CYCLE PREPARATOIRE PERE AUPIAIS
T D d’ Algèbre N ◦ 4
Première Année 2023-2024
Exercices :
(1) Soit F = {(x, y, z) ∈ R3 /2x + y − 3z = 0}, G = {(x, y, z) ∈ R3 /x − y − z = 0} Montrer que F , G,
F ∩ G et F + G sont des espaces vectoriels et préciser leurs dimensions.
(2) Dans l’espace vectoriel R3 , on considère les sous-espaces vectoriels suivants :
• U1 = {(x, 0, 0) tels que x ∈ R} ; U1,2 = {(x, y, 0) tels que x ∈ R et y ∈ R} ;
• U2 = {(0, x, 0) tels que x ∈ R} ; U1,3 = {(x, 0, y) tels que x ∈ R et y ∈ R} ;
• U3 = {(0, 0, x) tels que x ∈ R } ; U2,3 = {(0, x, y) tels que x ∈ R et y ∈ R} ;
Indiquer lesquelles des affirmations suivantes sont correctes;
1. U1 + U2 = U1,2 2. U1 + U2,3 = R3
3. U1,2 + U2,3 = R3 4. U1 ⊕ U2 = U1,2
5. {0} ⊕ R = R 6. U1 + U1 = U1
7. U1 + U2 + U3 = R3 8. U1,2 ⊕ U2,3 = R3
(3) L1 = {(1, 2, 0); (2, 1, 0)}, L2 = {(1, 0, 1); (1, 1, 0); (0, 1, 1)}, B 0 = {(1, 1, −1); (1, 1, 0); (−1, 1, 1)} et B1 =
{(1, 1, 2); (1, 2, 7); (−3, 3, 4} sont-ils libres? Sont-ils des bases de R3 ?
(4) Montrer que B1 = ((1, 1, 0, 0, ); (−1, −1, 1, 2); (1, −1, 1, 3); (0, 1, −1, −3)) est une base de R4 et écrire
(x, y, z, t) dans cette base.
(5) Les polynômes P1 , P2 , P3 et P4 définis par: P1 (x) = x + 3, P2 (x) = x2 − x + 1, P3 (x) = 2x2 + x
et P4 (x) = x2 forment-ils une base du R - espace vectoriel R2 [x] des polynômes à cœfficients réels de
degré inférieur ou égal à 2?
(6) Déterminer le rang de : F1 = {(i, i, 2i); (1, 2, 5); (5, 3, 4)} et
F2 = {(1, −1, 2, 3); (3, 2, 1, −1); (−1, −2, 1, 3); (2, 1, 1, 0)}.
(7) B désigne la base canonique de R3 . Soit les applications linéaires ci-après:
f : R3 −→ R3 /(x, y, z) 7→ (2y + 2z, −2x − 4y − 2z, 2x + 2y) g : R2 −→ R2 /(x, y) 7→ (y, x);
h1 : R2 −→ R3 /(x, y) 7→ (y, 0, x); h2 : R3 −→ R2 /(x, y, z) 7→ (x − z, x + 2z).
(a) Montrer que B 0 = {(1, 1, 1); (1, 2, 3); (2, −1, 1} est une base de R3 et écrire (x, y, z) dans B 0 .
(b) Déterminer le noyau, Kerf , de f . En déduire le rang de f .
(c) On donne les vecteurs ~u1 et ~u2 et l’ensemble E ci-après:
1 1 x
~u1 = 0 , ~u2 = −1 , E = { y ∈ R3 /x + y + z = 0}
−1 0 z
(i) Calculer les images f (~u1 ) et f~u2 ) en fonction de ~u1 et ~u2 .
(ii) En déduire que ~u1 et ~u2 appartiennent à l’image, Imf , de f .
(iii) Montrer que E est un espace vectoriel et que {~u1 , ~u2 } en est une base. Conclure.
(d) f , h1 ◦ h2 et h2 ◦ h1 sont-elles bijectives?
c Bernardin KPAMEGAN, Sylvain ATTAN, cppa , cotonou, janvier 2024.
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(8) Dans R3 muni de sa base canonique B = (e1 , e2 , e3 ), on considère l’application linéaire f telle
que
ϕ(e1 ) = e1 + 2e2 − e3 , ϕ(e2 ) = 2e1 + 7e2 + 3e3 , ϕ(e3 ) = 3e2 + 5e3
(a) Montrer que ϕ(e3 ) ∈ vect{ϕ(e1 ), ϕ(e2 )}.
(b) Déterminer le rang de ϕ. ϕ est-elle surjective?
(c) Montrer que E = {(x, y, z) ∈ R3 /x − 2z = y + z = 0} est un espace vectoriel réel.
(d) Déterminer une base du noyau kerϕ de l’application ϕ. Comparer kerϕ et E.
(e) E et l’image Imϕ sont-ils supplémentaires dans R3 ?
(f) On pose e01 = ϕ(e1 ) et e02 = ϕ(e2 ). Donner un vecteur non nul e03 de E , de coordonnées
entières. Montrer que B0 = (e01 , e02 , e03 ) est une base de R3 .
(g) Determiner la composée ψ ◦ ϕ où ψ est l’application linéaire :
ψ : R3 −→ R3 /xe01 + ye02 + ze03 7−→ (x + y + z)e03
(9) Pour chaque application ci-après, vérifier si elle est linéaire. Si oui,trouver une base de son noyau et
une base de sa image et comparer ces deux espaces vectoriels.
f1 : R2 −→ R2 / (x, y) 7→ (x, 0); g1 : R3 −→ R3 / (x, y, z) 7→ (0, 0, x);
f2 : R2 −→ R2 / (x, y) 7→ (y, 0); g2 : R3 −→ R3 / (x, y, z) 7→ (y, z, 0);
(10) B = (~e1 , ~e2 , ~e3 ) et U = (~u1 , ~u2 ) sont les bases canoniques respectives de R3 et de R2 . On considère
les applications linéaires ci-après:
h1 : R2 −→ R3 /(x, y) 7→ (y, 0, x); h2 : R3 −→ R2 /(x, y, z) 7→ (x − z, x + 2z).
h3 : R3 −→ R3 /(x, y, z) 7→ (−4x − 3z, x + 3y + z, 4x − 2y + 2z)
(a) Montrer que B0 = (~e2 + ~e3 , ~e1 + ~e3 , ~e1 + ~e2 ) est une base de R3 .
(b) Trouver la matrice de h1 relativement à la base U 0 = {(1, 1); (1, −1)} de R2 et à B.
(c) Déterminer la matrice de h2 par rapport aux bases B 0 et U 0 .
(d) Déterminer la matrice de h3 par rapport à la base B et celle relative à B 0 .
(e) h1 ◦ h2 et h3 sont-elles bijectives? Si oui, donner une matrice de la réciproque.
(11) On donne les applications linéaires :
f : R3 −→ R3
(x, y, z) 7−→ (x − 4y; − 21 x − y; x + y + 3z)
g : R2 −→ R3 h : R3 −→ R2
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(x, y) −→ x − 2y, y, 3 x + y (x, y, z) −→ (x − y + z, 2x + y + z)
(a) Déterminer les matrices : matB f ; matB0 f ; matBB0 f ; matU B g; matBU h
(b) En déduire que f est un automorphisme de R3 .
(c) Déterminer, de deux manières différentes, une matrice de f −1 .
(d) Déterminer une matrice des commposées : f ◦ g , h ◦ f , h ◦ g et g ◦ h.
(12) On donne l’ensemble F et l’application φ de M2 (R) dans lui-même donnés par:
φ : M2 (R) −→ M2 (R)
a −b
F ={ , (a, b) ∈ R2 } a c a −b
b a 7−→
b d b a
(a) Montrer que F est un espace vectoriel et en donner une base.
(b) Démontrer que l’application φ est un endomorphisme de M2 (R).
(c) Déterminer le noyau, Kerφ, et l’image, Imφ, de φ.
(d) Montrer que Imφ ⊕ Kerφ = M2 (R).
c Bernardin KPAMEGAN, Sylvain ATTAN, cppa , cotonou, janvier 2024.