Cours de Base de Structure-1
Cours de Base de Structure-1
DUT 2
Proposé par :
2020/2021
(Statiquement indéterminées)
1.1. Structures isostatiques (statiquement déterminées) et hyperstatiques 7
(Statiquement indéterminées)
1.2. Exemple introductif 8
1.3. Liaisons surabondantes 9
1.4. Méthodes fondamentales de calcul des structures hyperstatiques 10
1.5. Calcul du degré d’hyperstacité 10
1.5.1. Méthode de la suppression des liaisons surabondantes 10
1.5.2. Méthode des contours fermés 11
1.5.3. Cas des poutres en treillis 12
1.6. Remarques importantes 13
2
3.6. Exemples 35
3.7. Equations canoniques 36
4.1. Introduction 57
4.2. Nombre d’inconnus d’hyperstatique 57
4.3. Intérêt de la méthode des déplacements 57
4.4. Principe de la méthode des déplacements 58
4.5. Classification des structures 60
4.6. Principe du nœud fixe 61
4.7. Principe du nœud mobile 62
4.8. Sollicitations des barres 63
4.9. Les moments fléchissant et les réactions des barres soumises à des
65 déplacements et des charges
4.10. Equations d’équilibre 66
4.11. Les étapes de la méthode des déplacements 67
4.12. Exercices 68
4.12.1. Exercice 4.1. 68
4.12.2. Exercice 4.2. 71
3
Introduction générale :
La résistance des matériaux, aussi appelée RDM, est une discipline particulière de la
mécanique des milieux continus permettant le calcul des contraintes et des déformations dans
les structures pour différents matériaux (machines, un système en génie mécanique, un
bâtiment en génie civil).
L'objectif est de concevoir une structure qui répond aux trois exigences suivantes :
sécurité, serviabilité et faisabilité.
La RDM est une partie de la mécanique qui a pour objectif aussi le développement
de modèles permettant de dimensionner les structures. Ces modèles sont élaborés dans le
cadre d’hypothèses simplificatrices. Ils constituent le premier niveau des méthodes de calcul
des structures. On retrouve deux systèmes de structures :
Les structures isostatiques sont celles ou les trois équations de la statique sont
suffisantes à leur analyse. Dans ce cas, les actions (les réactions aux appuis et ou les
moments) peuvent être calculées en utilisant tout simplement les équations d’équilibre. Par
conséquent, les sollicitations internes, telles que : le moment de flexion, l’effort tranchant et
l’effort normal peuvent être déduits en utilisant l’équilibre interne des sections.
Par contre, pour les structures hyperstatiques les équations d’équilibre ne sont pas
suffisantes pour déterminer les réactions d’appui et les actions internes. Cela veut dire que
le nombre des inconnues (les réactions d’appui) est strictement supérieur au nombre
d’équations d’équilibre. La différence entre le nombre des inconnues du problème et le
nombre des équations d’équilibre est appelée le degré d’hyperstaticité du système ou de la
structure.
Dans ce polycopié de cours, l’intérêt est porté sur les méthodes de calcul de structures
hyperstatiques ; il est nécessaire et obligatoire d’avoir une maîtrise et une connaissance
parfaite des systèmes isostatiques.
4
Ce support de cours se décompose en 4 chapitres. Dans le premier chapitre on
retrouve une revue des connaissances préliminaires sur les structures isostatiques et
hyperstatiques. Une introduction des méthodes fondamentales de calcul des structures
hyperstatiques est présentée. Le second chapitre porte sur l’étude des poutres hyperstatiques
par la méthode des trois moments (la méthode de Clapeyron). Au troisième chapitre, la
méthode des forces est décrite pour le calcul des poutres, des portiques et des structures
réticulées. La méthode des rotations pour le calcul des éléments fléchis, tels que les poutres
et les portiques, a fait l’objet du quatrième chapitre.
5
CHAPITRE I : CALCUL DES STRUCTURES HYPERSTATIQUES
•
•
Les sommations se rapportent à toutes les composantes de forces et de moments par
rapport aux trois axes de référence x y z. Nous pouvons donc écrire 6 équations d’équilibre
dans le cas général d'un corps tridimensionnel. Lorsque toutes les forces agissent dans le
même plan, seules trois équations d'équilibre sont exploitables.
6
1.2. Exemple introductif :
Voici deux poutres (Figure 1.2. et 1.3.) qui ne différencie que par leurs appuis. Elles sont de
longueur L et soumises à une charge uniformément répartie sur toute la longueur.
Equilibre vertical :
Equilibre horizontal :
Equilibre de rotation
Equilibre horizontal :
Equilibre de rotation
Ainsi on définit le degré d’hyperstaticité d’un système comme une valeur qui donne
le nombre d’inconnus supplémentaires.
7
- Les liaisons surabondantes extérieures que l’on retrouve dans les appuis (les réactions).
- Les liaisons surabondantes intérieures sont celles qui proviennent des contours fermés
(on ouvrant le contour les efforts internes deviennent des inconnues supplémentaires).
Figure
1.6.a:
Système isostatique
Equivalent (SI)
Système hyperstatique
à
SH d’ordre d
(d) équations
(Déficit de (d) équations supplémentaires pour
pour pouvoir analyser le calculer toutes les
système hyperstatique inconnues
SH)
- soit en s’intéressant aux efforts (dans les liaisons surabondantes) (méthode des forces,
chapitre 3),
- soit en s’intéressant aux déplacements (méthode des déplacements, chapitre 4).
(Système est
hyperstatique)
10
(Système est hyperstatique) (Système est hyperstatique)
: Le nombre de nœuds
Exemples :
11
(Donc 6 fois hyperstatique)
12
CHAPITRE II : METHODE DES TROIS MOMENTS
Ou bien :
: le nombre d’appuis Ou
bien :
Exemples :
3 réactions
1 réaction
13
Figure 2.2. : Poutre sur 5 appuis (1 double et 4 simples)
2.3. Calcul des moments fléchissant dans les appuis :
- Considérons l’exemple de la figure 2.3. Le degré d’hyperstaicité de cette poutre est
égal à N-2 où N représente le nombre d’appuis
- Prenons pour inconnues hyperstatiques les moments fléchissants agissant au droit de
chaque appui intermédiaire. Pour ce faire, on procède à des coupures de manière à
supprimer la liaison de moment au niveau de chaque appui.
- Dans chaque appui nous avons deux rotations (une à gauche et l’autre à droite).
- Pour une poutre de N-1 travées, on numérote les appuis de 1 à N. La travée est
comprise entre les appuis (i) et (i+1), avec une rigidité .
Une poutre continue comportant N-1 travées peut être décomposée en N-1 poutres
isostatiques sur lesquelles s’appliquent les mêmes charges que sur la poutre continue avec
en plus les moments aux appuis. Nous obtenons alors pour la travée et :
14
A- Rotations dues aux moments fléchissants
Les déformations en général et spécifiquement les rotations dues aux moments fléchissants
peuvent être évaluée par l’une des méthodes analytiques connues comme par exemple : la
méthode de CASTIGLIANO ou Maxwell-Mohr et aussi la méthode graphique de
VERETCHAGUINE.
Poutre Poutre
A1- Poutre
Par le principe de
Superposition
Poutre
+1
- Poutre Poutre
15
- Poutre
Poutre auxiliaire
A2- Poutre
De la même pour la poutre
16
Cette équation est appelée méthode des trois moments (dite aussi méthode des rotations) ou
aussi méthode de Clapeyron. Elle permet de calculer les moments aux appuis intermédiaires
des poutres continues.
Tableau 2.1 : les valeurs des rotations au niveau des appuis pour différentes charges
extérieures.
Schéma statique
(géométrie et chargement)
2.4. Exercices :
2.4.1 Exercice N° 2.1 :
17
On considère une poutre continue (ABCD) de trois travées, de rigidité constante. Elle
supporte une charge répartie de 5kN/m sur la travée AB et CD et une charge concentrée de
40kN au milieu de la travée BC.
5kN/m 40 kN 5kN/m
A B C D
EI
6m 5m 5m 6m
Degré d’hyperstaticité :
fois hyperstatique
Point B :
Et
Donc :
Point C :
Et
Donc :
18
Calcul des réactions : par le principe de la décomposition (superposition)
42.14
42.14
5kN/m 40 kN 5kN/m
A B B C A B
6m 5m 5m 6m
Les réactions dues aux moments appliqués aux niveaux des appuis :
5kN/m 40 kN 5kN/m
A B C D
EI
6m 5m 5m 6m
19
+
+
+
-
-
-
- -
+ +
+
On considère une poutre continue (ABC) de deux travées, de rigidité constante. Celle-ci
est encastrée en A, repose sur deux appuis simples en B et C. Elle supporte une charge
répartie de 6kN/m sur la travée AB et une charge concentrée de 40kN au milieu de la travée
BC.
6kN/m 40 kN
A B C
EI
5m 3m 3m
Degré d’hyperstaticité :
fois hyperstatique
6kN/m 40 kN
20
A B C
EI
5m 3m 3m
Point A :
Donc :
Point B :
Et
Donc :
5m 3m 3m
21
Les réactions dues aux moments appliqués aux niveaux des appuis :
Ou
+
+
-
-
-
+
+
On considère une poutre continue (ABCD) de trois travées, de rigidité constante sur toutes
les travées. Celle-ci est encastrée en A, repose sur deux appuis simples en B, C et D. Elle
supporte une charge répartie de 8kN/m sur toute la longueur de la poutre continue ABCD et
une charge concentrée de 20kN au milieu de la travée BC.
8kN/m 20 kN
A B C
D EI
3m 1m 1m 2m
22
Degré d’hyperstaticité :
fois hyperstatique
A:
Point B :
Donc :
Point C :
Et
23
Donc :
7.19kNm
5.41 kN m 8kN/m 40 kN 8 kN/m 5.95
kNm 8kN/m
A B B C
3m 1m 1m 3m
12 18 18
Les réactions dues aux moments appliqués aux niveaux des appuis :
24
+
+ +
- -
-
- -
+ +
+
EI
7m 7m 4m 4m 4m 12m 4m
6m
Degré d’hyperstaticité :
Point B :
25
Et
Donc :
Point C :
Et
Donc :
25.5kNm
12kN 7 7 kN 19.1kNm
22kN(Total) 20 kNm
A B B C 5kN
6 7 7
Les réactions dues aux moments appliqués aux niveaux des appuis :
26
1.82 1.82 0.533 0.533 0.075
0.075
10.93kN
7.53kN
5kN
4.18kN +
+ +
+ 0.53kN
- - -
6.47kN
7.82kN
11.075kN
- - -
27
CHAPITRE III : METHODE DES FORCES
Pour la même structure il y a plusieurs choix du système de base (Exemple, Figure 3.1).
1ière possibilité
2ième possibilité
Figure 3.1. : La structure initiale est transformée en une structure isostatique équivalente
soumise aux charges extérieures et aux réactions choisies (les inconnues et
Le système isostatique obtenu par suppression des liaisons surabondantes est désigné par :
- Système de base,
28
- Système fondamental, - Système principal.
La structure isostatique équivalente est soumise à deux catégories de forces :
1ière possibilité :
29
Figure 3.2.a : Type poutre sur appuis simple
2ième possibilité :
3ième possibilité :
30
Figure 3.2.c : Type double poutre cantilever
3.6. Exemples :
Calculer le degré d’hyperstaticité et représenter les différents systèmes de base :
31
3.7. Equations canoniques :
Dans le paragraphe précédent nous avons noté que pour une structure hyperstatique, il faut
utiliser en plus des trois équations d'équilibre, des équations supplémentaires. Dans la
méthode des forces, ces équations sont connues sous le nom des équations "canoniques" de
la méthode des forces.
Etant donné une structure n fois hyperstatique, soumis à des forces extérieures. Les équations
canoniques de la méthode des forces s’écrivent sous la forme matricielle :
32
Chacune de ces équations exprime la condition selon laquelle dans un système hyperstatique,
le déplacement généralisé correspondant à chacune des forces généralisées superflues
inconnues est égal à zéro.
Notant que les expressions des moments et sont toujours linaires sauf pour les
expressions de . Nous pouvons calculer les coefficients de flexibilité à l’aide des
expressions analytiques données ci-dessous, aussi par la méthode graphique de
veretchaguine.
Les tableaux présentés ci-dessous permettre d’évaluer ces intégrales pour certaines cas de
charges extérieures.
33
Tableau de valeur Remarque : Ne pas oublier de multiplier les 1/EI
34
(suite) :
35
Tableau 3.1. Valeur de
(suite) :
36
Tableau 3.1. Valeur de
37
3.9. La procédure de la méthode des forces :
Les différentes étapes de calcul par la méthode des forces sont les suivantes :
3.10. Exercices
3.10.1. Exercice N°3.1 :
38
- On détermine le degré d’hyperstaticité (le nombre d’inconnus)
On Trace les
diagrammes unitaires (
et celui des
charges extérieures (
• Etat 0 : Charges
extérieures et
-
-
. .
Diagramme
39
-
Diagramme
+
Diagramme
+
40
-
On trouve,
+ Diagramme Diagramme
41
-
1.82 kN.m
+
-
1.18kN -
Diagramme de
0.48kN
0.48 kN
-
-
1.82kN Diagramme de
42
On étudie la poutre représentée sur la figure suivante. Celle-ci est encastrée en A, repose
sur un appui simple en B et soumise à une charge uniformément répartie sur toute la
longueur de la poutre. La rigidité est constante.
Diagramme
-
43
• Etat 1 : Charges extérieures = et
Diagramme
+
- On Trace le diagramme final des moments fléchissants de l’état réel par superposition de
l’épure unitaire avec le diagramme .
-
+
Diagramme
44
On étudie la poutre représentée sur la figure suivante. Celle-ci est encastrée en A, repose sur
un appui simple en B, est soumise à une charge constante de 1t. est constante.
Diagramme
-
Diagramme
+
45
- Calculer les déplacements .
Le diagramme corrigé
-
+
Diagramme des
Section 1-1
Section 1-1
46
+
-
Diagramme de
Un portique constitué de deux poteaux et une poutre. Tracer le diagramme des moments
fléchissants.
3 inconnues hyperstatiques
47
- On Trace les diagrammes unitaires ( et celui des charges extérieures
(
• Etat 0 : Charges extérieures et
Diagramme
=1
Diagramme
+ +
48
1.5 - 1.5
1.5
=1 + 1.5
-
+
Diagramme
1 1
1
- - 1
=1 1
- -
Diagramme
49
=0.66
Diagramme +
+
1.98
0.68
- 0.68
0.68
=0.45 + 0.68
+
-
Diagramme
=0.18
0.18 0.18
0.18
+ + 0.18
+
+
Diagramme
50
- +
Diagramme de
+
-
51
CHAPITRE IV : METHODE DES DEPLACEMENTS
4.1. Introduction :
La méthode des déplacements ou des déformations est une des méthodes les plus
utilisées pour le calcul des systèmes hyperstatiques. Les déformations (rotations et
translations) sont les inconnues.
- Nombre de rotations : le nombre de rotations d’un portique est égal aux nombre de
nœuds intermédiaires rigides ( = nœuds intermédiaires rigides).
Avec :
Exemple1 :
q
1 2 3 4 5 6
Figure 4.1. : Poutre hyperstatique
Dans la Figure 4.1, la méthode des trois moments nous donne 6 équations à 6 inconnues ;
alors que la méthode des déplacements nous donne seulement 4 inconnues (car les rotations
aux nœuds 1 et 6 sont nuls) Exemple 2 :
Dans cet exemple (figure 4.2) nous avons 3 inconnues par liaison encastrée ; ce qui fait en tout 9
inconnues.
52
3
F
q
La statique nous donne trois équations (une équation de moment et 2 équations de projection de
toutes les forces appliquées).
Globalement, le principe de la méthode est décrit par les trois étapes suivantes :
a. On détermine le système de base en bloquant (encastrements spéciaux) tous les nœuds
intermédiaires de la structure réelle dans le cas d’une structure non déplaçable.
Si le système est déplaçable, on bloque aussi les nœuds intermédiaires
(encastrements spéciaux) et en bloque aussi les translations à l’aide de butée (Figure
4.3b).
Chaque élément de la structure travaille seul comme le modèle bi-encastré ou encastré-
articulé.
A) B)
53
C)
nœud ( ) nœud ( )
nœud ( ) nœud ( )
54
nœud ( )
55
deux translations
Y
B C
X
En toute généralité, le point A ne sera mobile que si les longueurs AB et AC varient. Une telle
variation de longueur ne peut résulter que de l’un et/ou l’autre des effets suivants :
56
Si, dans un plan XY, un nœud A est relié par deux barres AB et AC à deux nœuds B et C,
tous deux fixes en translation dans ce plan, le point A peut à son tour être considéré comme
fixe en translation.
4.7. Principe du nœud mobile Lorsque la structure plane est constituée d’un réseau
de poutres orthogonal à un réseau de poteaux, il est assez logique de localiser la structure
dans un plan XY tel que l’axe des X soit parallèle aux poutres (barres horizontales) et l’axe
des Y parallèle aux poteaux (barres verticales). L’hypothèse simplificatrice à la base de la
Méthode des rotations, notamment, la déformabilité aux efforts normaux est négligeable,
revient à supposer l’incompressibilité (éventuellement l’inextensibilité) des barres.
Ainsi, il suffit désormais d’un blocage simple en translation selon l’axe d’une file des
éléments pour que tous les nœuds de cette file ne translatent pas. En conséquence, la
structure cinématiquement déterminée (Figure 4.8a) est obtenue en disposant d’un blocage
simple associé à chacun des degrés de liberté précités. Les blocages simples ainsi requis, en
nombre , constituent les inconnues cinématiques. Celles-ci sont donc de deux
natures :
57
b
4.9. Les moments fléchissants et les réactions des barres soumises à des
déplacements et des charges
Les calculs des moments et les réactions peuvent être menés par les méthodes
exposées dans les chapitres précédents (chapitre 2 : Méthode des trois moments et chapitre
3 : Méthode des forces).
Les diagrammes des moments et les réactions des charges extérieures les plus
courantes sont regroupés dans les deux tableaux suivants. a- Les barres soumises à des
déplacements d’appuis (rotations et translations)
58
Figure 4.9. : Les moments fléchissants et les réactions des barres soumises à des
déplacements d’appuis (rotations et translations)
59
q q
l
ql²/8
ql²/12 ql²/12
5ql/8
ql/2 ql/2 9ql²/8 3ql/8
l
ql²/24 5l/8 3l/8
a b a b
P P
2Pa²b²/l 3 Pa²b(2a+3b)/2l3
P P
a b a b
C C
Ca(3a-2l)/l²
6abC/l3 3C(l²-b²)/2l3
6abC/l3
Cb(2l-3b)/l² C(l²-3b²)/2l² 3C(l²-b²)/2l3
C C
Figure 4.10. : Les moments fléchissants et les réactions des barres soumises à des charges
extérieures
60
Chaque équation exprime l’équilibre des réactions apparaissant dans une liaison
ajoutée. Dans chaque liaison introduite, la résultante des réactions, engendrées par les
forces extérieures et par les déplacements appliqués , doit être nulle.
- : réaction qui apparaît dans la liaison ajoutée i sous l’action de la sollicitation globale F
(c’est-à-dire les charges appliquées).
- réaction dans la liaison i, dont la nature est déterminée par celle de la liaison, sous
l’action du déplacement (coefficient de rigidité).
En vertu du principe de superposition des effets nous pouvons écrire :
où
:
- est le déplacement inconnu appliqué.
- est la réaction dans la liaison i sous l’action d’un déplacement unitaire, rotation ou
translation selon la nature de la liaison j, appliqué à la liaison j.
Ainsi, pour une structure à n inconnues (n déplacements inconnus des nœuds), le système
d’équations s’écrit :
61
L’application de la méthode des déplacements peut se résumer aux étapes élémentaires suivantes
:
4.12. Exercices
4.12.1. Exercice 4.1. :
Calcul des structures à nœuds fixes (ou à nœuds invariables (non déplaçables))
62
- Système d’équations canonique :
-
+
+ +
-
+ +
64
-
- +
-
-
Le portique est constitué de barres identiques (l=3m). Tracer le diagramme des moments
fléchissants
66
=0
- -
- + +
+
+ -
=1
+ -
- +
67
- Système d’équations canoniques :
- Diagramme final :
-
+ -
Les moments
+
-
68
6. Conclusion :
L’objet de ce cours et d’exercices est de servir de guide aux étudiants de génie civil de
l’institut universitaire de technologie de l’université de Douala.
Souhaitant avoir une vue d’ensemble sur les méthodes de calcul des structures hyperstatiques.
7. Bibliographie :
- Albiges M. Résistance des matériaux appliquée, tome1, Editions Eyrolles, Paris, 1969.
- Decelle A. F., et Legendre D., Mécanique appliquée au génie civil, Editions Eyrolles,
Paris, 1983.
- Dreyfuss E., Leçons sur la Résistance des matériaux, Editions Eyrolles, Paris, 1966.
- Maquoi R., Mécanique des structures –première partie- Notes de cours destinées aux
étudiants de 3ème Bachelier Génie Civil, Université de Liège –Faculté des sciences
appliquées, 2008.
- Megson T. H., Structural and stress analysis, British library cataloguing in publication
data, 1996.
- Nash W. A., Theory and problems of strength of materials. 4th Ed. McGraw-Hill, New
York, 1998.
- Philippe B., Mécanique des Structures, ENPC, 2008.
69