1ère Phase :
Conception d’un projet
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Chapitre n°01 : ETUDES TECHNIQUES
I. GENERALITES
C’est l’élaboration d’une idée du Gouvernement en projet. Elle peut se faire par un cabinet ou une
structure spécialisée (BNEDT, AGEROUTE) en prenant en compte son exploitation c’est-à-dire :
- L’importance et la nature du trafic à acheminer ;
- L’année horizon (durée) de l’infrastructure ;
- La provenance et la destination ;
- La sécurisation et le gain du temps.
Ces orientations permettront de déterminer les caractéristiques générales de la route et les calculs
économiques.
II. LES DIFFERENTES ETAPES D’UNE ETUDE ROUTIERE
D’une manière générale on peut distinguer quatre (04) grandes phases de l’étude d’un projet routier
qui sont dans l’ordre chronologique suivant : les études préliminaires - les études d’avant-projet - les
études détaillées du projet - Les études du dossier d’exécution.
II.1. Les études préliminaires
Elles comportent les reconnaissances et la documentation : c’est-à-dire des cartes topographiques,
des photos aériennes disponibles.
a. Esquisse du tracé (fonction des connaissances géologiques, hydrologiques, les aspirations des
habitants, politiques) ;
b. Pré-reconnaissance sur le terrain afin d’avoir un premier aperçu, et une confirmation des
différentes cartes ;
c. Affinage d’un ou plusieurs tracés sur une carte au 1/50 000, 1/25 000 ou 1/20 000 complété au
besoin par des photos aériennes ;
d. Estimation très sommaire du projet.
II.2. Les études d’avant-projet
a. Inventaire des contraintes apportées par les milieux physiques naturels (réalisés pendant les
études préliminaires). Adaptation au milieu naturel et précision du coût ;
b. Choix du tracé par le Maître d’Ouvrage et début de l’avant-projet sur une carte 1/5 000e
provenant d’un agrandissement d’une carte au 1/20 000e ou bien d’un levé topo sur le terrain ;
c. Levé d’une bande d’étude ou implantation directe (mise en place d’autres polygonales épousant
sensiblement le tracé projeté et livré des points topographiques, des pentes transversales et
longitudinales (le clisimètre) ;
d. Bande d’étude en zone de forêt ou terrain difficile – implantation directe en zone de savane ;
e. Report du profil en long projet ;
f. Identification des sols par le laboratoire géotechnique : sondage sur les sites des ponts, tanières
aux points bas, pressiomètre, scissomètres pour l’étude des sols compressibles, résultats des
Essais Proctor, CBR, % de fines, etc…
g. Précision de la ligne rouge en fonction des données géotechniques et prédimensionnement des
ouvrages hydrauliques et ouvrages de franchissement.
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Le dossier d’avant-projet comprend :
* 1 plan du tracé en plan au 1/20 000e ou 1/5 000e ;
* 1 plan du profil en long ;
* 1 plan du profil en travers type ;
* 1 liste des ouvrages d’art (buses, dalots, ponts) ;
* 1 dossier de l’étude environnement.
Ce dossier est transmis au ministère technique chargé des infrastructures pour approbation et remis
au bailleur qui statue sur la faisabilité du projet (on parle d’étude de rentabilité) pour déterminer
l’enveloppe financière.. Après validation du financier, des détails sont fournis aux fins de de son exécution.
II.3. Les études détaillées du projet ou dossier d’appel d’offres
C’est la version définitive de l’avant-projet sommaire, l’avant-projet détaillé a une importance
déterminante dans les étapes successives du projet de construction. C’est en effet sur sa base que sont
réalisées les opérations suivantes, à savoir :
a. Tracé du projet sur un plan au 1/2 000e le profil en travers s’appuyant sur la polygonale de l’avant-
projet. Un (01) profil en travers tous les 20, 25 ou 40 m avec une dizaine de points par profil.
b. Examen du dossier géotechnique et adaptation du tracé en plan et du profil en long en fonction
des contraintes mises en évidence par les géotechniques et calcul de l’axe.
c. Le calcul des volumes des terrassements permet de faire apparaître le déséquilibre déblai-
remblai :
* Reprise du profil en long pour réduire le déséquilibre ;
* Recherche des emprunts ;
* Faire un mouvement de terre en prévoyant un déséquilibre en faveur du déblai.
d. Prévoir une éventuelle deuxième campagne de labo (précision de la nature des matériaux et
recherche d’emprunts pour les remblais et chaussée
e. Détermination des ouvrages d’arts et ouvrages hydrauliques. Les ouvrages sont étudiés, les
structures de chaussée sont adoptées en fonction des résultats des recherches d’emprunts et
des trafics, de même, le drainage, la signalisation sont étudiés et les plans d’exécution élaborés
(coffrage - ferraillage - note de calcul - …)
f. Le dossier est livré avec un avant-métré précis et une estimation précise, prêt pour le soumettre
au bailleur (Banque Mondiale, …) pour le financement.
NB : Généralement les bailleurs de fonds ne financent pas l’impact environnemental ; il est du ressort
de l’état bénéficiaire du projet.
II.4. Les études du dossier d’exécution
Cette étude réalisée par l’entreprise vient compléter l’étude détaillée par :
a. L’étude des détails des parties d’ouvrages et de la voie (profil en travers et cubatures, etc…) ;
b. L’organisation de chantier ;
c. Et le planning d’exécution des travaux.
III. LES CONTRAINTES ET MOYENS A DISPOSITION DU PROJECTEUR
Il s’agit d’inventorier toutes les difficultés pouvant entraver la bonne exécution de l’ouvrage projeté
afin d’apporter des solutions durables.
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III.1. Les contraintes
a. Contraintes politiques
Il faut tenir compte, dans la limite du possible, des impératifs d’aménagement du territoire qui
amène le pouvoir politique à anticiper largement sur les besoins prévisibles et à imposer
certaines contraintes afin de développer telle ou telle zone, car les représentants politiques
connaissent mieux les besoins de la population.
b. Contraintes géologiques
Il est indispensable de connaître la géologie des terrains traversés pour :
* Calculer la structure de chaussée,
* Calculer les pentes des talus de déblai et remblai ;
* Connaître le niveau des nappes aquifères ;
* Pouvoir les zones à purger, les zones compressibles ;
* Prévoir les déblais rocheux, les fondations d’ouvrages.
c. Contraintes topographiques
Il faut tenter d’obtenir un tracé au profil en long optimum, pour ce faire, il faut marquer de
différentes couleurs :
* Les zones de sommets de collines ;
* Les zones à fortes pentes ;
* Les fonds de talweg ;
* Et s’efforcer de travers la route à l’extérieur de ces zones.
d. Contraintes urbanistiques
Il vaut mieux éviter les zones construites pour les raisons suivantes :
* Les démolitions des habitations, coupure des villages en deux parties, séparation des cases
des plantations ;
* Nuisances sonores, circulation intolérable et dangereuse.
NB : Il est préférable de traverser les villages en léger déblai
e. Contraintes hydrauliques
Les cours d’eau et les fonds de talwegs doivent être marqués sur la carte, pour prévoir des
ouvrages de franchissement.
f. Contraintes d’agriculture
Il faut éviter si possible les plantations, sinon il faut rétablir les communications existantes (pont,
passages boisés, carrefour, voies latérales)
g. Contraintes d’environnement
Il faut prendre en compte :
* Les nuisances phoniques près des habitations ;
* Les nuisances visuelles (intégration au paysage) ;
* Les nuisances apportées à la faune (éviter la séparation des lieux de gite et les endroits où ils
se nourrissent ou s’abreuvent par des obstacles ;
* La pollution sous toutes ces formes.
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Toutes ces contraintes doivent être prises en compte par le projeteur en utilisant différentes couleur
ou graphiques caractéristiques. Le ou les tracés préliminaires se feront directement sur la carte des
contraintes en tentant de les minimiser.
III.2. Les moyens à la disposition du projecteur
Les moyens mis à la disposition du projeteur sont variés les uns des autres. Ces sont des moyens qui
permettront au projeteur de fournir des documents précis, dans le temps, garantissant la sécurité des
usagers et les riverains.
I. ICTARN (Instrument sur les Conditions Techniques d’Aménagement des Routes Nationales). C’est
un guide qui uniformise les caractéristiques dans les pays francophones. L’application des normes
permet d’obtenir un bon tracé au moindre frais et assure la sécurité des usagers.
II. Plusieurs programmes de conceptions existent, les plus usuels sont :
* COVADIS est un applicatif d’AutoCAD. En matière de Dessin Assisté à Ordinateur (DAO), l’opérateur
dispose donc, dans l’environnement AutoCAD, des fonctionnalités de dessin orienté. Le fichier
produit est un simple fichier DWG qui peut être exporté vers tous les formats reconnus
par AutoCAD, Map, Civil ou par COVADIS (DXF, DWF, LAND XML, PISTE, MACAO, MOSS, etc.).
Avec COVADIS, le dessin et la conception des projets sont encore plus simples et plus rapides. Les
nouvelles palettes d’outils, les nouveaux assistants et menus contextuels accélèrent le travail du
projeteur en le guidant lors des différentes phases de la conception.
Par ailleurs, ces nouveaux outils sécurisent vos études en produisant à chaque étape une
modélisation 3D du projet et les listings de calculs.
* AutoPISTE est un applicatif d’AutoCAD dédié aux projeteurs routiers. Il exploite dans
l’environnement AutoCAD les méthodes de conception routière bien connues des projeteurs.
Ce logiciel a donc été développé dans l’environnement du standard de la DAO AutoCAD en utilisant
les mêmes méthodes de travail que l’application Piste.
* ALIZE-LCPC est un logiciel de calcul des structures des chaussées. Ces chaussées peuvent être
routières, portuaires, logistiques ou aéronautiques.
Les fonctionnalités permettent le dimensionnement des chaussées neuves dans le contexte français
(NF P98-086) mais aussi de reprendre des projets réalisés suivant les contextes anciens (Guide 1994
ou Catalogue 1998).
* VIZIRET est logiciel est basé sur le système d’informations géographiques. Il a pour rôle de détecter
les dégradations sur les routes revêtues.
IV. SYNTHESE DES ETUDES
IV.1. Etude de trafic
1. La durée de vie du projet
2. Le taux de croissance
3. Les recensements Classe du trafic
4. La largeur de la chaussée
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IV.2. Etude géotechnique
1. Analyse granulométrique
2. Limite d’atterbeg
3. Essai Proctor et CBR Classification du sol
4. La densité sèche
5. La teneur en eau naturelle
IV.3. Etude de dimensionnement de la chaussée
1. La classe du sol
2. La classe du trafic Structure de la chaussée
3. L’état de la chaussée existante
IV.4. Etude Hydrologique
La carte d’Etat-major ou /et
Modélisation avec Global Mapper Débit d’eau pour chaque BV
IV.5. Etude hydraulique
Les résultats de l’étude
hydrologique
Dimensions des ouvrages
IV.6. Etude géométrique
Le fond topographique
1. Le fichier (XYZ) ou (DXF)
2. La vitesse de référence Différents tracés
3. Les recommandations techniques
IV.7. Etude de drainage longitudinal de la chaussée
La représentation graphique de profil
en long (sens d’écoulement et la pente)
Dimensions des ouvrages
Le tracé en plan de la route longitudinaux
(donné de superficie pour récupérer l’eau)
IV.8. Etude économique
- Installation de chantier
- Dégagement des emprises
- Terrassements généraux
- Chaussées et accotements Estimation des prix
- Drainage
- Signalisations et équipements
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Chapitre n°2 : PREVENTION DES RISQUES ET QUALITE
I. GENERALITES
Le génie civil est un domaine très vaste où plusieurs corps de métiers interviennent et interagissent sur
un même chantier pour la construction d’un ouvrage.
Ces métiers sont pour la plupart des métiers à risques. Leur présence simultanée sur un chantier expose
les travailleurs à des dangers pouvant affecter leur santé et même être mortels.
En effet, l’intervention de plusieurs entreprises sur les chantiers de construction provoque
généralement des accidents dus:
- à la méconnaissance des lieux ;
- à la non-mise en œuvre des protections individuelles et collectives ;
- aux interférences d’activités des entreprises sur le champ de l’Entreprise Utilisatrice.
Pour pallier ces problèmes, l’application de la notion de Qualité Hygiène Santé et Environnement est
cruciale afin de prendre des dispositions dans les domaines suivants :
l’énumération des acteurs et co- acteurs ;
la connaissance du champ de l’Entreprise utilisatrice (E.U.) et son fonctionnement (caractéristiques;
délimitation; signalisation…) ;
La définition des phases d'activité dangereuses et des moyens de prévention spécifiques
correspondants ;
l'adaptation du matériel, installations et dispositifs à la nature des opérations à effectuer ainsi que
la définition de leurs conditions d'entretien ;
la définition des mesures de protection collectives et individuelles ;
la mise sur pied des différents plans de prévention et leur application ;
I.1. Qualité
C’est le bon niveau de finition ou de perfection d’exécution d’une œuvre. La qualité est depuis
longtemps une quête permanente pour l’homme. La qualité d’un produit ou d’un service est son aptitude
à satisfaire les besoins des utilisateurs.
Organisation du travail dans les règles de l’art ;
- Contrôle du temps passé sur une opération ;
- Maîtrise des méthodes de travail ;
- Répartition des tâches.
Gestion du personnel
- Choisir les bonnes personnes ;
- Contrôle sur le personnel ;
- Rémunération appropriée.
L’organisation de l’activité
- Démembrer les attributions des opérateurs ;
- Centraliser le travail de conception.
- Assurer une bonne coordination des activités
I.2. Hygiène
C’est l’ensemble des moyens collectifs ou individuels, les principes et les pratiques visant à préserver
ou à favoriser la santé.
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Il en est ainsi des mesures préventives à mettre en œuvre dans le cadre de la lutte contre les
maladies contagieuses.
En milieu professionnel, on cite, par exemple:
Exécution des contrats de nettoyage ;
Amélioration des conditions d’hygiène et de santé ;
Interdiction de prendre des repas dans les locaux des services ;
Aération des locaux de travail.
I.3. Sécurité
Les principes à appliquer à la sécurité restent les mêmes pour toutes les entreprises, qu’elle soit
individuelle ou aux sociétés les plus puissantes qui emploient de nombreux salariés. Seulement les
moyens, le personnel, les organisations les différent. La sécurité peut être résumée comme :
l’état de ce qui inspire confiance, l’absence d’accidents ou de risques inacceptables ;
C’est la situation dans laquelle quelqu’un ou quelque chose n’est exposée :
- à aucun danger ;
- à aucun risque d’agression physique, d’accident, ou de vol.
c’est l’ensemble des mesures législatives et administratives qui ont pour objet de garantir les
individus et les familles, contre certains risques appelés risques sociaux ;
C’est l’ensemble des mesures de prévention et de secours nécessaires en toutes circonstances à
la sauvegarde des populations ;
La sécurité n’est pas l’affaire d’un spécialiste, mais celle de chacun ;
La sécurité efficace est intégrée aux opérations, aux processus, comme à toutes les activités de
l’entreprise ;
Tout accident peut être évité. Chacun est responsable de sa sécurité et celle des personnes qui
l’entourent. La sécurité est avant tout une affaire de comportement individuel, à tous les niveaux, en
commençant par les responsables.
I.4. Environnement
C’est l'ensemble des éléments physiques, chimiques, biologiques et des facteurs socio-
économiques, moraux et intellectuels susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à terme
sur le développement du milieu, des êtres vivants et des activités humaines. Pour la démarche de la
protection environnementale il faut :
Définir les règles de protection de l’environnement dans le cadre du développement durable ;
Fixer les principes fondamentaux et les règles de gestion de l’environnement ;
Promouvoir un développement national durable en améliorant les conditions de vie et en œuvrant
à garantir un cadre de vie sain ;
Prévenir toute forme de pollution ou de nuisance causée à l’environnement en garantissant la
sauvegarde de ses composantes ;
Restaurer les milieux endommagés ;
Promouvoir l’utilisation écologiquement rationnelle des ressources naturelles disponibles, ainsi
que l’usage de technologies plus propres ;
Renforcer l’information, la sensibilisation et la participation du public et des différents
intervenants aux mesures de protection de l’environnement.
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I. ACTEURS ET CO- ACTEURS
Les acteurs ou co-acteurs sont des personnes morales ou physiques qui s’impliquent dans la
protection des travailleurs d’un chantier en vue de préserver leur bien-être.
2.1. Les acteurs
Le maitre d’ouvrage ou l’entreprise utilisatrice
Il est le commanditaire du projet de ce fait il a pour rôle de :
- établir le plan de prévention avant le début des travaux ;
- organiser la coordination Sécurité Protection Santé (SPS) pour les chantiers soumis à cette
obligation et veiller à son bon fonctionnement ;
- désigner un coordonnateur SPS, dont il s’assure de la compétence, dès la phase de
conception de l’opération jusqu’à la réception définitive.
Le maitre d’œuvre
Le maître d’œuvre est chargé par le maître d’ouvrage de la conception et du contrôle général de
l’exécution de l’ouvrage (architecte, bureau d’études technique,…).
Il doit intégrer, dans sa mission et en collaboration avec le coordonnateur, les principes généraux
de prévention, tant lors du déroulement des travaux, que lors des interventions ultérieures sur
l’ouvrage.
L’Entreprise extérieure EE:
Les entreprises amenées à faire travailler ponctuellement ou en permanence leurs personnels dans
les locaux ou sur le chantier de l’entreprise utilisatrice, peuvent proposer des aménagements
améliorant les conditions de sécurité lors de la réalisation du chantier mais aussi lors des
interventions ultérieures.
Elles doivent fournir au coordonnateur les plans, notices de calculs, les modes opératoires pour
intervenir sur l’ouvrage et le plan de prévention de sécurité et de protection de la santé (P.P.S.P.S)
pour l’intégrer dans le Dossier d’Intervention des Ouvrages (D.I.U.O).
Le coordonnateur :
C’est l’interface en matière de QSHE entre l’entreprise extérieure et l’entreprise utilisatrice. Dans le
cadre de la mission qui lui incombe, le coordonnateur SPS veille à la mise en œuvre des principes
généraux de prévention du code du travail qui sont applicables dans le pays, afin de prévenir les
risques liés aux co-activités simultanées ou successives dans la réalisation de l'ouvrage et les risques
liés aux interventions sur l'ouvrage.
2.2. Les co-acteurs
Inspection du travail (étatique) ;
- Faciliter le dialogue social dans l’entreprise.
- Assurer le respect des dispositions légales en matière de droit du travail
CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale) ;
- la maladie ;
- les prestations familiales ;
- les accidents du travail ;
- les maladies professionnelles ;
- les pensions.
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Médecin du travail.
- l’amélioration des conditions de vie et de travail dans l’entreprise ;
- l’adaptation des postes, des techniques et des rythmes de travail ;
- la protection des travailleurs contre l’ensemble des nuisances, contre les risques d’accidents du
travail ou d’exposition à des agents chimiques dangereux ;
- l’hygiène générale de l’établissement et dans les services de restauration ;
- la prévention et l’éducation sanitaires ;
- les modifications apportées aux équipements ;
- la mise en place ou la modification de l’organisation du travail de nuit ;
- l’accompagnement en cas de réorganisation importante de l’entreprise.
II. DIFFERENTS PLANS DE PREVENTION
Ensemble de signes lumineux et physiques qui permettent d’indiquer, d’avertir, de diriger les
ouvriers sur le site de l’entreprise utilisatrice. Il avertit la présence d’un risque ou d’un danger.
III.1. Plans de circulation
Un chantier peut représenter une gêne pour la circulation des usagers et un danger potentiel pour
les personnes qui y travaillent. L'attention des automobilistes doit donc être attirée le plus tôt possible,
d'où la nécessité d'une présignalisation suivie d'une délimitation très nette entre la voie de circulation et
le chantier.
Signalisations d’approche
- Signalisation de danger
- Signalisation de prescription
- Signalisation d’indication
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Signalisations de position
Signalisations de fin de prescription
III.2. Les panneaux de direction et équipements des bureaux
Equipements de lutte contre les incendies
Directions à suivre
Téléphone d’urgence
Extincteur Détecteur de fumée
Signalisation de sauvetage et de secours
Soins Civière Rinçage du corps Rinçage des yeux Appel au secours
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III.3. Les balisages
III. MESURES DE PROTECTION
La responsabilité des chefs d’entreprise est de plus en plus souvent recherchée dans le
cadre d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. Dans ce type de situation, le contrat
d’assurance peut intervenir. Cependant, quelques gestes simples peuvent éviter bien des accidents.
IV.1- Equipement de Protection Collective (E.P.C)
- Clôture de chantier ;
- Echafaudage ;
- Les charges lourdes ;
- Les engins mobiles ;
- Face aux risques électriques ;
- Face aux chutes de Hauteur (rives/ trémies) ;
- Ecran de protection ;
- Nappes isolante ;
- Etude de protections spécifiques aux métiers :
* Coffreur (passerelle, protections périphériques),
* Maçon (protection faces aux vides).
Clôture de chantier
IV.2. Equipement de Protection individuelle (E.P.I.C)
- Casques ;
- Chaussures de sécurité ;
- Gants ;
- Lunettes ;
- Harnais ;
- Combinaison
spécifique ;
- Protection auditive ;
- Casque et bouchons.
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IV.3. Protection de l’environnement
- Interdiction de la dépose sauvage de déchets
dans la nature ;
- Respecter rigoureusement les dispositions
de tri et d’entreposage ;
- Valorisation des déchets ;
- Evacuation des déchets du chantier au fur à
mesure de l’avancement ;
- Stockage des bidons et fûts de produits nocifs
dans des bacs appropriés ;
- prendre connaissance des consignes à appliquer en cas de fuite ou de déversement accidentel ;
- Application strictement des règles en vigueur concernant la récupération des fluides
frigorigènes (gaz à effet de serre). Exigence d’une attestation d’aptitude pour ce type
d’opération ;
- Maitrise des consommations : pas de gaspillage d’énergie et d’eau.
IV.4. Conduite à tenir en cas d’accident
En cas d’accident, mettre en œuvre le P.A.S.S. (Protéger – alerter – Signaler – Secourir)
- Protéger
Se calmer, protéger la victime et éloigner tout objet risquant de provoquer un sur accident
Ne pas déplacer une victime sauf si elle est exposée a un risque (mettre la victime en PlS)
- Alerter
Appeler immédiatement les secours en composant les numéros de secours affiché sur le chantier
(avisé le Coordonnateur et Médecin de l’entreprise utilisatrice…)
- Signaler
L’origine probable de l’accident
Donner l’état de l’accidenté
Raccrocher uniquement lorsque vous êtes conviés
Attendre les secours pour les guides
- Secourir
En tant que Sauveteur Secouriste du Travail (SST), vérifiez si la victime saigne, si la victime respire ;
En tant que témoin non sauveteur laissez, les secouristes formés, effectuer les premiers gestes d’urgences.
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Exercices
1. Quelles sont les différentes étapes d’une étude routière ?
2. Quels sont les dossiers qui composent l’avant-projet ?
3. Que renferme le dossier d’exécution ?
4. Citez les contraintes que doit observer le projecteur et expliquez le contenu de
chacune ?
5. Que renferme l’étude économique et que ressort-elle ?
6. A partir de quelle étude, détermine-t-on la structure de la chaussée ?
7. Dans l’exécution d’une tâches où plusieurs corps de métiers cohabitent, qu’attendons
de la notion Qualité Hygiène Santé et Environnement ?
8. Comment procéder, pendant l’exécution d’une tâche, pour espérer obtenir un résultat
de qualité ?
9. Que doit-on faire pour protéger les travailleurs contre les maladies contagieuses ?
10. En tant que coordonnateur de QHSE, que devez-vous faire pour assurer la sécurité des
travailleurs ?
11. Le développement durable est une affaire de tous. Que conseillez-vous au personnel
d’une entreprise du génie civil pour protéger l’environnement ?
12. Quels les avantages que bénéficie un employé déclaré à la CNPS
13. Citer les plans de circulation sur un chantier en cours d’exécution ?
14. En tant qu’agent de QHSE, que recommanderez- vous pour l’équipement de la base
d’une entreprise ?
15. Quelle est la différence entre un équipement de protection collective et un
équipement de protection individuelle ?
16. En cas d’accident sur le chantier, que doit-on faire ?
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