Département des sciences économiques et gestion
Master Management Audit et Contrôle des Organisations
Module : « audit interne »
Sous le thème :
La mission d’audit interne :
Phase de conclusion
Réalisé par : Encadré par :
(groupe7) CHAIBI Pr. JELLOULI TARIK
KHAOULA
EL BOUZAYDI HAMZA
Année universitaire :
2024-2025
Sommaire
Introduction générale…………………………………………………………………..1
1) L’ossature du rapport……………………………..………………………………...1
2) Le compte rendu final au site………………………………………………………3
A- Concept et démarche …………….……………………………………...................3
B-Les fondamentaux de la communication orale pour les
auditeurs………………………………..……………………………………................4
3) Le rapport d’audit et sa validation…………………………………………………..5
A- Le projet du rapport d’audit……………………………………………………….5
B- La réunion de clôture……………………………………………………………...6
4) Le rapport définitif ………………………………………….……………………..10
A- Les quatre principes du rapport d’audit inter…………………………………. …10
B- Le contenu d’un rapport d’audit …………………….……………………………...11
C- Les recommandations …………………………………………………………….13
Conclusion générale…………………………………………………............................14
Bibliographie………………………………………...
……………………………...15
- Introduction générale :
Après avoir effectué son travail sur le terrain, l'auditeur interne passe à la dernière étape de sa mission,
à savoir celle de la conclusion, où il va formuler les recommandations nécessaires, élaborer le rapport
d'audit et l'envoyer à la DG et aux responsables concernés, élaborer un plan d'action pour le suivi de la
mise en œuvre des recommandations et enfin s'assurer de la mise en place des recommandations
retenues .
I- L’ossature du rapport
L’ossature du rapport est l’enchaînement des messages que l’audit interne veut délivrer dans le rapport
concluant la mission, elle est élaborée à partir des problèmes figurant sur les FRAP.
C’est un petit travail : au cours d’une réunion de synthèse interne à l’équipe des auditeurs, on reprend
les énoncés de problèmes figurant en haut de chaque FRAP, on les classe dans un ordre qui semble
intéressant et on rajoute les titres de regroupements sous lesquels ils apparaîtront dans le rapport.
En effet, une logique de questionnement : celle du rapport d’orientation et du programme de
vérifications, certaines questions ont donné des réponses sans grand intérêt, d’autres des réponses très
riches. Il faut maintenant pivoter vers une logique de présentation, de points à faire passer.
Attention : réordonner les points aboutit parfois à fusionner deux FRAP pour faire de deux points
secondaires un point important : c’est une autre raison pour ne pas faire signer les FRAP quand on les
valide il faut pouvoir évoluer.
C’est un travail nécessaire : il faut se forcer à prendre du recul et organiser la réflexion et le discours
de l’équipe d’audit avant de rendre compte des travaux et conclusions aux principaux responsables
audités, au demandeur et à la direction. Ceci se fait en concertation avec le responsable de l’audit
interne et le superviseur.
Attention : le produit de ce petit travail, l’ossature du rapport, est explosif. C’est, et ce n’est qu’une
liste de problèmes formulés de manière percutante, qui tient en général sur une page. C’est une page
centrée sur les seules faiblesses. cela ne doit pas sortir du service d’audit interne , sauf sous la forme
d’un transparent que l’on projette et autour duquel on parle , en nuançant les critiques , en les replaçant
dans leur contexte , et en citant les points positifs .
EXEMPLES :
– Organisation du service comptable
- le personnel comptable insuffisant en nombre ne peut garantir une comptabilité et une gestion
informatique performante.
1
La comptabilité analytique telle qu’elle existe actuellement ne permet pas d’effectuer un suivi précis
de la rentabilité d’une affaire.
- Système informatique
- le progiciel de comptabilité trop ouvert ne respecte pas les règles de la comptabilité tenue sur
ordinateur et manque de fiabilité ;
- Toutes les fonctionnalités du système informatique n’étant pas utilisées, certains travaux sont réalisés
de façon extra comptable ce qui accroît les délais et les risques d’erreurs ;
- L’absence de procédure ne permet pas de s’assurer de la sauvegarde correcte de l’ensemble des
enregistrements comptables ;
- Le système informatique de la société est sous utilisé.
-Procédures et contrôles
- La tenue des stocks de métal en quantité et en valeur manque de précision ;
- Le stock métal est sous-évalué car les chutes de métal sont valorisées au prix du premier choix ;
- des articles non consommes devant figurer en compte de stock sont directement imputés en frais
généraux ;
-La procédure de sortie de stock de matières consommables ne permet pas de s’assurer que toute sortie
est bien comptabilisée.
- Ventes :
- Aucune procédure ne permet de s’assurer que toute sortie d’usine est facturée ;
- En l’absence de procédure formalisée des avoirs peuvent être émis sans justificatifs.
- Travaux comptables
- L’absence de rapprochement entre les heures payées et les heures pointées ne permet pas de s’assurer
que la société ne paye que les heures dues aux salariés ;
- Certains travaux comptables ne sont pas fait régulièrement, ce qui allonge les délais de sortie des
résultats et affaiblit le contrôle interne ;
- Les immobilisations ne sont pas suffisamment distinguées dans la procédure achats.
2
En somme, l’ossature du rapport peut donc servir de support de présentation, mais pas de table des
matières du rapport : elle risquerait d’être copiée et de circuler. Elle sert de guide de montage du corps
du rapport, et de guide de rédaction de son résumé.
II- Le compte rendu final au site
Lorsqu'à l'issue de l'application du processus d'évaluation et de remontée de l'information, des
observations qualifiées de non significatives apparaissent, l'audit interne peut choisir de communiquer
ces observations de manière informelle, au management du domaine audité, via une note de service,
un courriel, une réunion en face à face ou une conférence téléphonique. Peu importe la forme ou le
support retenu, les communications informelles portant sur des missions d'assurance, dont les
observations sont non significatives, sont tout de même considérées comme des communications
finales et contribuent à ce que l'audit interne remplisse ses obligations de reporting conformément aux
Normes. Les communications informelles finales sont exclusivement destinées au management du
domaine audité. La communication informelle est considérée comme appropriée si et seulement si,
pendant le processus d'évaluation des observations et de remontée de l'information, toutes les
observations ont été jugées non significatives, ne compromettant aucun contrôle clé. La
communication informelle couvre les observations non significatives liées aux contrôles secondaires
susceptibles d'être compromis et, là encore, elle sera uniquement diffusée au management du domaine
qui a fait l'objet de la mission.
Même lorsqu'une communication informelle est indiquée, ceci afin de s'acquitter pleinement des
obligations énoncées dans les Normes concernant la communication des résultats d'une mission
d'assurance, il reste nécessaire de faire savoir à la direction générale, au comité d'audit et à l'auditeur
externe qu'aucune observation ne porte sur des contrôles clés.
Concept et démarche
Le compte rendu final au site est la présentation orale par le chef de mission au principal responsable
de l’entité auditée, des observations les plus importantes ; il est effectué à la fin du travail sur le
terrain.
Avant de quitter le terrain, l’équipe d’audit doit répondre au souhait légitime, exprimé ou non, du
principal responsable de l’entité auditée, d’être informé rapidement et le premier.
Ne pas le faire ou refuser de le faire sous prétexte que l’on veut encore réfléchir et/ou prendre du
recul, serait un aveu d’incompétence. Le faire sans avoir pris ce recul serait de l’imprudence.
La première utilisation de l’ossature du rapport est de « débriefer » le principal responsable de
l’entité auditée avant de quitter le site pour élaborer le rapport.
3
C’est le dernier moment informel du travail d’ensemble ou collaboration (colabor), ensuite ce sera
formel.
Les tactiques utilisées par les auditeurs pour réussir cette présentation sont :
- Préparation d’une synthèse avant les dernières vérifications ;
- Avoir un compte rendu provisoire = observations provisoires, pas conclusions/problèmes ;
- Toute l’équipe est censée de donner des explications, et tous les audités doivent y’avoir un
sens de compréhension et d’engagement ;
- En profiter de cette opportunité pour tester l’acceptabilité et l’engagement des audités avant la
sortie du rapport.
En utilisant ces tactiques qui facilitent plus ou moins la tâche, les auditeurs en contrepartie risquent
de faire naître des questions et des contestations au cours de cet entretien de la part des audités, qui à
leur tour entrainent des travaux complémentaires. D’où il est risqué de programmer cet entretien juste
avant le retour au siège pour élaborer le projet de rapport.
Les fondamentaux de la communication orale pour les auditeurs
Puisque le compte rendu final au site est un entretien oral, il est indispensable de toucher sur le
fondamentaux de la communication orale qui doit être maitrisée par l’auditeur, afin de convaincre
l’audité de la qualité de son travail, et de la manière dont il le fait. Donc nous partons ici du principe
que la qualité de la communication à une incidence importante sur le résultat.
Une bonne communication est le fruit de la combinaison de trois outils de base :
Ainsi, la communication verbale désigne les mots que nous utilisons. Certains termes ou expressions
nuisent au dialogue et peuvent entraîner chez l’interlocuteur une méfiance, appréhension, agressivité
ou lassitude… Ce sont là des réactions contraires à l’action. Il est donc nécessaire de penser et de peser
les mots avant de les utiliser.
La communication para verbale, elle, passe par la voix, qui constitue un instrument de
communication dont il faut savoir jouer, notamment en réunion.
On distingue en général les caractéristiques suivantes dans la voix (qui peuvent toutes être travaillées) :
• la diction ou la façon de dire, qui comprend l’articulation et la prononciation ;
• la modulation ou la façon d’alterner les parties parlées de la phrase et les silences ;
• le débit ou la vitesse d’émission des mots (un débit trop important nuit à la compréhension,
mais un débit trop lent entraîne une perte d’intérêt) ;
4
• le volume ou amplitude du son : il est plus ou moins fort suivant la quantité d’air utilisée par
les poumons (un volume trop faible nuit à la compréhension, un volume trop fort est agressif).
Enfin, considérons la communication non verbale. En effet, la communication ne passe pas que par
la parole et par la voix, mais aussi par d’autres moyens comme les expressions corporelles et les
attitudes. Ainsi, les principaux éléments de communication non verbale sont : les yeux, le visage, les
mains, les silences et l’espace.
Les chiffres suivants peuvent surprendre, mais ils sont unanimement admis : nous communiquons à
environ 55 % par le mode non verbal, à 38 % de façon par averbale et à 7 % verbalement. Cela peut se
comprendre, puisque dans toute situation de présence nous sommes d’abord vus, puis entendus et enfin
écoutés.
III- le rapport d’audit et sa validation
Le rapport d’audit interne se communique aux principaux responsables concernés pour action, et à la
direction pour information, les conclusions de l’audit concernant la capacité de l’organisation auditée à
accomplir sa mission, en mettant l’accent sur les dysfonctionnements pour que soient développées des
actions de progrès. En effet, il constitue le point culminant de la mission mais non sa fin.
1-Le projet du rapport d’audit
D’abord, dès que la FRAP a été jugée présentable, l'auditeur va la présenter au responsable concerné et
à lui seul. Procéder ainsi c'est reconnaître son autorité et sa compétence. Plus tard on la diffusera à sa
hiérarchie, c'est reconnaître l'autorité et la compétence de la hiérarchie, sous forme du rapport, mais
plus tard, à la fin de la mission. Pour l'instant on avertit le responsable en premier, dès qu'on peut, et
lui seul.
A la fin de chaque mission ou au début de la phase de conclusion, l’auditeur rédige un document pour
permettre la validation générale, ce projet formalise les constats et les recommandations.
« Le projet du rapport constitue une relevé des lacunes , des faiblesses et des dysfonctionnements
constatés au cours de la mission, évalués et hiérarchisés en fonction du degré de gravité des
conséquences qu’ils induisent. » 1
Ainsi, ce niveau de gravité est mesuré à partir d’éléments factuels chiffrés, recueillis lors des tests
réalisés au cours des investigations, à défaut, la gravité peut être estimée en fonction des enjeux sur
lesquels portent les faiblesses et qui ont été identifiés et quantifiés pendant la phase d’étude. Pour les
responsables, ce projet est l’occasion de remettre en cause les méthodes de gestion de leurs domaines
d’activité.
Ensuite, il reprend la forme des fiches rédigées à la fin de la phase de vérification et comporte à la
suite de l’exposition du problème un certain nombre de recommandations à l’attention des
1
Mémento d’audit interne
5
responsables capables de les prendre en charge, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entité ou
de la fonction auditée. Les recommandations ont une importance proportionnelle selon le degré de
gravité des conséquences des dysfonctionnements constatés ou à la signification des enjeux ce qui
permet bien sûr de les classer en recommandations majeures c’est à dire les recommandations qui font
l’objet d’un suivi particulier par la direction de l’audit.
Le projet de rapport est diffusé aux responsables concernés par le champ de l’audit, dans les meilleurs
délais leur permettant d’en prendre connaissance avant la réunion de la validation.
Il est nommé ainsi pour plusieurs raisons :
Première raison :
Même si chaque FRAP a fait l’objet d’une validation spécifique, les observations ne peuvent pas être
considérées comme définitives car elles n’ont pas encore fait l’objet de la validation générale.
Deuxième raison :
Ce document est considéré incomplet car il ne contient pas les réponses aux recommandations des
auditeurs. Donc, il peut se présenter sous deux aspects :
- Ou bien, il est constitué par le rassemblement de l’ensemble des FRAP qu’on a pris soin de classer de
façon logique et par ordre d’importance ;
-Ou bien, le projet se présente déjà en une forme relativement élaborée.
Troisième raison
Il ne comporte pas encore le plan d’action ainsi il ne comporte pas du temps ou de personnes chargées
de l’exécution des recommandations acceptées.
Deux cas peuvent se présenter :
- Un plan d’action joint avec le rapport : il doit être élaboré durant la réunion de clôture.
- La réunion de clôture qui doit comporter uniquement l’élaboration du rapport avec une période
de réflexion accordée pour l’élaboration du plan d’action et enfin une réunion pour formaliser
le plan d’action.
Alors, L'auditeur présente les points essentiels qui seront évoqués et illustrera ceux-ci par des constats
précis.
L'auditeur commencera si nécessaire par une brève explication des processus en place. Ensuite, il
abordera les points forts ou satisfaisants qui n'ont pas fait l'objet de FRAP et finira par les
dysfonctionnements en fonction de leur importance.
2-La réunion à la clôture
6
Une réunion à la validation est tenue entre audités et auditeurs, et si nécessaire en présence du
commanditaire. Cette réunion présente plusieurs objectifs :
Présenter et valider les constats ;
Expliquer les recommandations ;
Fixer les modalités pratiques relatives au plan d'action et au suivi de la mission.
Elle réunit exactement les mêmes participants que la réunion d’ouverture, lesquels après
s’être entendu dire ce que les auditeurs internes avaient l’intention de faire, vont
s’entendre commenter ce qu’ils ont fait. Autour de l’équipe de mission d’audit, on va
donc retrouver l’audité, ses collaborateurs, sa hiérarchie (éventuellement).
Il est prévu en introduction à cette réunion de rappeler les objectifs couverts par l’audit,
les personnes rencontrées et sites audités puis identifier, pour information, les points
jugés sous- contrôle relevés à l’issue de l’analyse des risques ou à l’issue des travaux de
vérification alors ces points seront soulignés dans la note de synthèse présente au sein
du rapport définitif.
Personnes présentes
-le choix des participants de l'entité auditée : logiquement, on retrouvera lors de la réunion de clôture
les personnes ayant participé à la réunion de début de mission.
- la représentation du Service d'audit : la présence ou non du responsable de l'Audit, son rôle dans la
réunion peuvent jouer lors de la présentation afin de marquer l'entité auditée sur l'importance de
l'Audit.
Déroulement de la réunion de clôture et de validation
L'ordre du jour de cette réunion est l'examen du projet de rapport qui a été remis à chaque participant,
au moins cinq (5) jours ouvrables avant la réunion.
Présentation du projet par les auditeurs
L'auditeur présente les points essentiels qui seront évoqués et illustrera ceux-ci par des constats précis.
L'auditeur commencera si nécessaire par une brève explication des processus en place. Ensuite, il
abordera les points forts ou satisfaisants qui n'ont pas fait l'objet de FRAP et finira par les
dysfonctionnements en fonction de leur importance.
Observations des audités
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Dans le souci d'une participation des audités au processus d'audit, un droit de réponse de ceux-ci sur le
projet de rapport est rendu possible. Celui-ci peut être informel et oral lors de la réunion de clôture. Il
peut également être écrit et formel.
Lors de la réunion, deux types de contestations peuvent se présenter à l'auditeur :
Contestations relatives aux constats : deux situations possibles: soit l'auditeur fournit un élément de
preuve et la contestation s'éteint, soit il n'est pas en mesure de fournir cet élément et il est préférable
d'abandonner le point litigieux.
Contestations relatives aux recommandations : comme il s'agit d'un Projet, l'audité peut
éventuellement suggérer autre chose. L'audité reste le spécialiste du sujet audité. Sa proposition peut
englober des aspects oubliés ou non vus par l'auditeur. Dans ce cas, l'auditeur peut modifier voire
annuler le contenu de son texte sur un point si l'audité arrive à le convaincre. Cela ne doit pas
l'empêcher de maintenir son texte s'il n'est pas convaincu. N'oublions pas que l'audité a toujours le
droit de refuser une recommandation lors de sa réponse écrite. En effet, l'audité pourra encore réagir
aux recommandations lors de ses commentaires écrits et/ou lors de l'élaboration de son plan d'action.
Modalités relatives au plan d'action et au suivi
Les auditeurs préciseront, lors de cette réunion, la date de remise des commentaires écrits (si
nécessaire) sur les constats et les recommandations et les modalités relatives au plan d'action (date de
remise, insertion ou non dans le rapport, nom du responsable).
La réunion de validation doit faire l'objet d'un compte rendu intégrant toutes les remarques sur les
constats et les recommandations. Ce compte rendu est envoyé pour approbation à l'audité.
Principes
Le principe du Livre ouvert
Il est fondamental et découle directement du principe de transparence développé plus
haut. C’est l’affirmation que rien ne saurait être écrit dans le rapport d’audit interne qui
n’ait été au préalable présenté et commenté aux audités. Ainsi, tous les documents, tous
les éléments de preuve qui ont permis les observations contenues dans le projet de
rapport doivent être mis sur la table c'est-à-dire ils ne doivent pas être secrets.
Le principe de la « file d’attente »
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Le premier servi en matière d’information, c’est et ce doit être l’audité, après le responsable direct,
avec lequel les informations sont validées. C’est la raison pour laquelle le projet de rapport et son
contenu ne sont ni diffusés ni divulgués tant que la réunion de clôture (et de validation)
n’est pas achevé.
Le principe du « ranking » (classement)
Les recommandations des auditeurs figurant dans le projet de rapport sont présentées en fonction de
leur importance. On effectue donc un classement des constats énoncés dans les FRAP à
partir de l’analyse
des conséquences. Deux cas possibles :
Les conséquences réelles ou potentielles sont secondaires, on se garde bien
d’insister longuement sur ces questions ;
Les conséquences sont importantes, les auditeurs ouvrent largement le débat.
Le principe de « l’action immédiate »
C’est le corollaire pratique de l’information totale et complète donnée à l’audité. Ainsi, dans les
audits importants, et en cas de réunions de validation intermédiaires, l’action peut, s’il y
a urgence, être entreprise sans attente. La collaboration auditeurs/audités est essentielle: elle
s'exerce pour le plus grand bénéfice de l'entreprise.
La connaissance commune
Les auditeurs et les audités s'assurent que chaque participant a conscience du fait que les
autres participants sont informés de tous les dysfonctionnements signalés lors de la mission
d'audit. Cela permettra à l'auditeur de se démarquer d'une attitude de simple contrôleur et de pouvoir
jouer son rôle de conseil.
Alors, la réunion de la validation vaut accord pour le rapport définitif. Ainsi, la position de audités est
enregistrée .et au terme de cette réunion, il n’y a plus lieu de commenter mais d’agir .
Synthèse de la réunion de clôture :
Pourquoi ? Obtenir l’accord des audités sur les non-conformités
Qui ? Auditeur + Les personnes concernées
Quoi ?
9
Remerciements
Rappels : objectifs, sujet, référentiel, échantillonnage.
Conclusion : degré de conformité du système au référentiel, aptitude du système à atteindre les
objectifs
Points forts : observations positives, hors référentiel
Points à améliorer : non conformités et remarques
Suites : le délai de diffusion du rapport pour validation par les audités
Tous ca bien sûr pour s’approprier la démarche et s’engager dans le projet
IV-Le rapport définitif :
A la suite de la réunion de clôture, les auditeurs procèdent à l’élaboration du rapport définitif. Ce
rapport d'audit final ne peut être rédigé que lorsque les audités ont remis leurs commentaires écrits, si
prévus lors de la réunion de validation.
Toute mission d'audit s'achève par la rédaction d'un rapport. Ce rapport doit être objectif, clair, concis,
utile et le plus convaincant possible. Il doit être revu par au moins une personne du service d'audit qui
n'a pas participé à sa rédaction.
Le rapport d’audit obéit à un certain nombre de principes, il respecte une certaine forme et son contenu
obéit à des normes.
1- Les 4 principes du rapport d’audit interne
Pas d’audit interne sans rapport d’audit interne
Larry SAWYER, le père de l’audit interne disait : « on n’a jamais rien fait tant que l’on a pas
vendu quelque chose »2. Cette conception correspond au premier des principes du rapport
d’audit interne.
Le rapport est indispensable et plus important que les observations (la norme 2440), et toute
intervention de l’auditeur interne doit être écrite et signée c’est ce qui rend le rapport clair et
objectif.
Document final ou bien acte de la mission :
Cet acte ou bien ce document est le dernier de la mission d’audit, la mission de l’audit
interne ne se termine qu’avec la mise en œuvre des recommandations « normes 2500 ». Ces
normes affirment que l’auditeur interne a encore un rôle à jouer après la publication du
rapport et que sa mission se prolonge et que l’audité a aussi un rôle à jouer.
Mais quoi qu'il en soit, le document final est le rapport d'audit interne.
Présentation préalable aux audités
2
Théorie et pratique de l’audit interne « Jack RENARD » Page :296
10
Rappelons ici que c’est un document final parce que la précaution a été prise au cours de la
réunion de clôture, d’en présenter et d’en expliciter le texte. L’accord s’est fait sur la
version définitive du document. À défaut d’accord, chacun a une connaissance exacte, et
préalable à la diffusion, du contenu du rapport.
Droit de réponse de l’audité
Le caractère définitif du document et sa présentation impliquent un droit de réponse qui
s’exerce d’une double façon :
- De façon orale et informelle : au cours de la réunion de clôture l’objectif est de faire
admettre le point de vue de l’audité et de faire apporter des corrections au cas où elles ont
pu emporter la conviction des auditeurs.
- De façon écrite et formelle : sur le rapport lui-même et avant sa diffusion l’auditeur est
invité à communiquer ses réponses aux recommandations. Chaque réponse est insérée au
rapport d’audit.
2- Le contenu d’un rapport d’audit :
Le rapport définitif se compose d’une part d’une synthèse de 3 pages maximums destinée à
être lue par les dirigeants et d’autre part des fiches examinées lors de la réunion de
validation et d’une liste des recommandations « plan d’action ».
Le document officiel de l’audit interne doit avoir une forme précise, en effet, il doit être un
document destiné à la hiérarchie « un outil de communication, expliquant les mesures
importantes à prendre en compte pour améliorer la situation d’un domaine audité, et si ce
dernier est maitrisé ou non » et c’est aussi un outil de travail « à partir duquel les audités
vont exécuter les actions correctives et ce document doit fournir les détails des observations
et des recommandations »
Le rapport d’audit doit contenir principalement :
Page de garde et Sommaire,
Conclusion, plan
lettre d’envoi introduction et Corps du rapport
d’action et annexes
synthèse
Page de garde et lettre d’envoi
11
Selon les règles de l’entreprise et sa culture, le rapport est accompagné ou non d’une lettre
d’envoi, mais elle est souvent absente c’est pour cela on fait inclure dans la page de garde
l’essentiel des informations à ne pas omettre. Elle doit contenir :
Le titre de la mission et la date d’envoi du rapport.
Les noms des auditeurs qui ont participé au travail.
Les noms des destinataires du rapport d’audit.
Une mention obligatoire de « confidentialité » doit apparaître et il faut numéroter les
différents exemplaires transmis à chaque destinataire. La loi interne interdit les photocopies
en dehors des exemplaires numérotés.
Sommaire, introduction et synthèse
Le sommaire détaillé du rapport est indispensable et il est très important surtout pour les
rapports volumineux.
L’introduction : elle est généralement brève et contenant deux informations essentiels :
-Le rapport du champ d’action et des objectifs de la mission.
-Un très bref descriptif de l’organisation de l’unité ou de la fonction auditée.
La synthèse ou bien la note de synthèse adressée au président de l’entreprise : Elle est
généralement assez brève et précise et mentionne :
-Le champ d’action de la mission ;
- La méthodologie préconisée ;
-Et quelques principales constatations.
En fin, la lettre du président (chef d’audit) se prononce sur l’état du contrôle interne dans la
société auditée.
Le corps du rapport :
Généralement l’auditeur suit la présentation de la F.R.A.P 3.: Problème, Cause, conséquence et
recommandation.
C’est un document intégral destiné à l’audité et ses informations doivent être logiques et cohérentes du
sommaire. Il doit être complet, détaillé, et technique (pas un compte rendu descriptif des travaux),
« c’est l’ensemble des éléments et des modes de réflexion que l’auditeur interne veut partager avec les
audités et leur hiérarchie immédiate »4
La forme du rapport consiste à opter pour la rédaction claire et complète des analyses faites pas les
FRAP ou bien d’opter pour l’intégration des FRAP telles qu’elles sont.
3
Feuille de révélation et d’analyse des problèmes
4
Memento d’audit interne .Page 125
12
Le rapport doit identifier les causes des observations, rester centré sur les risque, être facile à
comprendre et il doit répondre aux questions posées en début de la mission.
Conclusion, plan d’action et annexes :
Conclusion : elle n’est pas imposée car la véritable conclusion est la note de synthèse mais
on peut élaborer une conclusion très courte juste pour ouvrir des autres directions possible.
Plan d’action : Suite aux réponses de l’audité au projet de rapport. Il est recommandé de
joindre au rapport d’audit un plan d’action, qui est un simple formulaire permettant à
l’audité d’indiquer pour chaque recommandation qui fera quoi et quand.
Il est généralement de la forme suivante :
Recommandations Personnes Date limite de Commentaire
responsable de la réalisation
mise en œuvre
Les annexes : La plupart des rapports de l’audit interne comportent des annexes et cela afin
de ne pas alourdir le texte même du document. Tous les tableaux, graphiques, textes
officiels, règles de procédures, schémas, etc., qui soutiennent la démonstration sont
renvoyés en annexes, avec les renvois et références permettant de les identifier sans
problème.
3-Les recommandations :
Un rapport d’audit interne n’est pas neutre, il analyse une situation mais met paritairement l’accent sur
les dysfonctionnements, pour faire développer des actions de progrès, sans omettre d’évoquer les
points forts.
Il contient des recommandations, une recommandation n’est pas une critique mais c’est ne
amélioration proposée au responsable habilité à mener l’action. Et cela pour développer et mettre en
place une solution au problème soulevé : celle qui a été proposée ou bien une autre.
13
Après lecture, le président peut inscrire l’examen du rapport à l’ordre du jour d’un comité exécutif ou
d’une réunion thématique avec la présence des responsables audités et aussi des auditeurs.
Seuls le commanditaire et le président peuvent décider d’une diffusion plus large du rapport. Le
président est le seul qui peut autoriser la communication d’un rapport d’audit à l’extérieur de
l’entreprise. Toute demande dans ce sens doit donc lui être soumise.
Conclusion générale
L’audit interne joue un rôle prépondérant dans la gestion des entreprises surtout en ce qui concerne la
gestion des risques, le contrôle interne et la gouvernance d’entreprise. Il est devenu un important outil
de gestion en procurant au management une assurance raisonnable quant à l’atteinte de ses objectifs.
Le rapport d’audit est avant tout un moyen de communication, et ne peut être rédigé que lorsque les
audités ont remis leurs commentaires écrits, si prévus lors de la réunion de validation.
Le rapport doit être complet, constructif, objectif, clair, utile et le plus convaincant possible. Il ne doit
contenir que des éléments qui ont été présentés aux responsables audités.
Par ailleurs, il ne doit pas constituer une surprise pour les audités. C'est à cette fin que la réunion de
validation et de clôture est organisée. En fin, il doit être structuré pour des lecteurs différents. C'est
pourquoi, il comprend un exposé général et une synthèse.
Le rapport d'audit à deux objectifs distincts :
- il s'agit d'un document d'information pour la hiérarchie. L'audit donne à celle-ci une assurance
sur la maîtrise du domaine audité. Il reprend clairement une identification des risques relevés et
indique les mesures à prendre ;
- il s'agit d'un outil de travail pour les audités. C'est à partir du rapport que l'audité prend les
mesures correctives. Pour ce faire, il doit reprendre l'analyse et le détail des constats et des
observations ainsi que des recommandations précises.
14
bibliographie
Elisabeth Bertin« Audit interne »Groupe Eyrolles, 2007
Pierre Schick«mémento d’audit interne »Dunod, Paris, 2007
Jacques Renard« Théorie et pratique de l’audit interne »7 édition
Groupe Eyrolles, 2010
IFACI, (2012), Edition 2013 du Cadre de Référence International de
l’Audit Interne.
Schick, Vera, Bourrouilh-Parège (2010), Audit interne et Référentiels de
Risques, Dunod, Paris.
Schick, P., (2002), Guide de Self-Audit, Editions d’Organisation, Paris.
15
Table des matières
Introduction générale :..........................................................................................................................................1
I- L’ossature du rapport.....................................................................................................................................1
II- Le compte rendu final au site...........................................................................................................................3
Concept et démarche........................................................................................................................................3
Les fondamentaux de la communication orale pour les auditeurs..................................................................4
III- le rapport d’audit et sa validation....................................................................................................................5
1- Le projet du rapport d’audit..................................................................................................................5
2-La réunion à la clôture...................................................................................................................................7
IV-Le rapport définitif :.......................................................................................................................................10
1- Les 4 principes du rapport d’audit interne...............................................................................................10
2- Le contenu d’un rapport d’audit :............................................................................................................11
3-Les recommandations :.................................................................................................................................13
Conclusion générale...........................................................................................................................................14
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