À Châtelet, on s'active pour intégrer les réponses aux périodes caniculaires à la gestion communale, jusqu'à l'idée d'une piscine naturelle !
Châtelet a passé en revue les mesures en cours ou à l'étude pour intégrer dans la gestion communale les effets sur la population des périodes de canicule. Le sujet a été abordé à la suite d'une question du groupe MR +.
- Publié le 18-09-2026 à 06h00

Si, lors de l'été 2025, les mesures et actions envisagées pour limiter les effets des canicules n'étaient pas encore vraiment à l'agenda politique communal, les épisodes de chaleur intense de cet été ont changé les choses. La question est arrivée au sein des conseils communaux, notamment à Châtelet où le groupe MR + a posé plusieurs questions pour savoir si et comment la ville prend en compte cette évolution climatique dans sa gestion. Avec, déjà, des réponses évoquant des projets lancés ou en cours.
En tête, la végétalisation de la place Wilson, à Châtelineau – avec des arbres supplémentaires et des jardins de pluie – qui devrait être achevée en 2027. Toujours l'an prochain, il est prévu de végétaliser le cimetière de Châtelet, et de procéder à la plantation d'arbres et de haies sur tout le territoire de la ville grâce à un droit de tirage. Et puis il y a la "coulée verte", projet phare de la rénovation urbaine, qui consiste en la création d'une zone végétale destinée à la promenade, à la détente et à des loisirs compatibles sur l'ancien lit de la Sambre à Châtelet. Un projet de zone humide concerne aussi le terrain de la rue de la Blanchisserie.
Contraintes urbanistiques
D'autres actions sont à l'étude. Le service Environnement va recourir à la carte d'îlot de chaleur du territoire (https://viewer.terrascope.be/) et les cartes d'activités de photosynthèse de la végétation pendant les épisodes de chaleur pour déterminer les lieux les plus pertinents à adapter. La création de zones d'ombre naturelles ainsi que la verdunisation et l'ajout d'arbres au niveau des bâtiments communaux sont aussi étudiées par le service Environnement.
Le service Urbanisme et Aménagement du territoire est aussi mobilisé sur ce sujet chaud pour les permis d'urbanisme. L'impact des projets sur l'environnement est particulièrement pris en compte, des mesures compensatoires ou réparatoires étant prévues. Avec ce même objectif de limiter l'impact des projets sur l'environnement, le service est très attentif à la limitation stricte des abattages d'arbres, en plus de mesures pour favoriser la végétalisation, notamment celle de toitures.
En outre, le Schéma de développement communal (SDC) et le Guide communal d'urbanisme en cours de révision obligeront tout nouveau projet à réduire l'imperméabilisation des sols, à y inscrire la gestion intégrée des eaux pluviales et à accroître la présence de la nature en ville. Des principes déjà existants mais qui deviendront des obligations légales. Le SDC se fixe aussi pour objectifs globaux comme la création de nouveaux espaces verts publics et la végétalisation des éléments relais et de zones de liaison au sein du réseau écologique.
Fontaines et jets d'eau : difficile...
Le groupe libéral s'était aussi enquis de savoir si des actions sont prévues pour aider les personnes aux logements peu adaptés à la chaleur. Le service culturel répertorie les oasis de fraîcheur telles que bois, parcs, etc. Pour les personnes plus précarisées, les pistes sont moins évidentes. Des projets tels que la création de fontaines ou de jets d'eau sont difficiles à entreprendre, estime le service.
La création de pièces d'eau dans des espaces verts, comme le parc communal, paraît plus réaliste, mais ces zones humides ne sont pas compatibles avec la biodiversité et présenteraient des risques pour la sécurité. Le service Environnement lance cependant une idée : celle d'une piscine naturelle, seule solution pour la configuration de la commune. Peu probable de la voir devenir réalité, vu les coûts assez élevés et la gestion exigeante de l'infrastructure.

