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Transfert de Chaleur Par Convection - Ecoulement Interne - 24 - 25

Ce chapitre aborde le transfert de chaleur par convection dans les écoulements internes, en se concentrant sur les différences entre les écoulements laminaire et turbulent dans des tubes circulaires. Il décrit les considérations hydrodynamiques, les conditions d'écoulement, et présente des corrélations pour estimer le coefficient de transfert de chaleur ainsi que les facteurs de frottement. Les concepts de longueur d'entrée hydrodynamique et de profil de vitesse sont également discutés pour mieux comprendre le comportement des fluides dans ces systèmes.

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Transfert de Chaleur Par Convection - Ecoulement Interne - 24 - 25

Ce chapitre aborde le transfert de chaleur par convection dans les écoulements internes, en se concentrant sur les différences entre les écoulements laminaire et turbulent dans des tubes circulaires. Il décrit les considérations hydrodynamiques, les conditions d'écoulement, et présente des corrélations pour estimer le coefficient de transfert de chaleur ainsi que les facteurs de frottement. Les concepts de longueur d'entrée hydrodynamique et de profil de vitesse sont également discutés pour mieux comprendre le comportement des fluides dans ces systèmes.

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Chapitre (III.

3) Ecoulement Interne

TRANSFERT DE CHALEUR PAR CONVECTION


ECOULEMENT INTERNE
Ayant acquis les moyens de calculer les taux de transfert par convection pour un écoulement
externe, nous considérons maintenant le problème de transfert par convection pour un
écoulement interne. Rappelons qu'un écoulement externe est un écoulement pour lequel le
développement de la couche limite sur une surface peut se poursuivre sans contraintes
externes, comme pour la plaque plane. En revanche, un écoulement interne, tel qu'un
écoulement dans une canalisation, est un écoulement pour lequel le fluide est confiné par une
surface. Par conséquent, la couche limite ne peut donc pas se développer sans être finalement
contrainte. La configuration d'écoulement interne représente une géométrie pratique pour le
chauffage et le refroidissement des fluides utilisés dans les procédés chimiques, le contrôle
environnemental et les technologies de conversion d'énergie.

Nos objectifs sont de développer une appréciation des phénomènes physiques associés aux
écoulements internes et d'obtenir des coefficients de convection pour des conditions
d'écoulement d'importance pratique. On présente des corrélations pour estimer le coefficient
de transfert de chaleur par convection pour une variété de conditions d'écoulement interne.

III.3.1. Considérations hydrodynamiques :

Lorsque l'on considère un écoulement externe, il est nécessaire de se demander seulement si


l'écoulement est laminaire ou turbulent. Cependant, pour un écoulement interne, nous devons
également nous préoccuper de l'existence des régions d'entrée et de développement complet.

III.3.1.1 Conditions d'écoulement :

Considérons un écoulement laminaire dans un tube circulaire de rayon 𝑟0 (Figure 1), où le


fluide entre dans le tube avec une vitesse uniforme. Nous savons que lorsque le fluide entre en
contact avec la surface, les effets visqueux deviennent importants et une couche limite se
développe avec l'augmentation de 𝑥. Ce développement se produit au détriment d'une région
d'écoulement non visqueuse qui se rétrécit et se termine par une fusion de la couche limite au
niveau de la ligne médiane.

Région d'écoulement non visqueuse Région de la couche limite

Zone d'entrée hydrodynamique Région complètement développée

Figure 1 : Développement d’une couche limite laminaire


hydrodynamique dans un tube circulaire.

1
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

Après cette fusion, les effets visqueux s'étendent sur toute la section transversale et le profil
de vitesse ne change plus avec l'augmentation de 𝑥. On dit alors que l'écoulement est
complètement développé, et la distance à partir de l'entrée à laquelle cette condition est
atteinte est appelée longueur d'entrée hydrodynamique, 𝑥fd,ℎ . Comme le montre la figure 1, le
profil de vitesse complètement développé est parabolique pour un écoulement laminaire dans
un tube circulaire. Pour un écoulement turbulent, le profil est plus plat en raison du mélange
turbulent dans la direction radiale.
Lorsqu'il s'agit des écoulements internes, il est important de prendre en compte l'étendue de la
région d'entrée, qui dépend de si l'écoulement est laminaire ou turbulent. Le nombre de
Reynolds pour un écoulement dans un tube circulaire est défini comme suit:

𝜌𝑢𝑚 𝐷 𝑢𝑚 𝐷
𝑅𝑒𝐷 = = (79)
𝜇 𝜈
Où 𝑢𝑚 est la vitesse moyenne du fluide sur la section transversale du tube et 𝐷 est le diamètre
du tube.
Dans un écoulement complètement développé, le nombre de Reynolds critique correspondant
au début de la turbulence est :

𝑅𝑒𝐷 ≈ 2300 (80)

Bien que des nombres de Reynolds beaucoup plus grands (𝑅𝑒𝐷 ≈ 10000) soient nécessaires
pour obtenir des conditions entièrement turbulentes. La transition vers la turbulence est
susceptible de commencer dans la couche limite en développement de la région d'entrée.
Pour un écoulement laminaire (𝑅𝑒𝐷 ≲ 2300), la longueur d'entrée hydrodynamique peut être
obtenue à partir de l'expression :

𝑥fd,ℎ
( ) ≈ 0.05𝑅𝑒𝐷 (81)
𝐷 lam

Cette expression est basée sur l'hypothèse que le fluide entre dans le tube à partir d'une buse
convergente arrondie et est donc caractérisée par un profil de vitesse presque uniforme à
l'entrée (Figure 1). Bien qu'il n'y ait pas d'expression générale satisfaisante pour la longueur
d'entrée en écoulement turbulent, on sait qu'elle est approximativement indépendante du
nombre de Reynolds et qu'en première approximation.

𝑥fd,ℎ
10 ≲ ( ) ≲ 60 (82)
𝐷 Turb

Pour les besoins de calcul, nous supposerons un écoulement turbulent entièrement développé
pour (𝑥/𝐷) ≥ 10.

III.3.1.2 La vitesse moyenne :

Comme la vitesse varie sur la section transversale et qu'il n'y a pas d’écoulement libre bien
défini, il est nécessaire de travailler avec une vitesse moyenne 𝑢𝑚 lorsqu'il s'agit
d'écoulements internes. Cette vitesse est définie de telle sorte que, lorsqu'elle est multipliée
par la densité du fluide 𝜌 et la section transversale du tube 𝐴𝑐 , elle fournit le débit massique à
travers le tube. Ainsi :

𝑚̇ = 𝜌𝑢𝑚 𝐴𝑐 (83)

2
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

Pour un écoulement stationnaire et incompressible dans un tube de section transversale


uniforme, 𝑚̇ et 𝑢𝑚 sont des constantes indépendantes de 𝑥. A partir des équations (79) et (83),
il est évident que, pour un écoulement dans un tube circulaire (𝐴𝑐 = 𝜋𝐷2 /4) le nombre de
Reynolds se réduit à :
4𝑚̇
𝑅𝑒𝐷 = (84)
𝜋𝐷𝜇

Puisque le débit massique peut également être exprimé comme l'intégrale du flux massique
(𝜌𝑢) à travers la section transversale :

𝑚̇ = ∫ 𝜌𝑢 (𝑟, 𝑥 )𝑑𝐴𝑐 (85)


Il s'ensuit que, pour un écoulement incompressible dans un tube circulaire :

∫ 𝜌𝑢 (𝑟, 𝑥 )𝑑𝐴𝑐 2𝜋𝜌 𝑟0 2 𝑟0


𝑢𝑚 = = ∫ 𝑢 ( 𝑟, 𝑥 ) 𝑟𝑑𝑟 = ∫ 𝑢(𝑟, 𝑥 )𝑟𝑑𝑟
𝜌𝐴𝑐 𝜌𝜋𝑟02 0 𝑟02 0

2 𝑟0
𝑢𝑚 = 2 ∫ 𝑢(𝑟, 𝑥 )𝑟𝑑𝑟 (86)
𝑟0 0
L'expression précédente peut être utilisée pour déterminer 𝑢𝑚 à n'importe quel emplacement
axial 𝑥 à partir de la connaissance du profil de vitesse 𝑢(𝑟) à cet emplacement.

III.3.1.3 Profil de vitesse dans la région entièrement développée :

La forme du profil de vitesse peut être facilement être déterminée pour l'écoulement laminaire
d'un fluide incompressible à propriété constante dans la région entièrement développée d'un
tube circulaire. Une caractéristique importante des conditions hydrodynamiques dans la
région entièrement développée est que la composante de vitesse radiale 𝑣 et le gradient de la
composante de vitesse axiale (𝜕𝑢/𝜕𝑥) sont partout nuls.

𝜕𝑢
𝑣=0 et ( )=0 (87)
𝜕𝑥

Ainsi, la composante de vitesse axiale ne dépend que de 𝑟, 𝑢(𝑟, 𝑥 ) = 𝑢(𝑟).


La dépendance radiale de la vitesse axiale peut être obtenue en résolvant la forme appropriée
de l'équation de quantité de mouvement−𝑥. Cette forme est déterminée en reconnaissant
d'abord que, pour les conditions de l'équation (87), le flux de quantité de mouvement net est
partout nul dans la région entièrement développée. Par conséquent, l'exigence de conservation
de la quantité de mouvement se réduit à un simple équilibre entre les forces de cisaillement et
de pression dans l'écoulement. Pour l'élément différentiel annulaire de la figure 2, cet
équilibre des forces peut être exprimé par :
𝑑
𝜏𝑟 (2𝜋𝑟𝑑𝑥) − [𝜏𝑟 (2𝜋𝑟𝑑𝑥) + (𝜏𝑟 (2𝜋𝑟𝑑𝑥 ))𝑑𝑥] + 𝑃(2𝜋𝑟𝑑𝑟)
𝑑𝑟
𝑑
− [𝑃(2𝜋𝑟𝑑𝑟) + (𝑃(2𝜋𝑟𝑑𝑟))𝑑𝑥] = 0
𝑑𝑥
Qui se réduit à :

𝑑 𝑑𝑃
− (𝑟𝜏𝑟 ) = 𝑟 (88)
𝑑𝑟 𝑑𝑥

3
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

Figure 2 : Equilibre des forces sur un élément différentiel


Pour un écoulement laminaire entièrement développé dans un tube circulaire

Avec 𝑦 = 𝑟0 − 𝑟, la loi de viscosité de Newton, prend la forme

𝑑𝑢
𝜏𝑟 = −𝜇 (89)
𝑑𝑟
Et l'équation (88) devient :

𝜇 𝑑 𝑑𝑢 𝑑𝑃
(𝑟 ) = (90)
𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝑥

Étant donné que le gradient de pression axial est indépendant de 𝑟, l'équation (90) peut être
résolue en intégrant deux fois pour obtenir :

𝑑𝑢 1 𝑑𝑃 𝑟 2
𝑟 = ( ) + 𝐶1
𝑑𝑟 𝜇 𝑑𝑥 2
Et :
1 𝑑𝑃 𝑟 2
𝑢 (𝑟 ) = ( ) + 𝐶1 ln 𝑟 + 𝐶2
𝜇 𝑑𝑥 4

Les constantes d'intégration peuvent être déterminées en invoquant les conditions aux limites :

𝜕𝑢
𝑢(𝑟0 ) = 0 et | =0
𝜕𝑟 𝑟=0
Quiimposent respectivement, les exigences de glissement nul à la surface du tube et de
symétrie radiale autour de l'axe central. Il est simple d'évaluer les constantes, et il en découle
que :
1 𝑑𝑃 𝑟 2
𝑢(𝑟) = − ( ) 𝑟02 [1 − ( ) ] (91)
4𝜇 𝑑𝑥 𝑟0

Par conséquent, le profil de vitesse entièrement développé est parabolique, comme illustré
dans la figure 2. Notez que le gradient de pression doit toujours être négatif.
Le résultat précédent peut être utilisé pour déterminer la vitesse moyenne de l'écoulement. En
substituant l'équation (91) à l'équation (86) et en intégrant, on obtient :

4
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

𝑟02 𝑑𝑃
𝑢𝑚 = − (92)
8𝜇 𝑑𝑥

En remplaçant ce résultat dans l'équation (91), le profil de vitesse est alors :

𝑢 (𝑟 ) 𝑟 2
= 2 [1 − ( ) ] (93)
𝑢𝑚 𝑟0

Étant donné que 𝑢𝑚 peut être calculé à partir de la connaissance du débit massique, l'équation
(92) peut être utilisée pour déterminer le gradient de pression.

III.3.1.4 Gradient de pression et facteur de frottement


En écoulement entièrement développé :

Pour déterminer la perte de charge, il est pratique de travailler avec le facteur de frottement
de Moody (ou Darcy), qui est un paramètre sans dimension défini comme

−(𝑑𝑃/𝑑𝑥)𝐷
𝑓= 2 /2
(94)
𝜌𝑢𝑚

Cette quantité ne doit pas être confondue avec le coefficient de frottement, parfois appelé
facteur de frottement Fanning, qui est défini comme :

𝜏𝑠
𝐶𝑓 = 2 /2
(95)
𝜌𝑢𝑚
Avec :
𝑑𝑢
𝜏𝑟 = −𝜇 |
𝑑𝑟 𝑟=𝑟0
Il découle de l'équation (91) que :
𝑓
𝐶𝑓 = (96)
4

En substituant les équations (79) et (92) à (94), il s'ensuit que, pour un écoulement laminaire
complètement développé,
64
𝑓= (97)
𝑅𝑒𝐷

Pour un écoulement turbulent complètement développé, l'analyse est beaucoup plus


compliquée, et nous devons finalement nous appuyer sur les résultats expérimentaux. En plus
de dépendre du nombre de Reynolds, le facteur de friction (frottement) est une fonction de
l'état de surface du tube et augmente avec la rugosité de surface 𝑒. Les facteurs de frottement
mesurés couvrant une large gamme de conditions ont été corrélés par Colebrook et sont
décrits par l'expression transcendantale suivante :
1 𝑒/𝐷 2.51
= −2.0 log [ + ] (98)
√𝑓 3.7 𝑅𝑒𝐷 √𝑓

Une corrélation pour l'état de surface lisse qui englobe une large gamme de nombres de
Reynolds a été développée par Petukhov et est de la forme :

5
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

𝑓 = (0.790 ln 𝑅𝑒𝐷 − 1.64)−2 (99)


3000 ≲ 𝑅𝑒𝐷 ≲ 5 × 106

Les équations (97) et (98) sont tracées dans le diagramme de Moody de la figure 3.

Figure 3 : Facteur de frottement pour un écoulement


entièrement développé dans un tube circulaire.

Notez que 𝑓, donc 𝑑𝑃/𝑑𝑥, est une constante dans la région complètement développée.
À partir de l'équation (94), la chute de pression ∆𝑃 = 𝑃1 − 𝑃2 associée à un écoulement
complètement développé de la position axiale 𝑥1 à 𝑥2 peut alors être exprimée comme suit :
𝑃2 2 𝑥2 2
𝜌𝑢𝑚 𝜌𝑢𝑚
∆𝑃 = − ∫ 𝑑𝑃 = 𝑓 ∫ 𝑑𝑥 = 𝑓 (𝑥 − 𝑥1 ) (100 − 𝑎)
𝑃1 2𝐷 𝑥1 2𝐷 2

Où 𝑓 est obtenu à partir de la Figure 3 ou de l'équation (97) pour l'écoulement laminaire et de


l'équation (98) ou (99) pour l'écoulement turbulent. La puissance de la pompe ou du
ventilateur nécessaire (requise) pour surmonter la résistance à l'écoulement associée à cette
chute de pression peut être exprimée comme :

𝒫 = (Δ𝑃)𝑄𝑣 (100 − 𝑏)

Où le débit volumétrique 𝑄𝑣 peut, à son tour, être exprimé comme :


𝑄𝑣 = 𝑚̇/𝜌
Pour un fluide incompressible.
𝒫 = (Δ𝑃)𝑚̇/𝜌

6
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

III.3.2 Considérations thermiques :

Après avoir examiné la mécanique des fluides de l'écoulement interne, nous considérons
maintenant les effets thermiques. Si le fluide pénètre dans la canalisation de la figure 4 à une
température uniforme 𝑇(𝑟, 0) inférieure à la température de surface(𝑇(𝑟, 0) < 𝑇𝑆 ), un
transfert de chaleur par convection se produit et une couche limite thermique commence à se
développer. De plus, si l'état de surface de la canalisation est constant en imposant soit une
température uniforme (𝑇𝑠 est constante) soit un flux de chaleur uniforme (𝑞𝑠′′ est constant), une
condition thermique complètement développée est finalement atteinte. La forme du profil de
température complètement développé 𝑇(𝑟, 𝑥) diffère selon que l'on maintient à une
température de surface ou un flux de chaleur uniforme.

Pour les deux conditions de surface, cependant, la quantité par laquelle les températures du
fluide dépassent la température d'entrée augmente avec l'augmentation de 𝑥.

Condition de surface

Zone entièrement développée


Zone d'entrée hydrodynamique

Figure4 : Développement de la couche limite thermique


dans un tube circulaire chauffé.

Pour l’écoulement laminaire, la longueur d'entrée thermique peut être exprimée comme :

𝑥fd,𝑡
( ) ≈ 0.05 𝑅𝑒𝐷 𝑃𝑟 (101)
𝐷 lam

En comparant les équations (81) et (101), il est évident que, si 𝑃𝑟 > 1, la couche limite
hydrodynamique se développe plus rapidement que la couche limite thermique (𝑥fd,ℎ < 𝑥fd,𝑡 )
alors que l'inverse est vrai pour 𝑃𝑟 < 1. Pour les fluides à grand nombre de Prandtl tels que
les huiles, 𝑥fd,ℎ est beaucoup plus petit que 𝑥fd,𝑡 et il est raisonnable de supposer un profil de
vitesse complètement développé dans toute la région d'entrée thermique.
En revanche, pour un écoulement turbulent, les conditions sont presque indépendantes du
nombre de Prandtl, et pour une première approximation, nous supposerons que :

𝑥fd,𝑡
( ) = 10
𝐷 Turb

7
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

Il est nécessaire d'introduire le concept de température moyenne et la forme appropriée de la


loi de refroidissement de Newton.

III.3.2.1 La température moyenne :

Tout comme l'absence d'une vitesse de l’écoulement libre nécessite l'utilisation d'une vitesse
moyenne pour décrire un écoulement interne, l'absence d'une température fixe de
l’écoulement libre nécessite l'utilisation d'une température moyenne (ou globale). Pour fournir
une définition de la température moyenne, nous commençons par revenir à l'équation :

𝑞 = 𝑚̇𝐶𝑃 (𝑇out − 𝑇in ) (102)

Rappelons que les termes du côté droit représentent l'énergie thermique pour un liquide
incompressible ou l'enthalpie (énergie thermique plus travail d'écoulement) pour un gaz
parfait, qui est transporté par le fluide. Lors de l'élaboration de cette équation, on a supposé
implicitement que la température était uniforme sur les sections transversales d'entrée et de
sortie. En réalité, ce n'est pas vrai si le transfert de chaleur par convection se produit, et nous
définissons la température moyenne de sorte que le terme 𝑚̇𝐶𝑃 𝑇𝑚 soit égal au taux réel
d'advection d'énergie thermique (ou d'enthalpie) intégré sur la section transversale. Ce taux
d'advection réel peut être obtenu en intégrant le produit du flux massique (𝜌𝑢) et de l'énergie
thermique (ou de l’enthalpie) par unité de masse, 𝐶𝑃 𝑇, sur la section transversale.
Par conséquent, nous définissons 𝑇𝑚 à partir de

𝑚̇𝐶𝑃 𝑇𝑚 = ∫ 𝜌𝑢𝐶𝑃 𝑇𝑑𝐴𝑐 (103)


Ou :
∫ 𝜌𝑢𝐶𝑃 𝑇𝑑𝐴𝑐
𝑇𝑚 = (104)
𝑚̇𝐶𝑃
Pour un écoulement dans un tube circulaire avec les constante 𝜌 et 𝐶𝑃 , il résulte des équations
(83) et (104) que :
𝑟0
2
𝑇𝑚 = ∫ 𝑢𝑇𝑟𝑑𝑟 (105)
𝑢𝑚 𝑟02 0

Il est important de noter que, lorsqu'elle est multipliée par le débit massique et la chaleur
spécifique, 𝑇𝑚 fournit le taux auquel l'énergie thermique (ou l’enthalpie) est advectée
(transportée) avec le fluide lorsqu'il se déplace le long du tube.

NB :
L'advection de chaleur est un terme plus général qui englobe le transfert de chaleur avec un
fluide en mouvement, tandis que la convection de chaleur décrit spécifiquement le transfert de
chaleur causé par les courants de convection à l'intérieur d'un fluide en raison de différences
de densité thermique.

III.3.2.2 Loi de refroidissement de Newton :

La température moyenne 𝑇𝑚 est une température de référence pratique pour les écoulements
internes, jouant un rôle similaire à la température de l’écoulement libre 𝑇∞ pour les
écoulements externes. Par conséquent, la loi de refroidissement de Newton peut être exprimée
comme suit:
8
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

𝑞𝑠′′ = ℎ(𝑇𝑠 − 𝑇𝑚 ) (106)

Où ℎ est le coefficient local de transfert de chaleur par convection. Cependant, il existe une
différence essentielle entre 𝑇𝑚 et 𝑇∞ . Alors que 𝑇∞ est constant dans le sens de l'écoulement,
𝑇𝑚 doit varier dans ce sens. C'est-à-dire que 𝑑𝑇𝑚 /𝑑𝑥, n'est jamais nul s’il y a un transfert de
chaleur. La valeur de 𝑇𝑚 augmente avec 𝑥 si le transfert de chaleur se fait de la surface vers le
fluide (𝑇𝑠 > 𝑇𝑚 ) ; elle décroît avec 𝑥 si l'inverse est vrai (𝑇𝑠 < 𝑇𝑚 ).

NB :
ℎ varie avec 𝑥, comme le montre la figure 5. Étant donné que l'épaisseur de la couche limite
thermique est nulle à l'entrée du tube, le coefficient de convection est extrêmement élevé à
𝑥 = 0. Cependant, ℎ décroît rapidement à mesure que la couche limite thermique se
développe, jusqu'à ce que la valeur constante associée aux conditions pleinement développées
soit atteinte.

Figure 5 : Variation axiale du transfert de chaleur par convection


Coefficient d'écoulement dans un tube.

III.3.3 Bilan énergétique :

Étant donné que l'écoulement dans un tube est complètement enfermé, un bilan énergétique
peut être appliqué pour déterminer comment la température moyenne 𝑇𝑚 (𝑥) varie en fonction
de la position le long du tube et comment le transfert de chaleur total par convection 𝑞conv est
lié à la différence de température au niveau de l’entrée et la sortie du tube. Considérons
l'écoulement dans le tube de la figure 6. Le fluide se déplace à un débit constant et le transfert
de chaleur par convection se produit à la surface interne.

Figure 6: Volume du contrôle pour un écoulement interne dans un tube.

9
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

En générale, il sera raisonnable de faire l'une des quatre hypothèses qui conduit à l'équation
simplifié de l'énergie thermique en régime permanent, l’équation(102).
Par exemple, il arrive souvent que la dissipation visqueuse soit négligeable et que le fluide
puisse être modélisé soit comme un liquide incompressible, soit comme un gaz parfait avec
une variation de pression négligeable. De plus, il est généralement raisonnable de négliger le
transfert de chaleur net par conduction dans la direction axiale, de sorte que le terme de
transfert de chaleur dans l'équation (102) n'inclut que 𝑞conv . Par conséquent, l'équation (102)
peut être écrite sous la forme :

𝑞conv = 𝑚̇𝐶𝑃 (𝑇𝑚,𝑜 − 𝑇𝑚,𝑖 ) (107)

Pour un tube de longueur finie. Ce bilan énergétique global simple relie trois variables
thermiques importantes (𝑞conv ,𝑇m,o ,𝑇m,i ). C'est une expression générale qui s'applique
indépendamment de la nature des conditions de flux thermique de surface ou l’écoulement en
tube.En appliquant l'équation (102) au volume de contrôle différentiel de la figure 6 et en
rappelant que la température moyenne est définie de telle sorte que 𝑚̇𝐶𝑃 𝑇𝑚 représente le taux
réel d'advection d'énergie thermique (ou d'enthalpie) intégrée sur la section transversale, nous
obtenons :
𝑑𝑞conv = 𝑚̇𝐶𝑃 [𝑇m + 𝑑𝑇𝑚 ) − 𝑇m ] (108)
Ou :
𝑑𝑞conv = 𝑚̇𝐶𝑃 𝑑𝑇𝑚 (109)

L'équation (109) peut être exprimée sous une forme pratique en exprimant le taux de transfert
de chaleur par convection vers l'élément différentiel sous la forme 𝑑𝑞conv = 𝑞𝑠′′ 𝑃𝑑𝑥, où 𝑃 est
le périmètre de la surface (𝑃 = 𝜋𝐷)pour un tube circulaire.
En remplaçant depuis l'équation (106), il s'ensuit que :

𝑑𝑇𝑚 𝑞𝑠′′ 𝑃 𝑃
= = ℎ(𝑇𝑠 − 𝑇𝑚 ) (110)
𝑑𝑥 𝑚̇𝐶𝑃 𝑚̇𝐶𝑃

Cette expression est un résultat extrêmement utile, à partir duquel la variation axiale de 𝑇𝑚
peut être déterminée. Si 𝑇𝑠 > 𝑇𝑚 , la chaleur est transférée au fluide et 𝑇𝑚 augmente avec 𝑥 ; si
𝑇𝑠 < 𝑇𝑚 , l'inverse est vrai.
Il convient de noter comment les quantités du côté droit de l'équation (110) varient avec 𝑥.
Bien que 𝑃 puisse varier avec 𝑥, le plus souvent c’est une constante (un tube de section
transversale constante). Par onséquent, la quantité 𝑃/𝑚̇𝐶𝑃 est une constante. Dans la région
complètement développée, le coefficient de convection ℎ est également constant, bien qu'il
diminue avec 𝑥 dans la région d'entrée (Figure 5). Enfin, bien que𝑇𝑠 puisse être constant, 𝑇𝑚
doit toujours varier avec 𝑥 (sauf dans le cas trivial de l'absence de transfert de chaleur, 𝑇𝑠 =
𝑇𝑚 ).
La solution de l'équation (110) pour 𝑇𝑚 (𝑥) dépend de la condition thermique de surface.
Rappelons que les deux cas particuliers d'intérêt sont le flux de chaleur de surface constant et
la température de surface constante. Il est courant de trouver l'une de ces conditions
existantesavec une approximation raisonnable.

III.3.4 Flux de chaleur surfacique constant :

Pour un flux de chaleur surfacique constant, notons d'abord qu'il est simple de déterminer le
taux de transfert de chaleur total 𝑞conv . Puisque 𝑞𝑠′′ est indépendant de 𝑥, il s'ensuit que :

10
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

𝑞conv = 𝑞𝑠′′ (𝑃. 𝐿) (111)

Cette expression pourrait être utilisée avec l'équation (107) pour déterminer le changement de
température du fluide, (𝑇𝑚,𝑜 − 𝑇𝑚,𝑖 ).
Pour la constante 𝑞𝑠′′ , il en résulte également que l'expression du milieu dans l'équation (110)
est une constante indépendante de 𝑥. Ainsi :

𝑑𝑇𝑚 𝑞𝑠′′ 𝑃
= ≠ 𝑓(𝑥) (112)
𝑑𝑥 𝑚̇𝐶𝑃

En intégrant pour de 𝑥 = 0, il s'ensuit que :

𝑞𝑠′′ 𝑃
𝑇𝑚 (𝑥) = 𝑇𝑚,𝑖 + 𝑥 (113)
𝑚̇𝐶𝑃

Ainsi, la température moyenne varie linéairement avec 𝑥 le long du tube (figure 7a). De plus,
à partir de l'équation (106) et de la Figure 5, nous nous attendons également à ce que la
différence de température (𝑇𝑠 − 𝑇𝑚 ) varie avec 𝑥, comme le montre la Figure 7a. Cette
différence est initialement faible (en raison de la grande valeur de ℎ près de l'entrée) mais
augmente avec l'augmentation de 𝑥 en raison de la diminution de ℎ qui se produit lorsque la
couche limite se développe. Cependant, dans la région entièrement développée, nous savons
que ℎ est indépendant de 𝑥. Par conséquent,à partir de l'équation (106),il en découle que (𝑇𝑠 −
𝑇𝑚 ) doit également être indépendant de 𝑥 dans cette région.

Zone d'entrée Région entièrement développée

Figure 7 : Variations axiales de la température pour le transfert de chaleur dans un tube.


(a) Flux de chaleur surfacique constant. (b) Température de surface constante.

Il convient de noter que, si le flux de chaleur n'est pas constant mais est plutôt une fonction
connue de 𝑥, l'équation (110) peut encore être intégrée pour obtenir la variation de la

11
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

température moyenne en fonction de𝑥. De même, le taux de chaleur total peut être obtenu à
partir de l'exigence que :
𝐿
𝑞conv = ∫ 𝑞𝑠′′ (𝑥)𝑃𝑑𝑥
0

III.3.5. Température surfacique constante :

Les résultats pour le taux de transfert de chaleur total et la distribution axiale de la


température moyenne sont complètement différents pour la condition de température de
surface constante. En définissant ∆𝑇 comme (𝑇𝑠 − 𝑇𝑚 ), l'équation (110) peut être exprimée
comme :
𝑑𝑇𝑚 𝑑 (∆𝑇) 𝑃
=− = ℎ ∆𝑇
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑚̇𝐶𝑃

Séparons les variables et intégrons de l'entrée du tube à la sortie,


∆𝑇𝑜 𝐿
𝑑(∆𝑇) 𝑃
∫ =− ∫ ℎ 𝑑𝑥
∆𝑇𝑖 ∆𝑇 𝑚̇𝐶𝑃 0
Ou :
∆𝑇𝑜 𝑃𝐿 1 𝐿
ln =− ( ∫ ℎ𝑑𝑥)
∆𝑇𝑖 𝑚̇𝐶𝑃 𝐿 0

De la définition du coefficient moyen de transfert de chaleur par convection, « quation (7-b),


il s'ensuit que :
∆𝑇𝑜 𝑃𝐿
ln =− ℎ ; 𝑇𝑠 = C te (114 − 𝑎)
∆𝑇𝑖 𝑚̇𝐶𝑃 𝐿

Où ℎ𝐿 , ou simplement ℎ, est la valeur moyenne de ℎ pour l'ensemble du tube. Réorganisation,

∆𝑇𝑜 𝑇𝑠 − 𝑇𝑚,𝑜 𝑃𝐿
= = exp (− ℎ) ; 𝑇𝑠 = C te (114 − 𝑏)
∆𝑇𝑖 𝑇𝑠 − 𝑇𝑚,𝑖 𝑚̇𝐶𝑃

Si nous avions intégré de depuis l'entrée du tube jusqu’à une position axiale 𝑥 à l’intérieur du
tube, nous aurions obtenu le résultat similaire, mais plus général, que :

𝑇𝑠 − 𝑇𝑚 (𝑥) 𝑃𝐿
= exp (− ℎ) ; 𝑇𝑠 = C te (115)
𝑇𝑠 − 𝑇𝑚,𝑖 𝑚̇𝐶𝑃

Où ℎ est maintenant la valeur moyenne de ℎ depuis l'entrée du tube à 𝑥. Ce résultat nous


indique que la différence de température (𝑇𝑠 − 𝑇𝑚 ) décroît de façon exponentielle avec la
distance le long de l'axe du tube. Les distributions axiales de la température de surface et de la
température moyenne sont donc telles comme présentées dans la figure 7b. La détermination
d'une expression pour le taux de transfert de chaleur total 𝑞conv est compliquée par la nature
exponentielle de la décroissance de la température. Exprimons l'équation (107) sous la forme :

𝑞conv = 𝑚̇𝐶𝑃 [(𝑇𝑠 − 𝑇𝑚,𝑖 ) − (𝑇𝑠 − 𝑇𝑚,𝑜 )] = 𝑚̇𝐶𝑃 (∆𝑇𝑖 − ∆𝑇0 )

12
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

Et en remplaçant 𝑚̇𝐶𝑃 à partir de l'équation (114-a), nous obtenons :

𝑞conv = ℎ𝐴𝑠 ∆𝑇lm ; 𝑇𝑠 = C te (116)

Où,𝐴𝑠 est la surface du tube (𝐴𝑠 = 𝑃. 𝐿) et ∆𝑇lm est la différence logarithmique moyenne de
la de température :
∆𝑇𝑜 − ∆𝑇𝑖
∆𝑇lm = (117)
ln( ∆𝑇𝑜 /∆𝑇𝑖 )

L'équation (116) est une forme de la loi de refroidissement de Newton pour l'ensemble du
tube, et ∆𝑇lm est la moyenne appropriée de la différence de température sur la longueur du
tube. La nature logarithmique de cette différence de température moyenne [contrairement, par
exemple, à une différence de température moyenne arithmétique de la forme :
∆𝑇am = (∆𝑇𝑖 + ∆𝑇𝑜 )/2
est due à la nature exponentielle de la décroissance de la température.

Avant de conclure cette section, il est important de noter que, dans de nombreuses
applications, c'est la température d'un fluide externe, plutôt que la température de surface du
tube, qui est fixée (Figure 8). Dans de tels cas, il est facile de démontrer que les résultats de
cette section peuvent toujours être utilisés si 𝑇𝑠 est remplacé par 𝑇∞ (la température de flux
libre du fluide externe) ℎet est remplacé par 𝑈(le coefficient de transfert de chaleur global
moyen). Pour de tels cas, il s'ensuit que :

∆𝑇𝑜 𝑇∞ − 𝑇𝑚,𝑜 𝑈𝐴𝑠


= = exp (− ) (118 − 𝑎)
∆𝑇𝑖 𝑇∞ − 𝑇𝑚,𝑖 𝑚̇𝐶𝑃
Et :
𝑞 = 𝑈𝐴𝑠 ∆𝑇lm (119 − 𝑎)

Figure 8 : Transfert de chaleur entre un fluide circulant sur un tube


et un fluide traversant le tube.

13
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

Le coefficient de transfert de chaleur global est défini au chapite (II.1) et, pour cette
application, il inclurait les contributions dues à la convection aux surfaces intérieure et
extérieure du tube. Pour un tube à paroi épaisse de faible conductivité thermique, cela
inclurait également l'effet de la conduction à travers la paroi du tube. Notons que le produit
𝑈𝐴𝑠 donne le même résultat, indépendamment de s'il est défini en termes de surfaces
intérieures (𝑈𝑖 𝐴𝑠,𝑖 ) ou extérieures (𝑈𝑜 𝐴𝑠,𝑜 ) du tube .
𝑈𝑖 𝐴𝑠,𝑖 = 𝑈𝑜 𝐴𝑠,𝑜
−1
Notons également que (𝑈𝐴𝑠 ) ) est équivaut à la résistance thermique totale entre les deux
fluides,
1 1
𝑅𝑡 = →𝑈=
𝑈𝐴𝑠 𝑅𝑡 𝐴𝑠

auquel cas les équations (118-a) et (119-a) peuvent être exprimées comme suit:

∆𝑇𝑜 𝑇∞ − 𝑇𝑚,𝑜 1
= = exp (− ) (118 − 𝑏)
∆𝑇𝑖 𝑇∞ − 𝑇𝑚,𝑖 𝑚̇𝐶𝑃 𝑅𝑡𝑜𝑡
Et :
∆𝑇lm
𝑞= (119 − 𝑏)
𝑅𝑡𝑜𝑡

Une variante courante des conditions précédentes est celle pour laquelle la température
uniforme d'une surface externe, 𝑇𝑠,𝑜 , plutôt que la température de l’écoulement libre d'un
fluide externe,𝑇∞ , est connue. Dans les équations précédentes,𝑇∞ est alors remplacé par 𝑇𝑠,𝑜 ,
et la résistance totale englobe la résistance de convection associée à l’écoulement interne,
ainsi que la résistance due à la conduction entre la surface interne du tube et la surface
correspondant à 𝑇𝑠,𝑜 .

III.3.6. Flux laminaire dans des tubes circulaires :


Analyse thermique et corrélations de convection

Pour utiliser un bon nombre des résultats précédents, les coefficients de convection doivent
être connus. Dans cette section, nous décrivons la manière dont de tels coefficients peuvent
être obtenus théoriquement pour un écoulement laminaire dans un tube circulaire. Dans les
sections suivantes, nous considérons des corrélations empiriques pertinentes pour
l'écoulement turbulent dans un tube circulaire, ainsi que pour les écoulements dans des tubes
de section transversale non circulaire.

III.3.6.1 La région entièrement développée :

Ici, le problème du transfert de chaleur avec écoulement laminaire d'un fluide incompressible
à propriété constante dans une région complètement développée d'un tube circulaire est traité
théoriquement.
La distribution de température résultante est utilisée pour déterminer le coefficient de
convection.
Une équation différentielle régissant la distribution de température est déterminée en
appliquant l'équation simplifiée d'énergie thermique à écoulement stationnaire, équation
(102), à l'élément différentiel annulaire de la figure 9. Si l'on néglige les effets de la

14
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

conduction axiale nette, l'apport de chaleur, 𝑞, n'est dû qu'à la conduction à travers les
surfaces radiales.
Puisque la vitesse radiale est nulle dans la région entièrement développée, il n'y a pas
d'advection d'énergie thermique à travers les surfaces de contrôle radiales, et la seule
advection est dans la direction axiale. Ainsi, l'équation (102) conduit à l'équation (120) qui
exprime un équilibre entre conduction radiale et advection axiale :

Figure 9 : Bilan énergétique thermique sur un élément différentiel pour


écoulement laminaire entièrement développé dans un tube circulaire.

𝜕𝑇
𝑞𝑟 − 𝑞𝑟+𝑑𝑟 = (𝑑𝑚̇)𝐶𝑃 [(𝑇 + ) − 𝑇] (120 − 𝑎)
𝜕𝑥
Ou :
𝜕𝑇 𝜕𝑞𝑟 𝜕𝑞𝑟
(𝑑𝑚̇)𝐶𝑃 𝑑𝑥 = 𝑞𝑟 − (𝑞𝑟 + 𝑑𝑟) = − 𝑑𝑟 (120 − 𝑏)
𝜕𝑥 𝜕𝑟 𝜕𝑟

Le débit massique différentiel dans la direction axiale est (𝑑𝑚̇ = 𝜌𝑢2𝜋𝑟𝑑𝑟), et le taux de
𝜕𝑇
transfert de chaleur radialeest [𝑞𝑟 = −𝐾 ( 𝜕𝑟 ) 2𝜋𝑟𝑑𝑥]. Si nous supposons des propriétés
constantes, l'équation (120-b) devient :

𝜕𝑇 𝛼 𝜕 𝜕𝑇
𝑢 = (𝑟 ) (121)
𝜕𝑥 𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟

Nous allons maintenant procéder à la résolution de la distribution de température pour le cas


d'un flux de chaleur de surface constant. Dans ce cas, l'hypothèse d’une conduction axiale
nette négligeable est exactement satisfaite, c'est-à-dire (𝜕 2 𝑇/𝜕𝑥 2 ) = 0. En remplaçant le
gradient de température axial de l'équation :

𝜕𝑇 𝜕𝑇𝑚
| = | ; 𝑞𝑠′′ = 𝐶 𝑡𝑒
𝜕𝑥 fd,t 𝜕𝑥 fd,t

et la composante de vitesse axiale, 𝑢, de l'équation (93),l'équation d'énergie, l’équation (121),


se réduit à :

1 𝜕 𝜕𝑇 2𝑢𝑚 𝑑𝑇𝑚 𝑟 2
(𝑟 ) = ( ) [1 − ( ) ] ; 𝑞𝑠′′ = 𝐶 𝑡𝑒 (122)
𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟 𝛼 𝑑𝑥 𝑟0

15
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

2𝑢 𝑑𝑇
où 𝑇𝑚 (𝑥) varie linéairement avec 𝑥 et 𝛼𝑚 ( 𝑑𝑥𝑚 ) est une constante. En séparant les variables
et en intégrant deux fois, nous obtenons une expression de la distribution radiale de
température :
2𝑢𝑚 𝑑𝑇𝑚 𝑟 2 𝑟4
( )
𝑇 𝑟, 𝑥 = ( )[ − ] + 𝐶1 ln 𝑟 + 𝐶2
𝛼 𝑑𝑥 4 16𝑟02

Les constantes d'intégration peuvent être évaluées en appliquant des conditions aux limites
appropriées. De la condition que la température reste finie à 𝑟 = 0, il s'ensuit que 𝐶1 = 0. De
la condition que 𝑇(𝑟0 ) = 𝑇𝑠 , où 𝑇𝑠 varie avec 𝑥, il s'ensuit également que :
2𝑢𝑚 𝑑𝑇𝑚 3𝑟02
𝐶2 = 𝑇𝑠 (𝑥) − ( )( )
𝛼 𝑑𝑥 16
En conséquence, pour la région complètement développée avec un flux de chaleur de surface
constant, le profil de température est de la forme :

2𝑢𝑚 𝑟02 𝑑𝑇𝑚 3 1 𝑟 4 1 𝑟 2


𝑇(𝑟, 𝑥 ) = 𝑇𝑠 (𝑥 ) − ( )[ + ( ) − ( ) ] (123)
𝛼 𝑑𝑥 16 16 𝑟0 4 𝑟0

A partir de la connaissance du profil de température, tous les autres paramètres thermiques


peuvent être déterminés. Par exemple, si les profils de vitesse et de température, des équations
(93) et (123), respectivement, sont substitués dans l'équation (105) et l'intégration sur 𝑟 est
effectuée, la température moyenne s'avère être

11 𝑢𝑚 𝑟02 𝑑𝑇𝑚
𝑇𝑚 (𝑥 ) = 𝑇𝑠 (𝑥 ) − ( )( ) (124)
48 𝛼 𝑑𝑥

À partir de l'Équation (112), où (𝑃 = 𝜋𝐷) et,𝑚̇ = 𝜌𝑢𝑚 (𝜋𝐷2 )/4 , on obtient alors :

11 𝑞𝑠′′ 𝐷
𝑇𝑚 (𝑥) − 𝑇𝑠 (𝑥 ) = − ( ) (125)
48 𝐾

En combinant la loi de refroidissement de Newton, l'équation (106) et l'équation (125), il


s'ensuit que :
48 𝐾
ℎ= ( )
11 𝐷
Ou :
ℎ𝐷
𝑁𝑢𝐷 = = 4.36 ; 𝑞𝑠′′ = 𝐶 𝑡𝑒 (126)
𝐾

Par conséquent, dans un tube circulaire caractérisé par un flux de chaleur de surface uniforme
et des conditions laminaires complètement développées, le nombre de Nusselt est une
constante, indépendante de 𝑅𝑒𝐷 , 𝑃𝑟 et de la position axiale.

Pour des conditions laminaires et complètement développées avec une température de surface
constante, l'hypothèse d'une conduction axiale négligeable est souvent raisonnable. En
remplaçant le profil de vitesse de l'équation (93) et le gradient de température axial de
l'équation ,
𝜕𝑇 (𝑇𝑠 − 𝑇) 𝑑𝑇𝑚
| = | ; 𝑇𝑠 = 𝐶 𝑡𝑒
𝜕𝑥 fd,t (𝑇𝑠 − 𝑇𝑚 ) 𝑑𝑥 fd,t

16
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

l'équation d'énergie devient

1 𝜕 𝜕𝑇 2𝑢𝑚 𝑑𝑇𝑚 𝑟 2 𝑇𝑠 − 𝑇
(𝑟 ) = ( ) [1 − ( ) ] ( ) ; 𝑇𝑠 = 𝐶 𝑡𝑒 (127)
𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟 𝛼 𝑑𝑥 𝑟0 𝑇𝑠 − 𝑇𝑚

Une solution à cette équation peut être obtenue par une procédure itérative, qui consiste à
faire des approximations successives du profil de température. Le profil résultant n'est pas
décrit par une simple expression algébrique, mais le nombre de Nusselt résultant peut s'avérer
être
𝑁𝑢𝐷 = 3.66 ; 𝑇𝑠 = 𝐶 𝑡𝑒 (128)

Notons qu'en utilisant l'équation (126) ou (128) pour déterminer ℎ, la conductivité thermique
doit être évaluée à 𝑇𝑚 .

III.3.7. Ecoulement turbulent dans les tubes circulaires :

Étant donné que l'analyse des conditions d'écoulement turbulent est beaucoup plus
compliquée, une plus grande importance est accordée à la détermination des corrélations
empiriques. Pour un écoulement turbulent complètement développé (hydrodynamiquement et
thermiquement) dans un tube circulaire lisse, le nombre de Nusselt local peut être obtenu à
partir de l'équation Dittus-Boelter

4/5
𝑁𝑢𝐷 = 0.023 𝑅𝑒𝐷 𝑃𝑟 𝑛 (129)

4/5
𝑁𝑢𝐷 = 0.023 𝑅𝑒𝐷 𝑃𝑟 0.4 (Chauffage) (129 − 𝑎)
4/5
𝑁𝑢𝐷 = 0.023 𝑅𝑒𝐷 𝑃𝑟 0.3 (Refroidissement) (129 − 𝑏)

Où 𝑛 = 0.4 pour le chauffage (𝑇𝑠 > 𝑇𝑚 ) et 𝑛 = 0.3 pour le refroidissement (𝑇𝑠 < 𝑇𝑚 ).
Ces équations ont été confirmées expérimentalement pour la gamme de conditions :

0.6 ≲ 𝑃𝑟 ≲ 160
𝑅𝑒𝐷 ≳ 10000
[ ]
𝐿
≳ 10
𝐷

Les équations peuvent être utilisées pour des différences de température faibles à
modérées, 𝑇𝑠 − 𝑇𝑚 , avec toutes les propriétés évaluées à 𝑇𝑚 . Pour les écoulements
caractérisés par de grandes variations de propriétés, l'équation suivante, proposée à Sieder et
Tate, est recommandée :
4/5
1 𝜇 0.14
𝑁𝑢𝐷 = 0.027 𝑅𝑒𝐷 𝑃𝑟 3 ( ) (130)
𝜇𝑠

0.7 ≲ 𝑃𝑟 ≲ 16700
𝑅𝑒𝐷 ≳ 10000
[ ]
𝐿
≳ 10
𝐷

17
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

Où toutes les propriétés sauf 𝜇𝑠 sont évaluées à 𝑇𝑚 . Avec une bonne approximation, les
corrélations précédentes peuvent être appliquées à la fois aux conditions de température de
surface uniforme et de flux de chaleur.

Bien que les Équations (129) et (130) soient facilement applicable et satisfaisantes pour les
besoins de ce texte, des erreurs pouvant atteindre 25 % peuvent résulter de leur utilisation.
Ces erreurs peuvent être réduites à moins de 10 % grâce à l'utilisation de corrélations plus
récentes, mais généralement plus complexes.Une corrélation, valable pour les tubes lisses sur
une large gamme de nombres de Reynolds incluant la région de transition, est fournie par
Gnielinski :
𝑓
( 8) (𝑅𝑒𝐷 − 1000)𝑃𝑟 0.5 ≲ 𝑃𝑟 ≲ 2000
𝑁𝑢𝐷 = ;[ ] (131)
1
𝑓 2 2 3000 ≲ 𝑅𝑒𝐷 ≲ 5 × 106
1 + 12.7 (8) (𝑃𝑟 3 − 1)

Où le facteur defrottement𝑓 peut être obtenu à partir du diagramme de Moody ou de


l'équation (99). En utilisant l'équation (131), qui s'applique à la fois au flux de chaleur et à la
températurede surfaceuniforme, les propriétés doivent être évaluées à 𝑇𝑚 ,. Si les différences
de température sont importantes, une attention supplémentaire doit être accordée aux effets de
propriété variable et les options disponibles sont examinées par Kakac.

Nous notons également que les équations (129) à (131) concernent les tubes lisses. Pour un
écoulement turbulent dans des tubes rugueux, le coefficient de transfert de chaleur augmente
avec la rugosité de la paroi et, en première approximation, il peut être calculé en utilisant
l'équation (131) avec les facteurs de frottement obtenus à partir de l'équation (98) ou du
diagramme de Moody.

Comme les longueurs d'entrée pour un écoulement turbulent sont généralement courtes, 10 ≲
𝑥
( 𝐷fd ) ≲ 60, il est souvent raisonnable de supposer que le nombre de Nusselt moyen pour
l'ensemble du tube est égal à la valeur associée à la région entièrement développée,𝑁𝑢𝐷 ≈
𝑁𝑢𝐷,fd . Cependant, pour les tubes courts, 𝑁𝑢𝐷 dépassera 𝑁𝑢𝐷,fd et pourra être calculé à
partir d'une expression de la forme

𝑁𝑢𝐷 𝐶
=1+ (132)
𝑁𝑢𝐷,fd 𝑥 𝑚
( ) 𝐷

Où 𝐶 et 𝑚 dépendent de la nature d'entrée (par exemple, à bord vif (tranchant) ou à buse) et


de la région d'entrée (thermique ou combinée), ainsi que des nombres de Prandtl et Reynolds.
Généralement, des erreurs inférieures à 15 % sont associées à l'hypothèse de 𝑁𝑢𝐷 = 𝑁𝑢𝐷,fd
𝐿
pour 𝐷 > 10. Lors de la détermination de 𝑁𝑢𝐷 , toutes les propriétés du fluide doivent être
évaluées à la moyenne arithmétique de la température moyenne, 𝑇𝑚 = (𝑇𝑚,𝑖 + 𝑇𝑚,𝑜 )/2.

NB :
Notons enfin que les corrélations précédentes ne s'appliquent pas aux métaux liquides.

18
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

Pour un écoulement turbulent complètement développé dans des tubes circulaires lisses avec
un flux de chaleur de surface constant, Skupinski et al. recommandent une corrélation de la
forme :
𝑁𝑢𝐷 = 4.82 + 0.0185 𝑃𝑒𝐷0.827 𝑞𝑠′′ = 𝐶 𝑡𝑒 (133)

3 × 10−3 ≲ 𝑃𝑟 ≲ 5 × 10−2
[3.6 × 103 ≲ 𝑅𝑒𝐷 ≲ 9.05 × 105 ]
102 ≲ 𝑃𝑒𝐷 ≲ 104

D’une manière similaire, pour une température de surface constante, Seban et Shimazaki
recommandent la corrélation suivante pour 𝑃𝑒𝐷 ≳ 100 :

𝑁𝑢𝐷 = 5 + 0.025 𝑃𝑒𝐷0.8 𝑇𝑠 = 𝐶 𝑡𝑒 (133)

Où : 𝑃𝑒𝐷 est le nombre de Peclet


De nombreuses données et corrélations supplémentaires sont disponibles dans la littérature.

III.3.8. Tubes non circulaires et anneau de tube concentrique :

Bien que jusqu'à présent nous ayons limité notre considération aux écoulements internes de
section circulaire, de nombreuses applications d'ingénierie impliquent le transport par
convection dans des tubes non circulaires.
Cependant, de nombreux résultats de tubes circulaires peuvent être appliqués en utilisant un
diamètre effectif comme longueur caractéristique. Il est appelé diamètre hydraulique et est
défini comme :
4𝐴𝑐
𝐷ℎ = (134)
𝑃

Où 𝐴𝑐 et 𝑃 sont respectivement l'aire de la section transversale d'écoulement et le périmètre


mouillé. C'est ce diamètre qui doit être utilisé dans le calcul de paramètres tels que 𝑅𝑒𝐷 et
𝑁𝑢𝐷 .
Le nombre de Nusselt correspondant à des conditions complètement développées peut être
obtenu à partir du tableau 8.1, qui est basé sur les solutions des équations différentielle de
quantité de mouvement et d'énergie pour l'écoulement à travers les différentes sections
transversales du conduit.

De nombreux problèmes d'écoulement interne impliquent un transfert de chaleur dans un


anneau de tube concentrique (Figure 10). Le fluide passe à travers l'espace (espace annulaire)
formé par les tubes concentriques, et un transfert de chaleur par convection peut se produire
vers ou depuis les surfaces intérieure et extérieure des tubes. Il est possible de spécifier
indépendamment le flux de chaleur ou la température, c'est-à-dire la condition thermique, à
chacune de ces surfaces. Dans tous les cas, le flux de chaleur de chaque surface peut être
calculé avec des expressions de la forme :

𝑞𝑖′′ = ℎ𝑖 (𝑇𝑠,𝑖 − 𝑇𝑚 ) (135)

𝑞𝑜′′ = ℎ𝑜 (𝑇𝑠,𝑜 − 𝑇𝑚 ) (136)

19
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

𝑓𝑅𝑒𝐷ℎ

Figure 10 : Anneau du tube concentrique.

Notons que des coefficients de convection distincts sont associés aux surfaces intérieure et
extérieure.Les nombres de Nusselt correspondants sont de la forme :

ℎ𝑖 𝐷ℎ
𝑁𝑢𝑖 = (137)
𝐾

20
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

ℎ𝑜 𝐷ℎ
𝑁𝑢𝑜 = (138)
𝐾

Où, à partir de l'équation (134), le diamètre hydraulique 𝐷ℎ s’écrit :

𝜋
4 ( 4 ) (𝐷02 − 𝐷𝑖2 )
𝐷ℎ = = 𝐷0 − 𝐷𝑖 (139)
𝜋𝐷0 + 𝜋𝐷𝑖

Pour le cas d'un écoulement laminaire entièrement développé avec une surface isolée et l'autre
surface à une température constante, 𝑁𝑢𝑖 ou 𝑁𝑢𝑜 peut être obtenu à partir du tableau 8.2.
Notons que dans de tels cas, nous ne nous intéresserions qu'au coefficient de convection
associé à la surface isotherme (non adiabatique)

Equation (128)

Si des conditions de flux de chaleur uniformes existent sur les deux surfaces, les nombres de
Nusselt peuvent être calculés à partir d'expressions de la forme :

𝑁𝑢𝑖𝑖
𝑁𝑢𝑖 = (140)
𝑞𝑜′′
1− (𝑞′′ ) 𝜃𝑖∗
𝑖

𝑁𝑢𝑜𝑜
𝑁𝑢0 = (141)
𝑞𝑖′′
1− (𝑞′′ ) 𝜃𝑜∗
𝑜

Les coefficients d'influence (𝑁𝑢𝑖𝑖 , 𝑁𝑢𝑜𝑜 , 𝜃𝑖∗ et 𝜃𝑜∗ ) apparaissant dans ces équations peuvent
être obtenus à partir du tableau 8.3. Notons que 𝑞𝑖′′ et 𝑞𝑜′′ peuvent être positifs ou négatifs,
selon que le transfert de chaleur se fait respectivement vers ou depuis le fluide. De plus, des
situations peuvent se présenter pour lesquelles les valeurs de ℎ𝑖 et ℎ𝑜 sont négatives. Ces
résultats, lorsqu'ils sont utilisés avec la convention de signe implicite dans les équations (135)
et (136), révèlent les amplitudes relatives de 𝑇𝑠 et 𝑇𝑚 .

21
Chapitre (III.3) Ecoulement Interne

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