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Cours de Virologie Generale: Tsala Medjouyo Solari Master Biologie Clinique Fmsp-Uds 2024-2025

Ce document présente un cours de virologie générale destiné aux étudiants de niveau II, abordant les caractéristiques, la structure et la classification des virus. Il décrit les étapes de la réplication virale et les découvertes historiques majeures en virologie. Les objectifs pédagogiques incluent la compréhension des virus, leur taxonomie, et les mécanismes de transmission et de variation génétique.

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Ce document présente un cours de virologie générale destiné aux étudiants de niveau II, abordant les caractéristiques, la structure et la classification des virus. Il décrit les étapes de la réplication virale et les découvertes historiques majeures en virologie. Les objectifs pédagogiques incluent la compréhension des virus, leur taxonomie, et les mécanismes de transmission et de variation génétique.

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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix- Travail-Patrie Peace –Work-Fatherland


MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER
SUPERIEUR EDUCATION
COMPLEXE SOBNANG HIGHER INSTITUTE COMPLEXE SOBNANG HIGHER INSTITUE

Autorisation ministérielleN°24-00960/MINESUP/SG/DDES/ESUP/SDA/bol du 13 février 2024


CYCLE BTS HND LICENCE ET MASTER PROFESIONNEL EN COURS DU JOUR ET EN COURS DU SOIR

BP.169 DSCHANG/CAMEROU Email : [email protected] TEL : 676 69 42 96 / 694 24 41 94

COURS DE VIROLOGIE
GENERALE
CIBLE : NIVEAU II

TSALA MEDJOUYO SOLARI

MASTER BIOLOGIE CLINIQUE

FMSP-UDS

2024-2025

Page 1
OBJECTIFS DU COURS
A la fin de ce module « Généralités sur les virus », vous serez capable de
 Énumérer et expliquer les caractères généraux des virus
 Nommer les différentes parties de la structure des virus
 Expliquer l’importance, dans la transmission, de la présence ou l’absence d’une enveloppe
 Enumérer et expliquer brièvement les caractères pris en compte dans la taxonomie des
virus
 Donner des exemples de différents « types » de virus, en fonction de leur classification
 Enumérer et expliquer brièvement les différentes étapes générales du cycle viral
 Montrer, par un exemple, les liens existant entre :
- nature du génome viral
- mode d’expression des gènes
- réplication du génome
 Enumérer et expliquer les différents types de variation génétique des virus et donner un
exemple de mutation ponctuelle, de recombinaison et de réassortiment

Page 2
I. HISTORIQUES
Au début de l’ère Pastorienne, le nom Virus désignait agent infectieux au sens large,
s’appliquant aux bactéries, aux champignons et aux protozoaires.

En 1892, Un botaniste russe, Ivanowski, va transmettre le virus de la mosaïque du tabac


d’une plante malade à une plante saine. Il va conclure à la responsabilité d’un agent inconnu
(toxine), n’appartenant ni au monde des bactéries, ni aux poisons chimiques.

En 1898, Un Hollandais, Beijerinck, démontre qu’il s’agit bien d’un agent infectieux nouveau
dans le filtrat, capable de reproduire la maladie après inoculation à un plant de tabac sain,
capable aussi de traverser les filtres qui retiennent habituellement les bactéries. Les agents
correspondants sont appelés agents ultrafiltrables ou ultravirus ou virus filtrant.

En 1915, Twort et d’Herelle découvrent des agents ultrafiltrables responsables de la lyse des
bactéries, appelés bactériophages. Par la suite, il fut démontré que de nombreuses autres
maladies animales ou végétales pouvaient être engendrées par des agents infectieux
analogues. Le critère de filtration reconnu comme fondamental pour les distinguer des
bactéries ne pouvait être retenu comme la seule propriété caractéristique.

Le terme ultrafiltrable est remplacé par le terme virus (qui désignait autrefois les agents
pathogènes), excluant les autres agents infectieux.

En 1949, Enders montre que les virus pouvaient être cultivés sur des cellules. Les méthodes
de culture en masse permettent de récolter de grandes quantités de virus et de les étudier
sous leurs aspects physiques et chimiques.

Les techniques continuent à évoluer, l’avancée la plus récente étant la mise au point de la
réaction de la polymé-rase en chaîne (PCR) par Kary Mullis en 1985 et de nouveaux virus
continuent à être découverts chaque année.

Page 3
II. DEFINITION ET CARACTERTES GENERAUX DES VIRUS
Le mot latin « virus » signifie poison. Ce mot latin n’a pas de pluriel ; la même forme est
utilisée au singulier et au pluriel.

Les virus sont des agents infectieux potentiellement pathogènes. Ils ne possèdent pas les
éléments qui autoriseraient leur multiplication autonome, comme les acides aminés,
certaines enzymes ou les sources d’énergies (ATP).

Les virus ont besoin de la cellule hôte pour se multiplier. Ils se multiplient obligatoirement
en intracellulaire (parasitisme intracellulaire absolu).

Les virus sont différents des bactéries ou des parasites qui sont des cellules procaryotes ou
eucaryotes. "Les virus sont les virus", comme le disait André Lwoff, un des pères de la
virologie moderne.

Les virus sont élaborés à partir de l’assemblage de leurs constituants dans la cellule infectée.
Ils existent sous deux états : extracellulaire (virion) et intracellulaire (virus). À l’intérieur
d’une cellule, le virus réalise son programme génétique. Il détourne le métabolisme de l’hôte
vers la synthèse des composants viraux. Des virions complets peuvent alors être libérés. En
dehors de la cellule hôte, le virus existe en tant que particule virale stable dénommée virion
(particule virale). Il possède peu ou pas d’enzymes et ne peut se multiplier indépendamment
des cellules vivantes.

En 1953, Lwoff donne une définition de la particule virale (virion) qui est maintenant
universellement adoptée :

 Le virion ne possède qu’un seul type d’acide nucléique : soit de l’ARN soit de l’ADN,
 Se reproduit à partir de son seul acide nucléique,
 Est incapable de se diviser,
 N’a aucune information génétique concernant les enzymes du métabolisme
intermédiaire producteur d’énergie,
 Sa multiplication implique l’utilisation des structures de la cellule hôte et,
spécialement, des ribosomes.
Le virion manifeste donc un parasitisme absolu. Cette définition distingue nettement les
virus des bactéries.

En vous servant des éléments ci haut, Quels sont donc les particularités des virus ?

Quels est Action des agents physiques et chimiques sur les virus ?

Page 4
III. STRUCTURE DE LA PARTICULE VIRALE
L’étude de la structure virale a permis de mieux comprendre les virus. Cette partie du site
explique comment ces particules sont constituées et quels sont les différents types de
particules répertoriées. Des exemples de virus sont présentés sous forme de micrographies
électroniques et de schémas. Les virus sont composés de :

 Un acide nucléique (ADN ou ARN) formant le génome


 Une capside = manteau de protéines protectrices. Le génome et la capside forment
la nucléocapside
 Ils peuvent avoir ou non une enveloppe (péplos). Ils sont donc soit enveloppés, soit
nus.

Structure d’un virus

Tableau 8.1 Composition d’une particule virale (virion)


Constituants Composition chimique Présence
Matériel génétique • Acide nucléique Obligatoire
• ADN ou ARN
• Mono ou double brin
• Un ou plusieurs éléments (segmentés)
• Linéaire ou circulaire

Éléments structurels • Protéines Facultative, le plus


• Lipides souvent présents
• Hydrates de carbone

Éléments fonctionnels • Protéines Facultative


(enzymes) • Glycoprotéines

3-1- L’acide nucléique : porteur de l’information génétique. Il peut être de l’ADN ou de


l’ARN, monocaténaire ou bicaténaire.

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3-2-La capside : C’est une coque de nature protéique dont les protéines constituantes sont
codées par le génome viral. Elle résulte de l’auto-assemblage de nombreuses copies d’une
ou de quelques sous-unités protéiques ou protomères (capsomères) ; ce sont une ou
plusieurs chaînes polypeptidiques codées par le virus. Les rôles de la capside sont les
suivants :

 Renferme et protège l’acide nucléique


 Permet l’attachement du virus à la cellule hôte dans le cas des virus nus : spécificité
de l’hôte et tropisme cellulaire
 Porte des déterminants antigéniques qui sont importants pour la protection
immunitaire et la classification antigénique des virus (sérotypes).
Pour certains virus (comme les Rétrovirus), la nucléocapside porte le nom de « core ».

L’organisation dans l’espace, des composants de la capside donne :

 Soit une forme à symétrie hélicoïdale : La capside de ces virus est en règle générale
une nucléocapside (voire sous capside). Les protéines de la capside sont étroitement
liées avec le filament d’acide nucléique (le plus souvent ARN), et forment une hélice.
Le complexe protéines-acide nucléique, organisé sous forme spiralée, a un axe de
symétrie long qui passe par le centre du squelette en forme de cylindre.

Nucléocapside du virus de la mosaïque du tabac (5%AN, 95% Protéines)

 Soit une forme d’icosaèdre avec une symétrie cubique : La capside de ces virus se
compose de 20 faces triangulaires équilatérales (icosaèdre). Les Adénovirus et Les
Herpesviridae
 Soit des symétries complexes : un certain nombre de virus élaborent leur capside
d’une manière qui ne correspond pas aux standards hélicoïdaux ou icosaédriques.
Par exemple, les phages de la série t montrent une structure de nature binaire,
impliquant à la fois des éléments de nature hélicoïdale et icosaédrique et Poxvirus

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3-3 L’enveloppe virale (peplos) : Structure glucidolipidoprotidique provenant d’une
membrane cellulaire et contenant des protéines d’information virale. Elle est composée de :
bicouche lipidique cellulaire, glycoprotéines virales sous forme de spicules. Elle est
constitutive de certains virus. Le péplos est à l’image de la capside, formé de l’assemblage
d’unités de structure ou péplomères. L’enveloppe dérive par bourgeonnement du virus à
partir de la cellule hôte :

 Soit à partir de la membrane cytoplasmique : cas du VIH et du virus de la grippe


 Soit à partir de la membrane nucléaire : cas des virus Herpès
 Soit à partir des membranes intracytoplasmiques (RE, Golgi, Vacuoles) : cas de la
rubéole
Conséquences de la présence ou l’absence de l’enveloppe virale sur le virus ?

Autres composants

Selon le type de virus, d’autres structures protéiques sont présentes dans le virion

Exemples :

 Les ARN polymérases ARN dépendantes

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 La transcriptase reverse des rétrovirus ou les protéines de tégument des
Herpesvirus

IV. CLASSIFICATION DES VIRUS


Il existe deux classifications majeures des virus qui ne sont pas en opposition :

 La classification de l'ICTV
 La classification de Baltimore
1- La classification de l'ICTV

C’est le Comité International de Taxonomie Virale, créé en 1975. C’est Le système


majoritairement utilisé dans le monde, proposé en 1962 par Lwoff, Horne et Tournier. Il est
basé sur la nature et la structure du génome (type d'acide nucléique, nombre de brins,
structure physique et polarité), puis celle de la capside (symétrie), et enfin l'existence ou non
d'une enveloppe. Les virus sont répartis en :

 Ordres (-virales)
 Familles (-viridae)
 Sous familles (-virinae)
 Genre (-virus)
 Espèces
Les critères principaux sont :

 La nature du génome : le type d’acide nucléique (ADN ou ARN), la forme simple ou


double brin, la polarité des virus à ARN (orientation négative ou positive du brin) sont
essentiels. Accessoirement, on distingue la présentation du génome en pièces
(segmenté) ou en ensemble (non segmenté). On tient aussi compte de la taille du
génome et de son organisation.
 La forme de symétrie de la capside : cubique, hélicoïdale ou complexe.
 La présence d’une enveloppe.
 Le site de multiplication : élaboration de la nucléocapside dans le noyau ou le
cytoplasme de la cellule hôte.
 Le site de l’enveloppement : membrane du noyau, RE, Golgi, membrane plasmique.
 La taille du virion : les diamètres varient entre 18 et 250 nm Les plus petits virus
pathogènes chez l’homme sont les Parvovirus (18 nm) et les Picornavirus (30 nm) ; les
plus grands sont les virus de la variole (250× 350 nm).
2- La classification de Baltimore

Alors que les rapports du comité CITV représentent l’autorité officielle, en taxonomie virale,
des nombreux virologues trouvent plus facile d’utiliser un mode de classification alternatif
établi par le lauréat du prix Nobel, David Baltimore. La classification de David Baltimore
comprend donc 7 groupes, En fonction des particularités du génome (le type d'acide

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nucléiques et sa polarité, et ainsi sa d'expression/réplication). Elle permet de rendre
directement compte du mécanisme du cycle viral

V. REPLICATION VIRALE
La multiplication virale se déroule en plusieurs étapes successives bien coordonnées dans le
temps, identiques pour tous les virus. Ces étapes sont :

 l’attachement du virus à la cellule hôte


 la pénétration du virus
 la décapsidation
 la réplication des composants viraux
 l’assemblage des composants viraux (encapsidation)
 la libération de la nouvelle génération de virus

Page 9
1. Attachement
C’est l’interaction entre le virus et la cellule hôte permettant la fixation du virus à la surface
cellulaire. Sur la surface des virus, se trouvent des protéines de la capside (virus nus) ou des
glycoprotéines de l’enveloppe (virus enveloppés) qui interagissent avec des récepteurs
cellulaires (glycoprotéines ; protéines, oligosaccharides), sur la surface de la cellule cible.
L’adsorption sur l’hôte est le résultat de l’interaction entre des molécules de la surface du
virus et des récepteurs de la surface de la cellule hôte. Le virus ne s’attache qu’aux cellules
hôtes ayant le récepteur approprié : les virus de vertébrés montrent un tropisme, c’est-à-
dire qu’ils n’infectent que certains organismes, et dans certains cas, que certains tissus dans
cet hôte.

Fixation du VIH au lymphocyte LT4

2. Pénétration (entrée)
Cette étape nécessite l’énergie et dépend de la température et du pH. Le virus utilise
différents mécanismes pour franchir la membrane plasmique :

 Endocytose chez les virus nus


 Par endocytose ou directement par fusion entre l'enveloppe virale et la membrane
cytoplasmique (fusion-lyse), chez les virus enveloppés. La fusion-lyse implique la
formation d’un pore (trou) qui permet le passage de la capside dans le cytoplasme.
Elle résulte de l’action d’une glycoprotéine fusogène de l’enveloppe virale telle que la
glycoprotéine gp41 dans le cas du HIV.
Certains virus injectent seulement leur acide nucléique, tandis que d’autres doivent assurer
la pénétration d’une ARN ou d’une ADN polymérase associée au virus.

Page 10
Pénétration du VIH via la protéine fusogène gp41

3. Décapsidation
Cette étape aboutit à la destruction de la capside pour libérer le matériel génétique du virus
dans la cellule. Elle se fait :

o Immédiatement après attachement : picornavirus


o Dans l’endosome : influenzavirus
o Dans le cytoplasme : rétrovirus
Dans la majorité des cas, la décapsidation a lieu dans le cytoplasme même pour les virus qui
se répliquent dans le noyau. Lors de la décapsidation, les structures virales sont dégradées, à
l'exception du génome qui, débarrassé de la capside, se trouve libéré dans la cellule. Il est
nécessaire que la capside soit détruite, ou au moins très remaniée, pour que le génome
puisse interagir avec la machinerie cellulaire.

4. Réplication des acides nucléiques viraux et synthèse des protéines virales


Le génome viral libéré se substitue en totalité ou en partie au génome cellulaire. La cellule va
produire des virus : elle va faire des copies (répliques) du génome viral, des protéines virales
de capside et glycoprotéines d’enveloppe pour les virus enveloppés. La formation de
nouveaux virus vient donc des capacités de synthèse de la cellule hôte, qui réalise le
programme génétique inscrit dans le patrimoine du virus. Le mécanisme de cette réplication
virale varie selon que le génome est à ARN ou ADN. Dans tous les cas, C'est par des ARN
messagers viraux que les génomes viraux transmettent leur information et donnent leurs

Page 11
ordres à la machinerie cellulaire. Dès que des ARN messagers viraux apparaissent dans la
cellule infectée, celle-ci est "piégée" : les virus ont été ainsi comparés à des agents subversifs

Page 12
5. Assemblage et encapsidation
Le début des étapes tardives du cycle viral consiste à assembler spécifiquement une
molécule du génome viral avec les sous unités protéiques de la capside pour former la
nucléocapside. Lors de l’encapsidation, les nouveaux génomes fabriqués par la cellule
s'entourent de nouvelles protéines virales. Cet emballage est l'encapsidation (l'inverse de la
décapsidation) des génomes. Certains gènes tardifs Dirigent la synthèse des protéines de
capside. La capside se forme alors par auto assemblage spontané

6. Libération
Les nouveaux virus sont libérés par la cellule par :

 Eclatement cellulaire pour les virus nus


 Bourgeonnement pour les virus enveloppés : C'est lors du bourgeonnement que les
virus enveloppés reçoivent leur enveloppe hérissée de spicules glycoprotéiques. Une
cellule infectée produit de l'ordre de 100 à 1000 particules virales
a- Virions nus

D’abord, il y a formation d’une procapside qui subit une maturation. Une molécule du
génome viral y est ensuite empaquetée. Plusieurs clivages protéolytiques aboutissent à la
formation de la nucléocapside définitive. Les virions formés peuvent se trouver :

 Soit dans le cytoplasme (Picornavirus)


 Soit dans le noyau (Papillomavirus, polyomavirus)
La libération des virions néoformés se fait lors de la lyse cellulaire.

Page 13
b- Virions enveloppés

Même si la capside est formée dans ce cas, le virion n’est pas infectieux tant qu’il n’est pas
entouré d’une enveloppe. L’acquisition de l’enveloppe virale peut se faire par
bourgeonnement à différents niveaux :

Formation de l’enveloppe virale par bourgeonnement (ex : virus de la grippe)

Page 14
ETAPE DE LA REPLICATION VIRALE

Résumé :

Comme une cellule hôte est indispensable pour que les virus puissent se multiplier, la
première étape du cycle viral est la fixation à un hôte. Cette étape est suivie de l’entrée de la
nucléocapside ou de l’acide nucléique viral dans l’hôte. Si la nucléocapside pénètre, la
décapsidation du génome se produit ordinairement avant les autres étapes. Une fois libérés
dans le cytoplasme, les gènes du génome viral sont exprimés, c’est-à-dire qu'ils sont
transcrits et traduits. Cela permet au virus de prendre le contrôle de la machinerie
biosynthétique de la cellule hôte pour que soient fabriqués de nouveaux virions. Le génome
viral est ensuite répliqué et les protéines virales sont synthétisées. De nouveaux virions sont
construits par auto assemblage des protéines de la capside avec les acides nucléiques et,
finalement, les virions matures sont libérés de l’hôte (par la lyse ou par bourgeonnement)

Page 15
VI. Conséquences possibles de la multiplication virale pour la cellule infectée
a- Mort de la cellule

La cellule meurt car les synthèses cellulaires ont été gravement perturbées par le virus. C'est
l'infection lytique. C'est ce que provoquent la plupart des virus humains dans des cellules
permissives. C'est in vivo l'équivalent de l'effet cytopathique ou cytopathogène (ECP),
altération morphologique de la cellule infectée. Lors de l'infection lytique, l'accumulation
dans la cellule infectée de matériel viral désorganise les structures et les fonctions
cellulaires. La cellule infectée meurt, soit par nécrose, soit par apoptose. Tout le problème
est de savoir si ces cellules peuvent être remplacées par d'autres cellules au sein de
l'organisme. Ainsi, au cours des infections à poliovirus, la destruction des neurones de la
corne antérieure de la moelle épinière donne des paralysies définitives, car un neurone
détruit n'est pas remplacé. En revanche, si ce sont seulement les cellules gliales (les cellules
qui forment l’environnement des neurones) qui sont détruites, certaines paralysies finiront
par régresser

b- Tolérance de l'infection

La cellule tolère l'infection. Le génome viral et le génome cellulaire se partagent le potentiel


de synthèse de la cellule et les deux métabolismes, cellulaire et viral, coexistent, selon un
"compromis’’ acceptable. L'infection latente induite par certains virus (notamment ceux de
la famille des Herpesvirus) est un bon exemple de ce modus vivendi.

c- Transformation cellulaire maligne

La cellule infectée se multiplie de façon anarchique : c'est la transformation cellulaire


maligne. D’une façon générale, les cellules transformées s'obtiennent à partir de tissus
cancéreux ou à partir de cellules normales transformées in vitro, soit spontanément au cours
de la culture, soit par l'action de cancérogènes chimiques, de radiations ionisantes ou de
virus cancérigènes.

BONNE LECTURE !!!

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