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Chapitre 2 - La Complexité Du Système Climatique: Météorologie

Le réchauffement climatique, principalement causé par les activités humaines émettrices de gaz à effet de serre, suscite des débats malgré un consensus scientifique. La confusion entre climatologie et météorologie complique la compréhension du phénomène, tandis que des facteurs comme l'insolation et les rétroactions amplifient les effets du réchauffement. Les sceptiques, en se basant sur des événements météorologiques isolés, alimentent le biais de confirmation contre les preuves du changement climatique.

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Chapitre 2 - La Complexité Du Système Climatique: Météorologie

Le réchauffement climatique, principalement causé par les activités humaines émettrices de gaz à effet de serre, suscite des débats malgré un consensus scientifique. La confusion entre climatologie et météorologie complique la compréhension du phénomène, tandis que des facteurs comme l'insolation et les rétroactions amplifient les effets du réchauffement. Les sceptiques, en se basant sur des événements météorologiques isolés, alimentent le biais de confirmation contre les preuves du changement climatique.

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Terminale – Enseignement Scientifique Thème 1 – Science, climat et société

Chapitre 2 – La complexité du système climatique


Depuis de nombreuses années déjà, les climatologues tentent d’alerter l’opinion publique sur les causes et les
conséquences d’un réchauffement de l’atmosphère observable à l’échelle de la planète. A l’origine d’un
dérèglement du climat, ce réchauffement est selon eux étroitement lié aux activités humaines, qui sont
fortement émettrices de gaz à effet de serre (GES). Malgré le consensus scientifique, de nombreuses voix,
qualifiées de climatosceptiques, continuent de s’élever contre cette explication voire contre l’existence même
de ce réchauffement.
On cherche à comprendre pourquoi il est si difficile d’accorder tout le monde autour des questions de climat.
I. Climatologie et météorologie, deux disciplines distinctes Activités 1 et 2
L’un des principaux freins à la compréhension de la notion de réchauffement climatique, par le grand public
essentiellement, est la confusion entre la climatologie et la météorologie. Si ces deux disciplines étudient bien
les mêmes paramètres atmosphériques, chacune le fait à des échelles différentes et avec des objectifs
différents.

Climatologie Météorologie
Paramètres
Moyen et
atmosphériques
long terme Court terme
(années, siècles, Température (Jour, semaine)
millénaires) Pression
Hygrométrie
Local et global Local
Pluviométrie
(pays, continent, (ville, région, pays)
Nébulosité
monde)
vents
Prévisions
Modélisations
météorologiques
climatiques

Ainsi, le climat est défini par un ensemble de moyennes de valeurs de grandeurs physiques mesurées dans
l’atmosphère dans une zone donnée du globe et pendant une période de 30 ans.

La température moyenne de la Terre est un des indicateurs du climat global. Elle présente une variabilité
naturelle, à différentes échelles de temps, liée à des paramètres astronomiques (activité solaire, orbite de la
Terre...).
II. L’origine du climat
Le principal facteur climatique est l’insolation, c’est-à-dire la quantité d’énergie solaire reçue par la surface
terrestre. Il s’agit d’un paramètre astronomique soumis à des variations cycliques propres au
fonctionnement du Soleil ainsi qu’aux paramètres orbitaux de la planète. Sur la Terre, cette insolation varie
fortement selon la latitude et au cours des saisons.
D’autres paramètres influent sur la quantité d’énergie qui chauffe la surface de la Terre :
- la couverture nuageuse qui peut bloquer les rayons incidents le jour (baisse de l’apport d’énergie) ou
les rayons émis par le sol la nuit (conservation de cette énergie)
- la nature de la surface (eau, bitume, terre, herbe, forêt...) dont la capacité à réfléchir l’énergie solaire
(albédo) ou à l’absorber est très variable
- la géographie qui peut expliquer la nature des vents, le degré d’humidité... selon la présence de
reliefs, de plans d’eau, etc.
Terminale – Enseignement Scientifique Thème 1 – Science, climat et société

III. Facteurs anthropiques et perturbations du climat


Le CO2 (dioxyde de carbone), mais également le CH4 (méthane), sont
des gaz à effet de serre (GES) rejetés de façon massive par les
activités humaines : depuis la révolution industrielle, leur
concentration dans l’atmosphère augmente de façon inédite.
En absorbant les rayonnements infrarouges émis par la surface
terrestre et en le réémettant vers le sol, ils entrainent un effet de
serre additionnel qui perturbe l’équilibre du système climatique en
augmentant le forçage radiatif (différence énergie reçue -énergie
émise).
Le sol, les océans et l’atmosphère stockent cette énergie supplémentaire. Il en résulte une augmentation de la
température moyenne globale d’environ + 1°C depuis un siècle et demi.

IV. Effets de rétroactions sur le climat Activité 3


L’évolution de la température moyenne de la Terre est elle-même responsable de perturbations du système
par effets de rétroactions :
1. L’effet amplificateur des rétroactions positives
La fonte des glaces diminue l’albédo de la planète qui
absorbe encore plus les rayonnements solaires.
Le dégel du pergélisol libère dans l’atmosphère du CO2
et du CH4 qui amplifient l’effet de serre.
2. L’effet modérateur des rétroactions négatives
Les océans jouent un rôle majeur en absorbant une
fraction importante de l’énergie thermique reçue. Ce
phénomène est amplifié avec l’augmentation de leur
volume liée d’une part à leur dilatation et, d’autre part,
à la fonte des glaces continentales. La contrepartie est
que l’accumulation d’énergie dans les océans induit un
changement climatique irréversible sur plusieurs siècles.
La reforestation et la végétalisation constituent des
puits naturels de carbone atmosphérique qui
contribuent à réduire l’effet de serre.

Ainsi, lorsque les climatologues du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat)
annoncent que nous vivons actuellement un réchauffement climatique d’ampleur inédite, les plus sceptiques
se focalisent sur des événements météorologiques ponctuels qui contredisent cette tendance.
Ex : Souligner des températures anormalement froides à tel ou tel endroit du globe en ignorant, sciemment
ou non, les événements qui illustrent ce réchauffement.
Ce type de raisonnement relève du biais de confirmation qui est une forme d’argument fallacieux.

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