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Chapitre 1 Intgen

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Cours D’Analyse3 L2 MPCI-SID

2013-2014
Table des matières

1 Intégrales Généralisées 2
1.1 Définitions et exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Calcul d’intégrales généralisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.1 Utilisation d’une primitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.2 Changement de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.3 Intégration par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Critères de convergences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.1 Critère de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.2 Intégrale de fonctions positives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.3 Critères d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4 Convergence absolue et Semi-convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4.1 Critère d’Abel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.4.2 Critère de Dirichlet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

1
Chapitre 1

Intégrales Généralisées

On considère une fonction f intégrable au sens de Riemann surtout intervalle fermé


strict d’un intervalle ouvert ]a, b[(par exemple f continue sur ]a, b[) et on se demande si
Rb
on peut donner un sens à la quantité a f (x)dx. Cette intégrale sera appelée intégrale
généralisée de f sur ]a, b[. L’une des bornes a ou b peut être infini ou les deux en même
temps. Dans la suite on s’intéressera à l’étude de l’intégrale généraliséE de f.

1.1 Définitions et exemples


Définition 1.1.1 Soit I un intervalle quelconque de R. Une fonction numérique f :
I −→ R est dite localement intégrale sur I, si sa restriction à chaque intervalle fermé
de I est Riemann intégrable.

Définition 1.1.2 1)Soit f :]a, b] −→ R, −∞ ≤ a < b < +∞ une fonction localement


intégrable. On dira que l’intégrale de f sur ]a, b] est convergente ou f est intégrable si
la fonction G définie sur ]a, b] par
Rb
G(x) = x f (t)dt, admet une limite finie lorsque x tend vers a.

En cas d’existence cette limite est appelée intégrale généralisée de f sur ]a, b] et est
notée Z b Z b
f (t)dt = limx→a f (t)dt.
a x

Si cette limite n’existe pas dans R, on dit que l’intégrale de f sur ]a, b] est divergente.
2)Soit f : [a, b[ −→ R, −∞ < a < b ≤ +∞ une fonction localement intégrable.
On dira que l’intégrale de f sur [a, b[ est convergente ou f est intégrable si la fonction
F définie
R xsur [a, b[ par
F (x) = a f (t)dt, admet une limite finie lorsque x tend vers b.
Rb Rx
L’intégrale généralisée de f sur [a, b[ est alors le nombre réel a f (t)dt = limx→b a f (t)dt.

2
1.1 Définitions et exemples 3

Exemple 1.1.1 Les intégrales de Riemann


Une famille importante d’intégrales généralisées est donnée par celle des intégrales de
Riemann.

Théorème 1.1.1 Soit α un réel et f la fonction définie sur ]0, +∞[ par :
1
f : t 7→ .

1. L’intégrale de f sur [1, +∞[ est convergente si et seulement si, α > 1 avec
Z +∞
dt 1
∀α > 1, α
= .
1 t α−1

2. L’intégrale de f sur ]0, 1] est convergente si et seulement si, α < 1 avec


Z 1
dt 1
∀α < 1, α
= .
0 t 1−α

Preuve. 1. Pour tout x > 1, Calculons d’abord


Z x  1
dt ( 1 − 1) si α 6= 1,
1−α xα−1
= (1.1)
1 t
α ln(x) si α = 1,

et
Z x  1
si α > 1
1−α
limx→+∞ f (t)dt = (1.2)
1 +∞ si α ≤ 1
De même pour 0 < x < 1 on a
Z 1  1 1
dt α−1
(1 − xα−1 ) si α 6= 1,
= (1.3)
x t
α − ln(x) si α = 1

et
Z 1  1
1−α
si α < 1
lim f (t)dt = (1.4)
x→0 x +∞ si α ≥ 1

R +∞ dt
Remarque 1.1.1 En conclusion 0 tα
est divergente quel que soit le réel α.
R +∞ Rx
Exemple 1.1.2 Soit à calculer 1 cos tdt. On a 1 cos tdt = [sin t]x1 = sin x − sin1 qui
R +∞
n’a pas de limite lorsque x tend vers +∞. donc 1 cos xdx est une intégrale divergente.
1.1 Définitions et exemples 4

Définition 1.1.3 Soit f :]a, b[−→ R, −∞ ≤ a < b ≤ +∞ une fonction numérique


localement intégrale. Soit c ∈]a, b[. On dit que l’intégrale de f sur ]a, b[ est convergente si
Rc Rb
chacune des intégrales a f (x)dx et c f (x)dx est convergente et on pose
Z b Z c Z b
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx
a a c

Remarque 1.1.2 Cette définition est indépendante du point c.


R +∞ dt
Exemple 1.1.3 Soit à calculer −∞ 1+t 2.
Rc
∀ c ∈] − ∞, +∞[, −∞ 1+t2 = [Arctgt]−∞ = arctgc + π2 .
dt c
R +∞ dt
c 1+t2
= [Arctgt]+∞
c = −arctgc + π2 .
R +∞ dt Rc dt
R +∞ dt
On en déduit donc que −∞ 1+t2 = −∞ 1+t 2 + c 1+t2
= π2 + π2 = π

Proposition 1.1.1 Soit f une fonction localement intégrable sur ]a, b[. Pour que l’intégrale
de f sur ]a, b[ soit convergente il faut et il suffit que la fonction à deux variables
Z y
h(x, y) = f (t)dt, a < x < y < b
x

ait une limite finie lorsque (x, y) → (a, b) dans R2 et dans ce cas on a
Z b Z y
f (t)dt = lim f (t)dt
a (x,y)→(a,b) x
R +∞
En particulier si f est localement intégrable sur ] − ∞, +∞[ l’intégrale −∞ f (x)dx existe
RA
équivaut à l’existence de limA→+∞,A0 →−∞ A0 f (t)dt avec A et A0 indépendants.
Ra R +∞
Remarque 1.1.3 Il peut exister lima→+∞ −a f (t)dt sans pour autant que −∞ f (t)dt
existe. Ra R a0
Pour s’en convaincre considérer −a sintdt = 0 et lima→+∞a0 →−∞ a sin tdt qui n’existe
pas

Exercice 1.1.1 1. Montrerque l’intégrale de f : t 7→ e−t est convergente sur [0, +∞[ et
R +∞ −t
que 0 e dt = 1.
R1
2. Montrer que l’intégrale de f : t 7→ √1t est convergente sur ]0, 1] et 0 √dtt = 2
3. Montrer que l’intégrale de f : t 7→ t12 est divergente sur ]0, 1]
4. Montrer que l’intégrale de f : t 7→ sin t est convergente sur [0, +∞[.

Solution 1.1.1
1. Pour tout x > 0 on a :
Z x
F (x) = e−t dt = 1 − e−x → 1x→+∞ = 1.
0
1.2 Calcul d’intégrales généralisées 5

2. Pour tout x ∈]0, 1] on a


Z 1 √
dt
F (x) = √ = 2 − 2 x → 2x→0 2.
x t

3. Pour tout x ∈]0, 1] on a :


Z 1
dt 1
F (x) = 2
= − 1 →x→0+ +∞.
x t x
4. Pour tout x > 0 on a :
Z x
F (x) = sin tdt = 1 − cos x
0

et la fonction n’a pas de limite en +∞.

1.2 Calcul d’intégrales généralisées


1.2.1 Utilisation d’une primitive
Soit f :]a, b[−→ R une fonction continue. Si f admet une primitive sur ]a, b[, la conver-
Rb
gence de a f (t)dt équivaut à l’existence des deux limites F (a+) = limx→a,x>a F (x) et
F (b−) = limx→b,x<b F (x) et si ces limites existent on a
Z b
f (t)dt = F (b−) − F (a+).
a
R +∞
Exercice 1.2.1 Calculer les intégrales I = 0
exp(−ax) cos(bx)dx et
R +∞
J = 0 exp(−ax) sin(bx)dx avec a > 0.

Exercice 1.2.2 Calculer les intégrales généralisées suivantes :



∞ ∞ 1 π/2
e− x
Z Z Z Z
dx cos 2x dx
a) , b) √ dx, c) ln x dx d) √ .
0 (1 + e )(1 + e−x )
x
0 x 0 0 2x

1.2.2 Changement de variables


Proposition 1.2.1 Soit ϕ :]a, b[−→]α, β[ une bijection continument dérivable et soit f :
]α, β[−→ R une fonction continue. Pour que l’intégrale de f sur ]α, β[ soit convergente il
faut et il suffit que l’intégrale de (f oϕ)ϕ0 le soit sur ]a, b[ et dans ce cas on a
Z β Z b
f (t)dt = f (ϕ(t))ϕ0 (t)dt
α a
1.2 Calcul d’intégrales généralisées 6

R +∞
Exercice 1.2.3 Calculer I = √dx .
1 x x2 −1

Solution 1.2.3
Posons x=1/t,
Z +∞ Z 0
dx 1 1
I= √ =− q 2
dt
1 x x2 − 1 1 1 1
−1 t
t t2
Z 0 Z 1
1 dt π
=− q dt = √ = arcsint]10 = .
1 t t12 − 1 0 1−t 2 2

R +∞
Exercice 1.2.4 Montrer que l’intégrale √ 1 dt converge et calculer sa valeur.
0 t+t2

Solution 1.2.4
En posant t = u2 on a Z +∞ Z +∞
1 du
√ dt = 2
0 0 1 + u3
t + t2

et une décomposition en éléments simple donc I = 49 3π.

1.2.3 Intégration par parties


Théorème 1.2.1 Soient u, v :]a, b[−→ R deux fonctions continument dérivables(∈ C 1 )
telles que A = limx→a+ u(x)v(x) et B = limx→b− u(x)v(x) existent. Si l’une des intégrales
Rb 0
Rb 0
a
u(x)v (x)dx ou a
u (x)v(x)dx est convergente il est est de même de l’autre et on a
Z b Z b
0
u(x)v (x)dx = B − A − u0 (x)v(x)dx.
a a

Preuve. Le théorème d’intégration par parties permet d’écrire pour tout x < y ∈]a, b[:
Z y Z y
0
f (t)g (t)dt = f (y)g(y) − f (x)g(x) − f 0 (t)g(t)dt.
x x

et faisant d’abord tendre y vers b on a


Z b Z b
0
f (t)g (t)dt = B − f (x)g(x) − f 0 (t)g(t)dt.
x x

De même en faisant tendre x vers a on obtient le résultat.


R 1 log x
Exemple 1.2.1 Calculer l’intégrale I = 0 1+x 2 dx.
R1 1
R 1 arctgx R1 arctgx
I = 0 (log x)darctgx = (log x)arctgx]0 − 0 x dx = − 0 x
dx
1.2 Calcul d’intégrales généralisées 7

Exercice 1.2.5 Calculer les intégrales généralisées suivantes


Z ∞ Z 1 Z 1
ln x ln x
a) dx, b) , c) ln x dx.
1 x2 0 (1 + x)
2
0

Solution 1.2.5
b) En intégrant par parties on a pour tout x ∈]0, 1]
Z x Z 1
ln t h ln t i1 dt
F (x) = 2
dt = − +
1 (1 + t) 1+t x x t(1 + t)
h  t  ln t i1
= ln −
(1 + t) 1+t x
 x  ln x
− ln 2 − ln + →x→0 − ln 2.
1+x 1+x
R +∞
Exercice 1.2.6 Montrer que In = 0 tn e−t dt est convergente et calculer sa valeur pour
tout n ∈ N.

Solution 1.2.6
R +∞
On a I0 = 0 e−t dt = 1. et une intégration par parties nous montre que In+1 = (n+1)In ,
ce qui donne In = n!

Exercice 1.2.7 Soit f une fonction continue de R à valeurs dans R telle que limx→+∞ f (x) =
l et limx→−∞ f (x) = l0 .
R +∞
1. Existence et calcul de −∞ (f (t + 1) − f (t))dt.
R +∞
2. Calcul de −∞
(arctan(t + 1) − arctan(t))dt.

Solution 1.2.7 : Rx
1. En notant F (x) = 0 f (t)dt pour x > 0 et en utilisant le théorème des accroissements
finis, on a
Z x
(f (t + 1) − f (t))dt = [F (t + 1) − F (t)]x0 = F (x + 1) − F (x) − F (1) = f (cx ) − F (1)
0

où cx ∈]x, x + 1[. Et en faisant tendre x vers +∞ on en déduit que :


Z +∞
(f (t + 1) − f (t))dt = F (1) − l
0

et
De manière analogue, on vérifie que
Z 0
(f (t + 1) − f (t))dt = l0 − F (1).
−∞
1.3 Critères de convergences 8

et Z +∞
(f (t + 1) − f (t))dt = l − l0 .
−∞

2. f (t) = arctant →t→±∞ ± π2 , on en déduit que :


Z +∞
(arctan(t + 1) − arctanf (t))dt = π.
−∞

R +∞
Exercice 1.2.8 Soit λ un nombre complexe. Etudier la nature de l’intégrale 0
eλx dx
en précisant sa valeur en cas de convergence.

Solution 1.2.8
Soit F la primitive de f définie sur ]0, +∞[ par :
Z x 
λt x si λ = 0
F (x) = e dt = eλx −1 (1.5)
0 λ
si λ 6= 0

Pour λ = 0, on a lim→+∞ F (x) = +∞ et l’intégrale diverge.


Pour Re(λ) > 0, on a :

eλx −λx eλx −λx eRe(λ)x


|F (x)| = |1 − e | ≥ |1 − |e || = (1 − e−Re(λ)x ) →x→+∞ +∞
λ λ |λ|

et l’intégrale diverge.
Pour Re(λ) < 0, on a :
eλx eRe(λ)x
= | →x→+∞ 0
λ |λ|
et l’intégrale converge vers − λ1 . Il reste à considérer le cas où Re(λ) = 0, soit le cas où
λ = iy avec y ∈ R∗ . Dans ce cas l’intégrale diverge puisque la fonction ϕ : x 7→ eiyx n’a
pas de limite à l’infini.

1.3 Critères de convergences


1.3.1 Critère de Cauchy
Rb
Théorème 1.3.1 Soit f :]a, b] −→ R une fonction localement intégrable. Alors a f (t)dt
est convergente si et seulement si elle vérifie la propriété suivante dite de Cauchy :
pour tout  > 0, ∃ α > 0 tels que pour tous points x, y de ]a, b] vérifiant la relation
0 < x − a < α et 0 < y − a < α alors
Z y
| f (t)dt| < .
x
1.3 Critères de convergences 9

Rb Rb
Preuve. Supposons que a f (t)dt convergente. Donc la fonction G(x) = x f (t)dt ad-
R b une limite finie l lorsque x tend vers a. soit  > R0y tel que 0 R<b u − a < Rα,b entraine
met
| u f (t)dt − l| < /2. Si 0 < x − a < y − a < α, alors x f (t)dt = x f (t)dt − y f (t)dt
d’où
Ry Rb Rb
| x f (t)dt| ≤ | x f (t)dt − l| + | y f (t)dt − l| < /2 + /2 = 

Supposons maintenant que le critère de Cauchy soit vérifié. Soit xn une suite quel-
conque tendant vers a lorsque Rn tend vers +∞. La propriété de Cauchy implique que la
b
suite (G(xn ))n∈N , où G(xn ) = xn f (t)dt est de Cauchy. Donc la suite G(xn ) est conver-
gente. Pour terminer la preuve il suffit simplement de montrer que
Z b Z b
f (t)dt = l ie G(xn ) → f (t)dt♦
a a

Exercice 1.3.1 Soit f : [a, b[−→ R une fonction localement intégrable. Enoncer le critère
Rb
de Cauchy pour l’intégrale généralisée a f (t)dt.

1.3.2 Intégrale de fonctions positives


Soit f uneRfonction numérique positive localement intégrable sur [a, b[. La fonction
x
x 7−→ F (x) = a f (t)dt est croissante.
La fonction F admet une limite finieR x en b− si et seulement si elle est majorée sur [a, b[ ie
∃M ≥ 0 tels que ∀x ∈ [a, b[, on a a f (t)dt ≤ M.
Rb Rb
Proposition 1.3.1 Si f est a valeurs positives et si a f (x)dx converge, alors a f (x)dx ≥
0. Rb
Dans le cas où f est continue sur [a, b[, l’égalité a f (x)dx = 0 est réalisée si, et seulement
si, f est identiquement nulle.

Proposition 1.3.2 Soit f une fonction positive localement intégrable sur [a, b[. Alors
Rb
Rax f (t)dt est convergente si et seulement si ∃M > 0 : ∀x ∈ [a, b[,
f (t)dt ≤ M et dans ce cas
Rab Rx
a
f (t)dt = supa≤x<b a f (t)dt

On rappelle que si F est croissante de [a, b[ dans R elle admet une limite finie en b si, et
seulement si, elle est majorée. Dans le cas où elle est majorée, on a
lim F (x) = sup F (x)
x→b x∈[a,b[

et dans le cas contraire, on a limx→b F (x) = +∞.


Rx R x0
Preuve. F (x) = a f (t)dt Si a ≤ x < x0 < b, alors comme f ≥ 0 x f (t)dt ≥ 0
R x0 Rx R x0 Rx
donc F (x0 ) = a f (t)dt = a f (t)dt + x f (t)dt ≥ a f (t)dt = F (x). Donc F est crois-
sante.
1.3 Critères de convergences 10

limx→b− F (x) existe et cette limite est finie si et seulement si F est bornée supérieurement.
Par
R b conséquent Rx
a
f (x) = lim x→b− F (x) = sup a≤x<b a
f (t)dt.

Proposition 1.3.3 Critère de comparaison


Soient f et g deux fonctions numériques positives localement intégrables sur [a, b[ et telles
que f (x) ≤ g(x) alors
Rb Rb
1)Si a g(x)dx converge,il en est de même de a f (x)dx
Rb Rb
2)Si a f (x)dx diverge il en est de a g(x)dx
Rx Rx
Preuve. En notant F (x) = a f (t)dt et G(x) = a g(t)dt pour tout x ∈ [a, b[, on a
F (x) ≤ G(x) pour tout x ∈ [a, b[.
Si l’intégrale de g sur [a, b[ est convergente la fonction G est bornée et il en est de même
de la fonction F vde sorte que l’intégrale de f sur [a, b[ est convergente.
Si l’intégrale de f sur [a, b[ diverge alors limx→b F (x) = +∞ et limx→b G(x) = +∞ de
sorte que l’intégrale de g sur [a, b[ est aussi divergente.
R +∞ √ln x
Exercice 1.3.2 Etudier la nature de l’intégrale 1 x3
dx.
√ R∞ R +∞ √ln x
Solution 1.3.2 ∀x ≥ 1, on a 0 ≤ xln3 x ≤ x5/2 1
. Or 1 xdx 5/2 converge donc 1 x3
dx
aussi d’après le critère de comparaison.
R +∞ 2
Exercice 1.3.3 Etudier la convergence de l’intégrale 1 sinx3 x dx.

1.3.3 Critères d’équivalence


Proposition 1.3.4 Soient f, g deux fonctions positives localement intégrables définies
de [a, b[−→ R.
Rb Rb
Si f est équivalente à g en b, alors les intégrales a f (t)dt et a g(t)dt sont de même
nature.

Preuve. Supposons f ∼b g ce qui implique g(t) = f (t)(1 + ε(t)) avec limt→b ε(t) = 0.
Comme limt→b ε(t) = 0, ∃α > 0, 0 < b − t < α, on a |ε(t)| < 1/2. Ce qui entraine donc
que 21 f (t) ≤ g(t) ≤ 32 f (t).
Soient x, y deux éléments de [a, b[ tel que 0 < b − y < b − x < α on a
Z y Z y
3 y
Z
1/2 f (t)dt ≤ g(t)dt ≤ f (t)dt
x x 2 x
Rb
Supposons que a f (t)dt soit convergente. D’après la propriété de Cauchy on a ∀ >
0, ∃δ > 0 tel que si 0 < b − y < b − x < δ, on a
Z y Z y
| f (t)dt| = f (t)dt < 
x x
1.3 Critères de convergences 11

Posons β = inf(δ, α) Si 0 < b − y < b − x < β, on a


Z y
3 y
Z
3
| g(t)dt| ≤ f (t)dt < 
x 2 x 2
Rb
donc a g(t)dt vérifie le critère de Cauchy par suite elle converge.
Rb Rb
On montre aussi de la même manière que si a g(t)dt est convergente alors a f (t)dt est
aussi convergente.
Pour le cas b = +∞ on procédera aussi de la même manière.
R +∞ dx
Exemple 1.3.1 Calculer l’intégrale 1 x(x+1) .
1 +∞
∼ x12 . Or 1 dx
R
Au voisinage de l’infini on a x(x+1) 2 converge d’après le critère de Rie-
R +∞ dxx
mann donc d’après le critère d’équivalence 1 x(x+1) converge.
Mais Rpar contre on remarque
R +∞ dx que les deux intégrales n’ont pas la même valeur. En effet
+∞ dx
on a 1 x2 = 1 et 1 x(x+1) = ln 2.

Exercice 1.3.4 Montrer que les intégrales suivantes convergent :


Z ∞ √
Z π/2
1 2
a) √ e− x +x+1 dx, b) ln(1 + sin x)dx.
0 x −π/2

Solution 1.3.4
a) Au√voisinage de 0 :
2 −1 R 1 −√x2 +x+1 R −1
√1 e− x +x+1 ∼ e√ donc par le critère d’équivalence √ e dx converge car 0 e√x
x x 0 x
converge.
Au voisinage
√ de +∞ : R ∞ 1 −√x2 +x+1 R +∞ −x
2
√1 e− x +x+1 ≤ e−x donc √ e dx converge par comparaison car e dx
x x
converge.
b)Au voisinage de −π/2 posons u = x + π/2.

ln(1 + sin x) = ln(1 − cosu) = ln(u2 + o(u2 )) ∼ 2 ln u


R R π/2
Comme 0 ln u du converge donc −π/2 ln(1 + sin x)dx.

Proposition 1.3.5 Soit f : [a, b[−→ R, b ∈ R une fonction localement intégrable. On


suppose qu’il existe γ, γ < 1 et un réel l tel que

lim(b − t)γ f (t) = l


t→b

Rb
alors a f (t)dt converge.
Dans le cas oùγ ≥ 1 et l 6= 0, alors l’intégrale n’existe pas ou est divergente.
1.4 Convergence absolue et Semi-convergence 12

Proposition 1.3.6 Soit f : [a, +∞[ une fonction localement intégrable. On suppose qu’il
existe γ, γ > 1 et un réel l tels que

lim tγ f (t) = l.
t→+∞

R +∞
Alors a f (t)dt est convergente.
R +∞
Dans le cas où γ ≤ 1 et l 6= 0 alors l’intégrale a n’existe pas.
R +∞ 2
Exercice 1.3.5 Montrer que l’intégrale converge −∞
e−t dt.

Solution 1.3.5 :
La fonction étant paire, il suffit d’étudier la convergence en +∞. On a pour tout t ≥
1, t2 ≥ t et Z x Z 1 Z x
−t2 −t2 2
F (x) = e dt = xe dt + xe−t dt
0 0 1
Z 1 Z x Z 1
2 2
≤ xe−t dt + xe−t dt ≤ xe−t dt + 1.
0 1 0
La fonction étant positive, il en résulte que F est croissante et majorée, elle admet donc
une limite en +∞.

Exercice 1.3.6 Calculer l’intégrale de Bertrand


Z +∞
dx
.
e x (ln x)β
α

Solution 1.3.6 Soit β un réel quelconque. R +∞


α+1
Si α > 1, limx−→+∞ x 2 xα ln1 β x = 0 donc d’après la proposition précédente e dx
xα (ln x)β
converge car α+12
> 1.
α+1 R +∞
Si α < 1, limx−→+∞ x 2 xα ln1 β x = +∞ donc d’après la proposition précédente e dx
xα (ln x)β
diverge car α+1 ≤ 1.
R2 +∞ dt
Si α = 1, on e x lnβ x dx converge si β > 1.
R +∞ dx
En conclusion e xα (ln x)β
converge

α > 1, β ∈ R
⇐⇒
α = 1, β > 1

1.4 Convergence absolue et Semi-convergence


Définition 1.4.1 Soit f une fonction numérique localement intégrable sur un intervalle
de la forme I = [a, b[. On dit que l’intégrale de f sur I est absolument convergente si
Rb
l’intégrale a |f (t)|dt est convergente.
1.4 Convergence absolue et Semi-convergence 13

R∞ t
Exercice 1.4.1 Pour α > 1, π sin tα
dt est absolument convergente.
R +∞ R∞ t
Solution ?? (| sin

t
| ≤ t1α ) et π t1α dt converge car α > 1 donc π sintα
dt est absolument
convergente.
Proposition 1.4.1 Soit f : [a, b[−→ R une fonction localement intégrable. Si l’intégrale
de f est absolument convergente, alors l’intégrale de f est convergente.
Rb
Preuve. Puisque a |f |dx est convergente, ∀ > 0, ∃α > 0 tels que
0R< b − y < α etR y0 < b − x < α entraine
y Ry
| x |f (t)|dt| = x |f (t)|dt <  donc | x f (t)dt| < .
Rb
 étant quelconque a f (t)dt converge d’après le critère de Cauchy.
Rb
Définition 1.4.2 On dit que a f (t)dt est semi-convergente si elle est convergente
sans être absolument convergente
Exercice 1.4.2 Montrer que les intégrales suivantes sont semi-convergentes :
Z ∞ Z ∞ Z ∞
cos x 2 2
a) √ dx b) cos(x )dx(poser u = x , c) x2 sin(x4 )dx.
π x −1 π

Solution 1.4.2
Z ∞ h sin x i+∞ 1 Z ∞ sin x
cos x
a) √ dx = √ + dx.
π x x π 2 π x3/2
sin x 3/2
R∞ 1 R sin x
Or on a x 3/2 ≤ 1/x . Comme x 3/2 dx converge donc x3/2
dx converge. Par suite
R ∞ cos x
√ dx. Pour montrer qu’elle ne converge pas absolument, on peut utiliser l’inégalité
π x
| cos x| ≥ cos2 x = 1+cos
2
2x
. Alors
Z ∞ Z x Z x Z x
| cos x| 1 + cos 2t dt cos 2t dt
√ dx ≥ √ dt = √ + √
π x π 2 t π 2 t π 2 t
| {z } | {z }
diverge converge

Donc ∞
| cos x|
Z
√ dx est divergente.
π x
R +∞ t
Exercice 1.4.3 Montrer que pour 0 < α ≤ 1 l’intégrale 1 sin tα
est semi-convergente.
R +∞ sin t
Solution 1.4.3 : Les intégrales 1 tα
sont convergentes pour α > 0.
sin t
Comme pour t ≥ 1 et 0 < α ≤ 1, on a | tα | ≥ | sint t | qui résulte du fait que t ≥ tα , il suffit
R +∞
de montrer que 1 sint t dt est semi convergente.
Soit (xn )n∈N∗ définie par : ∀n ≥ 1, xn = nπ.
Pour ng eq1, le changement de variable t = nπ + u nous donne
Z (n+1)π Z π Z π
sin t sin u 1 2
dt = du ≥ sin udu =
nπ t 0 nπ + u (n + 1)π 0 (n + 1)π
R (n+1)π sin t R +∞ sin t
et +∞
P
n=1 nπ t
dt = +∞, ce qui entraine la divergence de 1 t
dt.
1.4 Convergence absolue et Semi-convergence 14

Exemple 1.4.1 Exemple d’intégrale semi-convergente


Z ∞
sin t
I= dt
1 t
En faisant une intégration par parties on a :
Z ∞ Z +∞
d(cos t) cos t +∞ cos t
I= dt = − ]1 + dt
1 t t 1 t2
Z +∞
cos t
= − cos 1 + dt
1 t2
R +∞ R +∞ cos t R +∞ t
or | cos
t2
t
| ≤ t12 et 1 R dt
t2 converge donc 1
| t2 |dt converge parsuite 1 cos
t2
dt est
∞ sin t
convergente donc I = 1 t dt est convergente.
Montrons dans ce qui suit que I n’est pas absolument convergente. Nous allons montrer
que I ne vérifie pas le critère de Cauchy.
Pour tout k ≥ 0 on a
Z (k+1)π Z π
sin t sin t
| |dt = dt on pose t = t − kπ
kπ t 0 t + kπ
Z π
1 2
≥ sin tdt ≥
(k + 1)π 0 (k + 1)π
donc
Z (2k+2)π Z (k+1)π Z (k+2)π Z (2k+2)π
sin t sin t sin t sin t
| |dt = | |dt + | |dt + . . . + | |dt
kπ t kπ t (k+1)π t (2k+1)π t
Z π Z π Z π
sin t sin t sin t
= dt + dt + . . . + dt
0 t + kπ 0 t + (k + 1)π 0 t + (2k + 2)π
2 2 2 2(k + 1) 1
≥ + + ... + ≥ =
(k + 1)π (k + 2)π (2k + 2)π (2k + 2)π π
Soit  = π1 , ∀A > 0, ∃k ∈ N, kπ > A et on a
Z (2k+2)π
sin t
| |dt ≥ 
kπ t
donc Z +∞
sin t
I= | |dt
1 t
ne vérifie pas le critère de Cauchy.
1.4 Convergence absolue et Semi-convergence 15

1.4.1 Critère d’Abel


RSoient
+∞
f et g deux fonctions numériques définies sur [a, +∞[ telles que :
1) a f (t)dt converge.
2) g monotone
R +∞ et bornée c’est à dire il existe L > 0 tel que |g(x)| ≤ L, ∀x ∈ [a, +∞[
Alors a f (t)g(t)dt converge.
Proposition 1.4.2 Deuxième formule de la moyenne
Soient f, g : [α, β] −→ R deux fonctions intégrables sur [α, β]. On suppose f décroissante
et positive.
Alors il existe c ∈ [α, β] tel que
Z β Z c
f (t)g(t)dt = f (α + 0) g(t)dt
α α

où f (α + 0) = limt→α f (t)

Proposition 1.4.3 Critère d’Abel


Soient f, g : [a, +∞] −→ R deux fonctions localement intégrables. On suppose

1. f est positive, décroissante et tend vers zéro quand t tend vers +∞


Rv
2. Il existe M ∈ R, M > 0 tel que ∀u, v ∈ [a, +∞[, u
g(t)dt ≤ M.
R +∞
Alors a f (t)g(t)dt est convergente.

Preuve. Soit  > 0, puisque f (t) tend vers zéro lorsque t tend vers l’infini, il existe A,
quel que soit t > A 0 ≤ f (t) ≤ M .
R v u, v tels que A ≤ u ≤R v,
Soient
c
d’après la formule de la moyenne il existe c ∈ [u, v] tel
que u f (t)g(t)dt = f (u + 0) u g(t)dt donc
Z v Z c
f (t)g(t)dt = f (u + 0) g(t)dt
u u


≤ f (u + 0)M ≤ M =
M
R +∞
 étant quelconque donc f (t)g(t)dt vérifie le critère de Cauchy.
a
R +∞ x
Exercice 1.4.4 Montrer en utilisant le critère D’Abel que π cos √ dx converge.
x

1.4.2 Critère de Dirichlet


Proposition 1.4.4 Soit f une fonction localement intégrable sur [A, +∞[ telle que :
RA
1. Il existe k > 0, a f (t)dt ≤ k∀A ∈ [a, +∞[.
1.5 Exercices 16

2. g tend vers zéro de façon monotone quand x → ∞.


R +∞
Alors a f (t)g(t)dt

Remarque 1.4.1 Le critère de Dirichlet entraine celui d’Abel.


R +∞
Remarque 1.4.2 - Si limx−→+∞ f (x) = l réel non nul ou +∞ ou −∞ alors a f (t)dt
diverge.
- Si limx−→+∞ f (x) = 0 ou n’existe pas on ne peut rien dire quant à la nature de l’intégrale.

1.5 Exercices
Exercice
R +∞ 1.5.1 √ Etudier la nature de l’intégrale généralisée
1) 0 (x + 2 − x2 + 4x + 1)dx
R +∞ √ √
2) 0 ( 3 x3 + 1 − x2 + 1)dx
R +∞ 1 1
3) 0 ((x + 1) x+1 − x x )dx
R +∞ x
4) 0 sin dx
R +∞ cosxαx
5) 0 α dx
R +∞ xsin xdx
6) 0 xα (1+x β)

Solution√ 1.5.1 : 1)En multipliant par l’expression conjuguée on a : R +∞ 3


x + 2 − x + 4x + 1 = x+2+√x32 +4x+1 ∼x→+∞ 2x
2 3
donc diverge car l’intégrale 0 2x di-
verge.
√ √
2) 3 x3 + 1 − x2 + 1 = x((1 + x13 )1/3 − (1 + x12 )1/2 ) ∼x→+∞ − 2x 1
Donc l’intégrale est
divergente.
1 ln x
3) x x = e x = 1 + lnxx + O(( lnxx )2 )
ln x+ln(1+1/x)
1 ln(x+1) x(1+1/x) ln x
De même on a (x + 1) x+1 = e x+1 =e ∼ e x = 1 + lnxx + O(( lnxx )2 )
1 1
Donc (x + 1) x+1 − x x = O(( lnxx )2 ) d’où l’intégrale converge.
R +∞ x
4) 0 sin xα
dx on a donc deux points deR singularités 0 et +∞.
c 1
Au voisinage de zéro sin xα
x 1
∼ xα−1 . Or 0 xα−1 dx converge si α − 1 < 1 d’après le critère
de Riemann. Donc l’intégrale converge au voisinageRde zéro si α < 2
+∞
Au voisinage de +∞ on a | sin xα
x
| ≤ x1α Comme c x1α dx converge si α > 1 alors
R +∞ sin x
c xα
dx est aussi convergent pour α > 1. R
v 1
Pour 0 < α ≤ 1 on a quel que soit u et v 6 u sin xdx| < 2 et la fonction xα est posi-
tive
R +∞ décroissante et tend vers zéro quand n tend vers l’infini. D’après le lemme d’Abel
sin x
c xα
dx est convergente.
Rc x R +∞ sin x
En concluion : 0 sin x α dx converge si α < 2 et c xα
dx converge si α > 0. Donc
R +∞ sin x
0 xα
dx converge si 0 < α ≤ 2.
R +∞ 2
Exercice 1.5.2 Déterminer la nature de l’intégrale impropres 0 sinx3 x

Solution 1.5.2 Pour étudier la convergence de l’intégrale nous allons étudier la convergen
ce des deux intégrales suivantes
1.5 Exercices 17

R1 sin2 x
R +∞ 2
0 x3
et 1 sinx3 x dx
Au voisinage de zéro on a R1
sin2 x 1 sin2 x
x 3 ∼ x
donc d’après le critère de Riemann l’intégrale 0 x3
diverge.
sin2 x 1
Pour tout x ∈ [1, +∞[ on a x3 ≤ x3 donc d’après le critère de comparaison comme
R 1 sin2 x R +∞ sin2 x
0 x 3 est convergente alors 1 x3
dx converge.
R +∞ 2
Comme la première est divergente donc 0 sinx3 x est divergente.

R π/2
Exercice 1.5.3 Etudier la convergence des deux intégrales I = 0
ln sin xdx et J =
R π/2
0
ln cos xdx. Calculer I et J.

Solution 1.5.3 :Etude de I


O est le seul point de singularité. Au voisinage de zéro on a sin x ∼ x donc ln sin x ∼ ln x
au voisinage de zéro.
R π/2 R π/2
Donc 0 ln sin xdx est de même nature que 0 ln xdx.
En faisant une une intégration par partie avec
u = ln x, du = x1 dx et dv = dx, v = x on a
R π/2 π/2 R π/2
t
ln xdx = [x ln x]t − t dx = π2 ln π2 + t − t ln t
R π/2 R π/2
Lorsque t tend vers 0 t ln xdx admet une limite finie. Donc 0 ln xdx converge par
suite I converge.
Pour l’intégrale J faisons le changement de variable
R π/2 R π/2
t = π2 − x, dt = dx si x = 0, t = π2 ; x = π2 , t = 0 J = 0 ln cos xdx = 0 ln sin xdx = I
Comme I converge par suite J converge et on a I = J.
R π/2 R π/2 R π/2
I + J = 0 ln sin xdx + 0 ln cos xdx = 0 ln(sin x cos x)dx
R π/2 R π/2
= 0 ln( 21 sin 2x)dx = 0 (ln sin 2x − ln R π2)dx
Posons t = 2x, dt = 2dx d’où I + J = 12 0 ln sin tdt − π ln 2
2
= I − π ln
2
2
par suite on a

π ln 2
I=J =−
2
Exercice 1.5.4 Calculer les intégrales généralisées
Z +∞ Z +∞
xdx dx
A) 3 2
B) 3
0 x +x +x+1 0 x +1

Solution 1.5.4
A)Nous allons faire une décomposition en élémente simples x3 +x2 +x+1 = (x+1)(x2 +1)
donc le rapport x3 +xxdx ax+b c
2 +x+1 = x2 +1 + x+1 En identifiant on a a=1/2, b=1/2 ,c=-1/2

Soit X > 1 Z X
1 X (x + 1)dx 1 X dx
Z Z
xdx
= −
0 x3 + x2 + x + 1 2 0 x2 + 1 2 0 x+1
1 1 1 π
= ( ln(X 2 + 1) − ln 2 + arctgX − − ln(X + 1) + ln 2
2 2 2 4
1.5 Exercices 18

En prenant la limite lorsque X −→ +∞ on a A) = 41 ln 2 + π


8

Exercice 1.5.5 Soient f, g, h : [1; +∞[−→ R+ des fonctions localement intégrables sur
[1, +∞[. R +∞ √
3
Montrer que 1 f gh converge.

Solution 1.5.5
On sait que les fonctions f, g et h sont tous positives.
0 ≤ f ≤ max(f, g, h)
0 ≤ g ≤ max(f, g, h)
0 ≤ h ≤ max(f, g, h) En faisant le produit membre à membre et en prenant la racine
cubique
√ nous avons directement
0 ≤ f gh ≤ max(f, g,R h) ≤
3
f + g + h. Comme les fonctions f, g et h sont localements
+∞ √
3
intégrables l’intégrale 1 f gh converge.

Exercice 1.5.6 Fonction Γ


1) Montrer
R +∞que pour tout α ∈]0, +∞[, l’intégrale
α−1
Γ(α) = 0 t exp(−t) existe.
2) Former une relation de récurrence entre Γ(α) et Γ(α + 1) pour α ∈]0, +∞[
3) En déduire Γ(n) pour tout n ∈ N

Solution 1.5.6
1)Les deux points
R 2 de singularités sont
R +∞0 et +∞ donc il suffit d’étudier la convergence des
deux intégrales 0 tα−1 exp(−t) et 2 tα−1 exp(−t)
Au voisinage de zéro on a R
2
tα−1 exp(−t) ∼0 tα−1 donc 0 tα−1 exp(−t) converge si 1 − α < 1 ie α > 0.
R +∞
Au voisinage de +∞ on a limt→+∞ t2 (tα−1 e−t ) = 0 comme 2 > 1 alors 2 tα−1 exp(−t)
converge d’après une proposition du cours.
Donc Γ(α) existe pour tout α > 0.
2)En posant u = tα−1 , du = (α − 1)tα−2 et dv = e−t , v = −e−t Γ(α) devient
Z +∞
α−1 −t +∞
Γ(α) = [−t e ]0 + (α − 1) tα−2 exp(−t)dt
0
Z +∞
= (α − 1) t(α−1)−1 exp(−t)dt = (α − 1)Γ(α − 1)
0
donc
Γ(α) = (α − 1)Γ(α − 1)
3)prenons α = n donc Γ(n) = (n − 1)Γ(n) ainsi on obtient Γ(n) = (n − 1)(n − 2) . . . (n −
(n − 2))(n − (n − 1))Γ(1) = (n − 1)—
. car Γ(1) = 1.
1.5 Exercices 19

R +∞ dx
Exercice 1.5.7 1)Pour quelles valeurs des entiers n et p, l’intégrale e xp (ln x)n
existe-
t-elle. R +∞
2) Montrer que l’intégrale 1 (x−cosdx√
θ) x2 −1
, θ 6= kπ avec k ∈ Z, existe.

Solution 1.5.7 R +∞
1) 1er cas Si p = 0 l’intégrale devient e (lndxx)n qui est divergente car
2em cas Si p = 1. SoitRX X >e
dx
-n = 1 alors on a e x ln x = [ln(ln x)]X e = ln(ln X) qui tend vers +∞ lorsque X tend vers
R +∞ dx
+∞. Donc l’intégrale e x ln x ne converge pas.
R-Si ndx≥ 2 faisons
R dt le changement de variables x = et
1 1 1 1
n = tn
= 1−n . tn−1 + k = 1−n (ln x)n−1
+ k Donc l’intégrale
R Xx(ln x)
dx 1 1 X 1
R +∞ dx
e x(ln x) n = [ 1−n (ln x) n−1 ] e −→ 1−n
, lorsque X → +∞ donc l’intégrale e x(ln x)n
converge.
3em cas p ≥ 2 R +∞
Si n = 0 alors (ln1x)n = 1 donc l’intégrale e dx xp
converge d’après l’intégrale de Riemann
car p ≥ 2.
Si non (ln1x)n tend vers zéro quand n tend vers l’infini. Donc il existe A ≥ e tel que
1
(ln x)n
≤ 1 pour tout x ≥ A ≥ e. Donc quelque soit x ≥ A on a xp (ln1 x)n ≤ x1p .
R +∞
Donc l’intégrale e xp (ln1 x)n converge d’après le critère de Riemann.
R +∞
Donc en conclusion e xp (ln1 x)n existe si
+p = 1, n ≥ 2
p ≥ 2, n ∈ N.
2)On a deux points de singularités 1 et +∞ nous allons donc étudier séparément les deux
intégrales Z 2
dx
I1 = √
2
1 (x − cos θ) x − 1
et Z +∞
dx
I2 = √
2 (x − cos θ) x2 − 1
Pour la première intégrale on a
1 1
(x − 1)1/2 f (x) = √ →√
(x − cos θ) x + 1 2(x − cos θ)
qui converge d’après une proposition du cours pour tout θ 6= kπ
Pour la deuxème intégrale on a
1 x2
x2 f (x) = x2 . √ = q , x≥2
(x − cos θ) x2 − 1 x2 (1 − cos θ
) 1− 1
x x2

Donc x2 f (x) −→ 1 si x → +∞ Donc l’intégrale généralisée I2 existe. Par suite l’intégrale


généralisée I converge.
1.5 Exercices 20

Exercice
R +∞ 1.5.8 Etudier la convergence des intégrales suivantes :
dt
1) 0 | sin πt|1/2 (1+t2 )
R +∞ cos t R +∞ sin t
2) 0 √t+sin t
et 0

t+sin t

Solution
R +∞ 1.5.8 R n+1
dt dt
P
1) 0 | sin πt|1/2 (1+t2 )
= n≥0 n | sin πt|1/2 (1+t2 )
R n+1 1
Posons un = n | sin πt|1/2 (1+t2 ) = 0 | sin πt|1/2dt
dt
R
(1+(n+t)2 )

1 1
f (t) = ∼t−→0
| sin πt|1/2 (1 + (n + t)2 ) (1 + (n + t)2 )| sin πt|1/2

donc intégrable en 0.
1 √1
f (t) ∼t−→1 (1+(n+t)2 )π 1/2 1−t
donc intégrable en 1 par suite un existe ∀n ∈ N.

Exercice 1.5.9 Déterminer la nature de l’intégrale


Z +∞
xa
b
dx, (a, b) ∈ R2
0 1+x
Solution 1.5.9 : 0 et +∞ sont les deux points de singularités.
Au voisinage de 0+
 a
x a  x si b > 0
xa
b
∼0+ 2
si b = 0
1+x  a−b
x si b < 0
Au voisinage de +∞
 a−b
x a  x si b > 0
xa
∼+∞ si b = 0
1 + xb  2a
x si b < 0
Il ya convergence si et seulement si (a + 1)(a − b + 1) < 0.

Exercice 1.5.10 R +∞On cherche à étudier par plusieurs manières différentes la nature de
t sin t
l’intégrale I = 0 t2 +1 dt
t
a) Etudier la monotonie de la fonction f (t) = t2 +1 sur [1, +∞[.
En déduire la nature de I. Enoncer clairement le résultat utilisé. RX
b) Retrouver le résultat précédent en faisant une intégration par parties sur 0 tt2sin
+1
t
dt
t sin t sin t
c) Réduire au même dénominateur l’expression t2 +1 − t et en déduire une troisième
manière de retrouver le même résultat.
1.5 Exercices 21

Solution 1.5.10
La fonction h(t) = tt2sin t
+1
est localement intégrable sur [0, +∞[.
2
La dérivée de la fonction f s’écrit f 0 (x) = (t1−t
2 +1)2 ≤ 0 sur [1, +∞[. Donc f est décroissante.

De pllus f est positive et tend R v vers zéro lorsque t tend vers +∞.
Pour tout u, v ∈ [1, +∞[ u sin tdt ≤ 2. D’après le critère d’Abel pour les intégrales
R +∞
généralisées l’intégrale I = 0 tt2sin
+1
t
dt converge.
2
b) Posons u(t) = t2 +1 , v (t) = sin t donc u0 (t) = (t1−t
t 0
2 +1)2 , v(t) = − cos t
X X
−X cos X (1 − t2 ) cos t
Z Z
t sin t
2
dt = + dt
0 t +1 X2 + 1 0 (1 + t2 )2
2
Cette intégrale converge car (1−t ) cos t
(1+t2 )2
≤ (1+t1 2 )2
c) t sin t − sint t = − t(tsin t
2 +1) =⇒
t sin t
= sint t − t(tsin t
R ∞t2 +1
sin t
t2 +1 2 +1)

0 t
dt converge d’après le critère d’Abel.
R +∞ R +∞
| − t(t2 +1) | ≤ t13 et comme 1 dt
sin t
t3 converge donc 1
− t(tsin t
2 +1) con verge d’oú la conver-

gence de I.

R +∞
Exercice 1.5.11 1) Etudier la convergence de l’intégrale 0 t1β dt et énoncer le critère
de Riemann pour les intégrales généralisées
2) Pour x ∈]0, 1], soit fα (x) = lnαln(1+x)
x
, α ∈ R. Etudier suivant les valeurs de α la
convergence de l’intégrale Z 1
fα (x)dx
0
R∞ α
3) Si α > 0 étudier la nature de 0
e−x dx
Solution 1.5.11
0 est le seul point de singularités. Pour tout x ∈]0, 1] fα (x) ≤ 0. f garde donc un signe
constant on peut utiliser le critr̀e d’équivalence. f[ α(x) ∼0 x−α ln x donc les intégrales
R 1 −α R1
0
x ln x et 0 fα (x)dx sont de même natures.
R1
Pour α < 0 fα se prolonge par continuité en 0. donc 0 fα (x)dx converge.
x→0+
Si 0 ≤ α < 1 et soit β ∈]α, 1[ donc xβ gα (x) R= xβ−α ln x −→ 0 doncRil existe A > 0 tel que
1 1
x−α ln x ≤ xAβ pour tout x ∈]0, 1] Comme 0 xdxβ dx converge donc 0 x−α ln xdx converge
R1
ce qui entraine 0 fα (x)dx converge.
R1
Si α = 1 par une intégration on montre que X lnxx dx tend vers l’infini lorsque X tend
R1
vers zéro. D’où la divergence de 0 fα (x)dx
R1
Si α > 1 |fα | = lnα| ln x|
(1+x)
≥ | ln x|
ln(1+x)
et donc f diverge.
0 α
λ −xα
3)Pour tout réel λ > 0, x e −→ 0 lorsqueRx tend vers l’infini. Il existe A > 0 et un
−xα +∞
λ > 1 tels que ∀x ≥ 1, e ≤ Aλ . Comme 1 xdxλ converge donc par le théorème de
R +∞ −xα R +∞ x−x α
comparaison 1 e =⇒ 0 e
1.5 Exercices 22

R +∞
Exercice 1.5.12 1) Soit α ∈ R. Montrer que l’intégrale a t lndtα t , a > 1 converge à
l’infini si et seulement
R 1 si α > 1.
2) Montrer que I = 0 ln tdt est convergente à l’origine.
R +∞ α
3) Soient α, β ∈ R. Montrer que l’intégrale 2 lntβ t dt est convergente si β > 1 ou si
β = 1 et α < −1 et divergente si β < 1 ou si β = 1 et α ≥ −1 4) Montrer de la
R1
même manière qu’au (3) que l’intégrale 02 tβ | ln t|α dt est convergente si β > −1, diverge
si β < −1.

Solution 1.5.12 R +∞
1)) En posant x = ln t l’intégrale devient la xdxα qui converge d’après le critère de Rie-
mann si α > 1. D’où le résultat.
2) Z 1
 1
lim ln tdt = lim t ln t − t x = −1.
x→0 x x→0

3) a) Supposons β > 1 et soit γ un réel vérifiant β > γ > 1. On a

tγ lnα t
lim = lim tγ−β lnα t = 0
t→+∞ tβ t→+∞

b) Si β > 1, choisisons γ ∈ R : β < γ < 1. On a alors

tγ lnα t
lim = lim tβ−γ lnα t = 0
t→+∞ tβ t→+∞

R +∞ R +∞ α
et la divergence de l’intégrale 2 tdtγ entraine celle de l’intégrale 2 lntβ t dt.
R +∞
c) Si β = 1, on fait le changement de variable x = ln t l’intégrale devient ln 2 xα dx qui
converge si −α > 1 ie α < −1 et diverge si α ≥ −1.

Exercice 1.5.13 Etudier la convergence des intégrales suivantes


Z π/2 Z π/2
dx dx
I1 = √ , I2 =
0 cos x 0 ln x
Z 1 Z π/2
dx
I3 = dx I4 = cos x ln(tan x)dx
0 arccos x 0

2)Soient α ≥ β ≥ 0 deux réels positifs. Etudier la convergence de l’intégrale


Z +∞
dx
I(α, β) =
0 x + xβ
α

3) Etudier la convergence de l’intégrale


Z +∞
cos x
I5 = dx
0 x2 + 1
1.5 Exercices 23

R +∞
4) A) Soit f : R −→ R une fonction positive et décroissante. Montrer que 0 f (x)| sin x|dx
R +∞
converge si et seulement si 0 f (x)dx converge.
B)Soit f : R −→ R une fonctionR de classe C 1 , positive et décroissante sur R+ et tendant
+∞
vers zéro en +∞. Montrer que 0 f (x) sin xdx converge
4) Etudier la convergence des deux intégrales
Z +∞ Z +∞
sin x sin x sin x
J1 = √ dx J2 = √ (1 + √ )dx
0 x 0 x x
R +∞
Exercice 1.5.14 Soit f : [1; +∞[−→ R+ décroissante positive telle que 1 f converge.
a) Montrer xf (x) → 0 lorsque x → +∞
R +∞
b) Montrer que 1 x(f (x) − f (x + 1))dx converge et calculer sa valeur.

Exercice 1.5.15 Etudier la convergence et calculer les intégrales suivantes


Z +∞ Z Z +∞
sin t cos t
1) 2
, 2) √ dt
0 1+t 1 t
Exercice 1.5.16 Etudier la nature de l’intégrale généralisée
Z +∞ √ Z +∞ √
3

1) 2
(x + 2 − x + 4x + 1)dx, 2) ( x3 + 1 − x2 + 1)dx
0 0
Z +∞ Z +∞
1 1 sin x
3)(∗) ((x + 1) x+1 − x )dx, 4)
x dx
0 0 xα
Z +∞ Z +∞
cos x sin xdx
5)(∗) dx 6)(∗)
0 xα 0 + xβ ) xα (1
R +∞ sin2 x
Exercice 1.5.17 Déterminer la nature de l’intégrale impropres 0 x3

R π/2
Exercice 1.5.18 Etudier la convergence des deux intégrales I = 0
ln sin xdx et J =
R π/2
0
ln cos xdx. Calculer I et J.

Exercice 1.5.19 1) Déterminer un équivalent de chacune des fonctions suivantes au


point considéré
(3x2 + 4x4 )(2x + 5)
f (x) = en 0 puis en + ∞
3x2 + 7x7
x2 − x − 1
g(x) = √ en 2
x−2
R∞ R3
Puis en déduire la nature de 0 f (t)dt et 0 g(t)dt
2) Etudier la convergence des intégrales suivantes(comparaison)
Z +∞ Z ∞
dt sin t
I= √ , J= dt
1
3 2
2t + t + 1 + 5 0 1 + t2
1.5 Exercices 24

2
t2 − 3t + 2
Z
K=
1 (2 − t)α (1 − t)3/2
R1
3) a) Calculer à l’aide d’une intégration par parties l’intégrale x tα ln tdt
R1
b) En déduire la nature de I = 0 tα ln t pour α ∈ R et sa valeur dans
R x le cas de convergence.
c) Effectuer le changement de variables u = 1t pour transformer 1 lntαt dt
R +∞
d) En déduire la nature de J = 1 lntαt dt pour α ∈ R et sa valeur dans le cas de
coonvergence. R +∞ 1
e) Déterminer la nature de K = 2 (t2 −1) 2 dt

Trouver α, β, γ δ tels que


1 α β γ γ
= 2 + + +
(t2 − 1)2 (t − 1) 2 t − 1 (t + 1) 2 t+1

Calculer K.
4) Etudier les intégrales suivantes
Z +∞ Z +∞
cos t sin t
I1 = dt, I2 = dt
0 tα 0 tα

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