𝑥0
lim ( ƒ(x) ÷ 𝑔(x) ) 𝑙 ÷ 𝛼 ∞ 0 0 ∞ FI FI
𝑥→𝑥 0
Remarque :
∞ 0
Nous avons 4 FI (quatre formes indéterminées) : −∞ + ∞ ; ∞ × 0 ; ;
∞ 0
B/ Compléments
•soit ℎ une fonction telle que : ƒ(x) ≤ ℎ(x) ≤ 𝑔(x) ; si lim ƒ(x) = lim 𝑔(x) = 𝑙, alors lim ℎ(x) = 𝑙 (c’est le
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0
théorème de gendarme)
•si |ƒ(x) − 𝑙 | ≤ 𝑔(x) et lim 𝑔(x) → 0 alors lim 𝑓(x) → 𝑙 (c’est la conséquence du théorème de
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0
gendarme)
Soient ƒ et 𝑔 deux fonctions telles que ƒo𝑔(𝑥) soit une fonction composée ; 𝑥0, 𝛽, 𝑒𝑡 𝛼 des nombres réels,
alors lim ƒo𝑔(𝑥)= lim ƒ [𝑔(𝑥)]. On a ainsi :
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0
Si lim 𝑔(x) = 𝛽
𝑥→𝑥0 alors lim ƒo𝑔(𝑥)= 𝛼
𝑥→𝑥0
et lim ƒ(x) = 𝛼
𝑥→𝛽
Exemple : lim √2𝑥 − 4
𝑥→5
Soit ƒ une fonction continue sur un intervalle [a ; b] avec (a et b) ∈ IR tel que a<b alors pour tout réel 𝛽
compris entre 𝑓 (𝐚) 𝑒𝑡 𝑓 (𝐛), il existe au moins un réel 𝛼 ∈ [a ; b] tel que 𝑓(𝛼 ) = 𝛽 autrement dit l’équation
𝑓 (𝑥 ) = 𝛽 admet au moins une solution dans l’intervalle [a ; b].
•Si ƒ une fonction continue sur un intervalle [a ; b] et 𝑓 (𝐚) × 𝑓(𝐛) < 0 alors l’équation 𝑓 (𝑥 ) = 0 admet
au moins une solution sur ]a ; b[
• Si ƒ une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle [a ; b] et 𝑓 (𝐚) × 𝑓 (𝐛) < 0 alors
l’équation 𝑓(𝑥 ) = 0 admet une unique solution sur ]a ; b[
3-Complèments sur les asymptotes et les branches infinies
•si [ƒ(x) − y] < 0 alors (∁𝑓) est en dessous de la droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃.
•si [ƒ(x) − y] = 0 alors (∁𝑓) et (D) : 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃 sont asymptotiques.
ƒ(x)
•si lim = 0 alors la courbe (∁𝑓) admet une branche parabolique de direction l’axe des abscisses
𝑥→+∞ 𝑥
(𝑥; 0; 𝑥′).
ƒ(x)
•si lim 𝑥
= ∞ alors la courbe (∁𝑓) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées
𝑥→+∞
′
(𝑦; 0; 𝑦 ).
Remarque :
ƒ(x)
Si lim =a (avec a ∈ IR et a ≠ 𝟎)
𝑥→+∞ 𝑥
alors 𝑦 = 𝒂𝒙 + 𝒃 est une asymptote oblique.
lim [𝑓(𝑥 ) − 𝐚𝑥] =b (avec b ∈ IR)
𝑥→+∞
NB :
Si lim [𝑓(𝑥 ) − 𝐚𝑥] = ∞ alors (∁𝑓) admet une branche parabolique d’équation 𝑦 = 𝒂𝒙 de direction l’axe
𝑥→+∞
des ordonnées (𝑦; 0; 𝑦 ′ ).
THEME1 : ANALYSE
Leçon2 : Dérivées et applications
𝑰- Rappels sur les dérivées
1-Définition
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
Une fonction 𝑓 est dérivable en un point fini 𝑥0 si 𝑓 est définie en 𝑥0 et lim =𝛼 (avec
𝑥→𝑥 0 𝑥−𝑥0
𝛼 ∈ IR). Ce réel 𝛼 est appelé nombre de dérivée de la fonction 𝑓 en 𝑥0 noté 𝑓′(𝑥0)
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
lim− = 𝛼1 alors 𝑓 est dérivable à gauche de 𝑥0 et sa fonction dérivée 𝑓′(𝑥0− )= 𝛼 1
𝑥→𝑥 0 𝑥−𝑥0
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
lim = 𝛼2 alors 𝑓 est dérivable à droite de 𝑥0 et sa fonction dérivée 𝑓′(𝑥0+ )= 𝛼 2
𝑥→𝑥 + 0 𝑥−𝑥0
Remarque :
Si 𝛼1= 𝛼2 alors 𝑓 est dérivable en 𝑥0
Si 𝛼1≠ 𝛼2 alors 𝑓 n'est pas dérivable en 𝑥0
Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, alors 𝑓 est dérivable sur cet intervalle si elle est dérivable
en tout point appartenant à cet intervalle.
2-Interprétation graphique
si 𝑓 est dérivable en 𝑥0 alors (∁𝑓) admet une tangente de coefficient directeur 𝑓′(𝑥0). Cette tangente
a pour droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝑓′(𝑥0)(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓(𝑥0)
Si 𝛼1= 𝛼2 alors 𝑓 est dérivable en 𝑥0 alors (∁𝑓) admet une seule tangente de coefficient directeur
𝑓′(𝑥0) et de droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝑓′(𝑥0)(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓 (𝑥0)
Si 𝛼1≠ 𝛼2 alors 𝑓 n'est pas dérivable en 𝑥0 alors (∁𝑓) admet une deux demi-tangentes de coefficients
−
directeurs respectives, 𝑓 ′(𝑥 ) et 𝑓′(𝑥0+ )de droites d’équations respectives
0
(D1) : 𝑦 = 𝑓′(𝑥0− )(𝑥0)(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓 (𝑥0) et (D2) : 𝑦 = 𝑓′(𝑥0+ )(𝑥0)(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓 (𝑥0) ainsi, il existe un point
anguleux A(𝑥0 ; 𝑓(𝑥0)) ; point d’intersection entre les deux demi-tangentes.
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
lim =∞ alors 𝑓 n’est pas dérivable en 𝑥 et (∁𝑓) admet une demi-tangente verticale en un
0
𝑥→𝑥 0 𝑥−𝑥0
point A(𝑥0 ; 𝑓(𝑥0)).
ƒ(x)−ƒ(𝑥0 )
lim =0 alors 𝑓est pas dérivable en 𝑥 et (∁𝑓) admet une demi-tangente horizontale de
0
𝑥→𝑥 0 𝑥−𝑥0
droite d’équation (D) : 𝑦 = 𝑓 (𝑥0)
NB :
soit 𝑓 une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I et 𝑥 0 un réel appartenant à cet intervalle ;
on désigne 𝑓′′(𝑥 ) sa fonction dérivée seconde.
Si 𝑓′′(𝑥 ) s’annule et change de signe alors le point A(𝑥0 ; 𝑓(𝑥0)) est une point d’inflexion pour la
courbe (∁𝑓). Ce point est un point de concavité tel que :
si 𝑓 ′′ (𝑥) > 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑜𝑛 𝑎 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 converge
si 𝑓 ′′ (𝑥) < 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑜𝑛 𝑎 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 concave
Toute fonction dérivable sur un intervalle est aussi continue sur cet intervalle ; l’inverse est faux.
𝑰𝑰 − Règles de dérivabilité :
Soit 𝑔 une fonction dérivable sur un intervalle 𝑰 et 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle 𝐽 tel que pour
tout 𝑥 ∈ 𝑰 , 𝑔(𝑥) ∈ 𝐽 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑖𝑡 𝒈(𝑰)∁𝑱 alors la fonction composée ƒo𝑔(𝑥) est dérivable sur
l’intervalle 𝑰 et (ƒo𝑔(𝑥))′ = ƒ ′o𝑔(𝑥) × 𝑔′(𝑥)
Remarque :
cos′ 𝐔(𝑥 ) = −𝐔′(𝑥) sin 𝐔(𝑥 ) et sin′ 𝐔(𝑥 ) = 𝐔′(𝑥) cos 𝐔(𝑥 )
1- Sens de variation
Cette fonction est définie sur IR ; alors elle est dérivable sur IR et 𝑓′(𝑥 ) = 2𝑥 + 2
Pour étudier les variations de 𝑓, on pose 𝑓′(𝑥 ) = 0 2𝑥 + 2 = 0 𝑥 = −1
•pour tout 𝑥 ∈] − ∞; −1[ 𝑓′(𝑥) < 0 alors la fonction 𝑓 est strictement décroissante sur
cet intervalle.
•pour tout 𝑥 ∈] − 1; +∞[ 𝑓′(𝑥 ) > 0 alors la fonction 𝑓 est strictement croissante sur
cet intervalle.
Si 𝑓 est décroissante puis croissante en 𝑥0 sur l'intervalle 𝑰 alors le réel 𝑓(𝑥0) est un minimum.
Remarque :
Théorème
Si 𝑓 est dérivable et strictement monotone sur un intervalle 𝑰 alors elle réalise une bijection sur cet intervalle
vers un intervalle 𝑱 = 𝑓 (𝑰) , ainsi elle admet une fonction réciproque notée 𝑓 −1 .
Propriété
Soit 𝑓 une fonction dérivable et bijective sur un intervalle 𝑰 vers un intervalle 𝑱 = 𝑓(𝑰) et 𝑓 −1 sa fonction
réciproque ; on a :
𝑓: 𝑰 𝑱 𝑓 −1 : 𝑱 𝑰
𝒙 𝒚 = 𝑓(𝑥) 𝒚 𝒙 = 𝑓 −1 (𝑦)
Ainsi la fonction dérivée de la fonction réciproque est définie par :
1
𝑓 ′ −1 (𝑦) =
𝑓′[𝑓−1 (𝑦)]
Remarque
si 𝑓 est définie sur 𝑰 alors 𝑓 −1 est définie sur 𝑱
si 𝑓 est continue sur 𝑰 alors 𝑓 −1 est continue sur 𝑱
si 𝑓 est dérivable sur 𝑰 alors 𝑓 −1 est dérivable sur 𝑱 si et seulement si, pour tout 𝑥 ∈ 𝑰; 𝑓 ′ (𝑥) ≠ 0
S’il existe des réels M et m tel que m≤ 𝑓 ′ (𝑥) ≤M alors on a : m(b−a) ≤ 𝑓( 𝐛 ) − 𝑓( 𝐚 ) ≤M(b−a)
Conséquence : Soit 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle 𝑰, a et b deux réels appartenant à 𝑰. S’il
existe un réel M tel que |𝑓 ′ (𝑥)| ≤ M alors |𝑓( 𝐛 ) − 𝑓( 𝐚 )| ≤ M|(𝐛 − 𝐚)|
THEME1 : ANALYSE
Leçon 3 : Rappels sur la trigonométrie
1-Valeurs remarquables
𝑥 0 𝝅 𝝅 𝝅 𝝅 𝝅
𝟔 𝟒 𝟑 𝟐
cos 𝑥 √𝟑 √𝟐 𝟏
1 𝟐 𝟐 𝟐 0 −𝟏
sin 𝑥 𝟏 √𝟐 √𝟑
0 𝟐 𝟐 𝟐 1 0
tan 𝑥 √𝟑
0 𝟑 1 √𝟑 0
Remarque
2-Transformations élémentaires
𝜋−𝑥 𝑥
-1 0 1
𝜋+𝑥 −𝑥
-1
3-Formules d’addition
4-Formules de duplication
5-Formules de linéarisation
𝟏+Cos𝟐𝐚 𝟏−Cos𝟐𝐚
𝑐𝑜𝑠 𝟐 𝒂 = et 𝑠𝑖𝑛𝟐 𝒂 =
𝟐 𝟐
6-Equations trigonométriques
𝒂 + 2𝑘𝜋
cos 𝑥 = 𝑐𝑜𝑠𝒂 𝑥= avec 𝑘 ∈ 𝑍
−𝒂 + 2𝑘𝜋
𝒂 + 2𝑘𝜋
sin 𝑥 = 𝑠𝑖𝑛𝒂 𝑥= avec 𝑘 ∈ 𝑍
𝝅 − 𝒂 + 2𝑘𝜋
Cas particuliers
𝝅
cos 𝑥 = 0 𝑥= + 𝑘𝜋 avec 𝑘 ∈ 𝑍 et sin 𝑥 = 0 𝑥 = 𝑘𝜋 avec 𝑘 ∈ 𝑍
𝟐
7-Transformations de sommes en produits
𝒑+𝒒 𝒑−𝒒
En posant 𝑝 = 𝒂 + 𝒃 𝑒𝑡 𝑞 = 𝒂 − 𝒃 𝑑𝑎𝑛𝑠 3-, on a : 𝒂 = 𝑒𝑡 𝒃 = , on obtient ainsi
𝟐 𝟐
1-Définition
Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, on appelle primitive de ƒ sur l’intervalle I toute fonction F
dérivable sur cet intervalle tel que F′(𝑥 ) = 𝑓 (𝑥).
2-Conditions d’existences
Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, si ƒ est continue sur cet intervalle alors elle admet une primitive
sur cet intervalle.
3-Ensemble de définition
Toute fonction continue sur un intervalle I admet une infinité de primitive. Si F et G sont des primitives de la
fonction ƒ sur l’intervalle I alors F(𝑥 ) =G(𝑥 ) + 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒.
Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, F sa fonction primitive et 𝑥0 un élément de l’intervalle I : pour
tout 𝑦𝑜 ∈ 𝐼𝑅, il existe une seule primitive de F sur I qui prend les valeurs 𝑦𝑜 𝑒𝑛 𝑥𝑜 .
𝑥 F(𝑥 ) − 𝐅( 𝑥𝑜 ) + 𝑦𝑜 est une primitive de ƒ sur I qui prend les valeurs 𝑦𝑜 𝑒𝑛 𝑥𝑜 ; cette primitive
est unique.
𝑰𝑰-Détermination de primitive
𝑥 𝑛 ; (𝑛 ∈ 𝑁 ∗) 1
𝑥 𝑛+1 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
IR
𝑛+1
1 1 𝐼𝑅∗
− + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝑥𝑛 (𝑛+1)𝑥 𝑛−1
1
√𝑥 2√𝑥 + 𝑐𝑠𝑡𝑒 ] 0 ; +∞[
2-Formules de primitive
Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, F sa fonction primitive sur cet l’intervalle I on a :
fonction ƒ Primitive F(𝑥 )
U'+V' U+V
U'𝐔 𝒏 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 1
𝑼𝑛+1 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝑛+1
𝐔′ 1
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 > 1 − + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝐔𝒏 (𝑛+1)𝐔𝑛−1
𝐔′
2√𝑼 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
√𝐔
𝐔′ sin 𝑼 − cos 𝑼 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝐔′cos 𝑼 sin 𝑼 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝐔′ × 𝑽′o𝑼 𝑽o𝑼 + 𝑐𝑠𝑡𝑒
Propriétés
Soit ƒ une fonction définie sur un intervalle I, F sa fonction primitive sur cet l’intervalle I, la fonction
1
𝑥 ƒ (a 𝑥 + 𝒃) a pour primitive F(a 𝑥 + 𝒃) + 𝑐𝑠𝑡𝑒.
𝐚
Remarque
1
Si ƒ (𝑥) = cos(𝐚 𝑥 + 𝒃) alors F(𝑥) = 𝐚 sin(𝐚 𝑥 + 𝒃) + 𝑐𝑠𝑡𝑒.
1
Si ƒ (𝑥) = sin(𝐚 𝑥 + 𝒃) alors F(𝑥) = − 𝐚 cos(𝐚 𝑥 + 𝒃) + 𝑐𝑠𝑡𝑒.
THEME1 : ANALYSE
Leçon 5 : Fonctions logarithmes népériennes
𝑰-Définition et propriétés
1-Définition
1
La fonction 𝑥 est définie pour tout 𝑥 ≠ 0. Ainsi, sur l’intervalle ]0; +∞[ elle admet au moins
𝑥
1
une primitive. On appelle fonction logarithme népérienne la primitive de la fonction sur l’intervalle
𝑥
]0; +∞[ et qui s’annule en 1 : elle est notée ln 𝑥.
Conséquence
La fonction logarithme népérienne notée ln 𝑥 est définie sur l’intervalle ]0; +∞[ alors on a
1
pour tout 𝑥 ∈ ]0; +∞[, la dérivée de la fonction logarithme est : (ln 𝑥)′ = .Cette fonction dérivée
𝑥
est positive sur ]0; +∞[ ainsi la fonction logarithme népérienne est strictement croissante sur
]0; +∞[.
la fonction logarithme s’annule en 1 c’est-à-dire ln 1 = 0.
NB : ln 0 n’existe pas
2-Propriétés
ln(𝐚 × 𝒃) = ln 𝐚 + ln 𝒃
3-Autres propriétés
𝟏 ln 𝐚𝒏 = 𝑛 ln 𝐚
ln √𝐚 = ln 𝐚
𝟐
Soit ƒ une fonction logarithme définie par ƒ (𝑥) = ln 𝑥, alors Dƒ = ]0; +∞[ d’où ƒ est continue sur cet
intervalle. Autrement dit, pour tout a∈ ]0 ; +∞[, si lim ln 𝑥 = ln 𝐚 alors ƒ est continu en a.
𝑥→𝐚
lim ln 𝑥 = +∞ ln 𝑥 ln 𝑥
𝑥→+∞ lim =0 lim =0
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝑛
ln 𝑥 ln 𝑥
lim =1 lim+ = −∞
𝑥→𝟏 𝑥 − 1 𝑥→𝟎 𝑥
Soit la fonction ƒ(𝑥) = ln 𝑥 définie sur l’intervalle ]0; +∞[ , Pour tout 𝑥 ∈ ]0; +∞[ 𝑓 est dérivable et sa
1
fonction dérivée est définie par ƒ′(𝑥) = 𝑥 .
Pour tout 𝑥 ∈ ]0; +∞[ ƒ′(𝑥) > 0 d’où ƒ est strictement croissante sur cet intervalle.
Tableau de variation
ln 1 = 0 et ln e = 𝟏
ln 𝑥 étant continue et strictement croissante sur ]0 ; +∞[ donc elle réalise une bijection de ]0 ; +∞[ vers
IR. On admet que 0 ∈ 𝐼𝑅 donc l’équation ln 𝑥 = 0 admet donc une unique solution 𝑥 = 1 sur cet intervalle.
4-Equation de la demi-tangente en 1 et en e
Soit 𝑓 (𝑥 ) = lno𝑼 une fonction composée avec 𝑼 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑎𝑙𝑙𝑒 𝐼,
alors cette fonction 𝑓 est définie si et seulement si 𝑼(𝑥 ) > 0. Elle est aussi notée ln𝐔(𝑥).
Soit 𝑥0 ∈ 𝐼 et (𝛼 𝑒𝑡 𝛽 ) ∈ 𝐼𝑅, on a :
Si lim 𝑼(𝑥 ) = 𝛼
𝑥→𝑥0
Et lim ln 𝑥 = 𝛽
𝑥→𝛼
Application
lim 𝑥 2 − 1 = 0+
𝑥→−1−
lim ln𝑥 = −∞
𝑥→0+
Soit 𝑓(𝑥 ) = lno𝐔(𝑥) une fonction composée avec 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑎𝑙𝑙𝑒 𝐼. Si 𝑼(𝑥 )
est dérivable et strictement positive sur cet intervalle, la fonction ln(𝑥) est aussi dérivable sur l’intervalle
Pour tout 𝑥 ∈ 𝐼, cette fonction composée admet une fonction dérivée sur cet intervalle définie par
𝑼′(𝑥)
𝑓′(𝑥 ) =
𝑼(𝑥)
NB : étudier le sens de variation de cette fonction revient à étudier le signe du numérateur c’est-à-dire
celle de 𝑼′(𝑥 )
Application
X −∞ −1 0 1 +∞
𝑓′(𝑥 ) + − +
−∞ +∞
+∞ −∞
La fonction logarithme étant continue et strictement croissante sur l’intervalle ]0 ; +∞[ donc elle réalise une
bijection de ]0 ; +∞[ 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝐼𝑅 .
Propriétés
Soient 𝛼 𝑒𝑡 𝛽 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑟é𝑒𝑙𝑠 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝛼 > 0 𝑒𝑡 𝛽 > 0, on a les propriétés suivantes,
•si ln 𝛼 = ln 𝛽 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝛼 = 𝛽 •si ln 𝛼 > ln 𝛽 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝛼 > 𝛽
•si ln 𝛼 ≤ ln 𝛽 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝛼 ≤ 𝛽
𝑼′(𝑥)
7-Primitive de
𝑼(𝑥)
Si 𝑈 est une fonction dérivable et ne s’annulant pas sur un intervalle 𝐼 alors la fonction ln|𝑈 (𝑥)| est la
𝑼′(𝑥)
primitive de la fonction 𝑼(𝑥) sur cet intervalle.
THEME1 : ANALYSE
Leçon 6 : Fonctions exponentielles
𝑰-Définition et propriétés
1-Définition
On appelle fonction exponentielle la fonction réciproque de ln 𝑥. Elle est définie sur IR à valeur dans
]0 ; +∞[ et est notée 𝑒𝑥𝑝(𝑥 ) ou encore 𝒆𝑥 .
Remarque :
Quel que soit 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝒆𝑥 > 0 . Si 𝑥 ∈ 𝐼𝑅+ ∗ 𝑒𝑡 𝑦 ∈ 𝐼𝑅 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 ln 𝑥 = 𝑦 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 = 𝑒𝑥𝑝(𝑦)
Cas particuliers
ln 1 = 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝒆0 = 1
ln 𝑒 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑒 1 = 𝑒
Remarque :
•𝑒 ln 𝑥 = 𝑥 𝑒𝑡 • ln 𝑒 𝑥 = 𝑥
2-Propriétés
Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓(𝑥) = 𝒆𝑥 . Cette fonction est la fonction réciproque de la fonction ln 𝑥 de
]0 ; +∞[ 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝐼𝑅 donc elle est définie sur 𝐼𝑅.
lim 𝒆𝑥 = +∞ et lim 𝒆𝑥 = 0+
𝑥→+∞ 𝑥→−∞
Limites usuelles
lim 𝒆𝑥 = +∞ lim 𝒆𝑥 = 0+ 𝒆𝑥
𝑥→+∞ 𝑥→−∞ lim = +∞
𝑥→+∞ 𝑥
𝒆𝑥 − 1
lim =1
𝑥→𝟎 𝑥
La fonction ln 𝑥 étant continue et strictement croissante sur l’intervalle ]0 ; +∞[ alors elle réalise une
bijection de ]0 ; +∞[ 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝐼𝑅 alors sa fonction réciproque 𝒆𝑥 est dérivable sur 𝐼𝑅 et la fonction dérivée
(𝒆𝑥 )′ = 𝒆𝑥 . Pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, (𝒆𝑥 )′ > 0 alors la fonction exponentielle est strictement croissante sur 𝐼𝑅.
Tableau de variation
𝒆𝟎 = 𝟏 𝒆𝟏 = 𝐞
La courbe de la fonction exponentielle est symétrique à celle de la fonction logarithme par rapport à la
droite d’équation (𝐷): 𝑦 = 𝑥.
𝑰𝑰𝑰-Etude de la fonction composée 𝒆𝒖
Soit 𝑈(𝑥 ) une fonction définie sur un intervalle 𝐼 𝑑𝑒 𝐼𝑅, alors la fonction composée 𝑒 𝑢(𝑥) est définie sur cet
intervalle.
et lim 𝑒 𝑥 = 𝛽
𝑥→𝛼
Application
2 −1)
Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑒(𝑥
lim = 𝑥2 − 1 = +∞
𝑥→−∞
(𝑥2 −1)
lim 𝑒 = alors lim 𝑒(𝑥
2 −1)
= +∞
𝑥→−∞
lim 𝑒𝑥 = +∞ 𝑥→−∞
𝑥→+∞
lim = 𝑥2 − 1 = +∞
𝑥→+∞
2 −1) 2 −1)
lim 𝑒(𝑥 = alors lim 𝑒(𝑥 = +∞
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
lim 𝑒𝑥 = +∞
𝑥→+∞
Soit 𝑈(𝑥 ) une fonction définie sur un intervalle 𝐼 alors la fonction composée 𝑓 définie par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑒𝑈(𝑥) est
dérivable sur 𝐼 et sa fonction dérivée est 𝑓′(𝑥 ) = 𝑈′𝑒 𝑈(𝑥)
NB : le signe de 𝑓′(𝑥 ) dépend uniquement de celui de la fonction 𝑈′ car ; pour tout 𝑥 ∈ 𝐼 𝑒𝑈(𝑥) > 0 .
Application
(𝑥2 −1)
Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑒 .
•Déterminons la fonction dérivée et le sens de variation
= 2𝑥𝑒(𝑥 −1)
2
Pour tout 𝑥 ∈ ]−∞; +∞[ 𝑓 est dérivable et 𝑓′(𝑥 )
2−1
Pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅 𝑒𝑥 > 0, 𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 2𝑥 = 0 𝑥 = 0 or 0 ∈ 𝐼𝑅 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠,
pour tout 𝑥 ∈ ]−∞; 0[ 𝑓′(𝑥 ) < 0 d’où 𝑓 est strictement décroissante sur cet intervalle.
pour tout 𝑥 ∈ ]0; +∞[ 𝑓′(𝑥 ) > 0 d’où 𝑓 est stictement croissante sur cet intervalle.
•Tableau de variation
X −∞ 0 +∞
𝑓′(𝑥) − 0 +
+∞ +∞
Si 𝑈 est une fonction dérivable sur un intervalle 𝐼 alors la primitive de la fonction 𝑈 ′ 𝑒 𝑈(𝑥) sur cet intervalle
est 𝑒 𝑈(𝑥).
THEME1 : ANALYSE
Leçon 7 : Fonctions puissances
𝑰- Puissance d’un nombre réel strictement positif
1-Définition
ln 𝛼 𝑛 = 𝑛 ln 𝛼
𝑛
𝑒 ln 𝛼 = 𝑒 𝑛 ln 𝛼 𝛼 𝑛 = 𝑒𝑛 ln 𝛼
2- Propriétés
𝐚 𝜶 𝐚𝜶 𝐚𝜶 𝟏
( ) = = 𝐚(𝛂−𝛃) = 𝐚−𝜶
𝒃 𝐛𝜶 𝐛𝜷 𝐚𝜶
Remarque
Quel que soit le réel 𝛼 ∈ 𝐼𝑅, 1𝛼 = 1
3- Autres propriétés
si a≠ 𝟏 alors 𝐚𝛼 = 𝐚𝛽 𝛼=𝛽
𝛼 𝛽
si a> 𝟏 alors 𝐚 > 𝐚 𝛼>𝛽
si 0 <a< 𝟏 alors 𝐚𝛼 > 𝐚𝛽 𝛼<𝛽
𝑰𝑰- Etude de la fonction puissance
Etant donné 𝛼 un réel, on appelle fonction puissance notée 𝑓𝛼 la fonction définie par :
𝑥 𝑥𝛼
Cette fonction est alors définie sur ]𝑂; +∞[ et on a 𝑥 𝛼 = 𝛼 ln 𝑥
2-Calcule de limites
Soit 𝑓 une fonction puissance tel que 𝑓𝛼 = 𝑥𝛼 avec 𝛼 ∈ 𝐼𝑁 et définie sur ]𝑂; +∞[
si 𝛼 > 0 on a :
lim = 𝛼 ln𝑥 = +∞
𝑥→+∞
si 𝛼 < 0 on a :
lim = 𝛼 ln 𝑥 = −∞
𝑥→+∞
alors lim 𝑓𝛼 = 0
lim = 𝑥 𝛼 = lim 𝑒 𝛼 ln 𝑥 = 𝑥→+∞
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ +
lim 𝑒𝑥 = 0
𝑥→−∞
lim = 𝛼 ln 𝑥 = +∞
𝑥→0+
𝑠𝑖 𝛼 > 1 alors lim 𝑥 (𝛼−1) = +∞ d’où (𝐶𝑓𝛼 ) admet une branche parabolique de direction l’axe des
𝑥→+∞
ordonnées (𝑦; 0; 𝑦′).
𝑠𝑖 0 < 𝛼 < 1 alors lim 𝑥 (𝛼−1) = 0 d’où (𝐶𝑓𝛼 ) admet une branche parabolique de direction l’axe
𝑥→+∞
des abscisses (𝑥; 0; 𝑥′).
Soit la fonction puissance 𝑓𝛼 = 𝑥 𝛼 définie sur ]𝑂; +∞[ ; alors pour tout 𝑥 ∈ ]𝑂; +∞[, 𝑓𝛼 est dérivable et sa
fonction dérivée est donnée par 𝑓𝛼 ′(𝑥 ) = 𝛼𝑥 𝛼−1 .
Le signe de la fonction dérivée dépend de celui du réel 𝛼 car ∈ ]𝑂; +∞[ , 𝑥 𝛼−1 > 0
Si 𝛼 > 0 donc 𝑓𝛼 ′(𝑥 ) > 0 d’où 𝑓𝛼 est strictement croissante sur ]𝑂; +∞[
Si 𝛼 < 0 donc 𝑓𝛼 ′(𝑥 ) > 0 d’où 𝑓𝛼 est strictement décroissante sur ]𝑂; +∞[
Tableau de variation
X 0 1 +∞ X 0 1 +∞
𝑓𝛼 ′(𝑥 ) + 𝑓𝛼 ′(𝑥 ) −
+∞ +∞
𝑓𝛼 𝑓𝛼
0 0
NB :
Soit les fonctions logarithme (ln 𝑥 ), exponentielle (𝑒 𝑥 ) et puissance (𝑥 𝛼 ) : on peut utiliser la méthode de
la croissance comparée pour calculer la limite des rapports en +∞ en admettant que la fonction 𝑒 𝑥 domine
la fonction 𝑥 𝛼 qui à son domine la fonction ln 𝑥.
Technique d’utilisation de cette méthode
Pour calculer la limite des rapports des fonctions ln 𝑥 , 𝑒𝑥 𝑒𝑡 𝑥𝛼 en +∞ on considère la fonction la plus
faible comme étant une constante puis on respecte les règles de calcule des limites.
𝑒𝑥
Exemple : calculons la limite de la fonction définie par 𝑓(𝑥 ) = en +∞
𝑥𝛼
𝑥 𝛼
La fonction 𝑒 domine la fonction 𝑥 ainsi on considère cette dernière comme une constante
𝛼
(𝑥 = 𝑙 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 𝐼𝑅; on a :
𝑒𝑥 𝑒𝑥 +∞
lim 𝑓(𝑥) = +∞
lim = lim = = +∞ ainsi
𝑥→+∞ 𝑥𝛼 𝑥→+∞ 𝑙 𝑙 𝑥→+∞
4- Primitive de la fonction 𝑼′𝑼𝜶
Soit 𝑓𝛼 = 𝑼′𝑼𝜶 une fonction puissance, si 𝑼 est une fonction dérivable et strictement positive sur un
1
intervalle 𝐼, alors elle admet une primitive sur cet intervalle définie par 𝐹 = 𝑼𝜶+𝟏
𝛼+1
Remarque : pour calculer la limite des fonctions exp(𝑥), 𝑋 𝛼 et ln 𝑥, il est plus facile
d’utiliser la méthode de la croissance comparée sachant que la fonction exp(𝑥)
domine la fonction puissance qui à son tour domine la fonction ln 𝑥.
THEME1 : ANALYSE
Leçon 8: Suites numériques
𝑰-Généralité
1-Définition
Une suite numérique est une fonction numérique définie sur l’ensemble des entiers naturels 𝐼𝑁. Elle est
donnée telle que : 𝑈 : 𝐼𝑁 𝐼𝑅. Elle aussi notée 𝑈𝑛
𝑛 𝑈𝑛
𝑈𝑛 est appelée terme générale de la suite numérique et 𝑛 l’indice ou le rang du terme de la suite numérique.
2-Mode de définition d’une suite numérique
On dit qu’une suite est définie de manière explicite ou fonctionnelle si l’on connait la fonction 𝑓 tel que pour
tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 on a 𝑈𝑛 = 𝑓 (𝑛) ainsi on pourra calculer n’importe quel terme de la suite pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁.
Exemple : soit 𝑈𝑛 = 2𝑛 − 4 une suite numérique. Calculons les trois premiers termes de la suite pour tout
𝑛 > 0.
Une suite est définie par récurrence en donnant la valeur de son premier terme 𝑈𝑘 avec 𝑘 ∈ 𝐼𝑁 et par une
relation de récurrence entre deux termes consécutifs en général 𝑈𝑘+1 et 𝑈𝑘 . Cette relation de récurrence
permet de passer d’un terme au terme suivant.
Soit 𝑈𝑛 une suite numérique, 𝑈𝑛 est dite monotone si elle est croissante ou décroissante sur un intervalle 𝐼.
Etudier les variations d’une suite numérique sur l’intervalle 𝐼 revient à étudier le signe de 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 sur
cette intervalle :
si 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 > 0 alors la suite 𝑈𝑛 est strictement croissante sur cet intervalle.
si 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 < 0 alors la suite 𝑈𝑛 est strictement décroissante sur cet intervalle.
si 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 = 0 alors la suite 𝑈𝑛 est constante sur cet intervalle.
Remarque :
𝑈𝑛+1
Si les termes de la suite sont positifs sur l’intervalle 𝐼 alors on peut comparer à 1.
𝑈𝑛
𝑈𝑛+1
si > 1 alors la suite 𝑈𝑛 est strictement croissante sur cet intervalle.
𝑈𝑛
𝑈𝑛+1
si < 1 alors la suite 𝑈𝑛 est strictement décroissante sur cet intervalle.
𝑈𝑛
𝑈𝑛+1
si = 1 alors la suite 𝑈𝑛 est constante sur cet intervalle.
𝑈𝑛
Si 𝑈𝑛 = 𝑓 (𝑥 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑛 = 𝑥 alors on peut étudier les variations de 𝑓 sur [0; +∞[ pour déterminer
la monotonie de la suite 𝑈𝑛 .
4-Suite bornée
𝑈𝑛 est une suite numérique définie pour 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 et (𝐦; 𝐌 ) deux réels différents de 0 :
La suite 𝑈𝑛 est dite minorée s’il existe un réel m tel que pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑈𝑛 ≥ 𝐦.
La suite 𝑈𝑛 est dite majorée s’il existe un réel M tel que pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑈𝑛 ≤ 𝐌.
La suite 𝑈𝑛 est dite bornée si elle est à la foi majorée et minorée autrement dit, il existe deux réels
m et M tel quel m≤ 𝑈𝑛 ≤ 𝐌.
NB :
Les réels M et m sont appelés respectivement majorant et minorant.
On désigne par 𝑃𝑛 une propriété vérifié par la suite 𝑈𝑛 , pour montrer que la propriété 𝑃𝑛 est vraie pour tout
𝑛 ∈ 𝐼𝑁,
on vérifie que 𝑃𝑛 est vraie au premier rang c’est-à-dire premier terme de la suite (𝑈0 )
On suppose que la propriété 𝑃𝑛 est vraie à un certain rang 𝑛 autrement dit on suppose que 𝑃𝑛 est
vraie au rang 𝑛.
On montre que la propriété 𝑃𝑛 est vraie au rang 𝑛 + 1 c’est-à-dire 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑃𝑛 (𝑛 + 1 ) est vraie.
1-a Définition
Soit 𝑈𝑛 une suite numérique. On dit que la suite 𝑈𝑛 est arithmétique s’il existe un réel 𝒓 tel pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁
𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 = 𝒓. Ce réel 𝒓 est appelé la raison da la suite arithmétique.
Soit 𝑈𝑛 une suite arithmétique de raison 𝒓 on désigne par 𝑆𝑛 la somme des termes consécutifs. A partir du
premier terme 𝑈0 jusqu’au terme de rang 𝑛 alors
𝑛+1
𝑆𝑛 = 𝑈0 + 𝑈1 + 𝑈2 + ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ + 𝑈𝑛 = (𝑈0 + 𝑈𝑛 )
2
(𝑛 − 𝑘 + 1)
𝑆𝑛 = × (𝑈𝑘 + 𝑈𝑛 )
2
2-Suite géométrique
2-a Définition
Soit 𝑉𝑛 une suite numérique. On dit que la suite 𝑉𝑛 est une géométrique s’il existe un réel 𝒒 tel pour tout
𝑉𝑛+1
𝑛 ∈ 𝐼𝑁 = 𝒒. Ce réel 𝒒 est appelé la raison da la suite.
𝑉𝑛
Soit 𝑉𝑛 une suite géométrique de raison 𝒒 on désigne par 𝑆𝑛 la somme des termes consécutifs. A partir du
premier terme 𝑉0 jusqu’au terme de rang 𝑛 alors
1−𝒒𝑛+1
𝑆𝑛 = 𝑉0 + 𝑉1 + 𝑉2 + ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ + 𝑉𝑛 = 𝑉0 ×
1−𝒒
Soit 𝑈𝑛 une suite numérique définie pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁. La suite 𝑈𝑛 est dite convergente si et seulement si le
limite de la suite 𝑈𝑛 est finie c’est-à-dire lim 𝑈𝑛 = 𝑙 (𝑙 ∈ 𝐼𝑅).
𝑥→+∞
Toute suite qui n’est pas convergente est divergente ; c’est le cas où lim 𝑈𝑛 = ∞.
𝑥→+∞
2-Convergence de type 𝑈𝑛 = 𝑓 (𝑥 )
Soit 𝑈𝑛 une suite numérique définie par 𝑈𝑛 = 𝑓(𝑥 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 = 𝑥 où 𝑓 (𝑥 ) est une fonction numérique. Alors
étudier la convergence de la suite 𝑈𝑛 revient à calculer la limite de la fonction 𝑓 (𝑥 ) en +∞.
Si lim 𝑓(𝑥) = 𝑙 alors lim𝑈𝑛 = 𝑙 avec (𝑙 ∈ 𝐼𝑅) d’où la suite 𝑈𝑛 est convergente et converge
𝑥→+∞
vers le réel 𝑙.
Si lim 𝑓(𝑥) = ∞ alors lim𝑈𝑛 = ∞ d’où la suite 𝑈𝑛 est divergente.
𝑥→+∞
Remarque
Les propriétés pour les méthodes de calcul des limites des fonctions numériques sont aussi valables pour les
suites numériques.
Propriétés
Soient 𝑈𝑛 et 𝑉𝑛 deux suites numériques définies pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 :
Soit 𝑉𝑛 une suite définie et 𝑓 une fonction numérique définie sur un intervalle 𝐼 et a,b deux réels :
Si lim 𝑉𝑛 = 𝐚 et lim 𝑓(𝑥) = 𝐛 alors lim𝑈𝑛 = 𝐛 alors la suite 𝑈𝑛 converge vers le réel 𝐛.
𝑥→+∞ 𝑥→𝐚
Théorème1 :
Si la suite 𝑈𝑛 définie par 𝑈𝑛 = 𝑓 (𝑉𝑛 ) converge vers 𝐛 et si 𝑓 est continue en 𝐛, alors 𝐛 est l’unique solution
de l’équation 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥.
Théorème2 :
𝑰𝑰-Suite adjacente
1-Définition
Soient 𝑈𝑛 et 𝑉𝑛 deux suites numériques tel que 𝑈𝑛 est croissante et 𝑉𝑛 est décroissante :
Si lim (𝑉𝑛 − 𝑈𝑛 ) = 0 alors les suites 𝑈𝑛 et 𝑉𝑛 sont dites adjacentes.
𝑥→+∞
2-Propriété
Si 𝑈𝑛 et 𝑉𝑛 sont deux suites adjacentes alors elles convergent vers la même limite. Cette limite est finie
pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 et peut être notée 𝑙, on a :
𝑈𝑛 ≤ 𝑈𝑛+1 ≤ 𝑙 ≤ 𝑉𝑛+1 ≤ 𝑉𝑛
THEME2 : GEOMETRIE
Leçon 9: Études de nombres complexes
INTRODUCTION
𝑰- Généralité
1-Activité : soit (𝐸 ): 𝑥 2 + 1 = 0, résolvons cette équation dans IR.
Cette équation n’admet pas de solutions dans IR car le carré d’un nombre n’est jamais négatif, ce qui montre
les limites de l’ensemble IR d’où la création d’un autre ensemble appelé ensemble des nombres complexes
noté ¢. Pour résoudre une telle équation dans l’ensemble ¢ on introduit un nombre complexe 𝒊 tel que
𝒊2 = −1. Par conséquent on a :
𝑥 2 = 𝒊2 𝑥 = 𝒊 𝑜𝑢 𝑥 = −𝒊 ainsi 𝑆¢ = {−𝒊; 𝒊 }
2-Définition
On appelle nombre complexe tout nombre de la forme 𝑍 = a +𝒊b avec a et b deux réels et 𝒊 un nombre
complexe tel que 𝒊2 = −1. L’ensemble des nombres complexes sont définie sur un grand ensemble noté ¢.
Les nombres complexes définies par 𝑍 = a +𝒊b comprennent deux parties : une partie réel notée 𝑅𝑒(𝑧)tel
que 𝑅𝑒(𝑧) = 𝐚 et une partie imaginaire notée 𝐼𝑚(𝑧) tel que 𝐼𝑚(𝑧) = 𝐛.
1-a Définition
Soient a et b deux nombres réels et 𝒊 un nombre complexe, l’écriture du nombre complexe 𝑍 = a +𝒊b est
sous la forme algébrique.
Représentation graphique
Soit le point M (𝐚; 𝐛). A ce point on peut faire correspondre un nombre complexe définie par 𝑍 = a +𝒊b.
On dit que l’application 𝑃 𝑑𝑎𝑛𝑠 ¢ pour tout 𝑀, fait correspondre son affixe 𝑍 = a +𝒊b on écrit
𝑃 ¢
𝑀 𝑍 = a +𝒊b
Ce point 𝑀 est appelé point image de 𝑍 et on note 𝑀(𝑧). La représentation de ce point se fait dans un plan
complexe mini d’un repère orthonormé dont l’axe des abscisses est appelé l’axe des réels et l’axe des
ordonnés est appelé l’axe des imaginaires purs.
Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 est appelé vecteur image de z.
Propriétés :
Soient A, B et C trois points du plan complexe d’affixes respectifs 𝒁𝑨 , 𝒁𝑩 et 𝒁𝑪 on a :
Définition
Soit Z un nombre complexe définie par 𝑍 = a +𝑖b on appelle conjugué du nombre complexe Z, le nombre
̅ tel que 𝑍̅ = a̅̅̅̅̅̅̅̅̅
complexe noté 𝑍 + 𝑖b = a − 𝑖b
Interprétation géométrique du conjugué
Soient les point M et M’ d’affixes respectifs Z et 𝑍̅ alors ces deux points sont symétriques par rapport à l’axe
des réels. On a ainsi :
Propriétés
Soit Z un nombre complexe non nul définie par 𝑍 = a +𝑖b et 𝑍̅ sa conjugué définie par 𝑍̅ = a – 𝑖b on a :
𝑍̿ = 𝑍
𝑍 + 𝑍̅ = 2𝑅𝑒(𝑧) 𝑍 − 𝑍̅ = 2𝐼𝑚(𝑧)
𝑍 = a +𝑖b
𝑍 + 𝑍̅ = a +𝑖b+ a – 𝑖b=2a donc 𝑍 − 𝑍̅ = a +𝑖b− a +𝑖b= 2 𝑖b
𝑍̅ = a – 𝑖b 𝑍 + 𝑍̅ = 2𝑅𝑒(𝑧)
donc 𝑍 − 𝑍̅ = 2𝐼𝑚(𝑧)
𝑍̿ = a + 𝑖b donc 𝑍̿ = 𝑍
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅1 + 𝑍
̅̅̅2 ̅̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅1 × ̅̅̅ ̅
1 1 ̅̅̅̅̅
𝑍 ̅̅̅
𝑍
𝑍1 + 𝑍2 = 𝑍 𝑍1 𝑍2 = 𝑍 𝑍2 ( )= ̅̅̅
( 1 ) = ̅̅̅1
𝑍1 𝑍 1 𝑍2 𝑍2
Définition
Soit Z un nombre complexe non nul définie par 𝑍 = a +𝑖b, on appelle module de noté |𝑍 | le réel positif
définie par |𝑍| = √a2 + b 2 autrement dit |𝑍| = √𝑍𝑍̅ .
NB :
Pour tous points du plan A et B d’affixes respectifs 𝒁𝑨 et 𝒁𝑩 alors |𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 | = 𝐴𝐵
Propriétés
On choisit deux points 𝐼 𝑒𝑡 𝐽 tel que 𝐼 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐴; 1), (𝐵; −𝑘)} et 𝐽 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐴; 1), (𝐵; 𝑘)} :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 − 𝑘𝐵𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (1 − 𝑘)𝐼𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑘 𝐵𝑀
𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (1 + 𝑘)𝐽𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗ alors :
⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐽𝑀
((1 − 𝑘)(1 + 𝑘))𝐼𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 0
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐼𝑀. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐽𝑀 = 0 car (1 − 𝑘)(1 + 𝑘) ≠ 0
L’ensemble des points 𝑀 du plan est le cercle de diamètre [𝐼𝐽].
Définition
Propriété 1
Propriété2
Soient 𝑍1 𝑒𝑡 𝑍2 deux nombres complexes tel que 𝑍2 ≠ 0 et 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 ∗ , on a les propriétés suivantes :
𝑍 1
𝑎𝑟𝑔 ( 1 ) = 𝑎𝑟𝑔(𝑍1 ) − 𝑎𝑟𝑔(𝑍2 ) 𝑎𝑟𝑔 ( ) = −𝑎𝑟𝑔(𝑍2 )
𝑍2 𝑍2
𝑎𝑟𝑔(𝑍1 × 𝑍2 ) = 𝑎𝑟𝑔(𝑍1 ) + 𝑎𝑟𝑔(𝑍2 ) 𝑎𝑟𝑔(𝑍)𝑛 = 𝑛𝑎𝑟𝑔(𝑍)
•Détermination de l’argument
Soit Z un nombre complexe non nul définie dans un plan complexe par 𝑍 = a +𝑖b et d’argument 𝜃 tel que
̂ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) ; on a
𝜃 = (𝑒⃗⃗⃗⃗1 ; 𝑂𝑀
a
cos 𝜃 =
√a2 +b2
b
sin 𝜃 =
√a2 +b2
Remarque
Les nombres réels positifs ont pour argument 𝜃 = 0
Les nombres réels négatifs ont pour argument 𝜃 = 𝜋
𝜋
Les nombres imaginaires purs positifs ont pour argument 𝜃 =
2
𝜋
Les nombres imaginaires purs négatifs ont pour argument 𝜃 = − 2
•Configuration géométrique
Propriétés
Interprétation graphique
Soient A, B, C et D quatre points du plan complexe d’affixes respectifs 𝑍𝐴 , 𝑍𝐵 , 𝑍𝐶 𝑒𝑡 𝑍𝐷 et M le point image
du nombre complexe Z défini par 𝑍 = a +𝑖b, on a :
𝑍𝐶 −𝑍𝐴 𝑍𝐶 −𝑍𝐴
𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( ) = 0 [𝜋] ou = 𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ 𝐼𝑅 ∗ alors les points A, B et C sont alignés.
𝑍𝐵 −𝑍𝐴 𝑍𝐵 −𝑍𝐴
𝑍𝐷 −𝑍𝐶 𝜋 𝑍𝐷 −𝑍𝐶
𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( )= [𝜋] ou = 𝑖𝑘 alors les droites ( 𝐀𝐁) 𝑒𝑡 (𝐂𝐃) sont perpendiculaires.
𝑍𝐵 −𝑍𝐴 2 𝑍𝐵 −𝑍𝐴
Soient A et B deux points du plan complexe et M le point image du nombre complexe Z défini par 𝑍 = a +𝑖b
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐌𝐁
tel que (𝐌𝐀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜃 on a
𝑠𝑖 𝜃 = 0 [2𝜋] alors l’ensemble des points M est la droite (𝐴𝐵) privée du segment [𝐴𝐵], on note
ainsi (𝐴𝐵)\{[𝐴𝐵]}.
𝑠𝑖 𝜃 = 0 [𝜋] alors l’ensemble des points M est la droite (𝐴𝐵) privée des points A et B on note ainsi
(𝐴𝐵)\{(𝐴; 𝐵)}.
𝑠𝑖 𝜃 = 𝜋 [2𝜋] alors l’ensemble des points M est le demi-cercle de diamètre [𝐴𝐵] privé des points A
et B on note [𝐴𝐵]\{(𝐴; 𝐵)}.
𝑠𝑖 𝜃 = 𝜋 [𝜋] alors l’ensemble des points M est le cercle de diamètre [𝐴𝐵] privé des points A et B on
note [𝐴𝐵]\{(𝐴; 𝐵)}.
Méthode de construction de l’ensemble des points M du plan
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐌𝐁
Soit (𝐌𝐀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜃
Pour construire l’ensemble des points M du plan on doit procéder comme suite :
On trace le segment [𝐴𝐵]
⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
On place un point T tel que (AT AB ) = 𝜃.
Si 𝜃 > 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑇 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑑𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡 [𝐴𝐵]
𝜃>0 (∆)
(𝐷 )
•M
A B
𝜃
NB : Le segment [𝐴𝐵] est la frontière des deux demi-cercles qui forment le cercle (𝐶 ).
Ecriture complexe
Soit Z un nombre complexe défini par 𝑍 = a +𝑖b d’argument 𝜃 et de module |𝑍| alors la forme
trigonométrique du nombre complexe Z s’écrit : 𝑍 = |𝑍|(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃).
•Configuration plane
Soient A, B, C et D quatre points du plan complexe d’affixes respectifs 𝑍𝐴 , 𝑍𝐵 , 𝑍𝐶 𝑒𝑡 𝑍𝐷 on a :
𝑍𝐶 −𝑍𝐴 𝜋 𝑍𝐶 −𝑍𝐴
𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( ) = [𝜋] ou = 𝑖𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ 𝐼𝑅 ∗ alors les points A, B et C forment un
𝑍𝐵 −𝑍𝐴 2 𝑍𝐵 −𝑍𝐴
triangle rectangle au point A.
𝑍𝐶 −𝑍𝐴
𝑠𝑖 | |=1 |𝑍𝐶 − 𝑍𝐴 | = |𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 | ainsi les points A, B et C forment un triangle
𝑍𝐵 −𝑍𝐴
rectangle et isocèle au point A.
𝑍𝐶 −𝑍𝐴 𝜋 𝑍𝐶 −𝑍𝐴 1 √3
𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( ) = [𝜋] ou = +𝑖 alors les points A, B et C forment un triangle
𝑍𝐵 −𝑍𝐴 3 𝑍𝐵 −𝑍𝐴 2 2
équilatéral.
𝑍𝐴 −𝑍𝐶 𝑍𝐴 −𝑍𝐷 𝑍𝐴 −𝑍𝐶 𝑍𝐴 −𝑍𝐷
𝑠𝑖 𝑎𝑟𝑔 ( ) = 𝑎𝑟𝑔 ( ) ou ÷ = 𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ 𝐼𝑅 ∗ alors les points A,
𝑍𝐵 −𝑍𝐶 𝑍𝐵 −𝑍𝐷 𝑍𝐵 −𝑍𝐶 𝑍𝐵 −𝑍𝐷
B, C et D sont cocycliques c’est-à-dire appartiennent à un même cercle.
Soit 𝜃 ∈ 𝐼𝑅 𝑒𝑡 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 ∗ on a :
(cos 𝜃 + sin 𝜃 )𝑛 = cos 𝑛𝜃 + sin 𝑛𝜃
(cos 𝜃 − sin 𝜃 )𝑛 = cos 𝑛𝜃 − sin 𝑛𝜃
3-a Définition
Soit Z un nombre complexe non nul d’écriture trigonométrique 𝑍 = |𝑍|(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 ) ; en admettant que
cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 = 𝑒 𝑖𝜃 , on appelle écriture exponentielle tout nombre complexe défini par 𝑍 = |𝑍|𝑒 𝑖𝜃 .
3-b Propriétés
Soient 𝑍1 et 𝑍2 deux nombres complexes définis respectivement par 𝑍1 = |𝑍1 |𝑒 𝑖𝜃1 et 𝑍2 = |𝑍2 |𝑒 𝑖𝜃2 :
𝑍1 |𝑍 |
𝑍1 × 𝑍2 = (|𝑍1 | × |𝑍2 |)𝑒 𝑖(𝜃1 +𝜃2 ) = (|𝑍1 |) 𝑒 𝑖(𝜃1 −𝜃2 )
𝑍2 2
1 1 𝑛
= (|𝑍 |) 𝑒 −𝑖𝜃2 𝑍1 𝑛 = (|𝑍1 |𝑒 𝑖𝜃1 ) = |𝑍1 |𝑛 𝑒 𝑖𝑛𝜃1
𝑍2 2
Soit 𝜃 ∈ 𝐼𝑅 on a :
𝑒 𝑖𝜃 +𝑒 −𝑖𝜃 𝑒 𝑖𝜃 −𝑒 −𝑖𝜃
cos 𝜃 = et sin 𝜃 =
2 2
𝑰𝑰𝑰- Equations de dans ¢
1-a Définition
Soit 𝑛 un entier naturel non nul et Z un nombre complexe non nul tel que |𝑍| = 𝛼 et d’argument 𝜃. On
appelle racine n-ième de l’unité tout nombre complexe Z tel que 𝑍 𝑛 = 1. Cette équation se résolu dans ¢.
𝛼𝑛 = 1 𝛼=1
2𝑘𝜋
𝑛𝜃 = 0 + 2𝑘𝜋 𝜃= avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}
𝑛
L’ensemble des solutions de cette équation sont les complexes définis par :
2𝑘𝜋
𝑍𝑘 = 𝑒 𝑖 𝑛 avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 −
1}
NB : La somme des racines n-iène de l’unité est nulle.
Si l’équation admet trois solutions alors la somme des racines cubiques est nulle et ces points images 𝑧0 , 𝑧1
et 𝑧2 forment un triangle inscrit dans un cercle de centre 𝐼(0; 0) et de rayon 𝑟 = 1.
2-a Définition
Soit Z un nombre complexe non nul et 𝑛 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙 𝑛𝑜𝑛 𝑛𝑢𝑙 : on appelle racine n-ième d’un nombre
complexe non nul noté A toute expression de la forme 𝑍 𝑛 = 𝐀.
Résoudre une telle équation revient à déterminer les complexes 𝑍𝑘 solutions de l’équation 𝑍 𝑛 = 𝐀 avec
𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}
2-b Détermination des solutions de l’équation 𝒁𝒏 = 𝑨
Soit 𝒁𝒏 = 𝑨 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙. En admettant que Z est un nombre complexe tel que |𝑍| = 𝛼 ,
𝑎𝑟𝑔(𝑍) = 𝜃 et d’écriture exponentielle Z= 𝛼𝑒 𝑖𝜃 ,
𝛼𝑛 = 𝛽 𝛼 = 𝑛√𝛽
𝜑 2𝑘𝜋
𝑛𝜃 = 𝜔 + 2𝑘𝜋 𝜃= + avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}
𝑛 𝑛
L’ensemble des solutions de cette équation sont les complexes définis par :
𝜑 2𝑘𝜋
𝑖( + )
𝑍𝑘 = √𝛽𝑒𝑛
𝑛 𝑛 avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}
Généralité
Soit 𝒁𝒏 = 𝑨 tel que Z= | 𝐙|𝑒 𝑖𝜃 et A= | 𝐀|𝑒 𝑖(𝑎𝑟𝑔( 𝐀)) alors l’ensemble des solutions de cette équation
sont les complexes définis par
𝑎𝑟𝑔( 𝐀)+2𝑘𝜋
𝑛 𝑖( )
𝑍𝑘 = √| 𝐀|𝑒 𝑛 avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, 3, … 𝑛 − 1}
On parle d’équation du second degré, toute équation qui s’écrit de la forme a𝑧 2 + 𝒃𝑧 + 𝒄 = 𝟎 avec a, b et
c des nombres complexes avec a≠ 𝟎. Résoudre une telle équation revient à discuter suivant les valeurs de
∆ avec ∆= 𝑏2 − 4𝑎𝑐
𝑏
Si ∆= 0 alors l’équation admet une double solution 𝑍0 = −
2𝑎
Si ∆> 0 alors l’équation admet deux solutions réels 𝑍1 𝑒𝑡 𝑍2 tel que :
−𝑏 + √∆ −𝑏 − √∆
𝑍1 = 𝑒𝑡 𝑍2 =
2𝑎 2𝑎
Si ∆< 0 alors l’équation admet deux solutions complexes 𝑍1 𝑒𝑡 𝑍2 tel que :
−𝑏 + i√−∆ −𝑏 − i√−∆
𝑍1 = 𝑒𝑡 𝑍2 =
2𝑎 2𝑎
Remarque : dans le cas où ∆ est un nombre complexe on a :
Application
Soient les équations définies par :
(𝐸 )1 : 𝑧 3 − (6 + 4𝑖 )𝑧 2 + (8 + 14𝑖 )𝑧 − 12𝑖 = 0
(𝐸 )2 : 𝑖𝑧 3 + (1 + 𝑖√3)𝑧 2 + (√3 − 1)𝑧 + 𝑖 = 0
1) Montrer que l’équation(𝐸 )1 admet une solution réelle.
2) Montrer que l’équation(𝐸 )2 admet une solution imaginaire pure que l’on déterminera.
En déduire toutes les solutions de cette équation ; on notera 𝑧1 la solution dont la partie réelle est
strictement positive.
3) Soit Z= 𝑧1 − 1
A) Donner toutes les formes d’écriture de Z.
√3−𝑖
B) Résoudre dans ¢ l’équation 𝑍 2 =
2
11𝜋 11𝜋
c) En déduire les valeurs exactes de cos et sin
12 12
Résolution
1) Montrons que l’équation(𝑬)𝟏 admet une solution réelle.
On donne : (𝐸 )1 : 𝑧 3 − (6 + 4𝑖 )𝑧 2 + (8 + 14𝑖 )𝑧 − 12𝑖 = 0
Soit 𝑧0 la solution réelle de (𝐸 )1 , on pose 𝑧0 = 𝑥 , on a :
𝑥 3 − (6 + 4𝑖 )𝑥 2 + (8 + 14𝑖 )𝑥 − 12𝑖 = 0 ↔ 𝑥 3 − 6𝑥 2 + 8𝑥 + 𝑖(−4𝑥 2 + 14𝑥 − 12) = 0
Puis que (𝐸 )1 admet une solution réelle, la partie imaginaire est donc nulle et on pose
3
−4𝑥 2 + 14𝑥 − 12 = 0 avec 𝑥1 = 2 𝑒𝑡 𝑥2 = 𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠.
2
𝑥1 annule la partie imaginaire c’est-à-dire (2)3 − 6(2)2 + 8(2) = 0 alors
𝑧0 = 2 est une solution réelle de l’équation (𝐸 )1 .
𝑖 1 + 𝑖√3 √3 − 1 𝑖
𝑖 ↓ −1 −√3 −𝑖
𝑖 𝑖√3 −1 0
1 + 2 ↔ 2𝑥 2 = 2 ↔ 𝑥 2 = 1 ↔ 𝑥1 = 1 𝑒𝑡 𝑥2 = −1
Dans 2 on remplace 𝑥 2 par sa valeur alors 𝑦 2 = 4 ↔ 𝑦1 = 2 𝑒𝑡 𝑦2 = −2
On choisit ainsi 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 tel que 𝑥𝑦 vérifie 3. On a : 𝛿1 = 1 + 2𝑖 𝑒𝑡 𝛿2 = −1 − 2𝑖 alors
7𝜋 7𝜋
𝑍 = cos ( ) + sin ( )
6 6
L’écriture exponentielle
7𝜋 7𝜋
On a |𝑍 | = 1 𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑔 (𝑍) = (2𝜋) alors )
6 𝑍 = 𝑒 𝑖( 6
√√3+2 √√3+2
1 + 2 ↔ 𝑥 2 = √3+2 ↔ 𝑥1 = 𝑒𝑡 𝑥2 = −
4 2 2
2−√3 √2−√3 √2−√3
↔ 𝑦2 = 4
↔ 𝑦1 = 2
𝑒𝑡 𝑦2 = − 2
√√3 + 2 √2 − √3 √√3 + 2 √2 − √3
𝑍0 = − 𝑖 𝑒𝑡 𝑍1 = − + 𝑖
2 2 2 2
L’ensemble des solutions de cette équation sont les complexes définies par :
𝜋
𝑖(− +𝑘𝜋)
𝑍𝑘 = 1𝑒 12 avec 𝑘 = {0 ; 1}
𝜋
𝑖(−12 )
𝑆𝑖 𝑘 = 0, 𝑍0 = 1𝑒
𝜋 11𝜋
𝑖(−12+𝜋 ) 𝑖( 12 )
𝑆𝑖 𝑘 = 1, 𝑍1 = 1𝑒 ↔ 𝑍1 = 1𝑒 on peut écriture 𝑍1 sous la forme
11𝜋 11𝜋
exponentielle : 𝑍1 = cos ( 12 ) + sin ( )
12
√√3+2 √2−√3
Dans B) on a : 𝑍1 = − 2
+ 2
𝑖
5- Equation de type 𝒁𝒏 = 𝒖
5-a Définition
Soit 𝒖 un nombre complexe non nul. Si 𝛼 est une racine n-ième alors on obtient toutes les racines n-ième
de 𝒖 en multipliant 𝛼 par les racines n-ième de l’unité.
5-b Propriété
Soit l’équation 𝒁𝒏 = 𝒖
𝑛 𝑛 𝑛 𝑍𝑛 𝑍 𝑛
Si 𝛼 = 𝑢 alors 𝑍 = 𝛼 ↔ =1 ↔ ( ) =1
𝛼𝑛 𝛼
𝑍 𝑛
En posant £=𝛼 ↔ £ = 1 ainsi l’ensemble des solutions de l’équation 𝑍 𝑛 = 𝑢 sont les complexes
Généralité
Soit l’équation 𝒁𝒏 = 𝒖
Si 𝛼 𝑛 = 𝑢 alors l’ensemble des solutions de l’équation 𝑍 𝑛 = 𝑢 sont les complexes définies par
2𝑘𝜋
𝑖( )
£𝑘 = 𝛼𝑒 𝑛 avec 𝑘 = {0 ; 1 ; 2 ; 3 … 𝑛 − 1}
Application
Soit 𝑍 = (−2𝑖 )3
1) Calculer 𝑍
2) Donner toutes les racines n-ième de l’unité de 𝑍
3
3) En déduire les solutions de l’équation 𝑍 = 8𝑖
Résolution
1) Calculons 𝑍
On donne 𝑍 = (−2𝑖 )3 alors 𝑍 = 8𝑖
2𝑘𝜋
𝑖( )
𝑍𝑘 = 𝑒 avec 𝑘 = {0 ; 1 ; 2}
3
𝑆𝑖 𝑘 = 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑍0 = 𝑒 𝑖(0) = 1
2𝜋 1
) √3
𝑆𝑖 𝑘 = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑍1 = 𝑒 𝑖( 3 = − + 𝑖
2 2
4𝜋 1
𝑖( 3 ) √3
𝑆𝑖 𝑘 = 2 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑍2 = 𝑒 =− −𝑖
2 2
𝑆¢ = {𝑍0 , 𝑍1 , 𝑍2 }
𝟑
3) Déduisons en les solutions de l’équation 𝒁 = 𝟖𝒊
3
On donne 𝑍 = 8𝑖 or (−2𝑖 )3 = 8𝑖 ainsi on a :
𝑍3 𝑍 3
𝑍3 = (−2𝑖)3 ↔ (−2𝑖)3
=1 ↔ ( ) =1
−2𝑖
𝑍 3
On pose £ = −2𝑖 ↔ £ = 1 ainsi l’ensemble des solutions de l’équation 𝑍 𝑛 = 𝑢 sont les complexes
définies par £𝑘 = (−2𝑖 )𝑍𝑘 avec 𝑘 = {0 ; 1 ; 2}
𝑆¢ = {𝑍0 , 𝑍1 , 𝑍2 }
THEME2 : GEOMETRIE
Leçon 10: Nombres complexes et géométrie
𝑰-Transformation du plan
1-Définition
Pour tout point 𝑀 du plan 𝑃 d’affixe 𝑍, on note 𝑀′ d’affixe 𝑍′ son point image.
Soit 𝐹: 𝑃 𝑃
𝑀 𝑀′
𝑓: ¢ ¢
𝑍 𝑓 (𝑍) = 𝑍′
Cette application est bijection , 𝑓 est appelée la représentation complexe de la translation et 𝑓 (𝑍) = 𝑍′
est l’écriture complexe de cette transformation ; elle est définie par : 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 avec
𝒂 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑒𝑥𝑒 𝑛𝑜𝑛 𝑛𝑢𝑙. Cette écriture est l’écriture de toute transformation plane.
Soit 𝑓1 la représentation complexe de la transformation 𝐹 d’écriture complexe 𝑍1 ′ = 𝑎1 𝑧 + +𝑏1 et 𝑓2 la
représentation complexe de la transformation 𝐹′ d’écriture complexe 𝑍2 ′ = 𝑎2 𝑧 + +𝑏2 .
On définit alors 𝑓1 𝑜𝑓2 la représentation complexe de la transformation plane d’écriture complexe
−1
𝑍′ = 𝑎1 (𝑎2 𝑧 + +𝑏2 ) + +𝑏1 . L’application 𝑓 est alors bijective et on note 𝑓 la représentation complexe
−1 1 𝑏
de la transformation 𝐹 définie par : 𝑍 ′ = 𝑧 −
𝑎 𝑎
2-Point invariant
On a 𝐹: 𝑃 𝑃 et 𝑓:¢ ¢
𝑀 (𝑧 ) 𝑀′(𝑧′)
𝑍 𝑓 (𝑍) = 𝑍′
⃗
1-Translation de vecteur 𝒖
1-a Définition
⃗ si 𝑎 = 1 et
Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation. On parle de translation de vecteur 𝒖
⃗ (𝑏) est l’élément caractéristique de la transformation.
⃗𝒖
1-b Ecriture complexe de la translation
Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation, l’écriture complexe de la translation est 𝑍′ = 𝑧 + +𝑏
Exemple1
Exemple2
1
Enoncé : Donner l’écriture complexe de la translation de vecteur ⃗𝒖
⃗ d’affixe +𝑖.
2
⃗⃗ (𝑏), si 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de
Résolution : Cette transformation est une translation de vecteur 𝒖
1 1
toute transformation alors l’écriture complexe de cette translation de vecteur ⃗𝒖 ( + 𝑖) est 𝑍′ = 𝑧 + + 𝑖
2 2
2-a Définition
Soit 𝑀 un point du plan complexe d’affixe 𝑧 et 𝑀′ son point image d’affixe 𝑧′, si ℎ (∆ ; 𝑘) est une écriture
de l’homothétie de centre ∆ d’affixe 𝑍∆ et de rapport 𝑘, on a :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑘∆𝑀
ℎ(∆ ; 𝑘)𝑀 = 𝑀′ et ∆𝑀′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ↔ 𝑍′ − 𝑍∆ = 𝑘(𝑍 − 𝑍∆ ) ; ainsi l’écriture complexe de l’homothétie
est 𝑍′ = 𝑘𝑧 + 𝑍∆ (1 − 𝑘).
Exemple1
Enoncé : Soit 𝑍 ′ = −2𝑧 + 1 − 𝑖 l’écriture d’une transformation. Afin de déterminer la nature de cette
transformation, donner les éléments caractéristiques.
1 1
on ainsi : ℎ (𝑘 = −2 ; ∆ ( − 𝑖))
3 3
Exemple2
1
Enoncé : Donner l’écriture complexe de l’homothétie qui a pour rapport 𝑘 = et de centre ∆(1 − 𝑖 )
2
1
Résolution : Cette transformation est une homothétie ℎ (𝑘 = ; ∆(1 − 𝑖)) si 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 écriture de
2
1 1
toute transformation alors on a : 𝑎 = 𝑘 = et 𝑏 = 𝑍∆ (1 − 𝑎) = (1 − 𝑖 ) (1 − )
2 2
1 1−𝑖
Ainsi l’écriture complexe de cette homothétie est : 𝑍′ = 𝑧 +
2 2
Remarque
Si 𝑘 = −1 alors l’homothétie de centre ∆ d’affixe 𝑍∆ et de rapport 𝑘 est une symétrie centrale de centre ∆
d’écriture complexe 𝑍′ − 𝑍∆ = −(𝑍 − 𝑍∆ ) autrement dit 𝑍′ = −𝑧 + 𝑏.
3-a Définition
Soit 𝑍′ = 𝑎𝑧 + +𝑏 écriture de toute transformation. On parle de rotation si 𝑎 est un nombre complexe tel
que |𝑎| = 1 (𝑎 ∈ ¢∗ ). Les éléments caractéristiques sont : le centre 𝝋 qui est un point invariant définie
𝑏
par 𝝋 (𝑍𝝋 = ) et d’angle 𝜃 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝜃 = 𝑎𝑟𝑔(𝑎).
1−𝑎
Soit 𝑀 un point du plan complexe d’affixe 𝑧 et 𝑀′ son point image d’affixe 𝑧′, si 𝑟(𝝋 ; 𝜃) est une écriture
d’une rotation de centre 𝝋 d’affixe 𝑍𝝋 et d’angle 𝜃, on a :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝝋𝑀
𝑟(𝝋 ; 𝜃)𝑀 = 𝑀′ alors 𝝋𝑀′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et (𝝋𝑀′ 𝝋𝑀) = 𝜃(2𝜋)
𝑍′−𝑍𝝋
| |=1 𝑍′ − 𝑍𝝋
𝑍−𝑍𝝋
= 𝑒 𝑖𝜃 ↔ 𝑍′ − 𝑍𝝋 = 𝑒 𝑖𝜃 (𝑍 − 𝑍𝝋 )
𝑍′−𝑍𝝋 𝑍 − 𝑍𝝋
𝑎𝑟𝑔 ( ) = 𝜃(2𝜋)
𝑍−𝑍𝝋
Remarque
Le rapport 𝑘 de la rotation est égal à l’unité (𝑘 = |𝑎| = 1)
Exemple1
Exemple2
𝜋
Enoncé : Donner l’écriture complexe de la rotation qui a pour centre 𝝋(1 − 𝑖 ) et d’angle 𝜃 =
2
𝜋
Résolution : Cette transformation est une rotation 𝑟 ( 𝜃 = ; 𝝋(1 − 𝑖)). si 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 écriture de
2
toute transformation alors on a :
4-a Définition
Soit 𝑀 un point du plan complexe d’affixe 𝑧 et 𝑀′ son point image d’affixe 𝑧′, si 𝑆(𝑘; 𝝋 ; 𝜃) est une
écriture d’une similitude directe de rapport 𝑘 ; de centre 𝝋 d’affixe 𝑍𝝋 et d’angle 𝜃, on a :
𝑍′−𝑍𝝋
| |=𝑘 𝑍′ − 𝑍𝝋
𝑍−𝑍𝝋
= 𝑘𝑒 𝑖𝜃 ↔ 𝑍′ − 𝑍𝝋 = 𝑘𝑒 𝑖𝜃 (𝑍 − 𝑍𝝋 )
𝑍′−𝑍𝝋 𝑍 − 𝑍𝝋
𝑎𝑟𝑔 ( ) = 𝜃(2𝜋)
𝑍−𝑍𝝋
Exemple1
Enoncé : Soit 𝑍 ′ = 2𝑖𝑧 + 1 − 𝑖 l’écriture d’une transformation. Afin de déterminer la nature de cette
transformation, donner les éléments caractéristiques.
𝜋 3+𝑖
On a ainsi : 𝑆 (𝑘 = 2 ; 𝜃 = ; 𝝋( ))
2 5
Exemple2
Enoncé : Donner l’écriture complexe de la similitude directe qui a pour rapport 𝑘 = 3, centre 𝝋(1 − 𝑖 ) et
𝜋
d’angle 𝜃 = −
2
𝜋
Résolution : Cette transformation est une similitude 𝑆 (𝑘 = 3 ; 𝜃 = − ; 𝝋(1 − 𝑖)). si 𝑍′ = 𝑎𝑧 + 𝑏
2
est l’écriture de toute transformation alors on a :
𝑍𝐼 = 𝑎𝑍𝐼 + 𝑏
On a ainsi le système −
𝑍𝐴′ = 𝑎𝑍𝐴 + 𝑏
𝑍𝐼 −𝑍𝐴′
𝑍𝐼 − 𝑍𝐴′ = 𝑎(𝑍𝐼 − 𝑍𝐴 ) 𝑎=
𝑍𝐼 −𝑍𝐴
𝑍 −𝑍
Dans 1 𝑏 = 𝑍𝐼 − 𝑎𝑍𝐼 ; ainsi l’écriture complexe de la similitude directe est 𝑆: 𝑍′ = ( 𝑍𝐼 −𝑍𝐴′) 𝑧 + 𝑍𝐼 − 𝑎𝑍𝐼
𝐼 𝐴
𝑍𝐴′ = 𝑎𝑍𝐴 + 𝑏
On a ainsi le système −
𝑍𝐵′ = 𝑎𝑍𝐵 + 𝑏
𝑍𝐴′ −𝑍𝐵′
𝑍𝐴′ − 𝑍𝐵′ = 𝑎(𝑍𝐴 − 𝑍𝐵 ) 𝑎= 𝑍𝐴−𝑍𝐵
4-D Propriétés
Toute similitude directe transforme les droites en droites, les segments en segments.
Toute similitude directe de rapport 𝑘 multiplie les distances par 𝑘 et les aires par 𝑘 2 .
Toute similitude directe conserve le barycentre c’est-à-dire :si 𝐺 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐴; 𝛼 ), (𝐵; 𝛽 ), (𝐶; 𝛿 )} alors
son point image est 𝐺′ = 𝑏𝑎𝑟{(𝐴′; 𝛼 ), (𝐵′; 𝛽 ), (𝐶′; 𝛿 )}
⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐴𝐶
Toute similitude directe conserve les angles orientés c’est-à-dire : (𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐴′𝐶′
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = (𝐴′𝐵′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
L’image d’un cercle (𝐶 ) de centre 𝜔 et de rayon 𝑟 par la similitude directe 𝑆 de rapport 𝑘 est le
cercle (𝐶′) de centre 𝜔′ et de rayon 𝑟′ tel que 𝜔′ = 𝑆 (𝜔 ) et 𝑟′ = 𝑘𝑟
THEME3 : ALGEBRE
Leçon 11: Équations différentielles
𝑰- Généralité
1-Définition
On appelle équation différentielle toute expression dans laquelle figure un inconnu qui est une fonction 𝑓
et ses dérivées successives 𝑓 ′ , 𝑓 ′′ , 𝑓 ′′′ … cette fonction est a priori définie sur une partie de 𝐼𝑅, son ensemble
de définition et est à valeurs réelles ou complexes.
La fonction inconnue 𝑓 est plus souvent remplacée par 𝑦, on a ainsi pour tout 𝑦 une fonction, et 𝑦 ′ , 𝑦 ′′ , 𝑦 ′′′ …
ses fonctions dérivées, alors l’expression 𝑎𝑦 ′′ +, 𝑏𝑦 ′ + 𝑐𝑦 = 0 est une équation différentielle.
Si on fixe un intervalle 𝐼 ∈ 𝐼𝑅, résoudre une telle équation sur 𝐼 revient à trouver toutes les fonctions
𝑓: 𝐼 → 𝐼𝑅 qui vérifie l’équation.
Exemple
L’équation 2𝑦′′ + 3𝑦′ − 𝑦 = 0 est une 𝐸𝐷 d’ordre 1 à coefficients constants, homogène. Les coefficients
sont les réels 2, 3 et −1.
Equations différentielles (𝐸𝐷) du deuxième ordre avec second membre. Elles sont aussi dites (𝐸𝐷)
linaires de degré 2 à coefficients constants, «hétérogène ». Elles sont de types :
(𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 𝑔(𝑥 ), où 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑒𝑙𝑠. Le second membre, 𝑔(𝑥 ) est le plus
souvent une fonction linéaire définie sur 𝐼𝑅 à variable 𝑥.
Exemple
L’équation 3𝑦′′ + 5𝑦 + 6𝑦 = 7𝑥 + 3 est une 𝐸𝐷 d’ordre 2 à coefficients constants, avec second membre.
Les coefficients sont les réels 3, 5, 𝑒𝑡 6 et la fonction 7𝑥 + 3 est le second membre.
1ère cas : si 𝑦 = 0
Dans ce cas 𝑦 est solution de cette de équation car 𝑦 = 0 vérifie l’équation.
2ème cas : si 𝑦 ≠ 0
Dans cas on a :
𝑏 𝑦′ 𝑏 𝑦′ 𝑏 𝑏
𝑦′ = − 𝑦 → =− → ∫ 𝑑𝑥 = − ∫ 𝑑𝑥 → ln|𝑦| = − 𝑥 + 𝑐𝑠𝑡
𝑎 𝑦 𝑎 𝑦 𝑎 𝑎
𝑏 𝑏
𝑒 ln|𝑦| = 𝑒 −𝑎𝑥 +𝑐𝑠𝑡 → 𝑒 ln|𝑦| = 𝑒 −𝑎𝑥 × 𝑒 𝑐𝑠𝑡
𝑏 𝑏
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑘 = 𝑒 𝑐𝑠𝑡 on a : 𝑒 ln|𝑦| = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 → |𝑦| = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥
𝑏
Ainsi les solutions de cette équation sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒−𝑎𝑥
Exemple
soient 𝑦 ′ − 2𝑦 = 0 et 4𝑦 ′ + 8𝑦 = 0
Résolvons les équations suivantes :
−(−2 )𝑥
𝑦 ′ − 2𝑦 = 0 les solutions de cette équation sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒 1
alors 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒2𝑥
−(8)𝑥
4𝑦 ′ + 8𝑦 = 0 les solutions de cette équation sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒 4
alors 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒−2𝑥
Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 0 , cette équation admet une unique solution prenant une valeur en un nombre réel
donné. Soit la fonction 𝑓 une solution de cette équation prenant la valeur 𝑦𝑜 en 𝑥𝑜 c’est-à-dire
𝑓 (𝑥𝑜 ) = 𝑦𝑜 . Cette unique solution est alors définie par :
𝑏 𝑏
(𝑥−𝑥𝑜)
𝑓 (𝑥 ) = 𝑦𝑜 𝑒 −𝑎 Ou bien 𝑓(𝑥 ) = 𝑦𝑜 𝑒 𝑎
(𝑥𝑜 −𝑥)
Exemple
D’après l’exemple précédent, trouver la fonction vérifiant la condition 𝑓𝑜 = 1 et 𝑓1 = 2
Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 𝑐. Résoudre cette équation revient à chercher 𝑦 vérifiant l’équation. Les solutions de
𝑏 𝑐
cette équation sont les fonctions définies par 𝑓 (𝑥 ) = 𝑘𝑒−𝑎𝑥 + 𝑏
Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 𝑐 cette équation admet une unique solution prenant une valeur en un nombre réel
donné. Soit la fonction 𝑓 une solution de cette équation prenant la valeur 𝑦𝑜 en 𝑥𝑜 c’est-à-dire 𝑓 (𝑥𝑜 ) = 𝑦𝑜 .
Cas particulier
𝑏
−𝑎(0) 𝑐 𝑐
si 𝑥𝑜 = 0 et 𝑦𝑜 = 0, alors on a : 𝑓 (𝑥𝑜 ) =0 → 𝑘𝑒 + = 0 → 𝑘 = − ainsi la solution 𝑓
𝑏 𝑏
vérifiant cette équation est : 𝑏
𝑓 (𝑥 ) = 𝑘 (1 − 𝑒−𝑎𝑥 )
3- a Equation caractéristique
Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0, l’équation caractéristique (𝐸𝐶 ) de cette (𝐸𝐷) est l’équation du second
degré définie par : 𝑎𝑟 2 + 𝑏𝑟 + 𝑐 = 0 avec 𝑎 ≠ 0
Exemple
L’équation différentielle définie par (𝐸 ): 𝑦′′ − 3𝑦′ + 2𝑦 = 0 a pour équation caractéristique
𝑟 2 − 3𝑟 + 2 = 0
∆= 𝑏2 − 4𝑎𝑐 = (−2)2 − 4(1)(1) = 0 alors cette équation admet une solution double
𝑏 (−2)
𝑟0 = − = − 2(1) = 1
2𝑎
les solutions de l’(𝐸𝐷) sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 (𝑥𝑟0 )
Or 𝑟0 = 1 alors 𝑓 (𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 𝑥
𝑓 (𝑥 ) = 𝐴𝑒 𝑥𝑟1 + 𝐵𝑒 𝑥𝑟2
Application
Résolvons l’équation suivante : (𝐸 ): 𝑦′′ − 3𝑦′ + 2𝑦 = 0
Soit 𝑟 2 − 3𝑟 + 2 = 0 son (𝐸𝐶 )
∆= 1 alors cette équation admet deux solutions 𝑟1 = 1 𝑒𝑡 𝑟2 = 2
Alors les solutions de cette (𝐸𝐷) sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝐴𝑒 𝑥 + 𝐵𝑒 2𝑥
Application
Résolvons l’équation suivante : (𝐸 ): 𝑦′′ − 𝑦′ + 𝑦 = 0
Soit 𝑟 2 − 𝑟 + 1 = 0 son (𝐸𝐶 )
2
∆= −3 ↔ ∆ = (𝑖 √3) alors cette équation admet deux solutions tel que
1 √3 1 √3
𝑟1 = + 𝑖 𝑒𝑡 𝑟2 = − 𝑖
2 2 2 2
1 √3
Soient 𝛼 = 𝑒𝑡 𝛽=
2 2
Ainsi les solutions de cette (𝐸𝐷) sont les fonctions définies par :
1
2𝑥
√3 √3
𝑓 (𝑥 ) = (𝐴 cos 𝑥
2
+ 𝐵 sin 𝑥)
2
𝑒
NB : dans tous les cas les réel 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 se détermine par les contions initiales.
Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0 une (𝐸𝐷) et 𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 trois réels. Cette équation admet une unique
solution vérifient les conditions initiales telles que : 𝑓 (𝑥0 ) = 𝑦0 et 𝑓′(𝑥0 ) = 𝑧0
Exemple
Enoncé : Soit (𝐸 ): 𝑦′′ − 3𝑦′ + 2𝑦 = 0 une (𝐸𝐷) tel que 𝑓 (𝑂) = 0 et 𝑓′(0) = 1. Donnons la solution de
cette (𝐸𝐷) vérifiant les conditions initiales.
Résolution : Les solutions de cette (𝐸𝐷) sont les fonctions définies par : 𝑓 (𝑥 ) = 𝐴𝑒 𝑥 + 𝐵𝑒 2𝑥
Cette fonction est définie sur 𝐼𝑅 alors elle est dérivable sur 𝐼𝑅 et 𝑓′(𝑥 ) = 𝐴𝑒 𝑥 + 2𝐵𝑒 2𝑥
𝑓 (𝑂 ) = 0 𝐴𝑒 0 + 𝐵𝑒 2(0) = 0 → 𝐴+ 𝐵=0
𝑓′(0) = 1 𝐴𝑒 0 + 2𝐵𝑒 2(0) = 1 → 𝐴 + 2𝐵 = 1
On a alors :
𝐴+ 𝐵=0
𝐴 + 2𝐵 = 1
0 − 𝐵 = −1
Alors 𝐵 = 1 𝑒𝑡 𝐴 = −1 ; ainsi l’unique solution de cette (𝐸𝐷) est la fonction définie par :
𝑓 (𝑥 ) = −𝑒 𝑥 + 𝑒 2𝑥
4-Résolution d’équation différentielle du second ordre avec second membre
Soit (𝐸 ): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 𝑔(𝑥 ) une (𝐸𝐷) du second degré avec second membre,
(𝐸′): 𝑎𝑦′′ + 𝑏𝑦′ + 𝑐𝑦 = 0 une (𝐸𝐷 ) du second degré sans second membre et 𝑔(𝑥 ) une fonction
particulière.
Les solutions de (𝐸𝐷) du second degré avec second membre sont la somme des solutions de (𝐸𝐷) du
second degré sans second membre et les solutions particulières.
Soit 𝑌𝐴𝑀 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 (𝐸𝐷) du second degré avec second membre,
𝑌𝑆𝑀 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 (𝐸𝐷) du second degré sans second membre et 𝑌𝑃 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑖è𝑟𝑒𝑠
On a : 𝑌𝐴𝑀 = 𝑌𝐴𝑀 + 𝑌𝑃
Exercice d’application
1) Soit (𝐸 ): 𝑦′′ + 2𝑦′ + 𝑦 = 0 une (𝐸𝐷). Résoudre cette équation.
2) Soit (𝐸′): 𝑦′′ + 2𝑦′ + 𝑦 = 𝑥 + 3
a)Déterminer les réels 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 tel que la fonction ℎ(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏 soit solution de (𝐸′).
b) Démontrer que si la fonction (𝑔 − ℎ ) est solution de (𝐸 ), 𝑔 est solution de (𝐸′).
c) En déduire l’ensemble des solutions de (𝐸′).
3) Déterminer la solution de (𝐸 ) qui vérifie 𝑓(0) = 2 et 𝑓 ′ (0) = −1
Résolution
1) Résolvons l’équation différentielle définie par (𝐸 ): 𝑦 ′′ + 2𝑦 ′ + 𝑦 = 0
Soit (𝐸𝐶 ), son équation caractéristique définie par : 𝑟 2 + 2𝑟 + 1 = 0
∆= 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 (𝐸𝐶 ) 𝑎𝑑𝑚𝑒𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑜𝑢𝑏𝑙𝑒 𝑟0 = −1
Ainsi l’ensemble des solutions de (𝐸𝐷 ) sont les fonctions définies par
𝑓(𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 −𝑥 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑟é𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠.
on a alors 0 + 2𝑎 + 𝑎𝑥 + 𝑏 = 𝑥 + 3 𝑎𝑥 + (2𝑎 + 𝑏) = 𝑥 + 3
Par identification
𝑎 = 1 𝑒𝑡 2𝑎 + 𝑏 = 3. Alors les réelles 𝑎 = 1 𝑒𝑡 𝑏 = 1 ; ainsi ℎ(𝑥 ) = 𝑥 + 1
b) Démonstration
Pour une telle démonstration, on a deux méthodes :
•Supposons que 𝑔 est solution de (𝐸′),
Donc démontrons que (𝑔 − ℎ) est solution de l’équation (𝐸 )
Si 𝑔 est solution de (𝐸′) alors on a : 𝑔′′ + 2𝑔′ + 𝑔 = 𝑥 + 3 or ℎ est une solution de cette équation
alors : ℎ′′ + 2ℎ′ + ℎ = 𝑥 + 3 d’où
(𝑔 − ℎ)′′ + (𝑔 − ℎ)′ + (𝑔 − ℎ) = 0
ℎ′′ + 2ℎ′ + ℎ = 𝑥 + 3 alors 𝑔′′ + 2𝑔′ + 𝑔 = 𝑥 + 3 d’où 𝑔 est solution de l’équation (𝐸′).
Alors si (𝑔 − ℎ) est solution de l’équation (𝐸 ), 𝑔 est solution de l’équation (𝐸′)
c) Déduisons en l’ensemble des solutions de (𝐸′)
soient 𝑓 (𝑥) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 −𝑥 l’ensemble des fonctions solutions de (𝐸 ) et ℎ(𝑥 ) = 𝑥 + 1 la solution
particulière de (𝐸′)
Alors l’ensemble des solutions de (𝐸′) est la fonction 𝑔 définie par 𝑔(𝑥 ) = 𝑓 (𝑥 ) + ℎ(𝑥 )
D’où 𝑔(𝑥 ) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 −𝑥 + 𝑥 + 1
Donc l’unique solution de cette équation vérifiant ces conditions est la fonction définie par :
𝑓(𝑥 ) = (𝑥 + 2)𝑒 −𝑥
NB
THEME3 : ALGEBRE
Leçon 12: Calcules intégrales
𝑰- Intégrale d’une fonction continue
1 Définition
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏] 𝑎𝑣𝑒𝑐 (𝑎 < 𝑏) et 𝐹 sa fonction primitive quelconque
𝑏
définie sur cet intervalle. On appelle intégrale d’une fonction de 𝑎 à 𝑏 le réel noté ∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 défini par :
𝑏
∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 = [𝐹 (𝑥 )]𝑏𝑎 = 𝐹(𝑏) − 𝐹 (𝑎)
Les réels 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙é𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑜𝑟𝑛𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑙𝑒.
Exemple
1
Soit 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 3 . Calculons ∫0 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ; la fonction 𝑓 est définie sur 𝐼𝑅, alors pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 admet une
1
primitive 𝐹 sur cet intervalle définie par 𝐹(𝑥 ) = 𝑥 4 ainsi on a :
4
1 1 1 1 1 1 1 1
∫0 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 = ∫0 𝑥 3 𝑑𝑥 = [4 𝑥 4 ] = 4
[𝑥 4 ]10 = ((1)4 − (0)4 ) d’où ∫0 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 =
4 4
0
Interprétation graphique
Soit 𝑓 une fonction ayant une primitive sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏] et (𝐶𝑓 ) sa courbe représentative sur un
𝑏
repère orthonormé (𝑜 ; 𝑖 ; 𝑗). Si 𝑓 est positive sur cet intervalle alors : 𝐴 = ∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 est l’air exprimé en
unité d’air de la partie du plan compris entre la courbe (𝐶𝑓 ) et l’axe des abscisses et les droites d’équations
𝑥 = 𝑎 𝑒𝑡 𝑥 = 𝑏 ; autrement dit elle représente l’air de l’ensemble des points M de coordonnés (𝑥 ; 𝑦) tel
que :
𝑎≤𝑥≤𝑏 𝑒𝑡 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑓(𝑥)
Illustration
2 Propriétés
Linéarité de l’intégral
3 Intégralité et intégral
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏], pour tout 𝑥 ∈ [𝑎 ; 𝑏] on a :
𝑏
si 𝑓 (𝑥 ) ≥ 0 alors ∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 ≥ 0
𝑏 𝑏
si 𝑓 (𝑥 ) ≥ 𝑔(𝑥 ) alors ∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 ≥ ∫𝑎 𝑔(𝑥 ) 𝑑𝑥
Théorème
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏], s’il existe deux réels 𝑚 𝑒𝑡 𝑀 tel que
𝑏
𝑚 ≤ 𝑓(𝑥 ) ≤ 𝑀 ; pour tout 𝑥 ∈ [𝑎 ; 𝑏]: on a alors : 𝑚(𝑏 − 𝑎) ≤ ∫𝑎 𝑓(𝑥 ) 𝑑𝑥 ≤ 𝑀 (𝑏 − 𝑎) .
Conséquence du théorème
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏],
𝑏
• s’il existe un réel 𝑚 tel que 𝑚 ≤ 𝑓(𝑥 ) et pour tout 𝑥 ∈ [𝑎 ; 𝑏] on a alors : 𝑚(𝑏 − 𝑎) ≤ |∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 |
𝑏
• s’il existe un réel 𝑀 tel que 𝑓 (𝑥 ) ≤ 𝑀 et pour tout 𝑥 ∈ [𝑎 ; 𝑏] on a alors : |∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 | ≤ 𝑀(𝑏 − 𝑎)
𝑰𝑰- Technique de calcul d’intégral
Exemple :
𝜋
Soit 𝑓 une fonction définie par 𝑓 (𝑥 ) = sin 𝑥 ; calculons ∫02 𝑓 (𝑥) 𝑑𝑥
𝜋
𝑓 est continue sur 𝐼𝑅 en particulier sur [0 ; ] donc elle est continue sur cet intervalle d’où 𝑓 admet une
2
primitive 𝐹 sur cet intervalle définie par 𝐹 (𝑥 ) = − cos 𝑥 alors :
𝜋 𝜋
𝑏 𝜋
∫𝑎 𝑓 (𝑥 ) 𝑑𝑥 = [𝐹 (𝑥 )]𝑏𝑎 = 𝐹(𝑏) − 𝐹 (𝑎) ainsi, ∫0 sin 𝑥 𝑑𝑥 = [− cos 𝑥 ]0 = − cos 2 + cos 0 d’où
2 2
𝜋
2
∫ 𝑓 ( 𝑥 ) 𝑑𝑥 = 1
0
Soient 𝑈 𝑒𝑡 𝑉 deux fonctions dérivables sur un intervalle 𝐼 tel que 𝑈′ 𝑒𝑡 𝑉′ sont les fonctions dérivées
respectives continues sur cet intervalle : quelques soit (𝑎 ; 𝑏) ∈ 𝐼 on a :
𝑏 𝑏
∫𝑎 𝑈(𝑥 ). 𝑉′(𝑥 ) 𝑑𝑥 = [𝑈 (𝑥 ). 𝑉 (𝑥 )]𝑏𝑎 − ∫𝑎 𝑈′(𝑥 ). 𝑉 (𝑥 )
2
Exemple : calculons ∫1 𝑓 (𝑥) tel que 𝑓 (𝑥) = (𝑥 + 1) ln 𝑥
2 1 2 2 1 1
Ainsi : ∫1 (𝑥 + 1) ln 𝑥 = [( 𝑥 2 + 𝑥) (ln 𝑥 )] − ∫1 ( 𝑥 2 + 𝑥)
2 1 𝑥 2
2 1 2 2 1
∫1 (𝑥 + 1) ln 𝑥 = [(2 𝑥 2 + 𝑥) (ln 𝑥 )] − ∫1 (2 𝑥 + 1)
1
2 1 2 1 2
∫1 (𝑥 + 1) ln 𝑥 = [(2 𝑥 2 + 𝑥) (ln 𝑥 )] − [4 𝑥 2 + 𝑥]
1 1
2
7
∫ 𝑓 (𝑥 ) = 4ln 2 −
1 4
TABLEAU RECAPITILATIF
THEME4: ETUDEDE PROBABILITE
Leçon 13: Dénombrement
NB : dans toutes expériences ou épreuves où le résultat est caractérisé par un ordre avec répétition
possible de même que dans un tirage successif avec remise, on utilise la notion de p-liste.
NB :
→dans toutes expériences ou épreuves où le résultat est caractérisé par un ordre sans répétition possible de
même que dans un tirage successif sans remise, on utilise la notion de p-arrangement.
→dans toutes expériences ou épreuves où le résultat n’est pas caractérisé par un ordre sans répétition
possible de même que dans un tirage simultané ou au hasard, on utilise la notion de p-combinaison.
Formule du Binôme de Newton
•Tableau de Pascal
𝑝
Le tableau de Pascal permet de calculer de proche en proche l’entier 𝐶𝑛 en utilisant la
formule : 𝐶 𝑝 = 𝐶 𝑝−1 + 𝐶 𝑝
𝑛 𝑛−1 𝑛−1
𝒑
𝒏 0 1 2 3 4 5 6 7
0 𝐶00
1 𝐶10 𝐶11
2 𝐶20 𝐶21 𝐶22
3 𝐶30 𝐶31 𝐶32 𝐶33
4 𝐶40 𝐶41 𝐶42 𝐶43 𝐶44
5 𝐶50 𝐶51 𝐶52 𝐶53 𝐶54 𝐶55
6 𝐶60 𝐶61 𝐶62 𝐶63 𝐶64 𝐶65 𝐶66
7
𝐶70 𝐶71 𝐶72 𝐶73 𝐶74 𝐶75 𝐶76 𝐶77
𝑛
𝑝 𝑝
(𝑎 + 𝑏 )𝑛 = ∑ 𝐶𝑛 𝑎𝑛−𝑝 𝑏
𝑝=0
M.so
THEME4: ETUDEDE PROBABILITE
Leçon 14: Etudes de la probabilités
M.so pro
Fascicule disponible
M.so pro
782952801/760276881
M.so pro [email protected] 782952801/760276881
Fascicule disponible
M.so pro
Fascicule disponible
M.so pro
Fascicule disponible
M.so pro
Fascicule disponible
M.so pro
Fascicule disponible
M.so pro
Fascicule disponible
M.so pro
Fascicules disponible
M.so pro
Fascicule disponible
THEME5: ETUDEDE STATISTIQUES
Leçon 15: Statistiques
Tydes de variables (mesurés)
SERIES D’EXERCICES ET CORRECTION
EXERCICES
1. LIMITE-CONTINUITE-DERIVATION
ENONCES
Exercice 8 :
CORRECTIONS
8
2.
PRIMITIVES–CALCULINTEGRAL− EQUATIONSDIFFERENTIELLES
Enoncés
4
6
CORRECTIONS
4
5
6
²
FONCTIONSLOGARITHMENEPERIENETEXPONENTIELLES
Enoncés
Exercice 3
Exercice 4
Corrections
EXERCICE 3
EXERCICE 4
SUITESNUMERIQUES
ENONCES
CORRECTIONS
NOMBRESCOMPLEXESETTRANSFORMATIONDUPLAN
ÉNONCES
Exercice 1 :
Exercice 2 :
Exercice 3 :
Exercice 4 :
Exercice 5 ;
CORRECTIONS
Exercice 1 :
Exercice 2
Exercice 3 ;
Exercice 4 :
Exercice 5 :
DENOMBREMENT-PROBABILITE
ENONCES
Exercice 1
Exercice 2 ;
Exercice 3 ;
Exercice 4 :
Exercice 5 :
« Mon cœur est une fleure, il ouvre sa corolle, il régne au milieu de la nuit »