TAP GBAGUIDI-ok
TAP GBAGUIDI-ok
(UAC)
FACULTE DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES
(FASHS)
ISSN : 1840-9962
N o2, décembre 2021
Volume 2
COMITE DE PUBLICATION
Directeur de Publication : Professeur Moussa GIBIGAYE
Rédacteur en Chef : Dr (MC) Bernard FANGNON
Conseiller Scientifique : Professeur Brice SINSIN
COMITE SCIENTIFIQUE
BOKO Michel (UAC, Bénin) SAGNA Pascal, Université Cheikh Anta
SINSIN Brice (UAC, Bénin) Diop (Sénégal)
ZOUNGRANA T. Pierre, Université de OGOUWALE Euloge (UAC, Bénin)
Ouagadougou, (Burkina Faso) HOUNDENOU Constant (UAC, Bénin)
AFOUDA Fulgence (UAC, Bénin) KOLA Edinam (UL, Bénin)
AGBOSSOU Euloge (UAC, Bénin) CLEDJO Placide (UAC, Bénin)
TENTE A. H. Brice (UAC, Bénin) CAMBERLIN Pierre, Université de Dijon
TOHOZIN Antoine Yves (UAC, Bénin) (France)
KOFFIE-BIKPO Cécile Yolande (UFHB, OREKAN Vincent O. A. (UAC, Bénin)
Côte d’Ivoire) ODOULAMI Léocadie (UAC, Bénin)
GUEDEGBE DOSSOU Odile (UAC, GONZALLO Germain (UAC, Bénin)
Bénin) KAMAGATE Bamory, Université Abobo-
OFOUEME-BERTON Yolande (UMN, Adjamé, UFR-SGE (Côte d’Ivoire)
Congo) KAUDJHIS ASSI-Joseph Université
CHOPLIN Armelle (Université Paris 1 Alassane OUATARA (Côte d’Ivoire)
Panthéon-Sorbonne, France) YOUSSAOU ABDOU KARIM Issiaka
SOKEMAWU Koudzo (UL, Togo) (UAC, Bénin)
VISSIN Expédit Wilfrid (UAC, Bénin) HOUINATO Marcel, (UAC, Bénin)
TCHAMIE Thiou Komlan, Université de BABATOUNDE Sévérin (UAC, Bénin)
Lomé (Togo)
COMITE DE LECTURE
TENTE A. H. Brice (UAC, Bénin), DOSSOU GUEDEGBE Odile (UAC, Bénin), TOHOZIN
Antoine (UAC, Bénin), VISSIN Expédit Wilfrid (UAC, Bénin), VIGNINOU Toussaint (UAC,
Bénin), GIBIGAYE Moussa (UAC, Bénin), YABI Ibouraïma (UAC, Bénin), ABOUDOU,
YACOUBOU MAMA Aboudou Ramanou (UP, Bénin), AROUNA Ousséni (UNSTIM,
Bénin), FANGNON Bernard (UAC, Bénin), GNELE José (UP, Bénin), OREKAN Vincent
(UAC, Bénin), TOKO IMOROU Ismaïla (UAC, Bénin), VISSOH Sylvain (UAC, Bénin),
AKINDELE A. Akibou (UAC, Bénin), BALOUBI David (UAC, Bénin), KOMBIENI Hervé
(UAC, Bénin), OLOUKOÏ Joseph (AFRIGIS, Nigéria), TAKPE Auguste (UAC, Bénin),
ABDOULAYE Djafarou (UAC, Bénin), DJAOUGA Mama (UAC, Bénin), NOBIME George
(UAC, Bénin), OUASSA KOUARO Monique (UAC, Bénin), GBENOU Pascal (UAK, Bénin),
GUEDENON D. Janvier (UAC, Bénin), SABI YO BONI Azizou (UAC, Bénin), DAKOU B.
Sylvestre (UAC, Bénin), TONDRO MAMAN Abdou Madjidou (UAC, Bénin)
ISSN : 1840-9962
Dépôt légal : N0 12388 du 25-08-2020, 3ème trimestre Bibliothèque Nationale Bénin
SOMMAIRE
N° TITRES Pages
GBEROU séni 1*, TOKO IMOROU Ismaïla1, AROUNA Ousséni 1,2, SABI
1 LOLO ILOUU Bernadette 1, TOKO ISSIAKA Nourou1 : Services 5-21
ecosystemiques des aires de conservation de la biodiversite et leurs peripheries
au nord-benin dans les communes de sinende et ouassa-pehunco
3
DAKOU Bio Sylvestre, YEHOUENOU Comlan Constant, et FANGNON
14 Bernard : Incidences des systèmes de culture sur la production vivrière dans la 182-196
dépression d’Issaba (Sud-Est du Bénin)
4
Université d’Abomey-Calavi
Journal de Géographie Rurale Appliquée et Développement
N0 03, vol 1, décembre 2021, pp.156-167
RESUME
ABSTRACT
With the recurrence of climatic events around the world, particularly in Benin, the vulnerability of
agricultural production becomes evident and continues to rise. This research studies the degree of
vulnerability of agricultural production mainly in the face of extreme climatic events such as floods and
droughts in Agonlin, Benin.
The study of the degree of vulnerability of agricultural production to extreme weather events takes into
account the main natural factors of vulnerability of agricultural production which are first identified on the
156
basis of the hierarchy of causes of damage. The statistical approach of simple linear regression analysis was
then used from these factors or independent variables, explaining the vulnerability of agricultural production
to extreme climatic events, namely rainfall, hydrological and topographic data. The results show that
precipitation, flood flows and topographic levels are the main natural factors of vulnerability of agricultural
production. They present a high vulnerability of agricultural production to extreme climatic events linked to
floods and droughts. The vulnerability of agricultural production to extreme weather events in Agonlin is
71.8% dependent on rainfall, flood flows and topographic levels in space of Agonlin. The remaining 29.2%
are explained by other factors, particularly human factors, through the organization of agricultural space
with the adaptation strategies put in place and technical with the resilience of crops and their vegetative
cycle. To reduce this vulnerability of agricultural production to extreme climatic events in the Agonlin region,
several strategies and measures have been identified. Given the high vulnerability of agricultural production
to floods and droughts, rainfall is the main determining factor that must be taken into account in adaptation
strategies within the agricultural area in Agonlin.
Keywords : Agricultural vulnerability, weather, adaptation, region of Agonlin (Benin).
INTRODUCTION
157
pourquoi, l’étude s’est basée strictement sur certains facteurs naturels déterminants dans la
vulnérabilité à travers une analyse statistique.
1- MATERIEL ET METHODES
158
déficitaire en précipitations. Les années excédentaires et les années déficitaires en pluviométrie
ont été identifiées à partir du calcul des indices pluviométriques, en vue de voire les années
extrêmes en inondations ou en sècheresses, pouvant perturber la production agricole. Le calcul
des indices pluviométriques a été effectué pour dégager les années déficitaires et les années
excédentaires en pluviométrie. L’indice pluviométrique IP a été calculé sur la base des
données pluviométriques de 1989 à 2019. L’Indice Pluviométrique IP se calcule à partir de la
formule suivante (DGPC, 1993, p.9) : IP = (Xi – Xm) / S avec les moyennes annuelles : Xi ; la
moyenne interannuelle (période de référence) : Xm ; l’écart-type interannuel de 1970 à 2019 :
S. Les valeurs d’IP obtenues ont ensuite été classées : inférieur à -1 : Déficitaire ; entre -1 et -
0.6: Moyennement déficitaire ; entre -0.6 et -0.2: Faiblement déficitaire ; entre -0.2 et 0.2:
Normale ; entre 0.2 et 0.6: Faiblement excédentaire ; entre 0.6 et 1 : Moyennement
excédentaire ; supérieur à 1: Excédentaire.
Les années excédentaires ou extrêmes en précipitations sont les années extrêmes en inondations
alors que les années déficitaires sont considérées comme des années extrêmes en sècheresses.
L’approche de C. Lutoff et W. Nicaya (1998, p.14) qui définit quatre niveaux de vulnérabilité
sur la base d’une hiérarchie des causes de l’endommagement et en fonction de la durée des
perturbations, a été utilisée.
Parmi ces niveaux de vulnérabilité définis dans un rapport du BRGM par C. Lutoff et Nicaya
(1998, p.13), il faut citer entre autres, la vulnérabilité de niveau 1 qui correspond à la
probabilité d’un endommagement direct à la suite de l’évènement climatique extrême qu’est
l’inondation ou la sècheresse dans cette étude et, la vulnérabilité de niveau 3 qui se situe dans
une grande durée et est essentiellement économique. La présente recherche prend en compte à
ce niveau, surtout l’aspect économique par rapport aux pertes des productions agricoles en
périodes de sècheresse comme en périodes d’inondation. A cette approche, s’ajoute l’analyse
de la fonction de régression linéaire simple de la vulnérabilité de la production agricole aux
inondations ou aux sècheresses sur la base des facteurs ou variables explicatives de la
vulnérabilité à partir du logiciel SPSS 16.0. Les variables indépendantes ou explicatives de la
vulnérabilité de la production agricole aux inondations sont les hauteurs de pluies des
évènements pluviométriques moyennes mensuelles et interannuelles de 1989 à 2019, les débits
moyens de l’évènement hydrologique ou climatique qu’est la crue, de la même période dans le
bassin du Zou et les différences entre classes d’altitude ou niveaux topographiques. Les
variables indépendantes ou explicatives de la vulnérabilité de la production aux sècheresses
sont les plus faibles déficits pluviométriques moyens mensuels et annuels de 1989 à 2019 et les
débits moyens des crues de la même période.
L’analyse de régression linéaire prend en compte ces différentes variables en fonction de
l’évènement climatique extrême d’une part et, des mois des saisons pluvieuses ou agricoles et
ceux des saisons sèches, d’autre part. Il est attribué respectivement aux mois secs et aux mois
pluvieux, le chiffre 0 et le chiffre 1.
La fonction de régression linéaire de la vulnérabilité de la production agricole aux inondations
prend en compte aussi la topographie du secteur d’étude notamment les classes d’altitude ou
les niveaux topographiques. Les espaces agricoles ou non de faibles altitudes caractérisés par
des pentes faibles sont les zones fortement vulnérables aux inondations. Ce sont les espaces
marécageux, les cours et plans d’eau, les plaines d’inondations et autres espaces proches. Les
altitudes à ce niveau tournent autour de 40 m ; ce qui correspond à peu près à 80% du territoire
d’Agonlin comme l’indique le tableau I.
159
Tableau I : Echelle de Grandeur (EG) des niveaux topographiques sur le Plateau d’Agonlin
Altitude (m) VPI Pourcentage (%) Echelle de Grandeur
101 Faible 6,69 1
50 Moyenne 10,67 2
39 Forte 82,65 7
Source : Travaux de recherche, 2017.
Le second niveau d’étude du degré de vulnérabilité de la production agricole aux inondations
prend en compte les Hauteurs pluviométriques moyennes mensuelles annuelles et les débits
moyens des crues du Zou de 1989 à 2019 et, l’échelle de grandeur ou du niveau de vulnérabilité
par rapport aux différentes classes d’altitude. Cette dernière est liée d’abord aux mois des
saisons sèches (1) et ceux des saisons pluvieux (2) et aussi au période de débordement des eaux
cours d’eau (7). A chaque mois est attribué un chiffre correspondant à un niveau de l’échelle de
grandeur ou de vulnérabilité par rapport aux classes d’altitude du secteur d’étude (Tableau II).
Tableau II : Variables d’étude de la vulnérabilité de la production agricole aux inondations
Mois HPM DMZ VPI
Janvier 1.6 2.87 1
Février 39.2 2.95 1
Mars 55.8 2.81 2
Avril 151.0 5.17 2
Mai 165.5 17.25 2
Juin 242.65 74.66 2
Juillet 199.2 78.95 7
Août 233.75 109.37 7
Septembre 191.25 75.46 7
Octobre 196.35 36.78 2
Novembre 74.75 6.02 1
Décembre 0.0 3.13 1
Source : Données de l’ASECNA, de la DIE et des travaux de terrain 2019.
L’introduction des variables indépendantes ou explicatives (HPM et DMZ) et la variable
dépendante ou de la Vulnérabilité de la production aux inondations (VPI), dans l’environnement
SPSS, a permis d’avoir certains résultats.
En ce qui concerne l’étude du degré de vulnérabilité de la production agricole à l’autre
évènement climatique extrême qu’est la sècheresse, elle s’est faite aussi à partir de l’analyse de
régression linéaire simple avec les faibles Hauteurs Pluviométriques de 1989 à 2019, seule
variable indépendante utilisée et qui explique la Vulnérabilité de la Production agricole aux
sècheresses, VPS, variable dépendante.
2- RESULTATS
160
l’évènement pluvieux ou climatique pouvant engendrer les inondations ou les sècheresses, les
années excédentaires et déficitaires en précipitations ont été identifiées à partir de l’indice
pluviométrique. Le tableau I présente certaines nuances au sein des années considérées comme
excédentaires ou déficitaires en pluviométrie.
Tableau II : Années excédentaires et déficitaires sur la période 1980-2019.
Station Années Années pluviométriques Années
Excédentaires : normale comprise entre Déficitaires : IP < -1
IP > 1 -0,2 et 0,2
Zagnanado 1984, 1986, 1988, 1985, 1987,1989, 1971,1981,1982,
1997, 2004, 2012, 1990, 1991, 1993, 1994, 1983,1986,1993,1998,
2019 : FE, 1995, 1996, 2000 (1026mm) 2001,2002,2005,
1980,1988, 1999 : ,2003, 2007, 2008, 2014, 2006 et 2011, 2013 et 2017.
ME 2015, 2016, 2018,.
2009 et 2010 :
Excédentaires
Source : Météo Bénin (2020)
Selon l’Indice Pluviométrique, ce tableau III montre deux années qui sont véritablement
Excédentaires en pluviométrie, les années 2009 et 2010, les années Moyennement
Excédentaires en pluviométrie, sont 1980, 1988 et 1999 et enfin, neuf années Faiblement
Excédentaires en pluviométrie se dégagent du tableau. Ces années excédentaires en
pluviométrie ont engendré des inondations extrêmes notamment au cours des années 1980,
1988, 1999 et surtout 2009 et 2010. L’indice pluviométrique montre aussi des années normales
comprises entre - 0,2 et 0,2. C’est le cas de l’année 2007 qui a été quand une année d’inondation
dans la région d’Agonlin.
La moyenne pluviométrique annuelle de ces trente dernières années, voire ces cinq dernières
décennies tournant autour de 1000 mm d’eau, soit 1000,8 mm sur la période 1970-2019 et, le
manioc par exemple, ayant besoin entre 1000 et 1200 mm d’eau, nous pouvons dire que le
manioc a le minimum d’eau pour son développement. Cependant, la production du manioc a
été très vulnérable au cours des années telles 1980 (1354,8 mm), 1988, 1999 (1377 mm) ;
années moyennement excédentaires en pluviométrie, 2009 (1725,1 mm) et 2010 (2703,2 mm) ;
années excédentaires en pluviométries et en inondations avec une indice pluviométrique
supérieure à 1, soient respectivement 1,28 et 3,03. Ces années moyennement excédentaires et
excédentaires ont enregistré au-delà du maximum dont le manioc a besoin, soit plus de 1200
mm d’eau. L’excès d’eau observé au cours du développement du manioc entraîne l’asphyxie
de des plants du manioc qui, au cours de leur phase de tubérisation, où leurs racines
commencent par prendre la forme de tubercules, n’ont pas besoin d’un excès d’eau.
Ces facteurs pluviométriques influencent le fonctionnement hydrologique des cours d’eau
qui sont alimentés par les précipitations. La période saisonnière allant de juillet à septembre,
voire octobre et novembre (2010) correspond à la période des crues ; celle de 2010 a été la plus
longue durée des crues survenue sur le Plateau d’Agonlin en particulier et au Bénin, en général.
Les activités agricoles s’adaptent aux saisons de pluies. Mais, elles restent vulnérables aux
fortes précipitations mais aussi, aux crues de l’Ouémé à Ahlan dont le débit va tourner autour
de 1000 m3/s en septembre 2010. Au niveau du bassin du Zou, les forts débits maximaux ont
été enregistrés, entre autres, en 1985, 1999 et 2007, avec respectivement 139,6 m3/s, 146,4 m3/s
et 1413/s, en période de hautes eaux.
Les facteurs de vulnérabilité de la production agricole aux évènements climatiques extrêmes
sont aussi liés à la topographie de l’espace du Plateau d’Agonlin.
161
2.1.2- Facteurs topographiques et niveaux de vulnérabilité de l’espace agricole
Les facteurs topographiques participent aussi à la vulnérabilité des espaces agricoles sur le
Plateau d’Agonlin sous l’influence des facteurs climatiques et hydrologiques. La vulnérabilité
des zones de productions agricoles aux inondations va des zones de fort niveau topographique
aux zones de très faible niveau topographique, en passant par les zones de fort niveau, moyen
et faible niveau topographique ou de vulnérabilité, en fonction des altitudes (Tableau IV).
Ce tableau III, montre les zones inondables vulnérables aux productions agricoles dans les
Communes de Covè, Zagnanado et Ouinhi. Les zones de forte vulnérabilité aux inondations
couvrent 67,70 % du territoire du plateau d’Agonlin, soit près de 70 %. Les zones de faible
vulnérabilité aux inondations sont les régions où l’on enregistre des poches de sècheresse. La
figure 2 montre ces différents niveaux topographiques, susceptibles d’être vulnérables aux
inondations ou aux sècheresses.
162
2.2- Vulnérabilité de la production agricole aux évènements climatiques
2.2.1- Vulnérabilité de la production agricole aux inondations
Le premier et le principal facteur de vulnérabilité de la production agricole aux inondations,
ce sont les facteurs naturels, notamment les facteurs climatiques que sont les précipitations et
les crues.
Le premier niveau d’analyse de la fonction de régression linéaire de la vulnérabilité de la
production agricole aux inondations la Vulnérabilité de la Production agricole aux Inondations
(VPI), montre qu’elle est globalement significative au seuil de 2,4 % ; ce qui est supérieur au
seuil critique de 10 %, admis en économie. La VPI dépend alors des hauteurs pluviométriques
moyennes et des débits moyens des crues (Zou), à 56,2 %. Les 43,8 % restants sont expliqués
d’autres facteurs naturels et autres facteurs qui ne sont pas encore pris en compte dans cette
régression linéaire simple. Ce niveau de vulnérabilité de la production agricole aux inondations
est encore plus visible sur le terrain avec l’impact de cet évènement climatique sur les cultures
et des récoltes (Photos 1 et 2).
163
2.2.2- Vulnérabilité de la production agricole aux sècheresses
Les classes d’altitude ne sont pas prises en compte dans l’analyse de la vulnérabilité de la
production agricole aux sècheresses car elles ne sont pas aussi déterminantes comme c’est le
cas au niveau des inondations. Ce sont les déficits pluviométriques qui sont indispensables dans
cette étude de vulnérabilité. Des résultats de l’analyse de régression linéaire, il en ressort que la
fonction de régression linéaire de la vulnérabilité de la production agricole aux sècheresses est
globalement significative au seuil de 0,1 % ; seuil largement inférieur au seuil critique de 10 %
admis en économie. La Vulnérabilité de la Production agricole aux Sècheresses dépend des
déficits précipitations ou des évènements pluviométriques à 68,9 %. Les 32,1 % restants sont
expliqués par d’autres facteurs non pris en compte ici.
La vulnérabilité de la production agricole aux évènements climatiques extrêmes dépend
principalement des facteurs naturels tels que les précipitations, les débits des crues de l’Ouémé
et du Zou et les niveaux topographiques. Elle est expliquée par les fortes précipitations et les
débits à 56,2 %+ pour les inondations et, strictement par les évènements pluviométriques, à
68,9 % pour les sècheresses. En plus des évènements pluvieux et hydrologiques qui expliquent
la vulnérabilité de la production agricole aux inondations, il faut aussi retenir les niveaux
topographiques de l’espace agricole du Plateau d’Agonlin ; ce qui donne un pouvoir explicatif
de 74,7 %.
La vulnérabilité de la production agricole aux évènements climatiques extrêmes est
expliquée par les précipitations, les débits des crues et les niveaux topographiques à 71,8 %.
Les 29,2 % restants sont expliqués principalement par d’autres facteurs tels que les types de
sol, l’organisation de l’espace qui ne prend pas souvent en compte les stratégies d’adaptation,
la capacité de résistance des cultures par rapport aux inondations ou aux sècheresses, le cycle
végétatif des cultures et autres.
2.2.3- Stratégies d’adaptation des évènements climatiques extrêmes
Des stratégies d’adaptation aux évènements climatiques extrêmes que sont les inondations
et les sècheresses, existent en région Agonlin. Mais elles sont loin de combler les attentes des
populations agricoles. L’agriculture, étant essentiellement pluviale et dépendante au gré de
l’évolution des aléas climatiques, les populations agricoles s’en remettent à leurs pratiques
endogènes divinatoires et à leur Dieu. De même, les mesures juridiques et institutionnelles avec
la création de l’ANPC (Agence Nationale pour la Protection Civile), les SAP (Service d’Alerte
Précoce), et la mise en place du Plan de Contingence de Gestion des Catastrophes dans chacune
des communes du Plateau d’Agonlin, ont montré leurs limites.
Il est indispensable de renforcer les stratégies d’adaptation des populations agricoles par un
Plan Stratégique d’Adaptation aux Evènements Climatiques Extrêmes. Il s’agit un plan
Stratégique de communication soutenue sur les stratégies d’adaptation aux évènements
climatiques dans le secteur agricole et qui prend en compte les savoirs endogènes des paysans.
Quant aux institutions, organes ou Plans de lutte contre les inondations ou les sècheresses qui
existent, ils doivent être aussi soutenus dans la prévention précise des risques de sècheresses ou
d’inondations par la dotation de moyens techniques perfectionnées tels que les radars images
satellites ; avec une coordination efficace entre L’ANPC et Météo Bénin.
A ces stratégies, s’ajoutent l’adoption des cultures à cycle court pour lutter contre les
inondations, des cultures de forte résistance aux sècheresses et tout ceci ; soutenu par le
financement des recherches scientifiques dans ce sens.
3- DISCUSSION
164
Agonlin, les niveaux topographiques de l’espace agricole, en sont aussi un facteur de
vulnérabilité. Ces niveaux topographiques permettent d’identifier les zones inondables qui se
situent les zones de basses altitudes et celles qui ne sont inondables se retrouvent dans des
espaces de fortes altitudes, plus soumises aux sècheresses en cas de déficit pluviométriques.
L’identification des zones inondables ou des espaces agricoles susceptibles d’être inondés tient
compte des pentes, des zones d’influence des cours d’eau et aussi des facteurs
géomorphologiques. Pour G. Ouattara et al. (2013, p.4), la vulnérabilité à l’inondation identifie
tous les secteurs où les caractéristiques intrinsèques de l’environnement (caractéristiques
géologiques et géomorphologiques) sont susceptibles de favoriser une inondation.
Cependant, notons que tous les facteurs naturels de vulnérabilité de la production agricole
ne sont pas pris en compte. Il faut aussi citer les vents violents et éventuellement les invasions
acridiennes et autres facteurs dont ceux qui relèvent de l’irrationnel. Concernant les facteurs
humains qui ne pas pris en compte ici, il noter entre autres, le cycle végétatif des cultures et
leur capacité de résistance à l’une ou l’autre des évènements climatiques extrêmes. Cette
vulnérabilité de la production agricole se mesure à travers son importance dans l’économie sur
le Plateau d’Agonlin, en termes de pertes de revenus financiers non seulement pour les
populations agricoles mais aussi pour le budget de chaque commune.
Pour I. D. Lopez et al. (2020, p. 87228), l'agriculture est l'épine dorsale du système économique
d'un pays, étant donné qu'elle fournit de la nourriture et des matières premières, mais aussi des
opportunités d'emploi pour un grand pourcentage de la population. Ainsi, la détermination du
degré de vulnérabilité agricole représente un guide pour la durabilité et l’adaptabilité axée sur
l'évolution des conditions futures.
En ce qui concerne l’étude du niveau de vulnérabilité de la production agricole, proprement
dit, elle prend en compte certains facteurs naturels principalement les précipitations. Le premier
niveau de l’analyse de régression simple s’est basé sur les précipitations les plus importantes
de 1980 à 2019. Le pouvoir explicatif de 56,2 % obtenu n’est pas loin de celui obtenu au cours
des travaux précédents qui tiennent compte des évènements pluviométriques de 2007 et 2010.
Le second niveau d’analyse de régression simple de la vulnérabilité de la production agricole
prend en compte les niveaux topographiques, en plus des précipitations et des débits des crues
de l’Ouémé et du Zou. Ces facteurs expliquent la vulnérabilité de la production agricole à 74,7
%. Ce degré de vulnérabilité confirme à peu près le pourcentage des zones de basses altitudes
susceptibles d’être inondées en région Agonlin qui est de 67,70 % d’une part et, celui du degré
d’exposition des moyens d’existence et modes d’existence (63,33 %). Si 67,70 % de l’espace
du territoire d’Agonlin de faible altitude sont susceptibles d’être inondés au cours des années
exceptionnelles en précipitations, les 30,3 % de zones de fortes altitudes sont très vulnérables
aux sècheresses.
La vulnérabilité de la production agricole aux évènements climatiques extrêmes est
expliquée par les précipitations, les débits des crues et les niveaux topographiques à 71,8 %.
Par ailleurs, notons que cette étude du niveau de vulnérabilité de la production agricole aux
évènements climatiques extrêmes n’a pas pris en compte le facteur thermique notamment par
rapport au phénomène de sècheresse. Dans le cadre de son étude sur la vulnérabilité des
productions agricoles dans l’Ouest de la Centrafrique, B. Doukpolo (2014, p. 228), montre
qu’en période de sècheresse, « la hausse des températures entraînera l’augmentation du stress
hydrique, puis en combinaison avec la réduction de la durée de la saison de croissance
culturale, induira la baisse de rendements » agricoles.
CONCLUSION
165
niveaux topographiques à travers les classes d’altitude. Il faut noter un fort degré de
vulnérabilité de la production agricole à plus de 70 % ; les près de 30 % restants étant expliqués
par les facteurs humains et techniques à travers les stratégies d’adaptation en place qui ne sont
pas pris en compte dans cette étude, la capacité de résistance des cultures et leur cycle végétatif.
La prise en compte des autres facteurs naturels et des facteurs humains de vulnérabilité de la
production agricole aux évènements climatiques extrêmes dans les prochains travaux va
permettre de mieux voir et de réduire la vulnérabilité de la production agricole, aux évènements
climatiques extrêmes futurs à travers des stratégies d’adaptation appropriées. Il ressort de cette
étude que l’impact de la vulnérabilité de la production agricole, va bien au-delà du cadre
agricole, voire économique.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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au changement climatique et sécurité alimentaire dans la Commune de Tchaourou (Bénin), XXXIIème
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territoire au changement climatique, Recueil de littérature internationale, 63 p, consulté le 10 octobre
2021, www.ademe.fr.
BIGNOUMBA BACKOUYANGA Diane Marina (2013) : Les enjeux de la gestion du risque
environnemental dans la zone de N’toum au Gabon : Cas de l’entreprise CIMGABON, Thèse de
Doctorat en Sociologie, Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO), 311 p.
DIMON Rodrigue (2008) : Adaptation aux changements climatiques : perceptions, savoirs locaux et
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risques climatiques, 38 p, consulté le 20/09/2021,
http://badc.nerc.ac.uk/view/badc.nerc.ac.ukATOMdataent1256223773328276.
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GBAGUIDI Sèna Joël Ruben (2015) : Vulnérabilité agricole et stratégies de prévention des inondations
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LÓPEZ Ivan Dario, FIGUEROA Apolinar, and CORRALES Juan Carlos (2020) : Multi-Dimensional
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LUTOFF Céline., NICAYA Wiley (1998) : Diagnostic de la vulnérabilité d’une ville. Méthodologie
d’analyse de la vulnérabilité sociale et fonctionnelle du système urbain, Marseille, France, Rapport,
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OUATTARA Gbele, KOFFI Gnammytchet Barthélémy, YAO Bertin Daouda (2013): The remote
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TOSSA Jules, FANGNON Bernard, BABADJIDE Charles & OGOUWALE Euloge (2016) :
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YABI. Ibouraïma (2019) : Changements climatiques et inondations dans la commune de Ouinhi au
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géographique et Société Marocaine, 27, 187-208,
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YABI Ibouraïma, AFOUDA Fulgence et BOKO Michel (2010): Recherche sur les années
pluviométriques extrêmes dans le centre du Bénin (Afrique de l’Ouest), Climat et Développement,
LACEEDE, 10, 77-82.
167
INSTRUCTIONS AUX AUTEURS
Le développement des territoires ruraux est une préoccupation prise en compte par de nombreux
organismes internationaux que nationaux à travers les projets et programmes de développement.
En Afrique, le défi du développement est indissociable du devenir des espaces ruraux. Les territoires
ruraux sont caractérisés par d’importantes activités rurales qui influencent sur la dynamique du monde
rural et la restructuration des espaces ruraux.
En effet, de profondes mutations s’observent de plus en plus au sein du monde rural à travers les activités
agricoles et extra agricoles. Des innovations s’insèrent dans les habitudes traditionnelles des ruraux.
Cela affecte sans doute le système de production des biens et services et les relations entre les villes et
campagnes.
Ainsi, dans ce contexte de mutation sociétale, de nouvelles formes d’organisation spatiale s’opèrent.
Ces nouvelles formes dénotent en partie par les différents modes de faire-valoir. Aussi, plusieurs
composantes environnementales sont-elles impactées et nécessitent donc une attention particulière qui
interpelle aussi bien les dirigeants politiques, les organismes non étatiques et les populations locales
pour une gestion durables des espaces ruraux.
Par ailleurs, le contexte de la décentralisation, le développement à la base implique toutes les couches
sociales afin d’amorcer réellement le développement. Ainsi, la femme rurale, à travers le rôle qu’elle
joue dans le système de production de biens et services, mérite une attention particulière sur le plan
formation, information et place dans la société en pleine mutation.
Enfin, en analysant le contexte socioculturel et l’évolution de la croissance démographique que
connaissent les campagnes, les questions d’assainissement en milieu rural doivent de plus en plus faire
l’objet des préoccupations majeures à tous les niveaux de prises de décision afin de garantir à tous un
cadre de vie sain et réduire l’extrême pauvreté en milieu rural.
Le premier numéro du Journal de Géographie Rurale Appliquée et Développement (J_GRAD) du
Laboratoire de Géographie Rurale et d’Expertise Agricole (LaGREA) s’inscrit dans la logique de
parcourir de façon profonde tous les aspects liés au monde rural. A ce titre, les axes thématiques
prioritaires ci-après seront explorés.
Axe 1 : Dynamique des espaces ruraux et Aménagement de l’espace rural
Mutations spatiales et dynamique des espaces ruraux ;
Gestion du foncier rural et environnementale ;
Climat, aménagements hydroagricoles ;
SIG et gestion des territoires ruraux ;
Gouvernance et planification des espaces ruraux.
Axe 2 : Economie rurale
Activités agricoles et sécurité alimentaire ;
Ecotourisme ;
Artisanat rural ;
Territoires, mobilité et cultures.
237
Politique éditoriale
Le Journal de Géographie Rurale Appliquée et Développement (J_GRAD) publie des contributions
originales en français ou en anglais dans tous les domaines de la science sociale.
Les contributions publiées par le journal représentent l'opinion des auteurs et non celle du comité de
rédaction. Tous les auteurs sont considérés comme responsables de la totalité du contenu de leurs
contributions.
Le Journal de Géographie Rurale Appliquée et Développement (J_GRAD) est semestrielle. Il apparaît
deux fois par an, tous les six mois (juin et décembre).
Soumission et forme des manuscrits
Le manuscrit à soumettre au journal doit être original et n'ayant jamais été fait objet de publication au
paravent. Le manuscrit doit comporter les adresses postales et électroniques et le numéro de téléphone
de l'auteur à qui doivent être adressées les correspondances. Ce manuscrit soumis au journal doit
impérativement respecter les exigences du journal.
La période de soumission des manuscrits est de : 01 au 31 août 2020.
Retour d’évaluation : 30 septembre 2020.
Date de publication : 15 décembre 2020.
Les manuscrits sont envoyés sur le mail du journal de Géographie Rurale Appliquée et Développement
(J_GRAD) à l’adresse: [email protected] copie à Monsieur Moussa GIBIGAYE
<[email protected]>.
Langue de publication
J_GRAD publie des articles en français ou en anglais. Toutefois, le titre, le résumé et les mots clés
doivent être donnés dans deux langues (anglais et français).
Page de titre
La première page doit comporter le titre de l'article, les noms des auteurs, leur institution d'affiliation et
leur adresse complète. Elle devra comporter également un titre courant ne dépassant pas une soixantaine
de caractères ainsi que l'adresse postale de l'auteur, à qui les correspondances doivent être adressées.
Le titre de l’article est en corps 14, majuscule et centré avec un espace de 12 pts après le titre
(format > paragraphe > espace après : 12 pts).
Les noms et prénoms des auteurs doivent apparaître en corps 12, majuscule et centré et en
italique.
Les coordonnées des auteurs (appartenance, adresse professionnelle et électronique) sont en
corps 10 italique et alignés à gauche.
Résumé
Le résumé comporte de 250 à 300 mots et est présenté en Français et en Anglais. Il ne contient ni
référence, ni tableau, ni figure et doit être lisible. Il doit obligatoirement être structuré en cinq parties
ayant respectivement pour titres : « Description du sujet », « Objectifs », « Méthode », « Résultats » et
« Conclusions ». Le résumé est accompagné d’au plus 05 mots-clés. Le résumé et les mots-clés sont
composés en corps 9, en italique, en minuscule et justifiés.
Introduction
L'introduction doit fournir suffisamment d'informations de base, situant le contexte dans lequel l'étude
a été réalisée. Elle doit permettre au lecteur de juger de l'étude et d'évaluer les résultats acquis.
Corps du sujet
Le corps du texte est structuré suivant le modèle IMReD. Chacune des parties joue un rôle précis. Elles
représentent les étapes de la présentation.
Introduction
L'introduction doit indiquer le sujet et se référer à la littérature publiée. Elle doit présenter une question
de recherche.
L'objectif de cette partie est de mettre en avant l'intérêt du travail qui est décrit dans l'article et de justifier
le choix de la question de recherche et de la démarche scientifique.
238
Matériel et méthodes
Cette partie doit comprendre deux volets : présentation succincte du cadre de recherche et l’approche
méthodologique adoptée.
2.3.5.3 Résultats
Les résultats sont présentés sous forme de figures, de tableaux et/ou de descriptions. Il n'y a pas
d'interprétation des résultats dans cette partie. Il faut particulièrement veiller à ce qu'il n'y ait pas de
redondance inutile entre le texte et les illustrations (tableaux ou figures) ou entre les illustrations elles-
mêmes.
2.2.5.4 Discussion
La discussion met en rapport les résultats obtenus à ceux d’autres travaux de recherche. Dans cette
partie, on peut rappeler l'originalité et l'intérêt de la recherche. A cet effet, il faut mettre en avant les
conséquences pratiques qu'implique cette recherche. Il ne faut pas reprendre des éléments qui auraient
leur place dans l'introduction.
Conclusion
Cette partie résume les principaux résultats et précise les questions qui attendent encore des réponses.
Les différentes parties du corps du sujet doivent apparaître dans un ordre logique.
L’ensemble du texte est en corps 12, minuscule, interligne simple, sans césure dans le texte, avec un
alinéa de première ligne de 5 mm et justifié (Format > paragraphe > retrait > 1ère ligne > positif > 0,5
cm). Un espace de 6 pts est défini après chaque paragraphe (format > paragraphe > espace après : 6 pts).
Les marges (haut, bas, gauche et droite) sont de 2,5 cm.
Les titres (des parties) sont alignés à gauche, sans alinéa et en numérotation décimale
La hiérarchie et le format des titres seront les suivants :
Titre de premier ordre : (1) MAJUSCULE GRAS justifié à gauche
Titre de 2ème ordre : (1-1) Minuscule gras justifié à gauche
Titre de 3ème ordre : (1-1-1) Minuscule gras italique justifié à gauche
Titre de 4ème ordre: (1-1-1-1) Minuscule maigre ou puces.
Rédaction du texte
La rédaction doit être faite dans un style simple et concis, avec des phrases courtes, en évitant les
répétitions.
Remerciements
Les remerciements au personnel d'assistance ou à des supports financiers devront être adressés en terme
concis.
Références
Les passages cités sont présentés en romain et entre guillemets. Lorsque la phrase citant et la citation
dépassent trois lignes, il faut aller à la ligne, pour présenter la citation (interligne 1) en romain, en
diminuant la taille de police d’un point. Les références de citation sont intégrées au texte citant, selon
les cas, des façons suivantes :
(Initiale(s) du Prénom ou des Prénoms de l’Auteur, année de publication, pages citées);
Exemples :
1- Selon C. Mathieu (1987, p. 139) aucune amélioration agricole ne peut être réalisée sans le plein accord
des communautés locales et sans une base scientifique bien éprouvée ;
2- L’autre importance des activités non agricoles, c’est qu’elles permettent de sortir les paysans du cycle
de dépendance dans laquelle enferment les aléas de la pluviométrie (M. Gueye, 2010, p. 21) ;
3-K. F. Yao et al., (2018, p.127), estime que le conflit foncier intervient également dans les cas
d’imprécision ou de violation des limites de la parcelle à mettre en valeur. Cette violation des limites de
parcelles concédées engendre des empiètements et des installations d’autres migrants parfois à l’issu
du donateur.
Les sources historiques, les références d’informations orales et les notes explicatives sont numérotées
en série continue et présentées en bas de page. Les divers éléments d’une référence bibliographique sont
présentés comme suit :
239
Nom et Prénom (s) de l’auteur, Année de publication, Zone titre, Lieu de publication, Zone
Éditeur, les pages (pp.) des articles pour une revue.
Dans la zone titre, le titre d’un article est présenté en romain et entre guillemets, celui d’un ouvrage,
d’un mémoire ou d’une thèse, d’un rapport, d’une revue ou d’un journal est présenté en italique. Dans
la zone Éditeur, on indique la Maison d’édition (pour un ouvrage), le Nom et le numéro/volume de la
revue (pour un article). Au cas où un ouvrage est une traduction et/ou une réédition, il faut préciser après
le titre le nom du traducteur et/ou l’édition (ex : 2ndeéd.). Les références bibliographiques sont
présentées par ordre alphabétique des noms d’auteur.
Références bibliographiques Article
dans revue
GIBIGAYE Moussa, HOUINSOU Auguste, SABI YO BONI Azizou, HOUNSOUNOU Julio, ISSIFOU
Abdoulaye et DOSSOU GUEDEGBE Odile, 2017, Lotissement et mutations de l’espace dans la
commune de Kouandé. Revue Scientifiques Les Cahiers du CBRST, 12, 237-253
Ouvrages, rapport
IGUE Ogunsola John, 2019, les activités du secteur informel au Bénin : des rentes d’opportunité à la
compétitivité nationale, Paris, France, Karthala, 252 p.
Articles en ligne
BOUQUET Christian et KASSI-DJODJO Irène, 2014, « Déguerpir » pour reconquérir l’espace public
à Abidjan. In : L’Espace Politique, mis en ligne 17 mars 2014, consultée le 04 août 2017. URL :
http://espacepolitique.revues.org/2963
Chapitre d’ouvrage
OFOUEME-BERTON Yolande, 1993, Identification des comportements alimentaires des ménages
congolais de Brazzaville : stratégies autour des plats, in Muchnik, José. (coord.). Alimentation,
techniques et innovations dans les régions tropicales, 1993, Paris, L’harmattan, 167-174.
Thèse ou mémoire :
FANGNON Bernard, 2012, Qualité des sols, systèmes de production agricole et impacts
environnementaux et socioéconomiques dans le Département du Couffo au sud–ouest du Bénin. Thèse
de Doctorat en Géographie, EDP/FLASH/UAC, p.308
Frais d’inscription
Les frais de soumission sont fixés à 40.000 FCFA (quarante mille Francs CFA).
Conformément à la recommandation du comité scientifique du Journal de Géographie Rurale Appliquée
et Développement (J_GRAD), les soumissionnaires sont priés de bien vouloir s’acquitter de leur frais
de publication dès la première soumission sur la plateforme de gestion des publications du Journal. Les
articles ne seront envoyés aux évaluateurs qu’après paiement par les auteurs des frais d’instruction et
de publication qui s’élèvent à quarante mille francs (40.000 F CFA) par envoi Western Union, RIA,
MONEYGRAM ou par mobile money(Préciser les noms et prénoms) à Monsieur SABI YO BONI
Azizou au numéro+229 97 53 40 77 (WhatsApp). Le reçu doit être scanné et envoyé à l’adresse suivante
<[email protected]>avec copie à Monsieur Moussa GIBIGAYE
<[email protected]>.
Contacts
Pour tous autres renseignements, contacter l’une des personnes ci-après,
Monsieur Moussa GIBIGAYE +229 95 32 19 53
Monsieur FANGNON Bernard +229 97 09 93 59
Monsieur SABI YO BONI Azizou +229 97 53 40 77
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