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Chapitre 1 Seance 3 Thermodynamique Technique M1gpgchim

Cours thermodynamique

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Thermodynamique technique Chapitre 1 Master 1_GPGChim.

_S1

Chapitre 1 : Les cycles thermodynamiques moteurs 3ème séance

3. Cycles moteurs
3.1. Cycles moteurs à gaz
3.1.1. Moteurs à combustion interne (MCI)
Le moteur à combustion interne (MCI) est une machine qui convertit, à l’intérieur d’une chambre
de combustion, l’énergie chimique recélée dans un carburant en chaleur et en énergie mécanique.

Les MCI peuvent être classés en deux catégories :

Les moteurs à écoulement continu


(Turbines à gaz "TAG")

Les moteurs à mouvement alternatif


(Moteurs à allumage commandé "Moteurs à essence"
ou à allumage par compression "Moteurs Diesel")

Tous les MCI à mouvement alternatif sont régis par le même principe de fonctionnement ; on y
trouve essentiellement les mêmes éléments :
 la chambre de combustion qui est le volume à l’intérieur duquel pénètrent et réagissent
chimiquement les gaz ;
 le cylindre qui est le prolongement de la chambre de combustion ;
 le piston qui se déplace dans le cylindre et fait varier le volume de la chambre de
combustion ;
 le système bielle-manivelle qui est solidaire, à une extrémité, du piston et, à l’autre, du
vilebrequin, et qui transforme le mouvement de va-et-vient du piston en un mouvement de
rotation ;
 le bloc-moteur qui constitue l’enveloppe mécanique de l’ensemble.
https://youtu.be/BcRvhP5oKJU
https://youtu.be/ASxtRMEs5xg
https://youtu.be/iXlXYdvu50M

C’est à l’intérieur de la chambre de combustion, délimitée par le cylindre et le piston, que se


déroule le cycle thermodynamique qui peut être un cycle à quatre temps ou à deux temps.
Durant le cycle thermodynamique, l’échange des gaz avec l’extérieur se fait au moyen des
soupapes d’admission (l’admission des gaz à l’intérieur du cylindre) et de soupapes
d’échappement (l’échappement des gaz vers l’extérieur).

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Thermodynamique technique Chapitre 1 Master 1_GPGChim._S1

Le piston se déplace dans le cylindre entre deux positions extrêmes : le point mort bas (PMB)
du côté de la manivelle (le volume du cylindre est alors maximal, Vmax) et le point mort haut
(PMH) du côté de la tête (le volume du cylindre est alors minimal, Vmin). Ce volume minimal est
appelé le volume de compression.
La distance séparant le PMB du PMH est la course du piston, et le diamètre du cylindre est
appelé l’alésage.
La différence entre Vmax et Vmin est la cylindrée.
Vmax - Vmin = Cylindrée
Le rapport du volume maximal du cylindre au volume minimal, appelé le taux de compression,
est :
Vmax VPMB
τ= =
Vmin VPMH
La pression moyenne effective (PME) est définie comme la pression qui, si elle agissait sur le
piston pendant toute la course motrice, ferait un travail égal au travail réel sur le piston.
Le travail effectué au cours d’un cycle est le produit de cette pression moyenne effective par l’aire
du piston et par la course (Wnet = PME × Aire × Course = PME × Cylindrée). Alors :
Wnet wnet
PME = =
Vmax − Vmin vmax − vmin
L’intérêt de PME est qu’elle permet de comparer entre eux des moteurs de mêmes cylindrées.
Plus cette pression est élevée, plus le travail produit à chaque cycle est grand.

Parmi les moteurs à combustion, on distingue les moteurs à allumage commandé des moteurs
à allumage par compression.

Moteurs à combustion

Moteurs à allumage commandé Moteurs à allumage par compression


(Moteurs à essence) (Moteurs Diesel)
C’est l’allumage, grâce à l’étincelle du mélange L’air est le combustible sont admis
air-carburant qui provoque la combustion. séparément dans la chambre de
combustion. Mis en contact avec
l’air porté à haute température par la
compression, le combustible
s’enflamme.

Le cycle Otto ou Beau de Rochas


(Cycle théorique)
Le cycle Diesel
(Cycle théorique)

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Thermodynamique technique Chapitre 1 Master 1_GPGChim._S1

Cycle Otto

Le Français Beau de Rochas a proposé le moteur à allumage commandé en 1862 et l’Allemand


Nikolaus Otto l’a construit en 1876. Ce moteur à allumage commandé décrit un cycle
thermodynamique en quatre temps ou en deux temps, et le cycle est connu sous le nom de cycle
Otto ou cycle Beau de Rochas.
Dans le moteur à quatre temps, le piston exécute quatre courses complètes (deux cycles
mécaniques) au sein du cylindre, et le vilebrequin effectue deux révolutions pour chaque cycle
thermodynamique. On peut comparer le cycle réel d’un moteur à allumage commandé au cycle
Otto théorique.
https://youtu.be/BcRvhP5oKJU
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Si on admet les hypothèses d’air standard simplifiées, le cycle Otto théorique comprend les quatre
évolutions réversibles intérieurement :
 La compression isentropique 1 – 2 ;
 L’apport de chaleur à volume constant 2 -3 ;
 La détente isentropique 3 – 4 ;
 L’évacuation de chaleur à volume constant 4 – 1.
Le cycle est illustré dans le diagramme T – s de la figure suivante :

T 3
qajt

2 qévac

s
Diagramme T – s du cycle Otto théorique

Le cycle Otto théorique est exécuté dans un système fermé pour lequel la variation des énergies
cinétique et potentielle est négligeable.

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Thermodynamique technique Chapitre 1 Master 1_GPGChim._S1

Le bilan d’énergie pour l’ensemble du cycle est :


(qajt − qévac ) + (wajt − wévac ) = ∆u (kJ/kg)
Or, la chaleur ajoutée au système est :
qajt = u3 − u2 = cv (T3 _ T2 )
et la chaleur évacuée est :
qévac = u4 − u1 = cv (T4 _ T1 )

Le rendement thermique du cycle est donc :


wnet qévac T4 − T1
ηth,Otto = =1− =1−
qajt qajt T3 − T2
Les évolutions 1 – 2 et 3 – 4 sont isentropiques, et V2 = V3 et V4 = V1. Alors :
T1 v2 γ−1 v3 γ−1 T4
= ( ) = ( ) =
T2 v1 v4 T3
Si on substitue l’expression précédente dans l’expression du rendement thermique, on obtient :
1
ηth,Otto = 1 −
τγ−1
Le taux de compression est :
Vmax V1 v1
τ= = =
Vmin V2 v2
et le rapport des chaleurs massique est
cp
γ=
cv

On constate que le rendement du cycle Otto théorique ne dépend que du taux de compression
du moteur et du rapport des chaleurs massiques du fluide moteur. Le rendement thermique croît
en fonction de ces deux paramètres. Cette conclusion s’applique également aux moteurs à
allumage commandé.

Pour réaliser une combustion complète d'1g de carburant conventionnel (Essence ou gazole),
il faut, en théorie, environ 14.6 g d'air. Ce mélange idéal est appelé mélange stœchiométrique.

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